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Upside, partenaire de l'Africa Blockchain & Crypto Conference 2026 à Cotonou

Upside, partenaire de l'Africa Blockchain & Crypto Conference 2026 à Cotonou

Publié par le 5 min de lecture
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En 2024, il a circulé plus d'argent dans les portefeuilles mobiles d'Afrique de l'Ouest que la région n'a produit de richesse dans l'année. Selon la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), les transactions en monnaie électronique ont représenté 119% du produit intérieur brut (PIB) des 8 pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Deux ans plus tôt, ce ratio était de 84%.

Upside devient partenaire de l'Africa Blockchain & Crypto Conference 2026 (ABCC 2026), qui se tiendra le 25 novembre 2026 au Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, au Bénin.

Une région qui a sauté l'étape de la banque

Dans l'UEMOA, le téléphone a remplacé l'agence bancaire. Seuls 25,2% des adultes ont un compte en banque, d'après le rapport 2024 de la BCEAO sur l'inclusion financière. Pourtant, 73,6% utilisent au moins un service financier, et la monnaie électronique pèse pour plus de la moitié de ce taux.

Les chiffres de l'usage suivent. La zone comptait 248 millions de comptes de monnaie électronique fin 2024, contre 209 millions un an plus tôt. Ces comptes ont porté 11 milliards de transactions dans l'année, soit 27% de plus qu'en 2023.

Le phénomène dépasse l'Afrique de l'Ouest. L'Afrique subsaharienne a concentré 1 400 milliards de dollars de transactions en mobile money en 2025, soit 66% du total mondial, selon la GSMA, l'association mondiale des opérateurs télécoms.

La crypto prend le même chemin

Une population habituée à payer avec son téléphone adopte plus vite les actifs numériques. Entre juillet 2024 et juin 2025, l'Afrique subsaharienne a reçu plus de 205 milliards de dollars en crypto, en hausse de 52% sur un an, selon la société d'analyse blockchain Chainalysis. C'est la troisième région du monde à la plus forte croissance, derrière l'Asie-Pacifique et l'Amérique latine.

Les usages sont concrets. Les stablecoins, ces cryptos dont la valeur suit celle du dollar, servent à se protéger de l'inflation et à envoyer de l'argent à l'étranger. Ils servent aussi à accéder à des services que les banques locales ne proposent pas.

Ce décollage pose des questions que les États de la région veulent traiter ensemble. C'est l'objet de l'ABCC 2026.

L'ABCC 2026, une conférence pour bâtir les règles

Organisée par l'Alliance Fintech UEMOA, la conférence a pour thème « Actifs numériques dans l'UEMOA, instaurer la confiance par la régulation, sécuriser les écosystèmes et libérer la valeur ». Elle vise 200 à 300 participants venus des 8 pays de l'Union, dont 60% de dirigeants et décideurs et plus de 30 institutions publiques.

La conférence réunira des régulateurs, des cellules de renseignement financier, des banques, des fintechs, des entreprises de la blockchain, des investisseurs et des experts en cybersécurité. La journée prolonge deux étapes préparatoires de l'Initiative Crypto UEMOA, à Dakar en mai et à Abidjan en juillet 2026.

Le programme s'organise en 5 chantiers :

La conférence se veut tournée vers l'action. Elle doit produire six documents de travail, dont un plan d'action régional sur les actifs numériques, une cartographie des risques et un recueil de projets examinés sur place. Un tableau de suivi mesurera l'avancement à six et douze mois.

En ouverture du Next Fintech Forum

L'ABCC 2026 ouvre la semaine du Next Fintech Forum, présenté par ses organisateurs comme le principal rendez-vous de la fintech en Afrique francophone. Sa huitième édition se tient les 26 et 27 novembre 2026, au même endroit, sur le thème « De l'adoption à la valeur ». L'édition 2025, à Dakar, avait réuni 500 participants de plus de 30 nationalités.

Le forum attend les ministères des pays membres et les grandes institutions régionales, dont la BCEAO, la Commission de l'UEMOA et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Le Nigeria et le Ghana, deux marchés anglophones très avancés dans la finance numérique, sont les pays invités d'honneur. L'événement doit se conclure par la « Déclaration de Cotonou », 9 engagements publics et privés assortis d'objectifs chiffrés et d'échéances.

Pourquoi c'est important

L'Afrique de l'Ouest construit sa finance directement sur le téléphone, sans passer par l'étape de l'agence bancaire. Les règles qui encadreront la crypto dans la zone s'écrivent maintenant, et Cotonou en est l'une des premières étapes.

Les autorités, institutions financières, entreprises et investisseurs intéressés peuvent demander leur préinscription via le formulaire officiel de l'ABCC 2026. Les informations pratiques sont sur nextfintechforum.com.

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