Des prévisions officielles jugées trop optimistes
Barclays ne croit pas aux chiffres du gouvernement. La banque britannique anticipe un déficit public français de 5,5% du PIB en 2027, un niveau supérieur aux 5,4% attendus pour 2026 et loin de la cible officielle de 5% inscrite dans le budget. En clair : selon Barclays, la trajectoire budgétaire de la France ne s'améliore pas, elle se dégrade.
Sur la croissance, l'écart est tout aussi net. L'exécutif table sur 1% de progression du PIB en 2027. Barclays retient 0,8%. Un demi-point d'écart qui, sur les recettes fiscales et les dépenses sociales, se traduit mécaniquement par des milliards d'euros de marge en moins.
Les marchés obligataires envoient un signal
Vendredi, le taux d'emprunt de l'État français a touché 4,99% selon Investing.com. Ce niveau reflète la tension que les investisseurs obligataires font peser sur la dette souveraine française, à mesure que les doutes sur la soutenabilité des finances publiques s'accumulent.
Le marché de prédiction donne par ailleurs 48% de probabilité à l'adoption d'un budget national français d'ici le 31 décembre, signe que l'incertitude politique autour du processus budgétaire reste entière.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
- $CAC▼ Baissier
Sens qualitatif, sans prévision de prix. Source : nos modèles de corrélation historique.
Un déficit plus élevé qu'anticipé pèse sur la perception du risque souverain français. Selon nos modèles de corrélation historique, une dégradation des perspectives budgétaires d'un pays pèse sur ses marchés actions : le CAC 40, exposé à la fiscalité domestique et à la demande intérieure, subit de plein fouet un contexte où les marges de manœuvre de l'État se réduisent. La pression sur les taux longs, visible à 4,99%, renchérit le coût du capital pour les entreprises françaises cotées. Ce mécanisme ne constitue pas un conseil d'achat ou de vente.











