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Bourse

Investir en bourse : le guide pour débuter

Épargne de précaution, enveloppe, courtier autorisé, frais, ordres et fiscalité : les étapes pour investir en bourse, avec des règles sourcées et datées.

Par RomainMis à jour le 29 octobre 202612 min de lecture
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Investir en bourse, c'est placer son argent dans des actions, c'est-à-dire des parts de sociétés cotées, ou dans des fonds qui en détiennent un grand nombre, comme les ETF. Le but est d'en tirer des dividendes et des plus-values sur plusieurs années. Ce guide suit les étapes dans l'ordre, de l'épargne de précaution jusqu'à la déclaration des gains, et chaque règle y est citée avec sa source et sa date.

Les étapes :

  1. Garder une épargne de précaution
  2. Choisir l'enveloppe
  3. Choisir un intermédiaire autorisé
  4. Connaître les frais
  5. Passer un ordre de bourse
  6. Choisir ses titres
  7. Diversifier
  8. Déclarer ses gains

Ce guide est un contenu d'information. Il ne propose aucune répartition selon un profil et ne constitue pas un conseil en investissement.

1. Garder une épargne de précaution

La bourse ne garantit ni le capital ni le rendement. L'AMF le rappelle dans sa page sur le compte-titres, mise à jour le 16 décembre 2025, et précise que l'épargnant doit être prêt à perdre tout ou partie de son épargne investie.

L'AMF en tire une règle simple. Il faut garder de côté une épargne de précaution et n'investir que des sommes dont l'épargnant est certain de ne pas avoir besoin à court terme. L'horizon compte autant que le montant, car il faut parfois plusieurs années pour qu'un marché retrouve son niveau après une baisse. L'outil intérêts composés montre ce que la durée change à un placement et à des versements réguliers.

2. Choisir l'enveloppe

Les titres financiers s'inscrivent sur un compte-titres ordinaire, sur un plan d'épargne en actions ou, sous forme d'unités de compte, dans une assurance vie. Les 3 peuvent coexister.

Les leçons PEA ou compte-titres et PEA ou assurance vie comparent le PEA à chacune des 2 autres enveloppes, la seconde sur un cas chiffré.

3. Choisir un intermédiaire autorisé

Pour acheter et vendre des titres, il faut passer par une banque ou un courtier. Selon l'AMF, toute société qui propose des services d'investissement, française ou étrangère, doit être un prestataire de services d'investissement inscrit sur Regafi, l'annuaire des établissements autorisés.

La vérification se fait sur la raison sociale de la société, qui figure dans les mentions légales du site, et non sur le nom commercial. L'AMF met en garde contre les usurpations. Des escrocs empruntent le nom d'une société autorisée, à une lettre près, et invitent eux-mêmes à vérifier sa présence sur Regafi. Les listes noires de l'AMF recensent aussi des sites non autorisés, sans être exhaustives.

Le guide du PEA compare les offres des banques et des courtiers, frais et conditions sourcés.

4. Connaître les frais

L'AMF liste les frais qu'un compte-titres peut entraîner :

Ces frais varient beaucoup d'un établissement à l'autre, et l'AMF invite à comparer les offres. Sur un petit ordre, des frais de courtage fixes pèsent lourd en proportion du montant investi.

5. Passer un ordre de bourse

Un ordre de bourse dit au courtier quoi acheter ou vendre, en quelle quantité et à quelles conditions. L'AMF décrit 4 grandes familles d'ordres, dans sa page sur le choix d'un ordre.

Quand 2 ordres de même sens sont passés au même prix, le premier arrivé dans le carnet d'ordres est servi le premier.

6. Choisir ses titres

Il existe 2 voies, qui peuvent se combiner. La leçon action ou ETF les compare sur un cas réel.

Les fiches Upside+ donnent, pour chaque société analysée, sa note sur 10, ses chiffres publics datés et son rang face à ses concurrents.

Voir les actions et leurs notes

7. Diversifier

Pour réduire les risques, l'AMF recommande de diversifier ses placements entre différents titres, secteurs et zones géographiques. Une seule action peut perdre une grande part de sa valeur en un an, alors qu'un portefeuille réparti entre plusieurs sociétés en amortit l'effet.

L'investissement en actions en direct demande aussi, selon l'AMF, des connaissances sur le fonctionnement des marchés et un suivi régulier des titres détenus.

8. Déclarer ses gains

Dans un compte-titres, les revenus des placements financiers, comme les dividendes, supportent dès leur versement un prélèvement de 31,4%. Il comprend 12,8% d'impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux, selon impots.gouv.fr, page modifiée le 20/03/2026. Les plus-values sont imposées au même taux global de 31,4%, avec une option possible pour le barème progressif.

Dans un PEA, les gains restent sans impôt tant que l'argent ne sort pas du plan. Après 5 ans, seuls les prélèvements sociaux de 18,6%, dans le cas général, restent dus sur les gains retirés. Le guide fiscalité de la bourse détaille ces règles, avec des cas chiffrés.

