En bourse, 2 types de gains sont imposés : les revenus des titres, comme les dividendes, et les plus-values réalisées à la vente. Dans un compte-titres, les deux supportent un prélèvement de 31,4%, avec une option pour le barème progressif. Dans un PEA, l'impôt n'intervient qu'au retrait et s'allège après 5 ans.
Les points du guide :
- Les dividendes d'un compte-titres
- Les plus-values d'un compte-titres
- Les moins-values
- Le choix du barème progressif
- Le PEA, avant et après 5 ans
- L'assurance vie
- Les cas chiffrés
- Ce que ce guide ne couvre pas
Ce guide est un contenu d'information, à jour des pages officielles lues le 28/10/2026. Il ne remplace pas l'examen de la situation fiscale de chaque contribuable.
1. Les dividendes d'un compte-titres
Selon impots.gouv.fr, page modifiée le 20/03/2026, les revenus des placements financiers, dont les dividendes, entrent dans les revenus de capitaux mobiliers. Ils supportent, dès leur versement, un prélèvement obligatoire de 31,4% au total, soit 12,8% au titre de l'impôt sur le revenu et 18,6% au titre des prélèvements sociaux.
Les 12,8% prélevés au versement ne sont qu'un acompte. Le calcul définitif se fait l'année suivante, à partir de la déclaration de revenus, qui applique le taux forfaitaire de 12,8% d'impôt sur le revenu. L'acompte apparaît normalement en case 2CK de la déclaration. S'il dépasse l'impôt finalement dû, le surplus est remboursé.
2. Les plus-values d'un compte-titres
Une plus-value est la différence entre le prix de vente d'un titre et son prix d'achat. Selon Service-public, page vérifiée le 15 avril 2026, elle est soumise au prélèvement forfaitaire unique au taux de 31,4%, soit 12,8% d'impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux.
L'impôt naît à la vente, pas pendant la détention. Une action qui monte sans être vendue ne crée aucun impôt. L'établissement financier remet un récapitulatif de la situation pour remplir la déclaration de revenus.
3. Les moins-values
Une vente à perte crée une moins-value. Selon Service-public, elle se déduit d'abord des plus-values de même nature réalisées la même année. S'il reste une moins-value, elle se reporte sur les plus-values des 10 années suivantes, en commençant par les plus anciennes.
Service-public en donne un exemple. Un épargnant gagne 3 000 euros sur des titres A et perd 4 000 euros sur des titres B la même année. Il subit une moins-value nette de 1 000 euros, qu'il pourra déduire de ses plus-values des 10 années suivantes.
4. Le choix du barème progressif
Le taux forfaitaire de 12,8% n'est pas la seule possibilité. Le contribuable peut choisir le barème progressif de l'impôt sur le revenu en cochant la case 2OP de la déclaration n° 2042. Selon impots.gouv.fr, l'option vaut pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values de cession de valeurs mobilières de l'année, pas pour un seul placement.
Une fois cochée, la case est pré-cochée l'année suivante et l'option se reconduit si rien ne change. Pour les revenus de 2026 et des années suivantes, Service-public précise qu'il est possible de renoncer à l'option, dans le délai de réclamation ou lors d'un contrôle, si elle se révèle défavorable. Les prélèvements sociaux de 18,6% restent dus dans les deux cas.
Pour des titres achetés avant le 1er janvier 2018, l'option pour le barème peut ouvrir droit, selon Service-public, à un abattement pour durée de détention sur la plus-value. Il réduit l'impôt sur le revenu, mais pas les prélèvements sociaux, qui portent sur toute la plus-value.
5. Le PEA, avant et après 5 ans
Dans un PEA, les dividendes et les plus-values réinvestis dans le plan ne sont soumis ni à l'impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux, selon Service-public. Les revenus de titres non cotés font exception au-delà de 10% de leur valeur d'acquisition. L'impôt n'intervient qu'au retrait, et son montant dépend de l'âge du plan, compté à partir du premier versement.
- Après 5 ans, les gains retirés sont exonérés d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 18,6%, dans le cas général, restent dus, et un retrait partiel ne ferme pas le plan.
- Avant 5 ans, un retrait ferme le plan en principe, sauf exceptions comme le licenciement, l'invalidité ou la mise à la retraite anticipée. Le gain net réalisé depuis l'ouverture est imposé à 12,8%, ou au barème sur option, en plus des prélèvements sociaux.
Le gain net correspond à la différence entre la valeur du plan au moment du retrait et les versements effectués. Le guide du PEA compare les offres des établissements, et la leçon PEA ou compte-titres aide à choisir entre les deux enveloppes.
6. L'assurance vie
Les gains d'une assurance vie suivent leurs propres règles. Les prélèvements sociaux y sont de 17,2%. Après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 euros, ou de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé, s'applique aux gains retirés pour l'impôt sur le revenu, selon Service-public. Les prélèvements sociaux restent dus sur la totalité. La leçon PEA ou assurance vie compare ces règles à celles du PEA sur un cas chiffré.
