# Upside - Contenu complet
Cette archive texte brute contient les guides et articles publiés par Upside
(upside24.com, anciennement France Cryptos sur francecryptos.fr), média financier français qui couvre
la Bourse, l'économie et les marchés, dont la crypto. Équipe actuelle : Raphaël Pautard (CEO), Maxime Gay (COO),
Romain (CTO), Mickaël Bobovitch (CTO R&D). Fondateur historique : Dimitri SEKIMI (2017).
Média repris en 2025, renommé Upside en 2026.
Pour citer : "Upside (2026), upside24.com"
Contact : contact@francecryptos.fr
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# Cartes crypto (comparatif)
Comparatif Upside des cartes crypto et néobanques utilisables en France (27 cartes, snapshot du 2026-08-24). Chaque donnée provient d'une source officielle datée ; un champ non vérifié est laissé vide, jamais deviné (doctrine YMYL). Le comparatif couvre frais, cashback, rendement, assurances, perks, protection des fonds et statut réglementaire MiCA, par carte et par palier.
Hub du comparatif : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto
Annuaire des plateformes agréées MiCA : https://www.upside24.com/regulation-crypto/exchanges-mica
> Méthodologie : Snapshot vérifié le 2026-07-24. Chaque donnée provient d'une source officielle de l'émetteur (pages produit, tarifs, terms, help center) ou d'un régulateur (AMF open data, registres EEE), consultée à la date indiquée dans sources[]. Les comparatifs tiers n'ont servi qu'à la découverte des cartes, jamais comme source de données. Champ non vérifiable = null + note, jamais une valeur devinée. Les conflits entre sources officielles sont conservés tels quels dans les notes. Les cartes disparues restent dans le dataset (statut disponibilité=disparue) pour corriger les comparatifs périmés. [...]
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## Carte Crypto.com - Crypto.com Visa Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/crypto-com-visa
Famille : crypto
Note Upside : 3,7/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur : Foris MT Limited (Malte, reg. C 90348), EMI agréé MFSA sous le 3rd Schedule du Financial Institutions Act maltais, membre principal Visa (Issuing) en direct, passeporté EEE. App/exchange : Foris DAX MT Limited (Malte, C 88392), CASP agréé MFSA sous MiCA (6 services). Attention : PAS 'Foris DAX MT Ltd' pour [...]
Paliers : Midnight Blue (gratuit), Ruby Steel (3,99 EUR/mois), Royal Indigo / Jade Green (24,99 EUR/mois), Icy White / Rose Gold (gratuit), Obsidian (gratuit)
Verdict Upside : Gamme la plus profonde du marché, mais le cashback réel dépend du palier. Sur Ruby Steel, 2% versés en CRO et plafonnés à 25 USD par mois, accessibles par abonnement (3,99 EUR par mois) sans bloquer de CRO et avec 0% de frais à l'etranger ; les taux de 4 à 5% n'existent qu'au prix de lockups qui grimpent jusqu'à 450 000 EUR de CRO.
Sources officielles :
- Page EEE 'Cards in EUR' : tiers, prix, lockups, cashback, caps, ATM, entités Foris MT / [...] (2026-07-08) : https://crypto.com/eea/cards
- Rewards & benefits : taux du 02/09/2025, caps 1 250 / 2 500 USD, rebates, règle année 1, [...] (2026-07-08) : https://help.crypto.com/en/articles/2742447-crypto-com-prepaid-card-rewards-benefits
- Fees and Limits Europe (version 02/06/2026) : tous les frais et limites EUR (2026-07-08) : https://help.crypto.com/en/articles/5977463
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Bitpanda - Bitpanda Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/bitpanda-card
Famille : crypto
Note Upside : 3,1/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur TPML : établissement de monnaie électronique agréé MFSA (Malte, reg. C 91879), membre du scheme Visa. Contrat app avec Bitpanda GmbH (Vienne) ; monnaie électronique via Bitpanda Payments GmbH.
Paliers : Bitpanda Card (gratuit)
Verdict Upside : Relancée en 2025 avec un modèle épuré : carte de débit Visa gratuite, 1% de cashback flat en crypto, sans staking et un seul palier. Le parrainage Tell-a-Friend peut rapporter jusqu'à 100 EUR, mais chaque paiement crypto déclenche une vente automatique.
Sources officielles :
- Page produit : dispo, relance 01/04/2025, émetteur TPML, 0% FX, carte gratuite, design (2026-07-08) : https://www.bitpanda.com/en/card
- Product Terms v2.0.0 (01/04/2025) : entités Bitpanda, TPML EMI Malte, débit Visa, tout en [...] (2026-07-08) : https://cdn.bitpanda.com/terms-and-conditions/bitpanda-card-bitpanda-en-2.0.0.pdf
- Help center : éligibilité zone euro, remplacement 5,90 EUR, DAB 2% min 2 EUR, FX supprimés (2026-07-08) : https://support.bitpanda.com/hc/en-us/articles/360018933120
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Bybit EU - Bybit EU Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/bybit-eu-card
Famille : crypto
Note Upside : 3,1/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur : Harmoniie SAS (Paris, RCS 833165863), établissement de monnaie électronique agréé ACPR ; deux références officielles divergentes (CIB 17478 au footer vs numéro 89589 dans les T&C), à recouper sur regafi.fr avant publication. Plateforme : Bybit EU GmbH (Vienne), CASP agréé FMA Autriche sous l'art. 63 MiCAR [...]
Paliers : Bybit EU Card (gratuit)
Verdict Upside : La Bybit EU Card mise sur un cadre réglementaire sérieux (émetteur EMI français agréé ACPR, plateforme CASP MiCAR) et un Welcome Package pouvant atteindre 120 EUR le premier mois, mais son cashback de base tombe à 1% hors statut VIP. Une carte de débit Mastercard correcte pour qui vit déjà sur Bybit EU, sans atout fort pour le grand public.
Sources officielles :
- FAQ migration EEE/CH (maj 10/06/2026) : deadline 31/12/2025, MiCAR, welcome offer, parité [...] (2026-07-08) : https://www.bybit.com/en/help-center/article/FAQ-Changes-to-Bybit-Card-Services-in-the-EEA-CH-region
- Fees and Spending Limits (maj 03/06/2026) : tous les frais et limites (2026-07-08) : https://www.bybit.eu/en-EU/help-center/article/Fees-and-Spending-Limits-Bybit-Card
- Rewards (maj 07/07/2026) : bascule ancien/nouveau cashback, tables des 6 tiers, points, [...] (2026-07-08) : https://www.bybit.eu/en-EU/help-center/article/Introduction-to-Bybit-Card-Rewards
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Krak (Kraken) - Krak Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/krak-card
Famille : crypto
Note Upside : 4,3/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur EEE (dont France) : UAB Monavate (Vilnius, code 305628001), EMI agréé par la Banque de Lituanie (LB002139901097), sous licence Mastercard. Services crypto EEE : Payward Europe Solutions Limited (CASP MiCA agréé par la Central Bank of Ireland). La carte n'est PAS émise par une entité Kraken.
Paliers : Krak Card (gratuit)
Verdict Upside : Zéro frais, zéro staking : le cashback grimpe avec le solde détenu sur la plateforme. Le palier Pro (1% dès 1 000 EUR) suffit à battre la plupart des cartes gratuites, et les 30 premiers jours passent à 2% grâce à l'offre de bienvenue.
Sources officielles :
- Page carte : type, réseau, cashback jusqu'à 2%, coloris, mentions légales Monavate (2026-07-08) : https://krak.app/card
- FAQ carte : éligibilité UK+EEE, frais 0, FX 0, DAB 0, remplacement 4,99 EUR, conversion à [...] (2026-07-08) : https://support.krak.app/articles/krak-card-faqs
- Cashback : tableau des paliers, payout EUR/GBP/BTC, pas de plafond, moyenne 30 jours (2026-07-08) : https://support.krak.app/articles/krak-card-cashback-overview
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Nexo - Nexo Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/nexo-card
Famille : crypto (statut : physique_en_pause)
Note Upside : 3,4/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur : DiPocket UAB, EMI lituanien licencié par la Bank of Lithuania (autorisation LB002009, passeport EEE). Nexo sans licence CASP propre : depuis le 30/06/2026, setup EEE via Tangany (custodian Munich, licence MiCAR, BaFin) pour la garde des actifs et DLT Finance / DLT Securities GmbH (Francfort, MiFID II + [...]
Paliers : Base (0 NEXO) (gratuit), Silver (>= 1% en NEXO) (gratuit), Gold (>= 5% en NEXO) (gratuit), Platinum (>= 10% en NEXO) (gratuit)
Verdict Upside : Une Mastercard à double mode réservée aux portefeuilles déjà garnis : au palier Base gratuit, le cashback de 0,5% n'est versé qu'en Credit Mode et au-delà de 5 000 USD de portfolio. Bonus d'accueil : le palier Platinum offert 30 jours, sans prime cash.
Sources officielles :
- Page produit : dual mode, tiers cashback, FX 0,2%/2%, ATM, 'issued by DiPocket UAB' (2026-07-08) : https://nexo.com/crypto-card
- Éligibilité : EEE+UK, physique en pause depuis le 17/01/2025, seuils 50/5 000 USD (2026-07-08) : https://support.nexo.com/article/who-can-order-the-nexo-card
- Bénéfices, modes, intérêt composé (2026-07-08) : https://support.nexo.com/article/what-is-the-nexo-card-and-what-are-the-benefits
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Coinbase - Coinbase Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/coinbase-card
Famille : crypto
Note Upside : 3/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur de la carte : Paysafe Payment Solutions Limited, établissement de monnaie électronique agréé par la Central Bank of Ireland (C184986), licence Visa. Montage Coinbase : Coinbase Luxembourg S.A. (CASP agréé CSSF N00000004, licence MiCA du 20/06/2025, EMI W00000022) vend le crypto au paiement ; Coinbase Ireland [...]
Paliers : Coinbase Card (gratuit)
Verdict Upside : La Coinbase Card mise tout sur la gratuité : zéro frais d'émission, zéro abonnement, zéro frais Coinbase au distributeur, mais aucun cashback pour les porteurs européens ni aucune offre de bienvenue. Un support de paiement crypto simple et bien régulé sous licence MiCA, dont la gratuité n'est pleine que pour les dépenses en euro depuis le solde e-money.
Sources officielles :
- FAQ Coinbase Card EU (2026-07-08) : https://help.coinbase.com/en/coinbase/trading-and-funding/other/coinbase-card-faq
- Cardholder agreement EEE (Paysafe) (2026-07-08) : https://static-assets.coinbase.com/card/terms/v1/eea_paysafe_cha.pdf
- User Agreement EEA (Appendix 3) (2026-07-08) : https://www.coinbase.com/legal/user_agreement/ireland_europe
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte SwissBorg - SwissBorg Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/swissborg-card
Famille : crypto (statut : virtuelle_seulement)
Note Upside : 2,7/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur : UAB Monavate (Vilnius, code 305628001), établissement de monnaie électronique agréé par la Bank of Lithuania (autorisation LB002139901097). App SwissBorg : SBorg SA (Lausanne) ; opérée en France sous MiCA par BlockNodes SAS (Paris), licence MiCA A2026-011.
Paliers : SwissBorg Card (gratuit)
Verdict Upside : La SwissBorg Card mise sur un cadre réglementaire solide, un émetteur de monnaie électronique agréé et une exploitation française sous MiCA, mais reste une carte virtuelle sans cashback réel sur les achats. Le seul retour est un rabais des frais de 0,99% versé en BORG, à condition d'en locker une quantité importante.
Sources officielles :
- Card rulebook : émetteur Monavate, virtuel only, pas de DAB, limites, devise de base EUR, [...] (2026-08-24) : https://swissborg.com/legal/card-rulebook
- Monavate Consumer Debit Card Terms (maj 22/06/2026) : UAB Monavate, autorisation [...] (2026-07-08) : https://swissborg.com/legal/card-terms-and-conditions
- Help center (maj 07/07/2026) : frais 0,99% par paiement, cashback jusqu'à 90% des frais [...] (2026-07-08) : https://help.swissborg.com/hc/en-gb/articles/44091965312145
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte xPortal (super app MultiversX) - xPortal Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/xportal-card
Famille : crypto
Note Upside : 2,8/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Carte émise par Capital Financial Services S.A., EME agréé par la Banque Nationale de Roumanie ; fonds protégés par cantonnement sur comptes de sauvegarde dans l'EEE
Paliers : Fresh Mint (plan gratuit) (gratuit)
Verdict Upside : En palier Fresh Mint gratuit, la xPortal Card est une carte de débit Mastercard d'écosystème : sans frais mensuels, disponible en France et émise par un établissement de monnaie électronique agréé, mais avec un cashback de base nul et des frais de change non publiés.
Sources officielles :
- xportal.com/card : Mastercard Debit, limites, 1,49%, design, up to 5% (2026-07-08) : https://xportal.com/card
- Règlement cashback V1.1 : xPortal Equity AG, CFS, Cifralfabeto, paliers EGLD/SUI, pool 10k (2026-07-08) : https://help.xportal.com/en/articles/8468857-cashback
- Guide KYC EEE : France dans la liste (2026-07-08) : https://help.xportal.com/en/articles/8836930-eea-user-kyc-guide
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte CL (Crypto Life, Baanx Group) ; Ledger = partenaire distribution - CL Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/cl-card
Famille : crypto
Note Upside : 3,3/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émise dans l'EEE par UAB Monavate, agréée par la Bank of Lithuania (LB002139)
Paliers : CL Card (gratuit)
Verdict Upside : Palier unique CL Card : une carte Mastercard (ou Visa) compatible Ledger, sans abonnement ni frais d'émission, offerte aux nouveaux clients dès un premier dépôt crypto de 100 USD, avec 0% de markup à l'étranger et 1% de cashback. Le hic reste un frais de conversion de 2% prélevé sur chaque dépense, qui rogne une bonne part de l'intérêt du cashback.
Sources officielles :
- Page officielle CL Card (Ledger) : statut, cashback 1%, pays, émetteurs (2026-07-08) : https://shop.ledger.com/pages/cl-card-crypto-card
- Index des documents légaux CL/Baanx (2026-07-08) : https://www.withcl.com/legal
- Fee Information Document UAB Monavate (03/11/2023) (2026-07-08) : https://public.withcl.com/Fee-Information-Document-CL-Card-Monavate.pdf
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Wirex - Wirex One
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/wirex-one
Famille : crypto
Note Upside : 3,8/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Carte EEE émise par Transact Payments Malta Ltd (EMI MFSA, licence Mastercard) ; services crypto UE contractuellement via Crossmint ; aucune entité CASP MiCA du groupe Wirex nommée dans les ToS ; demande CASP italienne (Wirex Digital Services S.r.l.) à l'issue inconnue ; wallet non-custodial via Privy
Paliers : Wirex One (gratuit)
Verdict Upside : Wirex One est une carte à débit stablecoin non-custodiale, sans abonnement, avec un cashback versé en USD qui part de 0,5% et grimpe jusqu'à 8% selon la détention de WPAY. La transparence reste partielle: aucune entité CASP MiCA du groupe Wirex n'est établie à ce jour et le taux de conversion des stablecoins à la dépense n'est pas publié.
Sources officielles :
- status.wirexapp.com : annonce du 26/06/2026, services crypto EEE coupes au 30/06/2026 (2026-07-08) : https://status.wirexapp.com/
- Help Wirex : demande CASP MiCAR en Italie, régime transitoire jusqu'au 30/06/2026 (2026-07-08) : https://help.wirexapp.com/article/eng-update-on-micar-application-in-italy-1540
- ToS Wirex One : TPML Malte/Mastercard, UAB Wirex, Privy, Crossmint (2026-07-08) : https://www.wirexapp.com/legal/one/terms
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Gnosis Pay - Gnosis Pay Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/gnosis-pay
Famille : crypto
Note Upside : 2,8/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur EEE : UAB Monavate (Vilnius, code 305628001), EMI agréé par la Banque de Lituanie (LB002139901097), principal member Visa. Entité contractante EEE (dont France) : Gnosis P. Tech, Unipessoal Lda (Portugal). IBAN personnel et stablecoin EURe fournis par Monerium (EMI européen régulé, entité distincte).
Paliers : Gnosis Pay Card (gratuit)
Verdict Upside : La Gnosis Pay Card est une Visa débit self-custodiale à frais d'usage quasi nuls (0% de change hors euro, 0% de conversion) ; le cashback en GNO grimpe avec les GNO détenus, 2% dès 1 GNO et jusqu'à 4%. L'exploit du 1er juin 2026 et la migration des Safes encore en cours pèsent toutefois sur la note du moment.
Sources officielles :
- ToS (v. 18/11/2025) : entités contractantes Portugal (EEE) / UK (2026-07-08) : https://help.gnosispay.com/hc/en-us/articles/43350967419412
- Cardholder Terms EEA (maj 02/07/2026) : émetteur UAB Monavate (Lituanie) (2026-07-08) : https://help.gnosispay.com/hc/en-us/articles/39726634253076
- Grille frais et limites (maj 08/07/2026) : FX 0%, DAB, plafonds (2026-07-08) : https://help.gnosispay.com/hc/en-us/articles/39533569163284
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Deblock - Deblock
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/deblock
Famille : crypto
Note Upside : 3,7/5
Émetteur et statut réglementaire : eme_casp - Double agrément : établissement de monnaie électronique agréé ACPR (CIB 17748) + CASP MiCA agréé AMF sous le numéro A2025-001 (échange crypto contre fonds, crypto contre crypto, exécution d'ordres). Deblock est lui-même EME émetteur, aucun BIN sponsor tiers mentionné. Techblock Ltd (UK, Companies House 14400234) : [...]
Paliers : Standard (gratuit), Premium (14,99 EUR/mois), Native (gratuit)
Verdict Upside : Au palier Native, Deblock aligne un socle réglementaire rare pour une néobanque crypto (double agrément ACPR et AMF), un portefeuille crypto non gardé et des frais d'usage au plancher : 0% sur le crypto in-app et change de devises illimité sans frais. En contrepartie, aucun cashback réel, aucune garantie des dépôts et un rendement de 4% qui sort du périmètre MiCA.
Sources officielles :
- Page abonnements : plans, prix, tableau comparatif, footer agréments (2026-07-08) : https://deblock.com/fr-FR/abonnements
- Grille tarifaire v6.3 en vigueur 05/07/2026 : DAB, FX, crypto, AFT, recharges (2026-07-08) : https://cdn1.deblock.com/terms/fee_info/Fees_Pages_Deblock_FR_v6.3.pdf
- CGU v12.3 (23/02/2026) : entité, RCS, agréments, wallet non gardé, fragments de clé (2026-07-08) : https://cdn1.deblock.com/terms/personal-terms/FR/20260223-v12.3-personal_terms-FR.pdf
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte MetaMask (Consensys, Inc.) - MetaMask Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/metamask-card
Famille : crypto (statut : virtuelle_seulement)
Note Upside : 3,2/5
Émetteur et statut réglementaire : inconnu - Émetteur Monavate, réseau Mastercard ; entité légale émettrice exacte pour l'EEE non publiée (ne pas affirmer UAB Monavate)
Paliers : Virtual (Free tier) (gratuit), Metal (gratuit)
Verdict Upside : En France, la MetaMask Card se résume au palier Virtual : gratuit à l'émission comme à l'usage, self-custody préservée, avec un cashback de base de 1% versé en mUSD et un Money Account rémunéré jusqu'à 4% APY. À réserver aux utilisateurs MetaMask à l'aise avec la self-custody, sans carte physique ni retrait DAB hors USA.
