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Fiscalité : la France dernière de l'OCDE selon le classement 2026 de la Tax Foundation, derrière la Colombie et l'Italie

Fiscalité : la France dernière de l'OCDE selon le classement 2026 de la Tax Foundation, derrière la Colombie et l'Italie

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Dernière place pour la France, devant personne

La Tax Foundation, institut de recherche américain spécialisé en politique fiscale, publie chaque année son International Tax Competitiveness Index. Dans l'édition 2026, la France obtient 45,7 sur 100 et se classe 38e sur 38 pays membres de l'OCDE. Derrière elle : personne. Devant elle, entre autres, la Colombie avec 47,3 points et l'Italie avec 50,8. L'Estonie conserve la première place, comme elle le fait depuis plusieurs années grâce à un système fiscal jugé neutre et simple.

Ce résultat n'est pas une surprise pour qui suit la pression fiscale française, mais le voir formalisé dans un classement comparatif international donne une mesure concrète du décalage.

Trois postes qui plombent la note

La Tax Foundation identifie trois facteurs principaux qui tirent le score français vers le bas.

Premier poste : l'impôt sur les sociétés. Une fois les surtaxes intégrées, le taux maximal atteint 36,1% en France, le plus élevé de l'ensemble des pays de l'OCDE. Ce niveau pèse directement sur l'attractivité du territoire pour les entreprises qui arbitrent leur localisation.

Deuxième poste : les impôts de production. Ces prélèvements, assis sur la valeur ajoutée ou la masse salariale, sont dus indépendamment du résultat de l'entreprise. Une société en perte les acquitte tout autant qu'une société bénéficiaire. Ce mécanisme, quasi absent dans la plupart des économies comparables, constitue un frein structurel à la compétitivité industrielle française.

Troisième poste : la taxe sur les transactions financières et l'impôt sur la fortune immobilière. Ces deux instruments, sans équivalent direct dans la majorité des pays de l'OCDE, alourdissent la charge sur le capital et l'épargne investie. Pour les investisseurs qui arbitrent entre juridictions, y compris sur des actifs numériques couverts par notre guide sur la fiscalité crypto en France, le différentiel avec des pays comme l'Estonie ou les Pays-Bas reste considérable.

Ce que ce classement dit de la trajectoire française

Le classement de la Tax Foundation ne mesure pas le niveau de prélèvements en valeur absolue, mais la structure du système fiscal : sa neutralité, sa simplicité, sa stabilité et son impact sur les décisions d'investissement. Finir dernier sur ces critères signifie que la France cumule les caractéristiques les plus distorsives recensées dans l'OCDE.

Le contexte budgétaire français complique toute perspective de réforme à court terme. Avec un déficit public qui dépasse les seuils européens et une dette dont le marché de prédiction associe une probabilité de défaut de 13% d'ici fin 2027, la marge de manœuvre pour alléger la fiscalité des entreprises ou supprimer les impôts de production reste étroite. La pression sur les recettes fiscales pousse dans le sens inverse de ce que recommande la Tax Foundation.

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