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Dépenses publiques : Le Pen, Attal, Retailleau promettent jusqu'à 197 milliards d'économies, quand la dernière vraie coupe n'a atteint que 5 milliards en 2018

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Des chiffres sans précédent dans l'histoire budgétaire récente

Marine Le Pen annonce 140 milliards d'euros d'économies. Gabriel Attal prépare un plan à 150 milliards. Bruno Retailleau monte à 197 milliards. Trois candidats, trois programmes, un point commun : des promesses de coupes budgétaires sans aucun équivalent dans l'histoire récente des finances publiques françaises.

La dernière vraie baisse des dépenses publiques remonte à 2018, pour 5 milliards d'euros. Les candidats promettent près de 40 fois plus. L'écart entre le discours de campagne et la réalité de l'exécution budgétaire n'a jamais été aussi béant.

L'Assemblée nationale, premier obstacle

Un épisode récent illustre la difficulté concrète de toute réduction de dépenses, même modeste. Le gouvernement avait proposé de ramener à 3 000 euros le plafond de l'abattement fiscal de 10% sur les pensions de retraite. L'économie attendue était de 1,4 milliard d'euros, soit moins d'un centième des montants brandis en campagne. Les députés l'ont rejetée par 116 voix contre 30.

Ce vote dit l'essentiel sur la faisabilité politique des plans annoncés. Réduire les dépenses publiques de plusieurs dizaines de milliards suppose de toucher à des postes protégés par des coalitions d'intérêts solides : retraites, collectivités, transferts sociaux. Chaque ligne budgétaire a ses défenseurs à l'Assemblée et les majorités relatives rendent les arbitrages d'autant plus périlleux.

Pourquoi c'est important pour vos actifs

L'incertitude fiscale française pèse sur les valorisations des actifs domestiques. Selon les corrélations de marché, le CAC 40 reste exposé indirectement à l'instabilité politique et aux doutes sur la trajectoire budgétaire du pays. Tant que les promesses de campagne restent sans traduction législative crédible, le risque souverain français demeure un facteur de pression sur les primes de risque domestiques. La crédibilité budgétaire se construit vote par vote, pas communiqué par communiqué.

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