7. Les cas chiffrés
Le tableau applique les taux ci-dessus à 4 cas fictifs, sans option pour le barème et sans frais.
| Situation | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux | Total |
|---|---|---|---|
| 1 000 euros de dividendes dans un compte-titres | 128 euros | 186 euros | 314 euros |
| 10 000 euros de plus-value dans un compte-titres | 1 280 euros | 1 860 euros | 3 140 euros |
| 10 000 euros de gain retiré d'un PEA de plus de 5 ans | 0 euro | 1 860 euros (18,6%, cas général) | 1 860 euros |
| 10 000 euros de gain retiré d'un PEA de moins de 5 ans | 1 280 euros | 1 860 euros | 3 140 euros, et le plan est fermé |
Sur un même gain de 10 000 euros, l'impôt sur un PEA de plus de 5 ans est inférieur de 1 280 euros à celui d'un compte-titres. Le retrait anticipé d'un PEA coûte autant qu'un compte-titres et fait perdre le plan.
Les fiches Upside+ donnent, pour chaque société analysée, sa note, ses chiffres datés et son éligibilité au PEA.
Voir les actions et leurs notes
8. Ce que ce guide ne couvre pas
Les dividendes d'actions étrangères, qui peuvent supporter une retenue à la source dans leur pays d'origine, les comptes ouverts à l'étranger, les titres non cotés et les produits dérivés suivent des règles particulières. Ils ne sont pas traités dans ce guide.
Sources
- impots.gouv.fr, page sur l'imposition des valeurs mobilières, publiée le 18/07/2016, modifiée le 20/03/2026.
- Service-public.fr, « Plus-values sur valeurs mobilières », vérifiée le 15 avril 2026 ; page sur l'imposition des revenus d'un PEA, vérifiée le 15 avril 2026 ; « Plan d'épargne en actions (PEA) », vérifiée le 22 mai 2026 ; « Prélèvements sociaux », vérifiée le 30 juin 2026 ; page sur l'imposition des revenus d'une assurance vie, vérifiée le 15 avril 2026.
- Pages lues le 28/10/2026.
Upside a un accord d'affiliation avec le courtier XTB. En dehors de cette mention, ce guide ne cite aucun courtier.
Questions fréquentes
Comment sont imposés les dividendes en France ?
Dans un compte-titres, un dividende supporte dès son versement un prélèvement de 31,4%, soit 12,8% d'impôt sur le revenu, retenus comme un acompte, et 18,6% de prélèvements sociaux. L'année suivante, la déclaration applique le taux forfaitaire de 12,8% d'impôt sur le revenu, ou le barème progressif si le contribuable le choisit. Dans un PEA, les dividendes de titres cotés ne sont pas imposés tant qu'ils restent dans le plan (impots.gouv.fr, page modifiée le 20/03/2026 ; Service-public, fiches vérifiées le 15 avril et le 22 mai 2026).
Quel est le taux de la flat tax en bourse ?
Le prélèvement forfaitaire unique, souvent appelé flat tax, impose les dividendes et les plus-values d'un compte-titres à 31,4% au total. Il additionne 12,8% d'impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux dans le cas général (impots.gouv.fr, page modifiée le 20/03/2026 ; Service-public, fiche vérifiée le 30 juin 2026).
Comment choisir le barème progressif plutôt que la flat tax ?
En cochant la case 2OP de la déclaration de revenus n° 2042. L'option vaut pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values de cession de valeurs mobilières de l'année, pas pour un seul placement. Pour les revenus de 2026 et des années suivantes, il est possible d'y renoncer ensuite, dans le délai de réclamation, si elle se révèle défavorable (impots.gouv.fr, page modifiée le 20/03/2026 ; Service-public, fiche vérifiée le 15 avril 2026).
Que faire d'une moins-value en bourse ?
Une moins-value se déduit des plus-values de même nature réalisées la même année. Le reste se reporte sur les plus-values des 10 années suivantes, en commençant par les moins-values les plus anciennes (Service-public, fiche vérifiée le 15 avril 2026).
Un PEA évite-t-il tout impôt ?
Non. Après 5 ans, les gains retirés échappent à l'impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux de 18,6%, dans le cas général, restent dus. Avant 5 ans, un retrait ferme le plan en principe, et le gain net est imposé à 12,8%, ou au barème sur option, en plus des prélèvements sociaux (Service-public, fiches vérifiées le 15 avril, le 22 mai et le 30 juin 2026).
Comment est imposé un compte-titres ?
Ses dividendes sont imposés l'année où ils sont perçus, et ses plus-values l'année de la vente des titres, au prélèvement de 31,4% ou au barème progressif sur option. Il n'a pas de plafond de versement. Seuls les titres achetés avant le 1er janvier 2018 peuvent bénéficier, sur option pour le barème, d'un abattement pour durée de détention (impots.gouv.fr, page modifiée le 20/03/2026 ; Service-public, fiche vérifiée le 15 avril 2026 ; AMF, page du 16 décembre 2025).
Les gains réinvestis dans un PEA sont-ils imposés ?
Non, pour les titres cotés. Tant qu'ils restent dans le plan, les dividendes et les plus-values réinvestis dans un PEA ne sont soumis ni à l'impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. L'impôt n'intervient qu'au moment d'un retrait. Les revenus de titres non cotés font exception au-delà de 10% de leur valeur d'acquisition (Service-public, fiches vérifiées le 15 avril et le 22 mai 2026).