Sources officielles :
- metamask.io/card : dispo France, paliers, 199 USD, tokens, réseaux, limites (2026-07-08) : https://metamask.io/card
- FAQ MetaMask Card : Baanx/Monavate/Mastercard, pause US, ATM hors US (2026-07-08) : https://support.metamask.io/trade/metamask-card/card-faq/
- What is MetaMask Card : liste des 46 territoires, Crypto Life, tokens par réseau (2026-07-08) : https://support.metamask.io/trade/metamask-card/what-is-metamask-card/
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte ether.fi Cash - Ether.fi Cash
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/ether-fi-cash
Famille : crypto
Note Upside : 3,6/5
Émetteur et statut réglementaire : hors_eee - AUCUN statut réglementaire UE : money transmitter licencié à Porto Rico (licence TM-0207, NMLS 2612780 : numéros vus via extraits indexés, confidence medium), 'under license from Visa'. Pas d'entité EEE, pas d'EMI européen, pas de CASP MiCA. Droit applicable : Porto Rico, arbitrage à New York.
Paliers : Core (gratuit), Luxe (gratuit), Pinnacle (gratuit), VIP (gratuit)
Verdict Upside : Au palier Core gratuit, Ether.fi Cash combine 3% de cashback versé en USDC et 0% de change sur les paiements en euros, adossés à une custody détenue par l'utilisateur. Réserve majeure toutefois : aucun statut réglementaire européen et aucune garantie des dépôts.
Sources officielles :
- Page produit : tiers, 3% cashback, '0 FX EUR/USD', ATM 2%, disclaimer émetteur, visuels (2026-07-08) : https://www.ether.fi/cash
- Membership levels : Core/Luxe/Pinnacle/VIP, points, ETHFI, métal violet/noir/or (2026-07-08) : https://help.ether.fi/en/articles/303625-how-do-membership-levels-work
- Cashback : paliers, USDC, exclusions (2026-07-08) : https://help.ether.fi/en/articles/262374-how-does-cashback-work
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Plutus - Plutus
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/plutus
Famille : crypto (statut : suspendue)
Émetteur et statut réglementaire : inconnu - Émetteur carte / BIN sponsor actuel non divulgué (ex-Modulr, contrat résilié octobre 2025) ; Block Code LT UAB au registre FSA estonienne comme distributeur de services e-money cross-border ; whitepaper du token PLUS publie sous l'article 12 MiCAR (v2 effective 01/08/2025), enregistrement ESMA ; statut CASP Bank of [...]
Paliers : Starter (6,99 EUR/mois), Everyday (9,99 EUR/mois), Premium (19,99 EUR/mois)
Sources officielles :
- T&C EUR Plutus : Block Code LT UAB, carte currently suspended, clauses 10.1 et 10.10 (2026-07-08) : https://www.plutus.it/legal/terms-and-conditions/eur
- Blog Plutus Q1 Migration FAQ (20/02/2026) : rupture Modulr, partenaire secret, cartes [...] (2026-07-08) : https://www.plutus.it/blog/plutus-q1-migration-faq
- Plans Plutus : 3 plans payants 6,99/9,99/19,99 EUR, caps 250/500/1000 (2026-07-08) : https://www.plutus.it/plans
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte OKX - OKX Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/okx-card
Famille : crypto (statut : virtuelle_seulement)
Note Upside : 3,4/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Émetteur de la carte : UAB Monavate (Vilnius, code 305628001), établissement de monnaie électronique agréé par la Banque de Lituanie (licence LB002139), sous licence Mastercard. Programme carte et services crypto : OKX Europe Limited (Malte), prestataire de services sur crypto-actifs agréé MiCA par la MFSA au titre de [...]
Paliers : OKX Card (gratuit)
Verdict Upside : Une des cartes crypto les moins chères du panel, sans aucun frais fixe ni frais de change, avec un solde en USDG rémunéré 3,5% par an. Son cashback de 2% plafonné à 10 EUR par mois et l'absence de carte physique la réservent aux dépenses du quotidien, pas au voyage.
Sources officielles :
- OKX - FAQ cashback carte (EEE) : grille 2% à 10% par niveau VIP (2026-08-24) : https://www.okx.com/en-eu/help/okx-card-eea-ongoing-cashback-faq
- OKX - FAQ cashback abonnements (EEE) : 50%, plafond 10 EUR par mois (2026-08-24) : https://www.okx.com/en-eu/help/okx-card-subscription-cashback-faq-eea
- OKX - Récompenses USDG dans l'EEE : 3,5% et 4,1% (2026-08-24) : https://www.okx.com/en-eu/help/usdg-rewards-on-okx-grow-your-stablecoin-balance-the-simple-way
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte RedotPay - RedotPay Card
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/redotpay
Famille : crypto
Note Upside : 3/5
Émetteur et statut réglementaire : hors_eee - Aucune entité régulée EEE ni mention MiCA sur les sources officielles. Groupe : 3 entités Hong Kong (dont Red Dot Trust Limited, custodian), RedotX Argentine (VASP CNV n°144), RedotX Global Panama, Red Dot Payment Inc. (Montana, MSB FinCEN 31000307035339). Licence vérifiée : MSO Hong Kong (change et remittance À Hong [...]
Paliers : Standard (gratuit), RedotPay Pro (gratuit)
Verdict Upside : Sur le palier RedotPay Pro, la carte réunit 3% de cashback limité aux paiements Apple Pay et Google Pay et une offre de bienvenue de 5 USDs, moyennant un abonnement de 12,90 USD par mois ou 129 USD par an. Le principal frein reste structurel : aucune entité régulée dans l'EEE et un émetteur de carte jamais nommé dans les conditions.
Sources officielles :
- T&C générales (05/05/2026) : entités du groupe, droit HK, custodian Red Dot Trust (2026-07-08) : https://www.redotpay.com/en/terms/general
- T&C carte : allocation discrétionnaire aux programmes B1/B2 (2026-07-08) : https://www.redotpay.com/en/terms/redotpay-card
- T&C programme Singapour : Visa debit, program manager RTPL, résident hors SG (2026-07-08) : https://www.redotpay.com/en/terms/SG-cards
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Plasma One - Plasma One
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/plasma-one
Famille : crypto (statut : rollout)
Note Upside : 3/5
Émetteur et statut réglementaire : inconnu - Émetteur de la carte : Rain, Visa Principal Member (Europe, US, LATAM), aucune licence EMI/EEE de Rain documentée publiquement : catégorie non tranchée. Plasma : 'financial technology company, not a regulated financial institution'. Les terms EEE de Bridge (maj 05/05/2026) nomment Bridge Building Sp. z o.o. sans [...]
Paliers : Lite (gratuit), Core (gratuit), Platinum (gratuit)
Verdict Upside : Au palier Core recommandé, Plasma One combine un cashback de base de 3% (jusqu'à 5% sur les seuls abonnements IA), l'abonnement ChatGPT Go inclus et un rendement variable annoncé jusqu'à 6% sur le solde, mais paie ses récompenses en XPL et laisse ses frais d'usage comme son statut réglementaire dans l'ombre. Une carte à suivre plutôt qu'une recommandation ferme pour un utilisateur français prudent.
Sources officielles :
- Page produit : émetteur Rain, powered by Bridge, yield 6%, tiers (2026-07-08) : https://plasma.org/personal
- Rewards Addendum (effectif 16/06/2026) : cashback XPL, dégressivité, lock, disclaimers (2026-07-08) : https://plasma.org/plasma-one-rewards
- ToS (maj 16/06/2026) : entité Caïmans, filiales, disclaimer non régulé, vaults Veda (2026-07-08) : https://plasma.org/terms-of-service
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Revolut - Revolut
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/revolut
Famille : neobanque
Note Upside : 4,8/5
Émetteur et statut réglementaire : banque - Établissement de credit lituanien (agréé BCE + Banque de Lituanie, code LB002119), succursale française autorisée ACPR ; dépôts garantis par le système lituanien. Crypto via Revolut Digital Assets Europe Ltd (RDAEL), CASP MiCA agréé CySEC (licence 001/2025), liste blanche AMF, services en France depuis le 21/10/2025
Paliers : Standard (gratuit), Plus (3,99 EUR/mois), Premium (10,99 EUR/mois), Metal (18,99 EUR/mois), Ultra (60 EUR/mois)
Verdict Upside : Revolut n'offre pas le cashback crypto le plus élevé du comparatif, mais le compte tout-en-un le plus complet: banque mobile régulée, accès crypto intégré et, au palier Ultra retenu, change illimité en semaine, 2 000 EUR de retraits DAB gratuits par mois, lounges illimités, assurances complètes, Trading Pro et épargne rémunérée. La note valorise cette richesse de services et une sécurité de premier plan, le prix des [...]
Sources officielles :
- Revolut - Comparez les abonnements (2026-07-08) : https://www.revolut.com/fr-FR/our-pricing-plans/
- Revolut - Frais crypto (doc legal) (2026-07-08) : https://www.revolut.com/fr-FR/legal/exchangingcryptocurrenciespersonalfees/
- Revolut - Frais Standard (2026-07-08) : https://www.revolut.com/fr-FR/legal/standard-fees/
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte N26 - N26
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/n26
Famille : neobanque
Note Upside : 3,9/5
Émetteur et statut réglementaire : banque - Établissement de credit allemand supervise BaFin (n 145827), succursale française sous supervision ACPR, IBAN français. Crypto : autorisation MiCA art. 59(1)b (RTO uniquement), passeportee UE via par. 24a (3) KWG et art. 65 MiCAR ; exécution et custody par Bitpanda (Bitpanda GmbH sur liste blanche AMF depuis le [...]
Paliers : Standard (gratuit), Smart (4,9 EUR/mois), Go (9,9 EUR/mois), Metal (16,9 EUR/mois)
Verdict Upside : Une banque en ligne régulée BaFin et ACPR, imbattable sur les paiements en devises (0% de majoration) avec un palier Standard gratuit. La crypto via Bitpanda reste d'appoint : achat-vente seulement, sans self-custody, et sans cashback sur le Standard.
Sources officielles :
- N26 - Tarifs FR (2026-07-08) : https://n26.com/fr-fr/tarifs
- N26 - CGU crypto v2.0 (19.06.2026) (2026-07-08) : https://docs.n26.com/legal/01+DE/022+Crypto/en/01crypto-terms-and-conditions-n26-en.pdf
- N26 - Page crypto FR (2026-07-08) : https://n26.com/fr-fr/crypto
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte BoursoBank - BoursoBank
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/boursobank
Famille : banque
Note Upside : 3,9/5
Émetteur et statut réglementaire : banque - Établissement de credit agréé ACPR, prestataire de services d'investissement, contrôlé ACPR + AMF ; filiale de Société Générale ; ORIAS 07 022 916
Paliers : Welcome (gratuit), Ultim (gratuit), Ultim Metal (9,9 EUR/mois)
Verdict Upside : Pas une carte crypto mais une banque en ligne française solide : l'Ultim, carte équivalente à une Visa Premier sans frais mensuels, brille par ses paiements en devises à 0% et ses assurances voyage, avec en prime jusqu'à 160 EUR de bienvenue. L'exposition crypto reste limitée aux ETN cotés en Bourse, sans wallet ni self-custody.
Sources officielles :
- BoursoBank - Brochure tarifaire (2026-07-08) : https://www.boursorama.com/content/brochure_tarifaire/boursorama_bt.pdf
- BoursoBank - Carte Welcome (2026-07-08) : https://www.boursobank.com/banque/carte-bancaire-gratuite-welcome
- BoursoBank - Carte Ultim (2026-07-08) : https://www.boursobank.com/banque/carte-bancaire-gratuite-ultim
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Fortuneo - Fortuneo
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/fortuneo
Famille : banque
Note Upside : 4/5
Émetteur et statut réglementaire : banque - Agréments de banque et de prestataire de services d'investissement par l'ACPR ; courtier en assurance (ORIAS)
Paliers : Fosfo (gratuit), Gold (gratuit), World Elite (gratuit)
Verdict Upside : Pas une carte crypto, mais une carte voyage redoutable: la Fosfo de Fortuneo est gratuite et sans condition de revenus, avec 0% de frais de change et des retraits DAB gratuits partout, adossée à une vraie banque française couverte par la garantie des dépôts.
Sources officielles :
- Fortuneo - Conditions tarifaires (09/02/2026) (2026-07-08) : https://mabanque.fortuneo.fr/datas/files/tarifs_fortuneo.pdf
- Fortuneo - Conditions d'octroi cartes (2026-07-08) : https://www.fortuneo.fr/compte-bancaire/conditions-octroi-carte-bancaire
- Fortuneo - Carte Fosfo (2026-07-08) : https://www.fortuneo.fr/compte-bancaire/carte-fosfo-mastercard
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Trade Republic - Trade Republic
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/trade-republic
Famille : neobanque
Note Upside : 4,3/5
Émetteur et statut réglementaire : banque - Banque de plein exercice (licence bancaire via la BCE), supervisée BaFin + Bundesbank ; succursale France sous contrôle ACPR et AMF (IBAN FR, tenue de compte, conservation titres, PEA). Statut MiCA précis de TR non confirmé sur source officielle (art. 60 vs CASP art. 63 : à vérifier au registre BaFin/ESMA) ; custody [...]
Paliers : Virtual (gratuit), Classic (gratuit), Mirror (gratuit)
Verdict Upside : Moins une carte crypto qu'un passeport vers l'écosystème Trade Republic. La Classic, 5 EUR une seule fois, offre une carte de débit Visa gratuite au mois, sans frais de change, adossée à une banque de plein exercice avec IBAN FR et PEA. Le Saveback à 1% de base (2% seulement en réglant en crypto) reste modeste et orienté épargne.
Sources officielles :
- Trade Republic - Carte (FAQ) (2026-07-08) : https://traderepublic.com/fr-fr/carte
- Trade Republic - Crypto (2026-07-08) : https://traderepublic.com/fr-fr/crypto
- Trade Republic - Accueil FR (frais, Saveback) (2026-07-08) : https://traderepublic.com/fr-fr
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Sumeria (ex-Lydia) - Sumeria
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/sumeria
Famille : neobanque
Note Upside : 3,6/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Établissement de monnaie électronique agréé et supervisé par l'ACPR (CIB 17598, REGAFI 62677, ORIAS 18 007 465) ; ce n'est PAS un établissement de credit ; garantie 100 000 EUR affichée via FGDR (fonds cantonnes), formulation à présenter avec prudence
Paliers : Carte Basique (gratuit), Carte Standard (4,99 EUR/mois), Carte Noire (10,99 EUR/mois)
Verdict Upside : La Carte Standard de Sumeria (3,90 EUR/mois, engagement 3 mois) mise sur des frais d'usage bas, 0 EUR à l'étranger et un écosystème tout-en-un compte rémunéré plus trading Bitpanda, avec 10 EUR offerts à l'ouverture. Le cashback reste son point faible : aucun taux fixe, seulement des remises variables.
Sources officielles :
- Sumeria - Site officiel (2026-07-08) : https://sumeria.eu
- Sumeria - Tarifs & Limites (12/03/2026) (2026-07-08) : https://sumeria.eu/fondamentaux/tarifs-limites-12-03-2026/
- Sumeria - Mentions légales (2026-07-08) : https://sumeria.eu/fondamentaux/mentions-legales/
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte bunq - bunq
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/bunq
Famille : neobanque
Note Upside : 3,7/5
Émetteur et statut réglementaire : banque - Banque de plein exercice agréée De Nederlandsche Bank (registre DNB, relation R127999), supervisée BCE, dépôts garantis par le régime néerlandais jusqu'à 100 000 EUR ; émission des cartes par bunq B.V. elle-même (licence Mastercard, pas de BIN sponsor tiers). Crypto fournie par Payward Europe Solutions Limited t/a [...]
Paliers : Free (gratuit), Core (3,99 EUR/mois), Pro (9,99 EUR/mois), Elite (18,99 EUR/mois)
Verdict Upside : Sur son palier gratuit, bunq n'est pas une carte à cashback mais l'accès à une banque néerlandaise de plein exercice : dépôts garantis jusqu'à 100 000 EUR, change ZeroFX à 0,5% et achat de cryptos in-app via Kraken, sans aucune offre de bienvenue documentée. En échange, pas de carte physique et des retraits DAB à 2,99 EUR sur ce plan Free.
Sources officielles :
- bunq - Pricing sheet FR (29/01/2026) (2026-07-08) : https://static.bunq.com/website/documents/bunq-information-sheet-pricing-en-fr.pdf
- bunq - Plans personnels (2026-07-08) : https://www.bunq.com/en-fr/personal-account/banking-plans
- Help bunq - Plans disponibles (2026-07-08) : https://help.bunq.com/articles/what-plans-are-available
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte Vivid Money - Vivid Money
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/vivid
Famille : neobanque
Note Upside : 3,7/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Établissement de monnaie électronique agréé et réglementé par la CSSF (Luxembourg), PAS une banque. Cantonnement EMI documenté (fonds conservés séparément, y compris au-delà de 100 000 EUR selon le site) mais PAS de garantie des dépôts (FGDR/FGDL) : c'est de la ségrégation, pas une garantie d'État. Investissement + [...]
Paliers : Standard (gratuit), Plus (6,9 EUR/mois), Prime (9,9 EUR/mois)
Verdict Upside : Sur son palier Standard, gratuit sous condition d'activité, Vivid Money offre un accès crypto intégré à l'app et une régulation claire, mais le cashback reste modeste : 1% de base versé en actions, plafonné et conditionné. La prime d'entrée se limite à un parrainage jusqu'à 100 EUR, et les fonds ne bénéficient pas de la garantie des dépôts.
Sources officielles :
- Home fr-fr : entité S.A./CSSF, cantonnement, pivot business (2026-07-08) : https://vivid.money/fr-fr/
- Comparatif plans : prix, plafonds cashback, FX in-app, intérêts (2026-07-08) : https://vivid.money/fr-fr/compare/
- PDF frais particuliers v.4 (17/11/2025) : plans, cartes, DAB, FX 1%, 3% crypto-tiers, [...] (2026-07-08) : https://website-static.vivid.money/static/legal-docs/fr-fr/fees-for-retail-users-vivid-money-sa.pdf
Vérifié le : 2026-08-24
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## Carte KuCoin - KuCard
URL : https://www.upside24.com/guide/carte-crypto/kucoin-card
Famille : crypto
Note Upside : 2,5/5
Émetteur et statut réglementaire : emi - Carte Visa de débit émise par Wallester AS, établissement de monnaie électronique agréé par la Finantsinspektsioon (Estonie), registration 11812882. KuCoin est la marque du programme et dispose d'une entité européenne enregistrée (KuCoin EU Exchange GmbH). Fonds en monnaie électronique, sans garantie des dépôts de [...]
Paliers : KuCard (gratuit)
Verdict Upside : La KuCard mise sur le cashback : 1% de base et jusqu'à 8,5% en détenant du KCS au niveau VIP le plus élevé, versé en stablecoin. Émise dans l'EEE par Wallester AS, elle facture toutefois 2% de change hors zone euro et 2 EUR par retrait au distributeur, et garde ses plafonds dans l'application. Un bon complément pour un utilisateur déjà actif sur KuCoin, moins intéressant pour un usage courant hors zone euro.
Sources officielles :
- KuCard EEA (page produit) (2026-07-24) : https://www.kucoin.com/kucard/home/eea
- KuCard Terms of Use (émetteur Wallester AS, juridictions) (2026-07-24) : https://www.kucoin.com/announcement/KuCard-Terms-of-Use
- KuCard Fee Schedule and Terms Guide (maj 23/12/2025) (2026-07-24) : https://www.kucoin.com/support/19364793951641
Vérifié le : 2026-08-24
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# Guides complets
## Télécharge notre guide pour analyser une action en bourse
URL : https://www.upside24.com/guide/analyse-fondamentale
Date : 2026-08-14T09:00:00.000Z
Section : Guides complets
> Les indicateurs des analyses Upside expliqués un par un : valorisation, rentabilité, croissance, dette, consensus analystes. PDF par email.
Score général, PER, PEG, EV/EBITDA, ROE, ROIC, dette nette sur EBITDA, RSI, consensus analystes : chaque indicateur est détaillé, avec ce qu'il mesure et comment le lire.
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## C'est quoi une prop firm de trading ? Guide complet Upside
URL : https://www.upside24.com/guide/c-est-quoi-une-prop-firm
Date : 2026-08-11T10:00:00.000Z
Section : Guides complets
> Une prop firm finance des traders avec son propre capital. Définition, fonctionnement, à qui ça s'adresse et l'exemple de Propr, la prop firm onchain.
