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L'euro tombe à 1,1161 dollar, son plus bas depuis mai 2025, sous la pression des finances françaises et du risque politique espagnol

L'euro tombe à 1,1161 dollar, son plus bas depuis mai 2025, sous la pression des finances françaises et du risque politique espagnol

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Points clés

Une monnaie unique sous double pression

L'euro a touché 1,1161 dollar lundi, son niveau le plus faible depuis mai 2025. Selon Bloomberg, la monnaie unique a perdu jusqu'à 0,8% durant la séance asiatique, dans un contexte où deux foyers d'inquiétude se sont allumés simultanément en zone euro.

Côté dollar, le Dollar Index (DXY) affichait 102,289 en clôture, en progression de 0,82%, selon le graphique mensuel publié sur TradingView. Le DXY avait inscrit un plus haut de séance à 102,535 et un plus bas à 101,459, témoignant d'une pression acheteuse soutenue sur le billet vert tout au long de la session. Un dollar qui reprend de la vigueur, c'est mécaniquement un euro qui recule. La lecture de marché associée à ce mouvement est clairement baissière pour les actifs libellés en euros.

Le RSI 14 du DXY ressortait à 54,06 sur le graphique mensuel, un niveau qui ne signale pas encore de surachat mais confirme que la dynamique haussière du dollar reste intacte à moyen terme. Les marchés de prédiction suivent de près les niveaux que pourrait atteindre le DXY d'ici octobre 2026, ainsi que les seuils que la paire EUR/USD pourrait franchir au cours de la même année, sans qu'un plancher précis ne soit établi à ce stade.

La dette française, premier facteur de tension

Les marchés obligataires scrutent Paris de près. Pour 2027, l'État français prévoit d'émettre 340 milliards d'euros d'obligations, un montant qualifié de record. Ce volume d'émissions soulève des questions sur la soutenabilité des finances publiques françaises à moyen terme et alimente la défiance des investisseurs envers les actifs libellés en euros.

La prime de risque sur la dette souveraine française reste un baromètre suivi de près depuis la dégradation de la note de la France par plusieurs agences ces dernières années. Un programme d'émissions aussi massif renforce la pression sur les taux longs et, par ricochet, sur la monnaie unique. Les investisseurs qui absorbent chaque année des volumes croissants de dette française exigent une compensation plus élevée pour ce risque, ce qui se traduit par une tension persistante sur les spreads et, en cascade, sur la valeur de l'euro sur les marchés des changes.

La perspective d'un tel calendrier d'émissions pour 2027 n'est pas sans conséquence sur la confiance des opérateurs de marché dans la trajectoire budgétaire française. C'est précisément ce type de signal qui pousse les gérants à réduire leur exposition aux actifs européens, accentuant la pression vendeuse sur la monnaie unique.

Le risque politique espagnol s'ajoute à l'équation

L'Espagne constitue le second vecteur de tension. Le gouvernement espagnol préparerait des élections anticipées, selon les informations relayées dans le tweet. Cette perspective d'instabilité politique dans la quatrième économie de la zone euro amplifie l'aversion au risque des investisseurs sur les actifs européens.

La conjonction d'un risque budgétaire français et d'un risque politique espagnol forme un cocktail défavorable à l'euro. Les deux pays représentent ensemble une part significative du produit intérieur brut de la zone euro et toute incertitude simultanée sur leurs trajectoires respectives suffit à fragiliser la monnaie commune dans son ensemble. Les marchés de prédiction suivent de près les niveaux que pourrait atteindre la paire EUR/USD d'ici la fin 2026, sans qu'un plancher précis ne soit établi à ce stade. Ce que l'on sait : à 1,1161 dollar, la monnaie unique efface plusieurs mois de gains et replace la zone euro face à ses fragilités structurelles.

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