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Gabriel Attal promet 20 milliards d'euros d'économies annuelles pour les entreprises et une loi de stabilité fiscale sur 10 ans

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Un programme de simplification chiffré, mais une promesse déjà entendue

Gabriel Attal entre dans la campagne présidentielle 2027 avec un engagement central : tailler dans la charge administrative qui pèse sur les entreprises françaises. Son diagnostic est sévère. Selon lui, cette charge coûte entre 60 et 100 milliards d'euros par an à l'économie nationale. Sa cible : en supprimer un quart, soit 20 milliards d'euros d'économies annuelles pour les acteurs économiques.

L'ancien Premier ministre ne se contente pas d'un slogan. Il parle d'un « choc massif de simplification », formule volontairement tranchante pour se démarquer des tentatives précédentes. Car Attal lui-même concède que la simplification administrative figure parmi les promesses les plus systématiquement déçues des deux derniers quinquennats. Autrement dit, le problème est connu, les intentions ont été affichées, les résultats n'ont pas suivi.

Une loi de stabilité fiscale sur 10 ans comme pièce maîtresse

Pour crédibiliser l'engagement, Attal avance un mécanisme législatif précis : une loi de stabilité fiscale et normative couvrant la période 2027-2037. Votée dès l'été 2027 si sa candidature aboutit, elle garantirait aux entreprises des impôts et des normes stables sur une décennie entière. L'idée est de rompre avec l'instabilité chronique du cadre réglementaire français, régulièrement citée par les investisseurs et les dirigeants d'entreprise comme un frein à l'investissement de long terme.

Sur le plan macroéconomique, Attal chiffre l'effet de ce programme à +0,7% de croissance à terme. Pour les entreprises françaises cotées, l'argument est direct : moins de friction administrative et un cadre fiscal prévisible se traduisent par un gain de compétitivité mesurable face aux concurrents européens opérant dans des environnements normatifs plus stables.

La question de la faisabilité politique reste entière. Une loi de stabilité sur 10 ans engage des majorités parlementaires successives que rien ne contraint juridiquement à la respecter. C'est précisément la limite structurelle de ce type d'engagement et Attal devra convaincre que son dispositif tient au-delà d'un mandat.

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