Tu es bon en trading mais tu n'as pas le capital pour en vivre. C'est exactement le problème qu'une **prop firm** cherche à résoudre. Ce guide **Upside** t'explique ce qu'est une prop firm de trading, à quoi elle sert, à qui elle s'adresse et comment reconnaître une firme sérieuse d'une firme opaque. On illustre avec Propr, une prop firm nouvelle génération, partenaire éducatif d'Upside.
Ce guide est un contenu pédagogique, pas un conseil en investissement. Le trading à effet de levier fait perdre de l'argent à la majorité des débutants. Ne risque jamais plus que ce que tu es prêt à perdre. Les liens vers Propr sont des liens partenaires.
## C'est quoi une prop firm de trading
Une prop firm, ou proprietary trading firm, est une société qui met son propre capital à disposition de traders sélectionnés. Le principe est simple. Toi, tu apportes le talent. La firme, elle, apporte l'argent.
Pour trier les bons traders, la firme fait passer une évaluation appelée challenge. Tu trades un compte de démonstration avec un objectif de gains à atteindre et des limites de perte à ne pas franchir. Si tu réussis, tu obtiens un compte financé et tu gardes une part des gains que tu génères dessus.
Ton unique coût est le frais de challenge, payé une fois. C'est aussi ta perte maximale. Tu ne déposes jamais ton propre capital et tu n'es jamais redevable de pertes au-delà de ce frais.
## À quoi sert une prop firm
Le nerf du trading, c'est la taille du compte. Un très bon trader avec 500 $ gagne des miettes, même avec un rendement excellent. Le même trader sur un compte financé à six chiffres change de dimension.
La prop firm règle ce blocage. Elle finance le capital, encaisse une part des gains et absorbe le risque de perte à la place du trader. Chacun y trouve son compte. Le trader accède à une taille qu'il n'aurait jamais pu réunir seul et la firme monétise sa capacité à repérer les traders rentables.
C'est un modèle qui vient de la finance traditionnelle, où les salles de marché financent leurs traders maison depuis des décennies. La nouveauté récente, c'est son ouverture au grand public via un simple challenge en ligne.
## À qui ça s'adresse
Le public cible, c'est le trader qui a le niveau mais pas le capital. Environ 40 millions de traders particuliers existent dans le monde et la demande explose chez les jeunes générations attirées par les marchés.
Une prop firm s'adresse d'abord à celui qui trade déjà et cherche à passer à l'échelle sans risquer ses économies. Elle parle aussi aux profils techniques qui développent des algorithmes et veulent les faire tourner sur un capital sérieux. Le frais de challenge borne le risque, ce qui rend l'essai accessible.
À l'inverse, ce n'est pas un raccourci pour apprendre à trader. Si tu n'as pas encore de méthode rentable, commence par te former et par pratiquer en petit. Un challenge n'a d'intérêt que si tu sais déjà générer des gains de façon régulière.
## Le vrai problème des prop firms traditionnelles
Le modèle est séduisant, mais le secteur a un défaut majeur, le manque de transparence. Beaucoup de firmes ne disent pas clairement ce qui se passe une fois le challenge validé, ni comment les paiements sont réellement traités.
Trois zones d'ombre reviennent en boucle. Les règles peuvent changer en cours de route sans prévenir. Les paiements sont annoncés mais rarement prouvables. Et personne ne sait si les ordres du trader touchent un vrai marché ou restent enfermés dans un simulateur.
Le risque n'est pas théorique. En 2024, environ 80 prop firms ont fermé, laissant des traders sans compte et sans recours. Quand une firme n'expose rien de vérifiable, le trader doit lui faire une confiance aveugle. C'est précisément ce point que la nouvelle génération cherche à casser.
## La nouvelle génération : la prop firm onchain
L'arrivée d'infrastructures comme Hyperliquid, une blockchain conçue pour trader des dérivés, a rendu possible un modèle inédit, la prop firm entièrement vérifiable. L'idée est de déplacer les opérations sensibles sur la blockchain, là où tout le monde peut les contrôler.
Propr est l'exemple le plus abouti de cette approche. Là où une firme classique demande de lui faire confiance, Propr publie ses opérations coeur sur la chaîne. Trois éléments sont contrôlables par n'importe qui, sans autorisation.
- **Les ordres.** Propr décide de copier ou non le signal du trader sur le marché réel. Les ordres copiés sont étiquetés A-book et exécutés onchain sur Hyperliquid. Le ratio agrégé est publié.
- **Le hedging.** Propr couvre son risque en public, via des adresses de portefeuille connues et consultables.
- **Les paiements.** Chaque retrait est réglé en USDC avec une empreinte de transaction et un lien vers l'explorateur de blocs.
Tout est réuni sur un tableau de bord de transparence mis à jour en direct, qui affiche aussi le revenu, les paiements et le taux de réussite. À date, il indique un revenu cumulé de 1,90 million de dollars, plus de 494 000 $ de paiements pour 1 575 traders financés et un taux de réussite des challenges payants autour de 13%. Ces chiffres évoluent en continu, l'intérêt est justement de pouvoir les consulter soi-même.
Cette philosophie prolonge celle des [marchés de prédiction](/apprendre/prediction-markets-comprendre) et de la finance onchain, où la preuve remplace la promesse. Le règlement en USDC, un [stablecoin](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) indexé sur le dollar, permet un paiement rapide sans sortir de l'univers crypto.
## Comment ça marche concrètement
Le parcours tient en quatre étapes, du paiement du challenge au premier retrait.
1. **Passer le challenge.** Tu paies un frais unique, puis tu atteins l'objectif de gains sans franchir les deux limites de perte. Chez Propr, ces limites sont une perte journalière maximale (3 à 5% selon le format) et un drawdown maximal (3 à 8%). Aucune autre contrainte.
2. **Vérifier ton identité.** Le KYC prend environ 5 minutes et ne se fait qu'une fois. Il débloque les paiements à vie.
3. **Recevoir ton compte financé.** Le compte est activé. Tu trades le capital de la firme, jusqu'à 300 000 $ répartis sur plusieurs comptes.
4. **Retirer tes gains.** Tu gardes 80% des gains, payés onchain en USDC en quelques minutes, à la demande, à partir de 20 $.
Une fois financé, la liberté de trading est large. Pas de limite de temps, pas de minimum de jours, pas de règle de consistance. Tu peux scalper, tenir une position le week-end ou faire tourner un algorithme. Propr donne accès à plus de 160 marchés en perpétuels sur Hyperliquid (crypto, actions, matières premières), avec un levier optionnel allant jusqu'à 10x sur les actions et indices, 8x sur les matières premières et 5x sur la crypto majeure. Les [marchés de prédiction](/apprendre/qu-est-ce-que-polymarket) sur Polymarket ne sont pas encore accessibles sur Propr, mais ils arriveront prochainement.
## Ce qu'il faut vérifier avant de choisir une prop firm
Avant de payer un challenge, passe la firme au crible sur cinq points. Ils séparent une structure sérieuse d'un piège coûteux.
- **Les règles sont-elles écrites et figées ?** Une bonne firme publie chaque règle et documente tout changement dans un journal daté. Les règles ne doivent pas bouger pendant ton challenge.
- **Le partage des gains est-il clair ?** Cherche un pourcentage annoncé sans conditions cachées. Propr applique un partage fixe de 80% sur toutes les tailles de compte et tous les formats.
- **Les paiements sont-ils prouvables ?** Un règlement onchain avec empreinte de transaction est le standard le plus honnête. Méfie-toi d'une firme qui reste vague sur le sujet.
- **Que se passe-t-il si tu touches une limite ?** Le comportement doit être écrit. Chez Propr, le compte se ferme, sans reset ni recours, mais sans dette au-delà du frais déjà payé.
- **La firme survivra-t-elle ?** Regarde son revenu, son historique de paiements et son ancienneté. C'est là qu'un tableau de bord public fait la différence.
Ces réflexes rejoignent nos règles générales pour [éviter les arnaques crypto](/apprendre/arnaques-crypto-eviter). En trading comme ailleurs, ce qui n'est pas vérifiable ne mérite pas ta confiance.
## Pourquoi c'est important
Une prop firm bien choisie transforme un bon trader sans capital en trader financé. Mais le modèle ne vaut que par la confiance qu'on peut réellement accorder à la firme. Et cette confiance ne se décrète pas, elle se prouve.
C'est tout l'enjeu du passage onchain. En rendant ses ordres, son hedging et ses paiements consultables par tous, une firme comme Propr remplace la promesse par la preuve. Pour le trader, cela veut dire savoir exactement où il met les pieds avant de payer le moindre frais.
Si tu veux tester le format, Propr propose un essai gratuit pour se faire la main avant de payer un challenge. Le fondateur, Louis Regis, documente régulièrement le projet sur [son compte X](https://x.com/louisregis).
## FAQ
### C'est quoi une prop firm de trading ?
Une prop firm (proprietary trading firm) est une société qui met son propre capital à disposition de traders sélectionnés. Le trader prouve son niveau sur un compte d'évaluation appelé challenge. S'il atteint l'objectif de gains sans franchir les limites de perte, il obtient un compte financé et garde une part des gains qu'il génère. Son seul coût est un frais de challenge unique.
### Faut-il déposer son propre argent sur une prop firm ?
Non. Le frais de challenge est le seul coût et c'est aussi la perte maximale possible. Le trader ne dépose jamais de capital, on ne lui demande jamais de recharger un compte et il n'est jamais responsable de pertes au-delà du frais déjà payé. Chez Propr, ce frais démarre autour de 125 $ selon le format choisi.
### Les prop firms utilisent-elles du vrai argent ?
La plupart ne le disent pas. Sur Propr, chaque ordre passe d'abord sur un compte simulé puis est envoyé comme signal. Propr décide de copier ou non ce signal sur le marché réel. Les signaux copiés sont étiquetés A-book et réglés onchain sur Hyperliquid, où n'importe qui peut les vérifier. Les autres sont étiquetés B-book, avec un résultat identique pour le trader.
### Combien de capital peut-on obtenir sur une prop firm ?
Cela dépend de la firme et du format de challenge. Sur Propr, tu peux détenir jusqu'à 300 000 $ de capital financé à la fois, réparti sur plusieurs comptes. Le plafond porte sur la somme allouée au départ, pas sur ce que tu peux ensuite faire fructifier.
### Comment vérifier qu'une prop firm est fiable ?
Regarde ce qu'elle publie vraiment. Les règles sont-elles écrites et figées pendant un challenge ? Les paiements sont-ils prouvables ? Sur une prop firm onchain comme Propr, trois choses sont vérifiables par tous : les signaux A-book exécutés sur Hyperliquid, le hedging via des adresses publiques et chaque paiement en USDC avec son empreinte de transaction.
### Peut-on trader avec des bots ou des algorithmes sur une prop firm ?
Chez certaines firmes oui, chez d'autres non. Propr est conçu pour l'automatisation, avec une API REST complète et des SDK Python et JavaScript. Plus de 300 agents y tournent déjà. Les stratégies automatisées, les systèmes clés en main et le copy trading entre tes propres comptes sont autorisés.
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## Plateformes crypto agréées MiCA en France
URL : https://www.upside24.com/guide/plateformes-mica
Date : 2026-06-19T00:00:00.000Z
Section : Guides complets
> L'annuaire des plateformes crypto (CEX) et de leur statut MiCA : agrément CASP, passeport France, services agréés. Vérifié au registre ESMA et aux listes de l'AMF.
Cet annuaire Upside recense les plateformes crypto (CEX) et leur statut MiCA réel : agrément CASP, passeport vers la France et périmètre des services agréés, vérifiés sur le registre ESMA et les listes de l'AMF.
Vous y trouverez, pour chaque plateforme :
- son statut MiCA (agréé, en cours, hors registre)
- si elle peut légalement servir des clients en France
- le détail des services agréés (les 10 services a-j de MiCA)
- l'entité juridique et l'autorité de tutelle
L'annuaire complet est accessible ici : [Plateformes crypto agréées MiCA en France](/regulation-crypto/exchanges-mica).
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## Bitcoin (BTC) : comprendre, acheter et sécuriser
URL : https://www.upside24.com/guide/bitcoin-btc
Date : 2026-06-01T09:00:00.000Z
Section : Guides complets
> Comprendre, acheter en France et sécuriser le Bitcoin (BTC) en 2026 : fiscalité (flat tax 31,4 %), halving et un simulateur pour estimer tes gains.
Le Bitcoin (BTC) est la première cryptomonnaie et de loin la plus connue. Ce guide te donne l'essentiel pour passer de la curiosité à l'action : comprendre ce qu'est le Bitcoin, l'acheter en France en toute légalité, le stocker en sécurité et savoir ce que tu dois au fisc. Tu trouveras aussi des outils interactifs pour simuler un investissement, suivre le prochain halving et estimer ton impôt. C'est de l'information, pas un conseil en investissement.
## Bitcoin, c'est quoi en deux minutes
Le Bitcoin est une monnaie numérique qui fonctionne sans banque ni État. Les transactions sont inscrites sur une blockchain, un grand registre public vérifié par des milliers d'ordinateurs dans le monde. Personne ne peut le falsifier et son offre est plafonnée à 21 millions d'unités, ce qui en fait un actif rare par conception. Cette rareté est la grande différence avec l'euro ou le dollar, dont la quantité en circulation n'a pas de limite.
Concrètement, quand tu envoies des bitcoins, ta transaction est signée avec ta clé privée, diffusée sur le réseau, puis regroupée dans un bloc validé par les mineurs et ajoutée à la chaîne. Une fois inscrite, elle est quasi impossible à annuler. C'est ce qui rend le Bitcoin résistant à la censure et à la fraude, sans qu'aucune autorité centrale ne contrôle le réseau.
Créé en 2009 par le mystérieux [Satoshi Nakamoto](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin), il s'échangeait pour quelques centimes à ses débuts. C'est aujourd'hui la première cryptomonnaie par capitalisation, suivie par les institutions, les entreprises et les particuliers. Pour les bases pas à pas, lis notre fiche [Qu'est-ce que Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin).
## Pourquoi le Bitcoin a-t-il de la valeur ?
Le Bitcoin n'est adossé à aucun actif physique ni à aucun État. Sa valeur vient d'abord de sa rareté : l'offre est plafonnée à 21 millions d'unités, une limite inscrite dans le code et que personne ne peut modifier. S'y ajoutent un réseau mondial qui sécurise chaque transaction, la transparence totale du registre et une confiance bâtie sur plus de quinze ans d'existence.
Beaucoup le comparent à un or numérique : un actif rare, transférable partout en quelques minutes, que tu peux détenir toi-même sans intermédiaire. Cette absence d'autorité centrale est sa force pour ses partisans. Ses détracteurs y voient au contraire une faiblesse, puisque aucune valeur fondamentale ne le soutient. Résultat : son prix est fixé uniquement par l'offre et la demande, ce qui explique sa forte volatilité.
## Le Bitcoin (BTC) en bref aujourd'hui
Ces chiffres donnent le contexte, mais le Bitcoin reste très volatil : il peut perdre la moitié de sa valeur en quelques semaines, puis la reprendre. C'est pour cette raison qu'on n'investit jamais plus que ce qu'on peut se permettre de perdre.
## Et si tu avais investi en Bitcoin ?
La meilleure façon de saisir la dynamique du Bitcoin, c'est de la chiffrer. Cet outil simule un investissement programmé (la stratégie du DCA) ou un achat unique, sur l'historique réel des prix. Change le montant, la date de départ et la fréquence pour voir ce que ton épargne serait devenue.
Le simulateur affiche aussi la pire baisse que tu aurais traversée en cours de route : c'est le prix psychologique à payer pour ces performances. Pour comprendre pourquoi l'achat régulier limite ce stress, vois notre guide [DCA Bitcoin](/apprendre/dca-bitcoin-strategie).
## Comment acheter du Bitcoin en France
Acheter du Bitcoin en France est simple et légal. La seule règle à respecter scrupuleusement : passer par une plateforme autorisée.
1. Choisis une plateforme régulière. Elle doit figurer sur la liste blanche de l'AMF, comme prestataire enregistré PSAN ou agréé MiCA. Une plateforme hors liste blanche est interdite d'exercer en France.
2. Crée ton compte et valide ton identité (KYC). C'est une obligation légale, généralement réglée en quelques minutes.
3. Dépose des euros. Le virement SEPA est souvent gratuit, la carte bancaire plus rapide mais plus chère.
4. Passe ton ordre. Tu peux acheter au comptant ou programmer un achat récurrent pour lisser le prix dans le temps.
5. Pour conserver sur la durée, retire tes bitcoins vers un wallet que tu contrôles (voir la section sécurité).
Pour choisir une plateforme, compare trois choses : les frais réels (commission ou spread sur chaque achat, plus les frais de retrait on-chain), les moyens de dépôt (le virement SEPA est souvent gratuit, la carte bancaire plus rapide mais plus chère) et le statut réglementaire. Attention à l'échéance du 1er juillet 2026 : c'est la fin de la période transitoire, après quoi seules les plateformes agréées MiCA pourront opérer en France. Une entreprise française t'évite aussi de remplir le formulaire 3916-bis pour comptes à l'étranger.
Pas besoin d'acheter un bitcoin entier : il se divise en cent millions de satoshis et tu peux commencer avec quelques euros. Voici des plateformes partenaires d'Upside pour démarrer.
Pour le tour d'horizon complet, lis [Comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france) et notre guide des [plateformes crypto françaises](/guide/plateformes-crypto-francaises).
## Où stocker ses bitcoins en sécurité
Laisser ses bitcoins sur une plateforme, c'est confier la garde de tes clés à un tiers. Les sortir vers ton propre wallet, c'est en reprendre le contrôle total. La règle se résume à une formule : not your keys, not your coins. À toi de placer le curseur selon le montant et ton usage.
Quel que soit ton choix, la sécurité repose sur ta seed phrase, ces 12 ou 24 mots qui sauvegardent ton wallet. Note-la à la main, hors ligne, idéalement sur un support métal. Ne la photographie jamais, ne la saisis sur aucun site et ne la communique à personne. Pour aller plus loin : [hot wallet contre cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet), [sécuriser sa seed phrase](/apprendre/securiser-seed-phrase) et le [comparatif des hardware wallets](/guide/choisir-hardware-wallet).
## Reconnaître et éviter les arnaques
La crypto attire les escrocs. Les schémas reviennent toujours : faux conseillers, faux supports techniques, rendements garantis et la classique demande de frais pour débloquer des gains qui n'existent pas. Une variante cible même les victimes déjà arnaquées, en promettant de récupérer leurs fonds contre une avance.
Trois réflexes : vérifier qu'une plateforme figure sur la liste blanche de l'AMF, ne jamais payer pour récupérer des fonds perdus et se souvenir qu'aucun service légitime ne demande ta seed phrase. Détail des pièges dans [les arnaques crypto à éviter](/apprendre/arnaques-crypto-eviter) et la [liste noire de l'AMF](/apprendre/arnaque-crypto-amf-liste-noire).
## Le halving : la rareté programmée du Bitcoin
Tous les quatre ans environ, la récompense versée aux mineurs est divisée par deux. C'est le halving, le mécanisme qui ralentit l'émission de nouveaux bitcoins jusqu'au plafond final de 21 millions. Historiquement, ces événements ont précédé des phases de hausse, sans aucune garantie que cela se répète.
Pour comprendre la mécanique sous le capot, vois [le halving Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin), [le mining](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin) et [la preuve de travail](/apprendre/qu-est-ce-que-pow).
## Les grandes dates qui ont fait le Bitcoin
Du whitepaper de 2008 aux premiers ETF en 2024, quelques moments ont façonné l'histoire du Bitcoin. Fais défiler pour les parcourir, chaque date renvoie à notre récit détaillé.
L'histoire complète, année par année, est dans notre [frise de l'histoire de la crypto](/histoire-de-la-crypto).
## Bitcoin et impôts en France
Tu ne paies l'impôt que lorsque tu vends en euros (ou que tu achètes un bien avec tes cryptos). Un simple échange entre cryptomonnaies n'est pas taxé. Depuis 2026, la plus-value d'un particulier est soumise à la flat tax de 31,4 % et tu es exonéré si le total de tes ventes reste sous 305 euros sur l'année.
