Ce que dit l'histoire sur le gouvernement divisé
Depuis 1954, un président républicain s'est retrouvé face à un Congrès à majorité démocrate à sept reprises, selon les archives du Sénat américain. À chaque fois, le S&P 500 a progressé sur les horizons testés : +2,1% en moyenne à un mois (6 hausses sur 7), +10,7% à trois mois (7 sur 7), +17,5% à six mois (7 sur 7) et +15,5% à un an (7 sur 7). Un palmarès sans défaite sur les fenêtres longues.
La logique est connue des gérants : un Congrès divisé agit comme un verrou institutionnel. Aucune grande réforme fiscale, aucune hausse d'impôts, aucune loi de dépenses massives ne peut passer sans l'accord des deux camps. Pour les marchés, ce blocage est une forme de visibilité. Moins de surprises législatives, cap plus lisible.
Les probabilités du moment et la limite de l'exercice
Pour les midterms de ce mardi, le marché de prédiction Polymarket donne 95% de chances aux démocrates de reprendre la Chambre des représentants et 77% pour le Sénat. Les républicains tiennent aujourd'hui les deux chambres. Un basculement simultané des deux serait inédit dans ce cycle, mais les cotes le placent comme scénario central.
Un bémol s'impose. La corrélation historique ne vaut pas causalité : les sept épisodes recensés depuis 1954 se sont déroulés dans des contextes économiques très différents. Et surtout, un Congrès démocrate ne change rien à la politique commerciale. Les droits de douane relèvent du pouvoir exécutif, pas du législatif. Trump conserverait toute latitude pour les ajuster, les durcir ou les lever. Ce risque, l'un des plus surveillés par les marchés depuis 2025, ne disparaîtrait pas avec une victoire démocrate mardi soir.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
- $SPY▲ Haussier
Sens qualitatif, sans prévision de prix. Source : nos modèles de corrélation historique.
Selon nos modèles de corrélation historique, un choc politique majeur pousse d'abord les investisseurs vers les valeurs refuges et fait grimper le pétrole quand l'approvisionnement est menacé. Les actions, dont le SPY qui réplique le S&P 500, réagissent plutôt comme des actifs risqués et ne décrochent qu'après plusieurs semaines de stress soutenu. Ici, le mécanisme joue à l'inverse : la perspective d'un blocage législatif réduit l'incertitude réglementaire, ce qui soutient structurellement les actions. La nuance à retenir : ce soutien historique ne tient que si le principal facteur de risque identifié, les droits de douane, reste contenu. Ce n'est pas garanti.