Sources

Upside a un accord d'affiliation avec le courtier XTB. En dehors de cette mention, ce guide ne cite aucun courtier.

Questions fréquentes

Comment commencer à investir en bourse ?

Le guide suit 8 étapes. Il faut d'abord garder une épargne de précaution, puis choisir l'enveloppe (compte-titres, PEA ou assurance vie) et l'ouvrir chez un intermédiaire autorisé. Viennent ensuite la comparaison des frais et le passage d'un ordre. L'AMF présente l'ordre à cours limité comme le plus sûr. Restent le choix des titres, la diversification et la déclaration des gains.

Quel compte ouvrir pour investir en bourse ?

Le compte-titres ordinaire accepte tous les titres, sans plafond ni limite de retrait, mais ses dividendes sont imposés l'année de leur versement, et ses plus-values l'année de la vente. Le PEA, plafonné à 150 000 euros de versements, est réservé aux actions européennes et aux fonds éligibles. Il allège l'impôt après 5 ans. L'assurance vie donne accès à des fonds en unités de compte choisis par le contrat (AMF, page du 16 décembre 2025 ; Service-public, fiche vérifiée le 22 mai 2026).

Investir en bourse fait-il courir un risque de perte ?

Oui. Selon l'AMF, la bourse ne garantit ni le capital ni le rendement, et l'épargnant doit être prêt à perdre tout ou partie de la somme investie. L'AMF recommande donc de garder une épargne de précaution et de n'investir que des sommes dont l'épargnant n'aura pas besoin à court terme.

Comment vérifier qu'un courtier est autorisé ?

Une société qui propose d'acheter et de vendre des titres doit être un prestataire de services d'investissement inscrit sur Regafi, l'annuaire officiel des établissements autorisés. La recherche se fait sur la raison sociale qui figure dans les mentions légales du site, car des escrocs empruntent le nom de sociétés autorisées. Les listes noires de l'AMF recensent des sites non autorisés, sans être exhaustives.

Quel ordre de bourse choisir pour débuter ?

L'AMF présente l'ordre à cours limité comme le plus sécurisé. Il fixe un prix maximal à l'achat ou minimal à la vente et ne s'exécute que si ce prix est atteint. L'ordre au marché s'exécute dès qu'une contrepartie se présente, mais sans aucune maîtrise du prix, ce qui expose aux écarts sur les valeurs volatiles.

Quels sont les frais d'un investissement en bourse ?

Selon l'AMF, un compte-titres peut entraîner une commission de tenue de compte, des frais de courtage à chaque ordre sur des actions, des droits d'entrée et des frais courants sur les fonds, des droits de garde, des frais de transfert et, plus rarement, des frais de clôture. Les montants varient beaucoup d'un établissement à l'autre.

Comment sont imposés les gains en bourse ?

Dans un compte-titres, les dividendes et les plus-values supportent un prélèvement de 31,4%, dont 12,8% d'impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux, avec une option possible pour le barème progressif. Dans un PEA de plus de 5 ans, les gains retirés ne supportent que les prélèvements sociaux de 18,6% dans le cas général (impots.gouv.fr, page modifiée le 20/03/2026 ; Service-public, fiche vérifiée le 22 mai 2026).

Pour aller plus loin

Guides Apprendre

Marchés

Action ou ETF : les différences pour investir en bourse

Une action est une part d'une seule société, alors qu'un ETF est un fonds coté qui suit un indice et détient de nombreuses sociétés à la fois. L'action demande d'analyser l'entreprise et concentre le risque sur elle. L'ETF, lui, répartit ce risque et suit le marché, frais déduits. Les deux s'achètent en bourse, dans un compte-titres, ou dans un PEA pour les actions et ETF éligibles.

Fiscalité

PEA ou assurance vie : lequel choisir pour investir

Le PEA loge les actions européennes et les ETF éligibles. Après 5 ans, ses gains ne supportent plus que les prélèvements sociaux, de 18,6% dans le cas général. L'assurance vie loge un fonds en euros et des unités de compte, dont des fonds hors du champ du PEA. Ses prélèvements sociaux sont de 17,2%. Après 8 ans, pour l'impôt sur le revenu, ses gains retirés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros, ou de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé. Les deux enveloppes peuvent se cumuler (Service-public, fiches vérifiées entre le 15 avril et le 30 juin 2026).

Fiscalité

PEA ou compte-titres : lequel choisir en 2026

Le PEA d'abord, tant que tu investis sur des actions et des ETF européens et que tu peux laisser l'argent au moins cinq ans. Passé ce cap, les gains échappent à l'impôt sur le revenu et seuls les prélèvements sociaux de 18,6% restent dus, contre 31,4% sur un compte-titres. Le compte-titres sert ensuite à loger ce que le PEA refuse, les actions américaines notamment, ou la suite du portefeuille une fois les 150 000 euros de versements atteints.

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