La formule officielle ne compare pas bêtement ton prix d'achat et ton prix de vente : elle tient compte de l'ensemble de ton portefeuille. Notre [guide fiscalité crypto](/guide/fiscalite-crypto-france) détaille la déclaration, le formulaire 2086 et les cas particuliers. En cas de doute, le site impots.gouv.fr fait foi.
## Acheter du Bitcoin via un ETF
Tu peux aussi t'exposer au Bitcoin sans le détenir directement, via un produit coté en bourse. C'est plus simple à loger dans une enveloppe classique, mais tu ne possèdes pas les bitcoins et tu ne peux pas les retirer. On t'explique les arbitrages dans [ETF Bitcoin en France](/apprendre/etf-bitcoin-france-2026).
## Dernière news Bitcoin
L'actualité qui bouge le cours, suivie par notre rédaction.
## Questions fréquentes
#### Comment acheter du Bitcoin en France quand on débute ?
Choisis une plateforme enregistrée PSAN ou agréée MiCA auprès de l'AMF, crée un compte avec vérification d'identité, dépose des euros, puis passe un ordre. Le Bitcoin est divisible jusqu'à huit décimales : tu peux commencer avec quelques euros, sans acheter une unité entière.
#### Quelle est la fiscalité du Bitcoin en France en 2026 ?
Les plus-values d'un particulier sont taxées à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux) depuis le 1er janvier 2026. L'option pour le barème progressif reste possible. L'impôt ne se déclenche qu'à la sortie en euros.
#### À partir de quel montant faut-il déclarer ses cryptos ?
La plus-value de l'année devient imposable si le total de tes ventes dépasse 305 euros sur l'année civile. En dessous, elle est exonérée. La déclaration se fait via le formulaire 2086 et tout compte à l'étranger via le 3916-bis.
#### Échanger du Bitcoin contre une autre crypto, est-ce imposable ?
Non. Un échange crypto-vers-crypto bénéficie d'un sursis d'imposition. L'impôt se déclenche seulement quand tu convertis en euros ou que tu paies un bien ou un service.
#### Comment sécuriser ses bitcoins et éviter les arnaques ?
Pour des montants qui comptent, utilise un wallet matériel et note ta seed phrase hors ligne. Ne la partage jamais, vérifie la liste blanche de l'AMF avant d'utiliser une plateforme et ignore tout rendement garanti ou toute demande de frais pour débloquer des gains.
#### C'est quoi le halving et quand a lieu le prochain ?
Le halving divise par deux la récompense des mineurs, environ tous les quatre ans, ce qui rend le Bitcoin plus rare. Le prochain est estimé autour de 2028, au bloc 1 050 000.
#### Le Bitcoin est-il légal en France ?
Oui. Acheter, détenir et vendre du Bitcoin est parfaitement légal. La seule obligation est de passer par une plateforme enregistrée PSAN ou agréée MiCA auprès de l'AMF. Une banque peut parfois bloquer ou retarder un virement vers une plateforme crypto, mais l'opération reste légale.
#### Combien faut-il pour commencer à investir dans le Bitcoin ?
Il n'y a pas de minimum. Un bitcoin se divise en cent millions de satoshis, donc tu peux acheter pour quelques euros. La règle de base : n'investir que ce que tu peux te permettre de perdre. Pour débuter, le DCA, de petits achats réguliers, lisse la volatilité.
#### Que se passe-t-il si je perds l'accès à mes bitcoins ?
Si tu perds ta seed phrase et l'accès à ton wallet, les bitcoins sont définitivement perdus : personne ne peut les récupérer. D'où l'importance de sauvegarder sa seed phrase hors ligne, en plusieurs exemplaires. Sur une plateforme, la récupération de compte passe par le support.
#### Le Bitcoin est-il un bon investissement ?
Ce n'est pas un conseil en investissement. Factuellement, le Bitcoin est très volatil : il peut perdre la moitié de sa valeur puis la reprendre. Beaucoup l'abordent sur le long terme et avec une part mesurée de leur épargne. La règle reste de n'investir que ce que tu peux te permettre de perdre.
#### Le Bitcoin consomme-t-il trop d'énergie ?
Le minage repose sur la preuve de travail, gourmande en électricité : sa consommation est de l'ordre de celle d'un pays de taille moyenne selon les estimations. Une part croissante vient d'énergies renouvelables ou d'électricité excédentaire et le minage s'est déplacé hors de Chine depuis son interdiction en 2021. Le débat environnemental est réel, à mettre en regard de l'énergie du système bancaire classique.
#### Peut-on payer avec du Bitcoin ?
Oui, mais cela reste marginal. Sur la blockchain principale, une transaction prend une dizaine de minutes avec des frais variables, ce qui convient mal aux petits achats. Le Lightning Network, une surcouche, permet des paiements quasi instantanés et très peu chers. Aujourd'hui, le Bitcoin sert surtout de réserve de valeur plus que de moyen de paiement quotidien.
#### Le Bitcoin est-il anonyme ?
Non, il est pseudonyme. Les transactions sont publiques et inscrites pour toujours sur la blockchain : on n'y voit pas ton nom, mais des adresses. Avec de l'analyse, ces adresses peuvent souvent être reliées à une identité réelle, surtout après un passage par une plateforme qui applique le KYC. Le Bitcoin est traçable, pas anonyme.
#### Qui contrôle le Bitcoin ?
Personne et c'est le principe. Le réseau est maintenu par des milliers de noeuds répartis dans le monde et son logiciel est libre et ouvert. Aucune entreprise, banque ou État ne peut décider seul d'en créer davantage, de geler un compte ou de changer les règles. Les évolutions doivent être adoptées par une large majorité des participants.
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## Meilleur hardware wallet en 2026 : comparatif et guide d'achat
URL : https://www.upside24.com/guide/choisir-hardware-wallet
Date : 2026-05-29T10:00:00.000Z
Section : Guides complets
> Comment choisir un hardware wallet en 2026 : types de connexion, certifications EAL, seed phrase, modèles comparés et pièges à éviter pour sécuriser ses cryptos.
Un hardware wallet, ou cold wallet, est un appareil qui stocke tes clés privées crypto hors ligne, à l'abri des piratages. Bien le choisir en 2026 est essentiel, mais avec la multiplication des modèles disponibles, comment s'y retrouver ? Sécurité, simplicité, compatibilité, coûts... les critères sont nombreux et varient selon ton profil et tes objectifs. Ce guide les regroupe en cinq familles, détaillées une à une.
Ce guide s'adresse à toute personne qui veut sortir ses cryptos des [plateformes centralisées](/guide/plateformes-crypto-francaises) et passer à la self-custody, du débutant qui sécurise ses premiers euros à l'investisseur qui veut faire évoluer sa configuration.
Tu vas y trouver les critères qui vont te permettre de choisir le cold wallet qui te correspond, un comparatif des modèles de référence en 2026 et les pièges à éviter à l'achat.
Ce guide est éducatif et ne constitue pas un conseil en investissement.
## Pourquoi passer au hardware wallet
En crypto, tu es ta propre banque. Personne ne peut annuler une transaction ni restaurer un accès perdu à ta place. Cette liberté impose une responsabilité : protéger tes clés privées.
L'actualité 2025 a rendu le sujet brûlant. Plus de 3,4 milliards de dollars ont été volés en crypto sur l'année selon Chainalysis, dont environ 1,5 milliard sur le seul piratage de la plateforme Bybit en février, le plus gros vol de l'histoire du secteur. La leçon est nette : laisser ses fonds sur une plateforme, c'est dépendre de la sécurité d'un tiers. Un hardware wallet, lui, conserve les clés hors ligne et exige une validation physique pour chaque transaction.
### À partir de quel montant
Il n'existe pas de seuil officiel, mais une règle de bon sens : dès que la perte de tes cryptos aurait un impact réel sur tes finances, le hardware wallet se justifie. Pour beaucoup, le déclic se situe autour de quelques milliers d'euros. En dessous, une plateforme régulée ou un hot wallet bien protégé peut suffire pour du trading actif ou de petits montants. Au-dessus et surtout pour de l'épargne long terme, le passage en cold storage devient la norme. Le coût d'un appareil, de 50 à 250 euros, reste marginal face aux sommes protégées.
## Hardware wallet, cold wallet : de quoi parle-t-on
Un hardware wallet, aussi appelé cold wallet ou portefeuille froid, est un appareil dédié au stockage des clés privées. Contrairement à un hot wallet connecté en permanence à internet, il maintient les clés dans un environnement isolé. Pour creuser la distinction, lis notre fiche [hot wallet vs cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet) et si tu débutes, [ce qu'est concrètement un wallet crypto](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto).
## Les cinq familles de critères qui comptent vraiment
### 1. La connexion et l'usage au quotidien
C'est l'arbitrage central entre confort et surface d'attaque et ce que tu manipuleras tous les jours. La première question à te poser : sur quel appareil vas-tu utiliser ton cold wallet ? Ordinateur, téléphone et dans ce cas iOS ou Android ? Tous les modèles ne sont pas compatibles avec toutes les plateformes, c'est un point important à vérifier avant l'achat.
**Le mode de connexion.**
- **USB-C** : connexion filaire stable et compatible partout (Trezor, Ledger). Simple, mais transite par un ordinateur qui peut être infecté.
- **Bluetooth** : pratique sur mobile (Ledger Nano X et Flex, CoolWallet). Chiffré sur les modèles récents, mais ajoute un canal sans fil.
- **NFC** : un simple contact avec le téléphone (Tangem). Pas de câble ni de batterie, portée très courte.
- **Air-gapped via QR code** : tu signes hors ligne en scannant des QR (Keystone, Ellipal, SafePal, Coldcard). Aucune connexion électronique, mais une ergonomie plus exigeante.
**L'écran.** Sa taille et la présence du tactile changent tout pour vérifier visuellement l'adresse de destination avant de signer, la meilleure défense contre le phishing et l'empoisonnement d'adresse. Un appareil à signature claire (clear signing) affiche en toutes lettres ce que tu valides, là où la signature aveugle te fait approuver une donnée illisible.
**La batterie.** Trois cas de figure. Les appareils filaires uniquement, alimentés par le câble et dépourvus de batterie (Ledger Nano S Plus, Trezor). Les appareils sans batterie ni connexion filaire, comme les cartes NFC de Tangem, qui puisent leur énergie dans le téléphone le temps du contact. Et les appareils à batterie rechargeable, pour lesquels il faut alors regarder l'autonomie annoncée en heures (Ledger Flex, CoolWallet, ELLIPAL).
### 2. La compatibilité
**L'écosystème supporté.** Il faut rappeler que la plupart des hardware wallets actuels donnent déjà accès aux grandes cryptomonnaies. La différence se joue ensuite sur le nombre de blockchains et de tokens gérés, la compatibilité NFT et le choix Bitcoin-only ou multi-chaînes. Pour un détenteur uniquement Bitcoin, n'importe quel wallet sérieux fait l'affaire ; pour un utilisateur DeFi multi-chaînes, vérifie la liste précise des réseaux pris en charge.
Pour confirmer qu'un actif précis est géré, consulte la liste officielle de chaque fabricant :
- [Cryptos prises en charge par Ledger](https://www.ledger.com/supported-crypto-assets)
- [Cryptos prises en charge par Trezor](https://trezor.io/coins)
- [Cryptos prises en charge par Tangem](https://tangem.com/fr/how-to-buy/page/1/)
- [Cryptos prises en charge par ELLIPAL](https://www.ellipal.com/pages/coin-list)
- [Cryptos prises en charge par SafePal](https://www.safepal.com/fr/coin/lists)
- [Cryptos prises en charge par Keystone](https://keyst.one/supported-wallets-and-assets)
- [Cryptos prises en charge par CoolWallet](https://www.coolwallet.io/fr/pages/supported-crypto)
- [Cryptos prises en charge par Satochip](https://satochip.io/fr/tokens-supportes/)
- [Cryptos prises en charge par NGRAVE](https://ngrave.io/en/coin-support)
**L'intégration avec les wallets tiers.** La capacité à se connecter à MetaMask, Phantom ou Rabby. Si tu fais de la DeFi régulière, c'est non négociable.
### 3. La sécurité
Le coeur d'un hardware wallet, c'est sa capacité à garder la clé privée hors d'atteinte.
**Le Secure Element.** C'est une puce dédiée qui isole ta clé privée dans un compartiment matériel inviolable, conçu pour résister aux attaques physiques (la même technologie que les cartes bancaires et les passeports). Les modèles qui en sont dépourvus protègent la clé uniquement par logiciel, donc plus exposée si l'appareil ou l'ordinateur est compromis. Mieux vaut donc choisir un wallet équipé d'un Secure Element.
**La certification EAL.** Délivrée par un laboratoire indépendant sous le référentiel Common Criteria, elle évalue le niveau de rigueur avec lequel la puce a été testée et auditée. EAL5+ est un bon niveau grand public, EAL6+ un haut niveau devenu standard du milieu de gamme, EAL7 un niveau proche du militaire et du bancaire, très rare sur le grand public. Plus le patrimoine protégé est important, plus il est logique de monter en EAL. Attention : ces certifications garantissent la résistance de la puce, pas la protection contre le phishing ni les erreurs d'usage.
**L'air-gapped.** L'air gap signifie que le hardware wallet n'a aucune connexion physique ni sans fil avec un ordinateur ou internet : pas d'USB, pas de Bluetooth, pas de NFC. Son intérêt est d'éliminer les vecteurs d'attaque à distance. Un wallet branché en USB peut être exposé à un malware qui cherche à interagir avec lui ; sans aucune connexion, cette attaque devient impossible. En pratique, tu crées la transaction sur ton ordinateur, tu l'exportes via un QR code ou un fichier, tu la signes sur le wallet air-gappé, puis tu réexportes la transaction signée pour la diffuser sur le réseau. Cette isolation réduit nettement la surface d'attaque liée aux autres modes de connexion comme le Bluetooth ou le NFC, mais elle complexifie aussi grandement l'utilisation du wallet et ajoute de nombreuses étapes à chaque opération.
**L'anti-tampering.** Certains modèles embarquent un système d'autodestruction : ils effacent automatiquement la clé après plusieurs codes PIN erronés ou à la détection d'une intrusion physique, pour qu'un appareil volé reste inexploitable.
### 4. La sauvegarde et la récupération
La vraie sauvegarde de ton portefeuille n'est pas l'appareil, c'est ta seed phrase.
**Le format de la seed.** Standard BIP39, en 12 ou 24 mots. 24 mots offrent plus d'entropie et un niveau cryptographique plus élevé, rassurant pour les gros montants.
**La passphrase.** Un mot supplémentaire optionnel qui crée un wallet distinct, inaccessible sans elle.
**Le Shamir Secret Sharing (SLIP39).** Il découpe la seed en plusieurs parts à seuil (par exemple 3 parts sur 5 nécessaires pour reconstituer), supporté nativement par Trezor. Très utile pour un patrimoine important ou une transmission successorale.
**Le mode sans seed.** Chez Tangem, la clé est générée dans la puce et sauvegardée sur plusieurs cartes, sans seed phrase à noter.
**Le support de sauvegarde.** Carton fourni, plaque acier inox ou titane : la gravure métal protège la seed du feu et de l'eau, là où le papier brûle et s'efface. Quelle que soit la méthode, ne photographie jamais ta seed et ne la stocke jamais dans le cloud. Notre fiche [sécuriser sa seed phrase](/apprendre/securiser-seed-phrase) détaille les bonnes pratiques.
### 5. L'application et le prix
**L'application maison.** Au-delà du stockage, la plupart des wallets proposent swap, staking et earn directement dans leur application (Ledger Wallet et équivalents). Pratique, mais vérifie les frais : ces services in-app prélèvent le plus souvent une commission sur chaque échange ou sur les rendements, supérieure à ce que tu paierais en passant par un wallet tiers.
**Le prix d'achat.** Carte, clé USB ou tablette tactile : les tarifs vont de moins de 80 euros à plus de 400 euros. Le bon choix dépend autant de ton budget que de ton profil d'usage.
## Comparatif des modèles de référence en 2026
Cette sélection couvre les principaux profils d'usage, du débutant en quête de simplicité au détenteur exigeant qui vise l'isolation maximale. Les six premiers modèles sont disponibles chez notre partenaire Neowalt, distributeur officiel français, gage d'un appareil authentique et d'un support francophone. Ledger et Trezor sont listés en complément via leurs sites officiels, deux références incontournables du marché.
## Notre choix par profil
**Entrée de gamme, moins de 100 euros.** Notre top 3 pour démarrer :
- Les wallets au format carte : Tangem, ELLIPAL X Card, Satochip
- Le Trezor Safe 3
- Les Ledger Nano S Plus et Nano X
**Milieu de gamme, moins de 200 euros.**
- Ledger Nano Gen 5
- Trezor Safe 5
- ELLIPAL Titan 2.0
- Keystone 3 Pro
- CoolWallet Pro
- Tangem Ring
**Haut de gamme, plus de 200 euros.**
- Ledger Stax
- Ledger Flex
- Trezor Safe 7
**Le plus simple d'utilisation.** Les Tangem au format carte et bague (ring), qui se prennent en main en quelques minutes.
**Le flagship français.** Le Ledger Flex, pour ceux qui veulent la marque française avec toutes les connexions (USB-C, Bluetooth, NFC) et un grand écran tactile.
## Les pièges à éviter à l'achat
Le moment de l'achat est le plus risqué. Trois règles non négociables :
1. **Acheter uniquement chez le fabricant ou un revendeur officiel.** Les marketplaces grand public et l'occasion regorgent d'appareils contrefaits ou altérés.
2. **Initialiser soi-même.** Un wallet livré avec une seed phrase déjà notée est une arnaque : le voleur a la même seed et videra ton compte. Génère toujours ta propre seed.
3. **Télécharger les logiciels et firmwares uniquement depuis les sites officiels.** Vérifie les scellés à la réception et méfie-toi des prix trop bas.
Pour reconnaître les autres arnaques courantes du secteur, vois notre fiche [arnaques crypto à éviter](/apprendre/arnaques-crypto-eviter).
## Configurer son hardware wallet en sécurité
Une fois le bon modèle choisi, la mise en route compte autant que l'appareil. Cinq étapes :
1. **Acheter chez le fabricant ou un revendeur officiel.** Commande uniquement sur le site du fabricant ou chez un revendeur certifié. Jamais d'occasion, jamais sur une marketplace tierce.
2. **Vérifier l'intégrité de l'appareil.** À réception, contrôle les scellés et l'emballage. Au moindre doute sur une ouverture préalable, n'utilise pas l'appareil.
3. **Initialiser soi-même et générer la seed.** Configure le wallet toi-même et laisse-le générer une nouvelle seed phrase. Ne jamais utiliser une seed fournie d'avance.
4. **Sauvegarder la seed phrase hors ligne.** Note la seed sur papier ou sur une plaque métal, en plusieurs exemplaires. Jamais de photo, jamais dans le cloud, jamais en clair sur un appareil connecté.
5. **Faire une transaction test.** Envoie un petit montant, vérifie la réception, puis teste une restauration à blanc avant d'y transférer l'essentiel de tes fonds.
## Où acheter en France
Acheter chez un revendeur officiel français évite les écueils ci-dessus tout en simplifiant le support et la livraison. Nous avons rencontré Neowalt, distributeur français multi-marques qui propose un comparateur de modèles, une livraison confidentielle en locker et un support francophone. Les détails dans notre article dédié : [Neowalt, le distributeur officiel français des hardware wallets](/articles/neowalt-distributeur-francais-hardware-wallets-490085).
## Prochaines étapes
Commence par identifier ton profil : usage mobile ou sédentaire, petit portefeuille ou montants importants, Bitcoin seul ou multi-chaînes. Choisis ensuite le mode de connexion adapté, vérifie la certification de la puce et soigne par-dessus tout la sauvegarde de ta seed phrase. Pour replacer le hardware wallet dans une stratégie de sécurité globale, parcours notre [carte de la sécurité crypto](/guide/securite-crypto-map).
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## Guide sécurité crypto par Upside
URL : https://www.upside24.com/guide/securite-crypto-map
Date : 2026-04-22T10:00:00.000Z
Section : Guides complets
> Le guide Upside complet sur la sécurité crypto : protéger ses cryptos, éviter les arnaques, sécuriser ses wallets. Hébergé sur map.francecryptos.fr.
Ce guide complet sur la sécurité crypto est hébergé sur le sous-site dédié d'Upside : [map.francecryptos.fr/guide-securite-crypto](https://map.francecryptos.fr/guide-securite-crypto).
Vous y trouverez :
- Les bonnes pratiques pour sécuriser vos cryptomonnaies au quotidien
- Comment protéger votre seed phrase et utiliser un hardware wallet
- Les arnaques crypto les plus courantes et comment les éviter
- Les réflexes en cas de tentative de phishing ou de scam
- Les outils et services recommandés par Upside pour votre sécurité
Le contenu complet est accessible sur le sous-site : map.francecryptos.fr/guide-securite-crypto.
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## DeFi pour débutant : commencer sans se brûler - guide Upside
URL : https://www.upside24.com/guide/defi-debutant
Date : 2026-04-22T10:00:00.000Z
Section : Guides complets
> Le guide complet Upside pour débuter en DeFi en 2026 : Aave, Uniswap, stablecoins, Layer 2, risques, rendements, fiscalité française.
## Pourquoi la DeFi en 2026
La **DeFi** (Decentralized Finance) regroupe les applications financières qui fonctionnent sur [blockchain](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) sans intermédiaire bancaire. Aujourd'hui, plus de 100 milliards de dollars de valeur sont verrouillés dans ces protocoles. Upside t'accompagne pour t'y retrouver sans te brûler les ailes.
Trois raisons d'y regarder de plus près :
- **Rendements supérieurs aux livrets bancaires** sur stablecoins (3 à 8 %).
- **Liquidité 24/7** : pas de jours fériés ni d'horaires de bourse.
- **Composition** : tu peux empiler les protocoles (déposer, emprunter, swap, staker) avec quelques clics.
Mais aussi trois raisons d'être prudent : risques de smart contract, volatilité des sous-jacents, complexité fiscale française.
## Les briques essentielles
### Les DEX (Exchanges Décentralisés)
Un [DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex) permet d'échanger une crypto contre une autre **sans intermédiaire**. Le plus connu : Uniswap, dont les versions V3 et V4 dominent Ethereum et ses Layer 2. Concurrents notables : Curve (spécialisé stablecoins), Aerodrome (Base), CowSwap (anti-MEV).
### Le lending (prêt/emprunt)
Tu déposes des actifs, tu touches un intérêt. Les emprunteurs déposent une garantie supérieure à ce qu'ils empruntent (overcollateralization) - ce qui sécurise les déposants. **Aave** est aujourd'hui le leader incontesté du lending DeFi (la version v2 de **Compound** est dépréciée et la v3 reste largement minoritaire). Les rendements varient selon la demande (3 à 12 % sur USDC en 2026).
### Le yield farming
Le [yield farming](/apprendre/qu-est-ce-que-yield-farming) consiste à fournir de la liquidité ([liquidity pool](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool)) à un protocole en échange de commissions et souvent de tokens de gouvernance. Plus risqué (impermanent loss) mais potentiellement plus rentable.
### Les stablecoins
Les [stablecoins](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) (USDC, USDT, DAI) sont la **monnaie de la DeFi**. Ils permettent de toucher du rendement sans s'exposer à la volatilité des cryptos majeures. C'est par là qu'on conseille de commencer.
## Les protocoles établis 2026
| Protocole |
Catégorie |
Pourquoi le retenir |
| Uniswap |
DEX |
Le plus liquide, audité, multichain |
| Aave |
Lending |
Le plus ancien, multichain, fonds d'assurance |
| Curve |
DEX stablecoins |
Frais minimes pour swap stablecoins |
| Lido |
Staking liquide ETH |
Standard pour staker ETH avec liquidité |
| MakerDAO |
Stablecoin DAI |
Décentralisation maximale |
Privilégier les protocoles **audités** (rapports publics par CertiK, Trail of Bits), **anciens** (>2 ans sans incident majeur) et **transparents** (code open-source vérifiable).
## Les Layer 2 indispensables
Sur Ethereum mainnet, une simple transaction peut coûter cher. Les [Layer 2](/apprendre/layer-1-vs-layer-2) règlent ce problème en traitant les transactions hors-chaîne tout en bénéficiant de la sécurité Ethereum. En 2026, les leaders :
- **Arbitrum** : le plus mûr, large catalogue.
- **Base** (Coinbase) : croissance rapide, UX soignée.
- **Optimism** : robuste, écosystème riche.
- **zkSync Era** : zk-rollup performant.
Pour bridger : utiliser le bridge officiel de chaque L2 (jamais des bridges tiers non audités).
## Les risques majeurs
### 1. Smart contract bug
Aave, Curve et Compound ont tous connu des incidents par le passé. Les protocoles plus récents ont des risques **bien plus élevés**. Lire les audits publics avant de déposer des sommes importantes.
### 2. Oracle attack
Certains protocoles dépendent d'oracles externes (Chainlink) pour obtenir les prix. Une manipulation d'oracle peut vider un protocole.
### 3. Impermanent loss
Quand tu fournis de la liquidité, le ratio entre les deux actifs change avec le marché. Tu peux récupérer moins que ce que tu aurais en holdant les deux actifs séparément.
### 4. Phishing & approvals
Les attaques par fausse interface ou par signature malicieuse sont fréquentes. Toujours vérifier l'URL, utiliser un wallet avec preview de transaction (Rabby) et révoquer régulièrement les approvals (revoke.cash).
### 5. Risque réglementaire
MiCA en Europe pourrait restreindre l'accès à certains protocoles non conformes après la transition complète.
## Fiscalité française de la DeFi
Le cadre fiscal français pour la DeFi est **complexe et en évolution**. Les principes 2026 :
- **PFU 31,4 %** sur les plus-values lors de la conversion crypto -> euros.
- **Swaps crypto-crypto** : potentiellement taxables selon l'administration (formulaire 2086).
- **Yield farming / staking** : revenus à déclarer (régime BNC ou BIC selon le caractère habituel).
- **DAC8** : à partir de 2026, les exchanges européens reportent automatiquement les soldes à l'administration fiscale.
Lire le guide complet : [Fiscalité crypto en France 2026](/guide/fiscalite-crypto-france).
## Erreurs à éviter
1. **Commencer par des protocoles obscurs** avec des rendements à deux chiffres - ils s'effondrent souvent.
2. **Tout mettre dans un seul protocole** - diversifier réduit le risque smart contract.
3. **Oublier de tenir un journal des transactions** - la déclaration fiscale devient un enfer.
4. **Cliquer sur un lien reçu en DM** - les phishings DeFi sont sophistiqués.
5. **Donner sa seed phrase à un faux support** - aucun support légitime ne demande la seed.
## FAQ
Voir le bloc FAQ ci-dessus pour les réponses détaillées aux questions fréquentes.
## À propos de ce guide
Ce guide est rédigé par [Maxime Gay](/auteur/maxime-gay), COO Upside en charge des articles et analyses. Upside est un média financier français qui rend les marchés, l'économie et la crypto accessibles. Pour aller plus loin :
- [Guide Sécurité crypto - checklist Upside](/guide/securite-crypto-map)
- [Comparatif des exchanges crypto en France](/apprendre/comparatif-exchange-crypto-france)
- [Tous les articles Upside](/articles)
- [Notre chaîne YouTube](/chaine)
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## Les 10 meilleures plateformes crypto en France en 2026
URL : https://www.upside24.com/guide/plateformes-crypto-francaises
Date : 2026-04-20T10:10:00.000Z
Section : Guides complets
> Guide Upside 2026 : les 10 meilleures plateformes crypto en France, forces, limites et pour qui. Revue pédagogique, classement indépendant.
Voici le guide **Upside** 2026 des 10 meilleures plateformes crypto en France. Une revue pédagogique et au classement indépendant pour t'aider à choisir celle qui correspond à ton profil. Chez **Upside**, notre mission est de te donner les clés pour décider par toi-même.
À moins d'être un puriste de la décentralisation, tu auras très probablement recours, à un moment ou à un autre, à une plateforme d'échange centralisée pour acheter, vendre ou échanger des cryptomonnaies. C'est le chemin emprunté par la majorité des investisseurs, attirés par la simplicité, la liquidité et la sécurité qu'offrent ces acteurs.
Mais toutes les plateformes ne se valent pas : le bon choix dépend largement de ton profil et de tes objectifs. Un trader expérimenté n'aura pas les mêmes exigences qu'un débutant qui veut faire ses premiers achats de bitcoin.
Pour t'aider à naviguer dans ce paysage varié, on a sélectionné et comparé les meilleurs exchanges centralisés du marché. Tu y trouveras leurs spécificités, leurs atouts et leurs limites, pour faire un choix pleinement éclairé. Et si tu privilégies une approche décentralisée, va voir notre comparatif dédié aux [exchanges décentralisés (DEX)](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex).
Ce guide est à jour pour 2026, l'année charnière où la régulation européenne MiCA remplace définitivement le statut PSAN français. On t'explique ce que ça change, puis on déroule notre Top 10 avec, pour chaque plateforme, une carte d'identité complète et notre verdict : pour qui, ses avantages, ses limites.
## Comparatif des plateformes en un coup d'oeil
Avant le détail plateforme par plateforme, voici la vue d'ensemble de nos dix plateformes (plus le bonus Coinhouse) : type, statut MiCA, frais de trading et public visé. Chaque ligne ouvre le site officiel de la plateforme dans un nouvel onglet (certains sont des liens affiliés, sans surcoût pour toi). Pour le statut réglementaire détaillé, l'annuaire MiCA est juste en dessous.
Un **exchange** fonctionne avec un carnet d'ordres et vise le trading actif (Binance, Kraken, OKX). Un **broker** simplifie l'achat et la vente, idéal pour débuter (SwissBorg, Bitpanda, Finst). Beaucoup commencent par un broker, puis ouvrent un compte sur un exchange en montant en compétence.
Pour le statut MiCA détaillé, service par service et à jour du registre ESMA, consulte notre [annuaire des plateformes agréées MiCA en France](/regulation-crypto/exchanges-mica).
## Les critères pour choisir une plateforme
On a retenu six critères. Lis-les d'abord, ils expliquent tout le classement qui suit.
1. **Simplicité d'utilisation.** Interface, qualité de l'application (on s'appuie sur les notes Play Store et App Store), support en français. Un débutant et un trader confirmé n'ont pas les mêmes besoins.
2. **Frais.** On regarde le tout : frais de trading spot (maker/taker), spread caché sur l'achat simple, frais de dépôt et de retrait et les paliers premium qui font baisser la note. Un prix affiché sans frais de trading cache parfois un spread.
3. **Sécurité et confiance.** Ancienneté (plus une plateforme a traversé les cycles sans casse, mieux c'est), présence d'une preuve de réserves (Proof of Reserves), garantie des fonds en euros, nombre d'utilisateurs et historique d'incidents.
4. **Régulation MiCA.** Depuis 2026, la référence n'est plus le simple enregistrement PSAN mais l'agrément européen MiCA (CASP). Une plateforme qui détient cet agrément avec un passeport France a le droit d'opérer légalement en France, au plus tard le 1er juillet 2026 (fin de la période transitoire des anciens PSAN). On a vérifié chaque statut sur le registre officiel des CASP.
5. **Étendue de l'offre.** Nombre de cryptos disponibles, présence d'autres actifs hors crypto (actions, ETF, métaux précieux) et richesse des fonctionnalités (Earn, staking, carte bancaire, DCA, indices crypto, produits dérivés).
6. **Type de plateforme.** Un exchange (carnet d'ordres, trading avancé) ne s'adresse pas au même public qu'un broker (achat et vente simplifiés). On le précise pour chaque plateforme.
Pour la culture, lis d'abord nos guides **Upside** [Comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france), [Qu'est-ce qu'un CEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) et [Qu'est-ce qu'un DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex).
**Avertissement :** cette revue est éducative et notre classement reste éditorialement indépendant. Certains liens vers les plateformes sont des liens affiliés (Upside peut percevoir une commission, sans surcoût pour toi), sans incidence sur notre classement. Les chiffres (frais, nombre de cryptos, notes des applications) sont relevés à la date de mise à jour et évoluent constamment : vérifie toujours à la source avant d'ouvrir un compte. Le mantra **Upside** : la meilleure plateforme n'existe pas dans l'absolu, la meilleure c'est celle qui colle à TON profil.
## 1. Binance
Le géant mondial. Binance reste la référence pour le choix de cryptos, la liquidité et des frais parmi les plus bas du marché.
Binance a retiré sa demande d'agrément MiCA en Grèce et n'obtiendra pas de licence avant la fin du régime transitoire, le 1er juillet 2026. La plateforme dit viser un agrément dans un autre État de l'UE (discussions avec l'AMF), sans date. D'ici là, son accès au marché français n'est plus garanti : pour un nouvel achat, privilégie une plateforme déjà agréée MiCA et passeportée en France. [Statut MiCA détaillé de Binance](/regulation-crypto/exchanges-mica/binance) - source : [Upside, 24 juin 2026](/articles/binance-sans-agrement-mica-au-1er-juillet-ce-que-ca-change-pour-les-europeens-790312).
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Exchange |
| Création | 2017 |
| Siège / entité | Montrouge, Binance France SAS |
| Régulation | PSAN France, agrément MiCA pas encore obtenu |
| Proof of Reserves | [Oui](https://www.binance.com/en/proof-of-reserves) |
| Garantie fonds fiat | Non (hors MiCA) |
| Cryptos (France) | 350+ |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Earn et staking, Launchpad, Binance Alpha |
| Frais trading | 0,10% spot, -25% avec le token BNB |
| Utilisateurs (monde) | 300 millions+ |
| Notes apps (Play / App) | 4,6 / 4,7 |
| Public cible | Intermédiaire à confirmé |
**Pour qui ?** Pour l'investisseur à l'aise avec une interface riche, qui veut le plus large choix de cryptos et les frais les plus bas.
**Points forts**
- Dépôts et retraits en euros par virement SEPA et carte bancaire
- Sécurité élevée
- Frais parmi les moins chers du marché et liquidité numéro un mondiale
- Vaste choix de cryptos
- Offre la plus complète : Spot, Margin, Earn, Launchpad, Binance Alpha
**Limites**
- A déjà été victime d'un hack (utilisateurs remboursés)
- Interface peu intuitive dû aux nombreux produits disponibles
**Upside** rappelle que Binance reste un poids lourd, mais que son statut MiCA n'est pas réglé (voir l'avertissement plus haut) : à surveiller de près avant tout nouveau dépôt. Pense à activer la 2FA et à déclarer ton compte au formulaire 3916-bis. Pour la fiscalité, relis notre [guide fiscalité crypto France](/guide/fiscalite-crypto-france).
## 2. Kraken
L'une des plus anciennes plateformes du marché et la référence absolue en matière de sécurité.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Exchange |
| Création | 2011 |
| Siège / entité | Dublin, Payward Europe Solutions |
| Régulation | MiCA Irlande (CBI) |
| Proof of Reserves | [Oui](https://www.kraken.com/fr-fr/proof-of-reserves) |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 600+ paires |
| Autres actifs (hors crypto) | 11 000+ actions et ETF |
| Fonctionnalités | Earn / Staking, prêts sur Kraken Pro, carte bancaire via Krak |
| Frais trading | App 1%, Kraken Pro 0,25% maker / 0,40% taker |
| Utilisateurs (monde) | 13 millions |
| Notes apps (Play / App) | 4,1 / 4,6 (Pro : 4,5 / 4,8) |
| Public cible | Débutant à confirmé |
**Pour qui ?** Pour celui qui place la sécurité avant tout et qui veut à la fois de la crypto et des actions ou ETF au même endroit.
**Points forts**
- Offre très large : 600+ paires crypto plus 11 000+ actions et ETF
- Deux niveaux : Kraken pour débuter, Kraken Pro pour les outils avancés
- Support reconnu et carte bancaire via Krak
**Limites**
- L'application standard est chère (1% sur l'achat simple)
- Kraken Pro est moins intuitive
**Upside** : si tu cherches le coffre-fort, c'est Kraken. Passe vite sur Kraken Pro pour diviser tes frais. Pour creuser, lis notre article [Comment optimiser ses gains sur Kraken](/articles/comment-optimiser-ses-gains-sur-kraken-en-2025-640922).
## 3. SwissBorg
L'application crypto la plus simple à prendre en main, régulée en France, pensée pour le grand public.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Broker (application mobile) |
| Création | 2017 |
| Siège / entité | Lausanne (SBorg SA), entité France Blocknodes SAS |
| Régulation | MiCA France (AMF) |
| Proof of Reserves | [Oui](https://defillama.com/cex/swissborg) |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 300+ |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Bundles crypto (indices), stratégie d'investissement automatique, Earn, DCA, carte bancaire |
| Frais trading | De 1,49% à moins de 0,1% selon le mode d'achat et le palier premium |
| Utilisateurs (monde) | Environ 1 million |
| Notes apps (Play / App) | 4,5 / 4,6 |
| Public cible | Grand public, débutant |
**Pour qui ?** Pour le débutant qui veut une application claire, francophone et régulée en France, sans se prendre la tête.
**Points forts**
- Interface mobile parmi les plus simples du marché
- Bundles thématiques et produits Earn accessibles
- Grande transparence
**Limites**
- Version Web limitée
- Frais élevés si tu ne montes pas en palier premium
- Pas de trading avancé ni de produits dérivés
**Upside** : SwissBorg, c'est la porte d'entrée idéale. Tu télécharges, tu comprends en cinq minutes, c'est fait pour ça.
## 4. Crypto.com
Un écosystème tout-en-un : trading, [carte bancaire à cashback](/guide/carte-crypto) et produits de rendement, le tout dans une app grand public.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Exchange |
| Création | 2016 |
| Siège / entité | Malte, Foris DAX MT Ltd |
| Régulation | MiCA Malte (MFSA) et PSAN France |
| Proof of Reserves | [Oui](https://crypto.com/fr-fr/proof-of-reserves) |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 400+ |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Paniers crypto (indices), Earn, carte bancaire, DCA |
| Frais trading | De 0,08% à 0,5% selon le palier premium |
| Utilisateurs (monde) | 150 millions+ |
| Notes apps (Play / App) | 4,4 / 4,7 |
| Public cible | Débutant à intermédiaire |
**Pour qui ?** Pour celui qui veut une carte crypto avec cashback et un écosystème complet dans une seule application.
**Points forts**
- Application intuitive
- Cartes Visa avec services avantageux
**Limites**
- Manque clair de transparence sur les frais (spreads de l'app)
- A subi un hack en 2022 (utilisateurs remboursés)
**Upside** : pratique et complet, mais lis bien le détail des frais avant de valider un achat. Le prix affiché n'est pas toujours le prix payé.
## 5. OKX
Un exchange complet, avec des frais très bas.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Exchange |
| Création | 2017 |
| Siège / entité | Malte, OKX Europe Ltd |
| Régulation | MiCA Malte (MFSA) |
| Proof of Reserves | [Oui](https://www.okx.com/en-eu/proof-of-reserves) |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 240+ |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Earn, Perps (produits dérivés), portefeuille Web3 |
| Frais trading | 0,08% maker / 0,10% taker, réductions VIP et token OKB |
| Utilisateurs (monde) | 60 millions+ |
| Notes apps (Play / App) | 4,2 / 4,6 |
| Public cible | Intermédiaire à confirmé |
**Pour qui ?** Pour l'utilisateur intermédiaire ou avancé qui veut des frais bas, des produits dérivés et un accès à la DeFi.
**Points forts**
- Frais parmi les plus bas du marché (0,08%)
- Offre complète : dérivés, marge, portefeuille Web3
**Limites**
- Interface technique, peu adaptée aux grands débutants
**Upside** : un excellent rapport frais sur fonctionnalités, mais réserve-le si tu es déjà un peu à l'aise avec le trading.
## 6. Coinbase
La plateforme de la confiance : société cotée en bourse, comptes audités, idéale pour débuter en toute sérénité.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Exchange |
| Création | 2012 |
| Siège / entité | Luxembourg, Coinbase Luxembourg SA |
| Régulation | MiCA Luxembourg (CSSF) |
| Proof of Reserves | Non |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 250+ (environ 100 côté France) |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Earn, staking, carte de débit, Perps |
| Frais trading | 0,40% à 1,20% en standard, 0,40% à 0,60% sur Coinbase Advanced |
| Utilisateurs (monde) | 110 millions+ |
| Notes apps (Play / App) | 4,0 / 4,6 |
| Public cible | Débutant à intermédiaire |
**Pour qui ?** Pour le débutant qui veut la plateforme la plus rassurante, quitte à payer un peu plus cher.
**Points forts**
- Niveau de confiance maximal : société cotée, comptes financiers audités
- Interface très pédagogique, idéale pour débuter
**Limites**
- Frais élevés sur l'interface standard (passe par Advanced)
**Upside** : si la tranquillité d'esprit prime sur le prix, Coinbase est imbattable. Pense à utiliser Advanced pour baisser tes frais.
## 7. Bitpanda
Le champion du multi-actifs : crypto, actions, ETF et métaux précieux dans une seule application simple.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Broker (Bitpanda Fusion = exchange) |
| Création | 2014 |
| Siège / entité | Vienne, Bitpanda GmbH |
| Régulation | MiCA Autriche, Allemagne et Malte |
| Proof of Reserves | Non |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 650 |
| Autres actifs (hors crypto) | 10 000+ actions, ETF, métaux précieux |
| Fonctionnalités | Indices crypto, Bitpanda Card, Earn |
| Frais trading | Basic 1,49%, Bitpanda Pro 0,10% à 0,15% |
| Utilisateurs (monde) | 6 millions+ |
| Notes apps (Play / App) | 4,0 / 4,6 |
| Public cible | Débutant |
**Pour qui ?** Pour celui qui veut investir crypto ET bourse (actions, ETF, métaux) depuis une seule application simple.
**Points forts**
- Interface très accessible pour débuter
- Carte Bitpanda et investissement fractionné dès 1 euro
- Métaux précieux adossés à des réserves physiques
**Limites**
- Frais élevés sur l'offre Basic (1,49%)
- Pas de preuve de réserves
- Pas de possibilité de passer des ordres de type avancé (limites, stop loss, take profit...)
**Upside** : le couteau suisse du patrimoine. Si tu veux mélanger crypto et bourse sans multiplier les comptes, c'est lui. Bascule sur Fusion pour les frais réduits.
## 8. Finst
Le challenger néerlandais aux frais ultra bas, fondé par d'anciens dirigeants de DEGIRO.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Broker |
| Création | 2023 |
| Siège / entité | Amsterdam, Finst B.V. |
| Régulation | MiCA Pays-Bas (AFM) |
| Proof of Reserves | Oui (audit datant de 2023) |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 340 |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Earn, packs (indices crypto), DCA auto-invest |
| Frais trading | 0,15%, dépôts et retraits gratuits |
| Utilisateurs (monde) | 100 000 |
| Notes apps (Play / App) | 3,6 / 4,3 |
| Public cible | Grand public |
**Pour qui ?** Pour celui qui veut des frais minimaux et une interface simple, sans avoir besoin de produits avancés.
**Points forts**
- Frais parmi les plus bas du marché (0,15%)
- DCA automatique et packs thématiques
- Une interface agréable à utiliser sur PC comme sur mobile
**Limites**
- Plateforme jeune (2023) et encore peu d'utilisateurs
- Audit de la preuve de réserve datant de 2023
- Pas de produits dérivés ni de trading avancé
**Upside** : un excellent rapport frais sur simplicité. Le seul vrai bémol, c'est sa jeunesse : on aime quand une plateforme a déjà traversé un cycle complet.
## 9. Bybit EU
Un exchange très complet pour les traders, avec des frais bas et une offre riche en dérivés.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Exchange |
| Création | 2018 |
| Siège / entité | Vienne, Bybit EU GmbH |
| Régulation | MiCA Autriche (FMA) |
| Proof of Reserves | [Oui](https://www.bybit.com/fr-FR/app/user/proof-of-reserve) |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 600+ |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | DCA Recurring Buy, Spot et Margin, carte, Earn |
| Frais trading | 0,03% à 0,1% sur le spot |
| Utilisateurs (monde) | 80 millions |
| Notes apps (Play / App) | 4,2 / 4,6 |
| Public cible | Intermédiaire à confirmé |
**Pour qui ?** Pour le trader actif qui veut une offre riche (dérivés, marge) avec des frais agressifs.
**Points forts**
- Frais très bas
- Spot, Margin, carte, Earn
- Achats récurrents (DCA) intégrés
**Limites**
- A subi le plus gros hack de l'histoire en février 2025 (1,46 milliard de dollars)
**Upside** : puissante pour qui sait s'en servir. Le hack de 2025 a été absorbé, mais il rappelle que les gros volumes attirent les attaques.
## 10. Meria
L'acteur français porté par Owen Simonin (Hasheur), orienté pédagogie et revenus passifs.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Broker |
| Création | 2017 |
| Siège / entité | France (Owen Simonin / Hasheur) |
| Régulation | MiCA France (AMF), agréé le 22 juin 2026 |
| Proof of Reserves | Non |
| Garantie fonds fiat | À confirmer |
| Cryptos (France) | 70 |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Bundles (indices crypto), DCA, Earn |
| Frais trading | 0,99% à 2,39% par virement, 1,5% à 3,15% par carte |
| Utilisateurs (monde) | 150 000 |
| Notes apps (Play / App) | 4,6 / 4,7 |
| Public cible | Grand public |
**Pour qui ?** Pour le français qui cherche un acteur local, de l'accompagnement et des revenus passifs (staking, lending).
**Points forts**
- Simplicité d'utilisation
- Staking, lending, Bundles et DCA
**Limites**
- Frais élevés
- Offre limitée à 70 cryptos, pas de preuve de réserves
**Upside** : on aime l'ancrage français et la pédagogie. Avec son agrément MiCA en France obtenu en juin 2026, Meria coche désormais la case réglementaire ; restent les frais élevés et l'offre limitée qui le maintiennent dans la deuxième moitié du classement.
## Bonus : Coinhouse, l'acteur français historique
La pionnière française, basée à Paris et régulée MiCA en France. Coinhouse mise sur l'accompagnement humain et un compte en euros plutôt que sur le volume de cryptos.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Type | Broker |
| Création | 2014 |
| Siège / entité | Paris, Coinhouse SAS |
| Régulation | MiCA France (AMF) |
| Proof of Reserves | Non |
| Garantie fonds fiat | Oui (jusqu'à 100 000 euros) |
| Cryptos (France) | 70+ |
| Autres actifs (hors crypto) | Aucun |
| Fonctionnalités | Staking, DCA, gestion pilotée, accompagnement, compte SEPA en euros (IBAN FR) |
| Frais trading | 1,49% à 0,69% (échange crypto) |
| Utilisateurs (monde) | 150 000+ |
| Notes apps (Play / App) | 4,3 / 4,5 |
| Public cible | Débutant, entreprises |
**Pour qui ?** Pour le français qui veut un acteur 100% local, un accompagnement humain et un compte en euros.
**Points forts**
- Staking, DCA, gestion pilotée, accompagnement
- Possibilité d'ouvrir un compte SEPA en euros
**Limites**
- Seulement 70 jetons accessibles
- Frais élevés
**Upside** : la proximité avant tout. On y gagne en accompagnement et en service ce qu'on perd en choix de cryptos. Un bon choix pour qui veut un contact en France.
Besoin de revoir la vue d'ensemble ? Le [comparatif des plateformes](#comparatif-des-plateformes-en-un-coup-doeil) est en haut de ce guide.
## Comment choisir, méthode Upside
1. **Vérifie la régulation.** Cherche l'agrément MiCA (ou le PSAN en transition jusqu'au 1er juillet 2026). Une plateforme régulée, c'est ton premier filet de sécurité.
2. **Compare les frais réels.** Additionne les frais de trading, le spread sur l'achat simple et les frais de dépôt et de retrait. Le moins cher sur le papier n'est pas toujours le moins cher à l'arrivée.
3. **Teste l'ergonomie.** Débutant ? Commence par l'application la mieux notée et la plus simple (SwissBorg, Bitpanda, Coinbase). Trader ? Va voir Kraken Pro, OKX ou Bybit.
4. **Mesure la confiance.** Ancienneté, preuve de réserves, nombre d'utilisateurs, historique d'incidents. Plus une plateforme a duré, plus elle inspire confiance.
5. **Choisis selon ton besoin.** Multi-actifs (crypto et bourse) ? Bitpanda ou Kraken. Le plus simple ? SwissBorg. Le moins cher ? Binance ou Finst. Le plus complet ? Binance ou OKX.
## Les plateformes à éviter
**Upside** recommande d'éviter :
- Les plateformes **absentes du registre MiCA** qui démarchent quand même des Français. Vérifie toujours le statut avant de déposer.
- Toute plateforme qui **promet des rendements garantis**, te met la pression pour investir vite, te contacte d'abord par message privé, ou te laisse déposer **sans vérification d'identité** (KYC). Ce sont des signaux d'arnaque classiques en 2026.
Avant de déposer, le réflexe : vérifie le statut MiCA réel de la plateforme, service par service.
## Autres plateformes à connaître
On les a analysées, sans les retenir dans le Top 10, mais elles peuvent coller à certains profils :
- **eToro** (broker multi-actifs, MiCA Chypre) : copy trading et large gamme d'actifs, mais frais élevés et modèle CFD en levier.
- **Robinhood** (broker, MiCA Lituanie) : quasi zéro frais et Stock Tokens, mais offre crypto encore limitée.
- **Bitvavo** (exchange, MiCA Pays-Bas) : simple et bon marché, leader européen en volume.
- **Paymium** (exchange, PSAN) : la plus ancienne plateforme française, avec déclaration fiscale automatique.
- **Gate et KuCoin** (exchanges, MiCA) : catalogues géants (3 500+ et 1 500+ cryptos), pour chasseurs d'altcoins.
## Conclusion
Il n'y a pas une seule meilleure plateforme, il y a la meilleure pour toi. Pour débuter en douceur, SwissBorg, Bitpanda ou Coinbase. Pour les frais les plus bas, Binance ou Finst. Pour la sécurité maximale, Kraken. Pour le multi-actifs, Bitpanda ou Kraken. Pour les traders, OKX ou Bybit.
Le vrai réflexe **Upside** : commence régulé, commence simple et ne mets jamais plus que ce que tu es prêt à immobiliser. Tu pourras toujours ouvrir un second compte plus tard. Et pour les montants significatifs, retire vers un wallet personnel : lis [Hot wallet vs cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet) et la [check-list sécurité Upside](/guide/securite-crypto-map).
## Pour aller plus loin
Une plateforme n'est qu'une porte d'entrée. La vraie valeur vient de ce que tu fais ensuite : comprendre les fondamentaux, sécuriser durablement, investir avec méthode. Reprends depuis le début avec [Débuter en crypto en 2026](/guide/debuter-crypto-2026), puis termine par la [fiscalité crypto France](/guide/fiscalite-crypto-france). Pour aller plus loin, parcours [les articles Upside](/articles), le [glossaire crypto](/glossaire) et la [chaîne YouTube Upside](/chaine).
## FAQ
### C'est quoi MiCA et pourquoi c'est important en 2026 ?
MiCA est la régulation européenne des crypto-actifs. Elle remplace le statut PSAN français. Une plateforme avec l'agrément MiCA et un passeport France peut opérer légalement en France, au plus tard le 1er juillet 2026 (fin de la période transitoire des anciens PSAN). C'est devenu le premier critère de confiance.
### Quelle plateforme crypto est agréée MiCA en France ?
Plusieurs plateformes sont agréées MiCA et accessibles en France. SwissBorg, Coinhouse et Meria affichent un agrément MiCA en France ; d'autres comme Kraken, OKX, Coinbase, Bitpanda ou Bybit EU sont agréées dans un autre pays de l'EEE puis passeportées vers la France. Le statut MiCA n'est pas binaire : il s'examine entité par entité et service par service. Binance, elle, n'est pas agréée MiCA au 24 juin 2026. Vérifie le statut exact de ta plateforme sur l'[annuaire MiCA Upside](/regulation-crypto/exchanges-mica), à jour du registre ESMA.
### Quelle plateforme crypto choisir pour bien débuter ?
SwissBorg, Bitpanda ou Coinbase. Interfaces simples, régulées et applications bien notées. Tu peux acheter ta première crypto en quelques minutes. **Upside** conseille de commencer par un broker simple avant d'aller vers un exchange plus technique.
### Quelle plateforme a les frais les plus bas ?
Binance (0,10%), OKX (0,08%) et Finst (0,15%) sont en tête sur le trading spot. Attention au spread caché sur les achats simples : un prix affiché sans frais de trading peut quand même intégrer une marge de 1 à 2%.
### Qu'est-ce qu'une preuve de réserves ?
La preuve de réserves (Proof of Reserves) prouve mathématiquement que la plateforme détient bien les fonds de ses clients. Kraken, Binance, OKX, Crypto.com, Bybit et SwissBorg en publient une. Bitpanda et Coinbase, non, mais restent des acteurs reconnus.
### Exchange ou broker, quelle différence ?
Un exchange fonctionne avec un carnet d'ordres et propose du trading avancé (Binance, Kraken, OKX). Un broker simplifie l'achat et la vente, idéal pour débuter (SwissBorg, Bitpanda, Finst). Beaucoup de débutants commencent par un broker puis ouvrent un compte sur un exchange.
### Mes euros sont-ils garantis sur ces plateformes ?
Sur les plateformes MiCA, tes dépôts en euros sont conservés chez une banque partenaire, avec une garantie bancaire jusqu'à 100 000 euros. Attention : cette garantie ne couvre pas tes crypto-actifs, seulement tes euros. Pour sécuriser tes cryptos, transfère-les vers un wallet personnel.
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## Fiscalité crypto en France : guide complet Upside 2026
URL : https://www.upside24.com/guide/fiscalite-crypto-france
Date : 2026-04-20T10:05:00.000Z
Section : Guides complets
> Guide Upside 2026 sur la fiscalité crypto en France : PFU 31,4 %, régime BNC vs BIC, déclaration 2086, exonération 305 €, arbitrages. Tout pour ne pas te tromper.
Voici le guide **Upside** le plus complet de 2026 sur la **fiscalité crypto en France**. La règle numéro un : comprendre n'est pas optionnel. L'administration fiscale a considérablement renforcé ses contrôles sur les cryptos depuis 2023 et la directive européenne DAC8 entrée en vigueur le **1er janvier 2026** impose désormais aux plateformes crypto européennes et étrangères de transmettre automatiquement les données de leurs utilisateurs aux administrations fiscales. Ignorer la règle n'est plus une option viable.
Ce guide n'est pas un conseil fiscal personnalisé. **Upside** est un média éducatif, pas un cabinet comptable. Pour ta situation particulière, consulte un expert-comptable spécialisé crypto. Mais les règles générales expliquées ici te permettent déjà de comprendre ce que tu dois faire.
## Le principe général : le PFU à 31,4 %
En France, pour un **particulier occasionnel**, les plus-values sur cryptomonnaies sont imposées au **Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)** de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, soit :
- **12,8 %** d'impôt sur le revenu ;
- **18,6 %** de prélèvements sociaux.
Le taux global est passé de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026, avec la hausse de la CSG sur les revenus du capital (loi de financement de la Sécurité sociale 2026). Ce régime s'applique depuis la loi de finances 2019 et a été reconduit avec quelques ajustements dans les lois de finances successives. Depuis 2023, une option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu est possible : elle peut être intéressante si ta tranche marginale est inférieure à 12,8 % (typiquement les contribuables non imposables ou dans la tranche à 11 %).
**Upside** rappelle que cette règle ne concerne que les cessions effectives. Tant que tu ne vends pas, tu n'as pas d'impôt à payer sur les plus-values latentes. Pour plus de détails, lis aussi notre micro-guide [Déclarer ses cryptos aux impôts](/apprendre/declarer-cryptos-impots).
## Le fait générateur : quand l'impôt est-il dû ?
L'administration fiscale française identifie trois grands cas de **cession imposable** :
1. **Conversion crypto -> monnaie fiat** (euro, dollar, etc.).
2. **Achat d'un bien ou service** réglé en cryptomonnaies.
3. **Utilisation d'une [carte crypto](/guide/carte-crypto)** pour payer un achat (assimilé à une cession).
À l'inverse, **n'est pas imposable** :
- Un échange **crypto vers crypto** (par exemple BTC -> ETH, ou ETH -> USDC).
- Un **transfert entre tes propres wallets**.
- Le fait de **détenir** des cryptos, quelle que soit leur valeur.
- Les **dons familiaux** dans certaines limites.
Cette règle de neutralité des échanges crypto-to-crypto est une spécificité française plutôt favorable. Elle permet d'arbitrer entre cryptos sans générer d'événement fiscal, ce qui simplifie considérablement la gestion. Pour bien comprendre la différence entre plateformes centralisées et décentralisées où se passent ces échanges, lis nos guides **Upside** [Qu'est-ce qu'un CEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) et [Qu'est-ce qu'un DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex).
## L'exonération sous 305 €
Le Code général des impôts prévoit une **exonération** pour les petits investisseurs : si le **total de tes cessions imposables** dans l'année (pas le total de tes plus-values, attention) est **inférieur à 305 €**, tu n'as pas d'impôt à payer sur ces opérations.
Exemple : si tu vends 200 € de Bitcoin dans l'année, tu es exonéré. Si tu vends 310 €, **toutes** tes cessions deviennent imposables dès le premier euro.
C'est un seuil à bien garder en tête pour les débutants. **Upside** recommande de le suivre de près pour éviter un dépassement involontaire.
## Particulier occasionnel (BNC) vs pro (BIC)
Tout le monde n'est pas dans le même régime. L'administration distingue :
- **Le particulier occasionnel** (régime des plus-values de biens meubles, article 150 VH bis CGI) : PFU 31,4 %. C'est le cas de la grande majorité des investisseurs.
- **Le professionnel** (régime BIC, Bénéfices Industriels et Commerciaux) : barème progressif, TVA éventuelle, cotisations sociales. Concerne ceux qui font du trading de manière habituelle avec des moyens professionnels.
- **Le régime BNC** (Bénéfices Non Commerciaux) : pour des activités rémunérées en crypto de manière occasionnelle non salariée et historiquement pour le mining.
Les critères qui font basculer en régime pro sont flous et jurisprudentiels : fréquence des opérations, volume, outils utilisés, part dans tes revenus. **Upside** met en garde : en cas d'activité intense (day trading quotidien, automatisation par bots, gros volumes), consulte un expert-comptable avant la première déclaration.
## Mining, staking, airdrops, DeFi
Ces activités sortent du cadre simple du PFU.
### Mining
Les revenus de mining sont imposés au **régime BNC** : le mineur doit déclarer la valeur des cryptos reçues au moment de leur attribution comme un revenu non commercial. Pour comprendre le mécanisme, lis [Qu'est-ce que le mining Bitcoin ?](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin).
### Staking
Les récompenses de staking sont généralement considérées comme un **revenu imposable au moment de la réception** (valeur de la crypto au jour de l'attribution). Puis une éventuelle plus-value sera calculée lors de la cession. Pour plus de détails, consulte [Qu'est-ce que le staking ?](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking).
### Airdrops
Même logique que le staking : imposition au moment de la réception si la crypto a une valeur déterminable, puis plus-value lors de la cession.
### DeFi, yield farming, pools de liquidité
Zone grise. L'administration française n'a pas publié de doctrine exhaustive. Certains revenus (intérêts de lending) peuvent être assimilés à du staking. D'autres (swap automatique via un LP) peuvent être vus comme des crypto-to-crypto neutres. **Upside** recommande la plus grande prudence et la documentation systématique de chaque opération. Pour te remettre en mémoire les concepts, lis [Qu'est-ce que la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) et [Qu'est-ce que le yield farming](/apprendre/qu-est-ce-que-yield-farming).
## La déclaration pas-à-pas
### Formulaires concernés
- **Formulaire 2086** : détail des cessions imposables.
- **Formulaire 2042-C** : report du total des plus-values.
- **Formulaire 3916-bis** : déclaration des comptes crypto détenus à l'étranger.
### La formule 2086
Pour chaque cession, la plus-value se calcule ainsi :
**Plus-value = Prix de cession − (Prix total d'acquisition × Prix de cession / Valeur globale du portefeuille à la cession).**
Exemple concret :
- Tu as investi 5 000 € dans un portefeuille crypto (prix total d'acquisition).
- La valeur totale de ton portefeuille au moment de la cession est de 10 000 €.
- Tu vends pour 1 000 €.
- Plus-value = 1 000 − (5 000 × 1 000 / 10 000) = 1 000 − 500 = **500 €**.
- Impôt PFU = 500 × 31,4 % = **157 €**.
Cette formule impose de connaître la valeur globale du portefeuille au moment exact de chaque cession. D'où l'intérêt majeur d'utiliser un outil spécialisé (Koinly, Crypteva, Blockpit). **Upside** ne recommande pas un outil particulier dans ce guide : teste-les pour trouver celui qui correspond à ta configuration.
### Les comptes à l'étranger (3916-bis)
Toute plateforme crypto qui n'est pas française doit être déclarée, **même avec un solde à zéro**, sur le formulaire 3916-bis. Binance, Kraken, Coinbase, Bitpanda, Bybit, OKX : à déclarer.
L'**amende** pour non-déclaration est de **750 € par compte** non déclaré. C'est l'une des erreurs les plus coûteuses observées par **Upside** auprès de sa communauté.
Les plateformes françaises enregistrées PSAN (Paymium, Coinhouse, Deskoin, Meria...) ne sont pas concernées par le 3916-bis. Pour le détail des plateformes et leur localisation, consulte notre guide pillar [Les 10 meilleures plateformes crypto en France](/guide/plateformes-crypto-francaises).
## Arbitrages fréquents
### Option barème progressif
Depuis 2023, tu peux opter pour le barème progressif de l'IR à la place du PFU. L'option est **globale** (vaut pour l'ensemble des revenus mobiliers) et **irrévocable** pour l'année concernée. À analyser avec ta fiche d'imposition globale.
### Stablecoins comme valeur refuge
Passer de BTC à USDC ou USDT est un crypto-to-crypto, donc **neutre fiscalement**. C'est un moyen de verrouiller un prix sans générer d'impôt. Attention : à la conversion USDC -> EUR, là, c'est une cession imposable. Pour comprendre les stablecoins en détail, lis [Qu'est-ce qu'un stablecoin ?](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) et [USDT vs USDC](/apprendre/usdt-vs-usdc).
### Donations familiales
Les donations en crypto bénéficient des abattements classiques (100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans par exemple). La donation "purge" la plus-value, ce qui peut être un levier intéressant de transmission - à valider avec un notaire.
### Sortie vers l'étranger
Partir vivre à l'étranger peut déclencher l'**exit tax** pour les gros patrimoines (seuil, historique de détention, régime local). Ce n'est pas une solution simple à mettre en œuvre. **Upside** déconseille fortement d'utiliser la fiscalité étrangère comme argument unique pour déménager.
## Approche Upside
La méthode **Upside** en matière fiscale tient en trois principes : transparence (on déclare), traçabilité (on conserve les justificatifs) et sobriété (pas de montage fiscal hasardeux). Dit autrement, on préfère un dossier fiscal béton plutôt qu'une optimisation agressive qui finit en contrôle.
## Risques et contrôles
**Depuis le 1er janvier 2026**, l'Union européenne applique la directive **DAC8** : les plateformes crypto européennes et étrangères transmettent automatiquement les données de leurs utilisateurs aux administrations fiscales des États membres. Concrètement, l'administration française **sait** ce que tu fais sur Binance, Kraken, Coinbase et la majorité des plateformes grand public.
Les contrôles se sont multipliés depuis 2023. Les cas les plus courants : non-déclaration de comptes à l'étranger, sous-déclaration des plus-values, confusion entre régime particulier et pro.
La méthode **Upside** pour dormir tranquille : **déclarer systématiquement**, **conserver 10 ans** de justificatifs et en cas de doute, **consulter un pro**.
## Conclusion
La fiscalité crypto en France n'est pas si compliquée une fois qu'on a compris la structure : PFU 31,4 %, fait générateur à la sortie fiat, exonération 305 €, formulaires 2086 et 3916-bis. Le piège, c'est de vouloir improviser sans comprendre.
Pour aller plus loin, lis notre guide pillar **Upside** [Débuter en crypto en 2026](/guide/debuter-crypto-2026) et n'oublie pas nos actualités fiscales dans [les articles Upside](/articles).
La méthode **Upside**, on la résume en une phrase : **tu préfères passer 4 heures par an à bien déclarer que 4 jours en contrôle fiscal.**
## FAQ
### À quel taux sont imposées les plus-values crypto en France ?
Pour un particulier occasionnel, les plus-values sont soumises au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Une option pour le barème progressif est possible depuis 2023, à étudier selon ta tranche marginale d'imposition.
### Le seuil des 305 € d'exonération, comment ça marche ?
Si le total de tes cessions imposables dans l'année (pas de tes plus-values, mais du montant total vendu et converti en monnaie fiat) est inférieur à 305 €, tu es exonéré d'impôt sur ces opérations. Au-dessus, toutes les cessions redeviennent imposables dès le premier euro.
### Faut-il déclarer si je n'ai pas vendu ?
Tu dois déclarer tes comptes crypto détenus à l'étranger (formulaire 3916-bis) même si tu n'as rien vendu, sous peine d'amende de 750 € par compte non déclaré. En revanche, tant qu'il n'y a pas cession, il n'y a pas d'impôt sur les plus-values latentes.
### Crypto-to-crypto, est-ce imposable ?
Non. Un échange BTC vers ETH, par exemple, est considéré comme neutre fiscalement pour un particulier : il n'y a pas de fait générateur. L'impôt n'est dû qu'à la conversion en monnaie fiat (euro, dollar) ou à l'achat d'un bien/service avec des cryptos.
### Quelle différence entre BNC et BIC ?
Le régime BNC (non-professionnel) s'applique au particulier occasionnel. Le régime BIC (professionnel) s'applique à celui qui fait du trading de manière habituelle avec des moyens professionnels. Les seuils sont flous : l'administration regarde fréquence, volume, outils, source principale de revenus. En cas de doute, **Upside** recommande de consulter un expert-comptable spécialisé.
### Comment remplir le formulaire 2086 ?
Le 2086 détaille chaque cession imposable : date, valeur de cession, prix d'acquisition global du portefeuille, valeur globale du portefeuille à la cession. La plus-value se calcule selon la formule : prix de cession − (prix total d'acquisition × prix de cession / valeur totale du portefeuille). Des outils comme Koinly ou Crypteva automatisent ce calcul.
### Le staking et les airdrops, c'est imposé ?
Les récompenses de staking et d'airdrops sont généralement imposées au moment de leur réception (valeur au jour de l'attribution). Puis une éventuelle plus-value sera calculée si la valeur augmente entre la réception et la cession. Les règles évoluent : surveille les FAQ de l'administration fiscale.
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## Débuter en crypto en 2026 : le guide complet Upside
URL : https://www.upside24.com/guide/debuter-crypto-2026
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides complets
> Le guide Upside le plus complet pour débuter en crypto en 2026 : choisir sa plateforme, sécuriser ses cryptos, comprendre Bitcoin et Ethereum, éviter les pièges de débutant.
Bienvenue dans le guide le plus complet d'**Upside** pour **débuter en crypto en 2026**. Que tu aies 18 ou 68 ans, que tu aies 50 € ou 5 000 € à consacrer à ce premier pas, ce guide te donne toutes les clés pour comprendre Bitcoin, Ethereum, acheter tes premières cryptos en toute sécurité et éviter les erreurs classiques qui coûtent cher aux débutants. Pas de jargon inutile, pas de promesses de gains mirobolants - juste la méthode Upside, claire, honnête et pédagogique.
## Pourquoi s'intéresser aux cryptos en 2026
Les cryptomonnaies ne sont plus un sujet de niche. Depuis l'approbation des ETF Bitcoin spot aux États-Unis en 2024, puis celle des ETF Ethereum, les grandes banques, les gestionnaires d'actifs et une partie croissante des particuliers traitent désormais Bitcoin comme une classe d'actifs à part entière - au même titre que l'or ou les actions.
En 2026, trois tendances dominent :
1. **L'adoption institutionnelle.** Les fonds de pension, les assureurs et les fonds souverains accumulent du Bitcoin via les ETF et via le stockage direct.
2. **La régulation européenne (MiCA).** Le cadre réglementaire MiCA est pleinement effectif : les plateformes européennes doivent respecter des règles strictes de transparence, de sécurité et de protection des utilisateurs.
3. **L'intégration dans la vie quotidienne.** Paiement, tokenisation d'actifs, applications décentralisées (DeFi) : le Web3 s'installe durablement.
Chez **Upside**, on est convaincus d'une chose : tout le monde devrait comprendre ce qu'est une cryptomonnaie, même sans jamais en acheter. C'est une question de culture financière, au même titre que de savoir ce qu'est une action ou une obligation. Si tu veux approfondir notre vision, va lire notre page [À propos d'Upside](/a-propos).
Attention, ce guide ne constitue pas un conseil en investissement. **Upside** est un média éducatif, pas un conseiller financier. Les cryptomonnaies sont volatiles : tu peux perdre tout ce que tu investis. Ne mise jamais plus que ce que tu es prêt à voir disparaître.
## Qu'est-ce que Bitcoin ?
Bitcoin (BTC) est la première cryptomonnaie, née en 2009. Elle repose sur une technologie appelée **blockchain** : un registre public, transparent et infalsifiable, tenu par des milliers d'ordinateurs répartis dans le monde. Personne ne contrôle Bitcoin - ni une entreprise, ni un État, ni une banque. Sa politique monétaire est inscrite dans le code : il n'y aura jamais plus de **21 millions** de bitcoins.
Trois propriétés fondamentales :
- **Rareté programmée** : la quantité maximale est fixée et l'émission est divisée par deux tous les quatre ans environ (le fameux *halving*).
- **Décentralisation** : pas de point central de contrôle ni de défaillance.
- **Résistance à la censure** : personne ne peut t'empêcher d'envoyer ou de recevoir des bitcoins si tu tiens les clés.
Pour aller plus loin, consulte notre guide pédagogique [Qu'est-ce que Bitcoin ?](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin), notre guide [Qu'est-ce que le mining Bitcoin ?](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin) et notre explication du [halving Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin). Ces trois micro-guides **Upside** te donnent les bases en moins de 10 minutes.
Si tu préfères le format vidéo, la [chaîne YouTube Upside](/chaine) propose plusieurs formats courts qui reprennent ces notions.
## Qu'est-ce qu'Ethereum ?
Ethereum (ETH) est la deuxième plus grande blockchain par capitalisation. Lancée en 2015 par Vitalik Buterin et une équipe de développeurs, Ethereum a introduit une idée révolutionnaire : les **smart contracts**. Ce sont des programmes qui s'exécutent automatiquement sur la blockchain, sans intermédiaire.
Là où Bitcoin se concentre sur une chose (être de la monnaie numérique rare), Ethereum est une plateforme programmable. C'est sur Ethereum que tournent :
- La majorité de la **DeFi** (finance décentralisée) ;
- La majorité des **NFT** ;
- Des stablecoins comme USDC et USDT ;
- Des milliers d'applications décentralisées (dApps).
Pour bien comprendre, lis nos guides **Upside** dédiés : [Qu'est-ce qu'Ethereum ?](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum), [Qu'est-ce qu'un smart contract ?](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract), [Qu'est-ce que la DeFi ?](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) et [Qu'est-ce qu'un NFT ?](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft).
La différence en une phrase : **Bitcoin = or numérique, Ethereum = ordinateur mondial décentralisé.**
## Comment acheter ses premières cryptos
### Choisir une plateforme
En France, les plateformes réglementées doivent être enregistrées **PSAN** (Prestataire de Services sur Actifs Numériques) auprès de l'AMF. Avec l'entrée en vigueur complète de MiCA, ce régime converge vers une licence européenne unique. Quelques critères pour choisir :
- **Enregistrement PSAN / MiCA** : obligatoire.
- **Frais** : spread, frais de dépôt, de retrait, de trading.
- **Sécurité** : stockage à froid, assurance, 2FA obligatoire.
- **Ergonomie** : une interface claire quand on débute, ça change la vie.
- **Support en français** : important si un problème survient.
On retrouve régulièrement dans les sélections **Upside** des plateformes comme Binance, Kraken, Bitpanda, Coinbase, Coinhouse, Paymium, Deskoin, Meria ou SwissBorg. Pour une revue détaillée, va lire notre guide pillar [Les 10 meilleures plateformes crypto en France](/guide/plateformes-crypto-francaises). La page [Partenaires Upside](/partenaires) liste aussi les acteurs avec qui nous travaillons sur des contenus éducatifs.
### Les étapes concrètes
Voici la méthode **Upside** pour un premier achat, du plus simple au plus prudent :
1. **Choisir une plateforme PSAN.** Crée un compte avec une adresse email dédiée (pas ton email principal).
2. **Vérifier ton identité (KYC).** Pièce d'identité + justificatif de domicile. C'est obligatoire en France, ne saute pas cette étape.
3. **Activer la double authentification (2FA).** Utilise une app type Authy ou Google Authenticator, jamais par SMS.
4. **Effectuer un dépôt.** Virement SEPA ou carte bancaire. Commence petit : 20 à 50 € suffisent pour apprendre.
5. **Passer ton premier ordre.** Achète un petit montant de Bitcoin (BTC) ou d'Ethereum (ETH). Ne te disperse pas sur 10 altcoins à la fois.
6. **Retirer tes cryptos.** Dès que le montant devient significatif (quelques centaines d'euros), retire vers ton propre wallet. **Not your keys, not your coins.**
Pour chaque étape, consulte nos guides détaillés dans la rubrique [Apprendre la crypto avec Upside](/apprendre), notamment [Comment acheter ses cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france), les différences entre [CEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) et [DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex) et notre [glossaire crypto](/glossaire) pour lever tous les doutes de vocabulaire.
## Comment sécuriser ses cryptos
La sécurité, c'est le sujet le plus important quand on débute. Toutes les pertes qu'**Upside** documente auprès de sa communauté viennent presque toujours d'une erreur humaine : seed phrase photographiée, wallet Metamask laissé sur un ordinateur partagé, clic sur un lien de phishing.
### Wallet chaud vs wallet froid
Il existe deux grandes familles de wallets :
- **Wallets chauds** : connectés à Internet (MetaMask, Rabby, Phantom, application mobile d'une plateforme). Pratique au quotidien, mais vulnérable en cas de piratage.
- **Wallets froids** : hors ligne, généralement sous forme de clé USB spécialisée (Ledger, Trezor, BitBox). Quasiment impossibles à pirater à distance.
La règle **Upside** : petits montants sur wallet chaud, gros montants sur wallet froid. Pour creuser, lis [Qu'est-ce qu'un wallet crypto ?](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto) et [Hot wallet vs cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet).
### Sécuriser sa seed phrase
La **seed phrase** (ou phrase de récupération) est la suite de 12 ou 24 mots qui permet de retrouver l'accès à ton wallet. Celui qui a ta seed phrase a tes cryptos, point. Quelques règles d'or :
- **Jamais** sur ordinateur. Pas de screenshot, pas de fichier texte, pas de cloud, pas de gestionnaire de mots de passe.
- Sur papier, c'est acceptable pour de petits montants. Pour des montants importants, investis dans une plaque en acier inoxydable (type Cryptosteel, Billfodl) qui résiste au feu et à l'eau.
- Stocke au moins deux copies dans deux lieux différents. Chez soi et dans un coffre bancaire, par exemple.
- Ne dis **jamais** ta seed phrase à qui que ce soit. Aucun support client légitime ne te la demandera.
Pour un pas-à-pas complet, rends-toi sur notre guide pillar **Upside** [Sécurité crypto : la check-list complète](/guide/securite-crypto-map).
## Les erreurs à éviter
Voici les 7 erreurs les plus fréquentes observées par l'équipe **Upside** dans sa communauté.
1. **Investir plus que ce qu'on peut perdre.** Les cryptos peuvent chuter de 80 % en un cycle. Ne mise jamais ton loyer.
2. **Acheter au plus haut, vendre au plus bas.** Stratégie perdante classique. Préfère le DCA (investir une somme fixe à intervalle régulier).
3. **Se laisser influencer par des inconnus sur Twitter/TikTok.** Si c'était si facile de devenir riche avec les conseils d'un inconnu masqué, il ne passerait pas sa vie à les partager gratuitement.
4. **Ne pas activer la 2FA.** C'est la base. Non négociable.
5. **Partager sa seed phrase.** Toujours une arnaque. Toujours.
6. **Ignorer la fiscalité.** En France, les plus-values crypto sont imposables. Consulte notre [guide fiscalité crypto France](/guide/fiscalite-crypto-france) et le micro-guide [Déclarer ses cryptos aux impôts](/apprendre/declarer-cryptos-impots).
7. **Confondre trading et investissement.** 95 % des traders court terme perdent de l'argent. Pour un débutant, le DCA long terme reste la meilleure approche documentée.
## Aller plus loin : DeFi, NFT, staking, stablecoins
Une fois les bases maîtrisées, l'univers crypto devient passionnant. Voici quelques sujets à explorer, dans l'ordre conseillé par **Upside** :
- **Les stablecoins.** Des cryptos dont la valeur est indexée sur le dollar ou l'euro. Utiles pour garer ses fonds sans sortir du système crypto. Lis [Qu'est-ce qu'un stablecoin ?](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) et la comparaison [USDT vs USDC](/apprendre/usdt-vs-usdc).
- **Le staking.** Bloquer ses cryptos pour sécuriser un réseau et percevoir des récompenses. Voir [Qu'est-ce que le staking ?](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking).
- **La DeFi.** Prêts, emprunts, pools de liquidité, yield farming. Lis [Qu'est-ce que la DeFi ?](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) et [Qu'est-ce que le yield farming ?](/apprendre/qu-est-ce-que-yield-farming).
- **Les NFT.** Bien plus que des images de singes : titres de propriété, billets, identité numérique. Voir [Qu'est-ce qu'un NFT ?](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft).
- **Les Layer 2.** Arbitrum, Base, Optimism, zkSync. Lis [Layer 1 vs Layer 2](/apprendre/layer-1-vs-layer-2).
- **Le Web3 et les DAO.** Voir [Qu'est-ce que le Web3 ?](/apprendre/qu-est-ce-que-le-web3) et [Qu'est-ce qu'une DAO ?](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-dao).
Pour les débats d'actualité, plonge dans nos [articles Upside](/articles) mis à jour régulièrement. Et si tu préfères le format vidéo, la [chaîne Upside](/chaine) et nos [vidéos phares](/videos) couvrent tous ces sujets de façon accessible.
## La méthode Upside en 5 règles
On résume la méthode **Upside** en cinq règles simples :
1. **Apprendre avant d'investir.** Les guides [Apprendre](/apprendre), le [glossaire](/glossaire) et les vidéos de la [chaîne Upside](/chaine) sont gratuits.
2. **Commencer petit.** Un premier achat de 20 € pour comprendre le process.
3. **Diversifier raisonnablement.** BTC et ETH pour commencer. Pas de shitcoins.
4. **Sécuriser dès le premier euro.** 2FA systématique, wallet matériel dès que le montant le justifie.
5. **Ne jamais investir sous pression.** Si quelqu'un te presse d'acheter maintenant, c'est une arnaque.
## Conclusion
Débuter en crypto en 2026, ce n'est pas compliqué - c'est surtout rigoureux. Prendre 2 heures pour comprendre les bases, 30 minutes pour sécuriser son compte, puis y aller petit, c'est tout ce qui sépare les gagnants de ceux qui se brûlent les ailes. **Upside** est là pour t'accompagner à chaque étape, gratuitement, en français, sans filtre commercial caché.
La prochaine étape ? Va lire nos autres guides pillar : [Les plateformes crypto françaises](/guide/plateformes-crypto-francaises), [La fiscalité crypto en France](/guide/fiscalite-crypto-france) et [La check-list sécurité crypto](/guide/securite-crypto-map). Et surtout, reste curieux : l'écosystème évolue vite et **Upside** met à jour ses contenus régulièrement.
Bienvenue dans le Web3. Bienvenue chez **Upside**.
## FAQ
### Par où commencer pour débuter en crypto en France ?
La première étape consiste à comprendre ce qu'est Bitcoin, à choisir une plateforme d'échange réglementée en France (PSAN), puis à y réaliser un premier achat modeste de 20 à 50 €. **Upside** recommande de commencer par un apprentissage solide avant d'investir : glossaire, vidéos et guides éducatifs sont gratuits sur le site.
### Combien faut-il pour commencer en crypto ?
Il n'y a pas de minimum imposé. Sur la plupart des plateformes françaises, il est possible d'acheter à partir de quelques euros. **Upside** conseille aux débutants de ne jamais investir plus que ce qu'ils peuvent se permettre de perdre et d'étaler ses achats dans le temps (stratégie DCA) plutôt que de tout miser d'un coup.
### Faut-il acheter Bitcoin ou Ethereum en premier ?
Pour un débutant, Bitcoin reste la référence : la plus décentralisée, la plus liquide, la plus simple à comprendre. Ethereum vient naturellement dans un second temps, quand on commence à explorer la DeFi, les NFT et les applications Web3. **Upside** explique les deux en détail dans sa section Apprendre.
### Comment sécuriser ses cryptos quand on débute ?
Activer la double authentification sur sa plateforme, ne jamais partager sa seed phrase et dès que les montants augmentent, passer à un wallet matériel type Ledger. Ne jamais cliquer sur un lien reçu par DM ou email non sollicité.
### Les cryptos sont-elles légales en France ?
Oui, acheter, vendre et détenir des cryptomonnaies est parfaitement légal en France. Les plateformes doivent être enregistrées PSAN auprès de l'AMF. Les plus-values sont imposées à 30 % (PFU) pour les particuliers, avec une exonération en dessous de 305 € de cessions annuelles.
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# Guides éducatifs
## ETF Bitcoin en France : tout comprendre en 2026
URL : https://www.upside24.com/apprendre/etf-bitcoin-france-2026
Date : 2026-04-22T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Comment investir dans un ETF Bitcoin en France en 2026 : ETF spot US, ETF européens, courtiers accessibles, fiscalité. Upside fait le point neutre et complet.
## Définition rapide
Un **ETF Bitcoin** (Exchange-Traded Fund) est un fonds coté en bourse dont la valeur suit le cours du Bitcoin. L'avantage : tu détiens une part d'un fonds régulé via un compte-titres ou un PEA (pour certains ETP européens), sans avoir à gérer wallet, seed phrase ou exchange crypto. Depuis janvier 2024, la SEC a approuvé les ETF Bitcoin spot aux États-Unis (BlackRock IBIT, Fidelity FBTC, etc.), mais l'accès depuis la France reste indirect, explique Upside.
## En détail
### Les ETF spot US : accès restreint depuis la France
Les ETF Bitcoin spot américains (IBIT de BlackRock, FBTC de Fidelity, ARKB d'Ark Invest, etc.) ont révolutionné le marché en 2024. Ils répliquent le cours du Bitcoin en détenant physiquement des BTC en custody (Coinbase Prime pour la plupart). Problème : en vertu des règles européennes (UCITS / PRIIPs), un résident français ne peut pas acheter ces ETF directement via un courtier classique. Certains courtiers permettent un accès via un compte "professionnel qualifié", mais c'est hors de portée du particulier standard.
### Les ETP européens : la voie accessible
En Europe, l'équivalent existe sous forme d'**ETP** (Exchange-Traded Products) ou d'**ETN** (Exchange-Traded Notes). Les plus connus sont :
- **Jacobi FT Wilshire Bitcoin ETF** - premier ETF Bitcoin spot européen (lancé 2023), coté Euronext Amsterdam.
- **21Shares Bitcoin Core ETP (CBTC)** - ETP physiquement répliqué, coté à Zurich et Paris Euronext.
- **CoinShares Physical Bitcoin (BITC)** - ETP domicilié à Jersey, frais réduits, coté Euronext.
- **WisdomTree Physical Bitcoin (BTCW)** - autre ETP européen solide.
Frais typiques des ETP cités : de l'ordre de 0,10 % à 0,35 % par an (CoinShares autour de 0,25 %, 21Shares environ 0,10 %, WisdomTree environ 0,35 %). Ces produits sont accessibles via la plupart des courtiers en ligne.
### Quels courtiers utiliser
Pour acheter un ETP Bitcoin depuis la France, plusieurs courtiers proposent ces produits :
- **DeGiro** - courtier néerlandais, frais bas, large accès Euronext.
- **Trade Republic** - néobroker allemand populaire, accès ETP crypto inclus.
- **Bourse Direct / Saxo / Boursorama** - courtiers français historiques, plus chers mais intégrés au paysage bancaire.
- **Interactive Brokers** - pour les profils plus expérimentés, accès mondial.
Important : selon les courtiers, ces ETP sont le plus souvent **non éligibles au PEA** et doivent être détenus sur un compte-titres ordinaire (CTO). L'éligibilité réelle dépend du produit et de l'intermédiaire, à vérifier au cas par cas.
### Fiscalité : ETP vs crypto détenue en direct
C'est là que ça devient intéressant. Un résident fiscal français qui détient du Bitcoin en direct est soumis à la fiscalité spécifique des actifs numériques : **PFU 31,4 %** sur les plus-values lors d'une conversion crypto -> euro (taux relevé de 30 % à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026). Un ETP Bitcoin, lui, est fiscalement traité comme un titre financier classique : plus-values imposées au **PFU 31,4 %** également, mais avec des règles différentes (pas de fractionnement crypto-par-crypto, comptabilité plus simple). Les intérêts de staking et revenus DeFi ne sont pas applicables aux ETP. Pour aller plus loin sur la fiscalité française, consulte [déclarer ses cryptos aux impôts](/apprendre/declarer-cryptos-impots).
### Avantages et limites
**Avantages** : compte-titres déjà existant, fiscalité familière, pas de seed phrase à gérer, pas de risque de plateforme crypto en faillite, exécution pendant les heures de bourse. **Limites** : frais annuels récurrents qui grignotent la performance, pas de possibilité de self-custody ("not your keys, not your coins"), pas d'exposition aux altcoins (uniquement BTC ou ETH via les produits équivalents).
## Pour aller plus loin
Pour comprendre Bitcoin avant d'investir, commence par [qu'est-ce que Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin). Pour l'achat en direct, lis [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france) et [le comparatif des exchanges](/apprendre/comparatif-exchange-crypto-france). La fiscalité se trouve détaillée dans [déclarer ses cryptos aux impôts](/apprendre/declarer-cryptos-impots) et dans le [guide fiscalité crypto France](/guide/fiscalite-crypto-france).
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## MiCA : le règlement crypto européen expliqué
URL : https://www.upside24.com/apprendre/mica-reglement-crypto-explique
Date : 2026-04-22T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> MiCA expliqué par Upside : le règlement européen qui encadre cryptomonnaies, stablecoins et prestataires depuis 2024. Dates, impacts, conformité.
## Définition rapide
**MiCA** (Markets in Crypto-Assets, règlement UE 2023/1114) est le premier cadre réglementaire global pour les cryptomonnaies en Europe. Adopté en mai 2023, il remplace progressivement les régimes nationaux (comme le PSAN français) par une licence unique européenne : le **CASP** (Crypto-Asset Service Provider).
## En détail
### Ce que MiCA encadre
MiCA couvre trois grandes catégories :
- **Crypto-actifs utilitaires** (utility tokens) : jetons servant à accéder à un service, comme un token de gouvernance.
- **E-Money Tokens (EMT)** : [stablecoins](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) adossés à une seule monnaie fiat (USDC, EURC).
- **Asset-Referenced Tokens (ART)** : stablecoins adossés à un panier d'actifs (DAI, anciennement LBUSD).
Les NFTs « purement » collectibles restent hors scope, sauf s'ils sont émis en série fractionnable (zone grise à surveiller).
### Calendrier d'application
- **30 juin 2024** : application des règles sur les stablecoins (EMT, ART). **USDC (Circle)** a obtenu son agrément européen et reste pleinement distribuable. **USDT (Tether)** n'a pas demandé d'agrément MiCA et a été listé en zone de risque par l'AMF : la plupart des plateformes régulées en Europe ont progressivement délisté USDT pour les utilisateurs européens à partir de 2025 (cf. [USDT vs USDC](/apprendre/usdt-vs-usdc)).
- **30 décembre 2024** : application complète aux prestataires CASP.
- **Transition PSAN -> CASP (France)** : les exchanges déjà enregistrés PSAN bénéficient d'une période transitoire jusqu'en juillet 2026 pour obtenir leur agrément CASP.
- **1er janvier 2026** : entrée en vigueur de la directive **DAC8** complémentaire qui impose aux CASP la transmission automatique des données utilisateurs aux administrations fiscales nationales.
### Obligations clés pour les prestataires
- Capital minimum (50 000 € à 150 000 € selon services rendus).
- Ségrégation des fonds clients (interdiction de prêter les actifs sans consentement).
- Publication d'un **white paper** pour chaque jeton émis, validé par l'autorité compétente.
- Règles strictes contre les abus de marché (insider trading, manipulation).
- Interdiction de démarchage agressif pour les produits à risque.
### Impact pour les utilisateurs français
- **Plus de transparence** : chaque [exchange](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) doit publier ses frais, risques et politique de conservation.
- **Moins d'exchanges non-licenciés** accessibles depuis l'UE (fin progressive de l'offshore pur).
- **Protection renforcée** : droit de rétractation, recours encadrés, garanties en cas de faillite.
- **Certains tokens** retirés du marché européen faute de conformité (ex: certains memecoins sans white paper).
### L'AMF, superviseur français
En France, l'[AMF](https://www.amf-france.org/) (Autorité des marchés financiers) pilote le passage de PSAN vers CASP. Elle publie régulièrement la [**liste noire**](/regulation-crypto/exchanges-mica?statut=hors-registre#tableau) des prestataires non autorisés à opérer en France - à consulter avant d'ouvrir un compte quelque part. Pour vérifier qu'une plateforme dispose bien de son agrément, Upside tient à jour un [annuaire des plateformes agréées MiCA](/regulation-crypto/exchanges-mica), service par service.
## Pour aller plus loin
MiCA va fortement structurer l'écosystème crypto européen dans les prochaines années. Pour rester informé, consulte les [articles Upside](/articles) qui suivent l'actualité réglementaire, et lis le guide complet [Fiscalité crypto en France](/guide/fiscalite-crypto-france). Si tu débutes, commence par comprendre [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france) auprès d'un prestataire conforme.
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## DCA Bitcoin : la stratégie d'investissement long terme
URL : https://www.upside24.com/apprendre/dca-bitcoin-strategie
Date : 2026-04-22T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le DCA expliqué par Upside : achat régulier pour lisser la volatilité Bitcoin. Principe, avantages, limites, exemple chiffré. Guide pour long terme.
## Définition rapide
**DCA** signifie **Dollar Cost Averaging**, ou « investissement programmé » en français. Le principe : acheter une somme fixe d'un actif (ici [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin)) à fréquence régulière (hebdomadaire, bi-mensuelle, mensuelle), indépendamment du cours. Sur la durée, le prix moyen d'achat se lisse, ce qui réduit l'impact de la volatilité.
## En détail
### Pourquoi le DCA fonctionne
Le marché Bitcoin est l'un des plus volatils au monde. Essayer de « timer le marché » (acheter au plus bas, vendre au plus haut) est extrêmement difficile, même pour les professionnels. Le DCA évite ce piège en automatisant les achats et en supprimant la composante émotionnelle.
Trois effets clés :
1. **Lissage de la volatilité** : on achète plus d'unités quand le prix baisse, moins quand il monte.
2. **Discipline** : l'achat est programmé, on n'improvise pas.
3. **Accessibilité** : même avec 50 à 200 € par mois, on construit progressivement une position.
### Exemple chiffré
Imaginons un investisseur qui place **100 € par mois** en Bitcoin sur 12 mois, avec des cours fluctuant entre 50 000 € et 80 000 € :
| Mois | Prix BTC | BTC acheté |
|---|---|---|
| 1 | 60 000 € | 0.00166 |
| 2 | 55 000 € | 0.00181 |
| 3 | 65 000 € | 0.00153 |
| 4 | 70 000 € | 0.00142 |
| 5 | 80 000 € | 0.00125 |
Sur 12 mois, l'investisseur a dépensé 1 200 €. Son prix moyen d'achat est inférieur au cours maximal et supérieur au minimal - mais surtout, il a évité le stress de « choisir le bon moment ».
Pour visualiser ce mécanisme sur des données réelles, le simulateur ci-dessous calcule ce qu'aurait donné un achat régulier de Bitcoin selon le montant et la fréquence choisis.
### Les avantages
- Compatible avec tous les niveaux de capital.
- Peut être automatisé sur la plupart des [exchanges centralisés](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) (Bitstack, Coinhouse, Meria, Kraken via virement récurrent).
- Adapté aux horizons 5-10 ans, en phase avec la nature long-cycle de Bitcoin (halvings tous les 4 ans).
### Les limites
- **Opportunités manquées en bear** : si le prix chute durablement et qu'on continue le DCA, on « moyenne à la baisse » - bénéfique si la reprise est au rendez-vous, douloureux sinon.
- **Frais cumulés** : chaque transaction coûte des frais (0.1 % à 1 % selon la plateforme). À fréquence élevée, ça gratte la performance.
- **Pas de magie** : si l'actif sous-jacent perd définitivement de la valeur, le DCA ne protège pas contre la perte.
### Bonnes pratiques
- **Choisir une fréquence raisonnable** : hebdo ou mensuel. Éviter le quotidien (frais trop élevés).
- **Tenir un journal** des achats pour la déclaration fiscale française (PFU 31,4 % depuis 2026).
- **Utiliser une plateforme régulée** ([comparatif des exchanges France](/apprendre/comparatif-exchange-crypto-france)).
- **Retirer régulièrement** vers un wallet non-custodial ou un hardware wallet (cf. [hot vs cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet)).
## Pour aller plus loin
Le DCA est la stratégie la plus recommandée aux débutants. Pour aller plus loin, lis le [guide Upside pour débuter en crypto en 2026](/guide/debuter-crypto-2026) et le guide [Fiscalité crypto en France](/guide/fiscalite-crypto-france). Consulte aussi nos [articles et analyses Upside](/articles) pour suivre le marché.
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## Comparatif des exchanges crypto en France 2026
URL : https://www.upside24.com/apprendre/comparatif-exchange-crypto-france
Date : 2026-04-22T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Comparatif neutre des exchanges crypto en France en 2026 : Binance, Kraken, Bitpanda, Coinbase, Coinhouse. Frais, KYC, sécurité et statut MiCA passés au crible.
## Définition rapide
Un **exchange crypto** est une plateforme qui permet d'acheter, de vendre et de conserver des cryptomonnaies contre des euros. En France, plusieurs acteurs se partagent le marché, chacun avec son positionnement. Le cadre a changé en 2026 : le régime français **PSAN** laisse place à l'agrément européen **MiCA** (statut **CASP**). Depuis le 1er juillet 2026, fin de la période transitoire, seules les plateformes agréées MiCA peuvent légalement servir des clients français. Ce comparatif neutre, réalisé par Upside, passe en revue cinq plateformes connues du public français : Binance, Kraken, Bitpanda, Coinbase et Coinhouse. Le statut réglementaire évoluant vite, il est vérifié en continu dans notre [annuaire des plateformes agréées MiCA](/regulation-crypto/exchanges-mica).
Coinbase, Kraken, Bitpanda et Coinhouse sont agréées MiCA (statut CASP) et peuvent opérer en France. **Binance n'est pas agréée MiCA** : la plateforme a retiré sa demande d'agrément en Grèce et annonce restreindre ses services pour les utilisateurs de l'Union européenne, dont la France, à compter du 1er juillet 2026. Le statut à jour de chaque plateforme est suivi dans l'[annuaire MiCA Upside](/regulation-crypto/exchanges-mica).
## En détail
### Binance
Binance reste le plus gros exchange mondial en volume. Le catalogue est immense (plusieurs centaines de paires), les frais parmi les plus bas du marché (0,1 % en spot), et l'interface propose des outils avancés (futures, marge, earn, staking). Point réglementaire à connaître : au 26 juin 2026, Binance n'est pas agréée MiCA. La plateforme a retiré sa demande d'agrément en Grèce et annonce restreindre ses services pour les utilisateurs de l'Union européenne, dont la France, à compter du 1er juillet 2026. Son statut à jour est suivi dans sa [fiche Upside](/regulation-crypto/exchanges-mica/binance). L'offre reste riche pour les profils actifs, mais l'accès depuis la France n'est plus garanti, et l'interface peut intimider les débutants.
### Kraken
Kraken est l'un des exchanges américains historiques (fondé en 2011). Réputé pour sa sécurité (jamais hacké à grande échelle), il propose un catalogue raisonnable, un support client solide et une conformité européenne via son agrément MiCA (entité Payward Europe, autorité de tutelle en Irlande). Les frais se situent autour de 0,25 % (maker) à 0,40 % (taker) sur Kraken Pro, dégressifs selon le volume. Interface claire pour les débutants via Kraken, interface avancée pour les traders via Kraken Pro. Un bon équilibre entre sécurité et fonctionnalités.
### Bitpanda
Bitpanda est un acteur européen (Autriche) qui s'adresse surtout aux débutants. L'interface est extrêmement simple, le dépôt en euros via SEPA est fluide, et la plateforme propose même des actions et des métaux précieux tokenisés. Les frais sont plus élevés sur l'offre grand public (environ 1,49 % par transaction via le spread), plus bas sur Bitpanda Pro : c'est le compromis à accepter pour l'ergonomie. Agréée MiCA (statut CASP, autorité de tutelle en Autriche), passeportée en France. Un choix rassurant pour un premier achat.
### Coinbase
Coinbase est la plus grande plateforme crypto cotée en bourse (Nasdaq depuis 2021). C'est l'un des acteurs les plus régulés au monde, très utilisé par les institutionnels. L'interface grand public est très simple, mais les frais sont élevés (jusqu'à environ 1,20 % en standard). Coinbase Advanced ramène les frais autour de 0,4 % à 0,6 %. Agréée MiCA via son entité luxembourgeoise (autorité de tutelle CSSF), accessible en France. Choix privilégié des utilisateurs qui priorisent la transparence réglementaire au coût.
### Coinhouse
Coinhouse est l'acteur français historique (la Maison du Bitcoin fondée en 2014, marque Coinhouse depuis 2018). Société française basée à Paris, agréée MiCA auprès de l'AMF, conformité stricte, accompagnement fiscal, reporting annuel pour la déclaration aux impôts. Les frais sont plus élevés que les concurrents mondiaux (environ 0,69 % à 1,49 % selon le volume) mais le service client en français et le positionnement "investissement long terme" plaisent aux particuliers peu initiés. Idéal pour une stratégie patrimoniale encadrée.
### Comment choisir
Pour un premier achat simple : Bitpanda ou Coinhouse. Pour un bon rapport coût/ergonomie : Kraken. Pour la conformité institutionnelle maximale : Coinbase. Dans tous les cas, vérifie l'agrément **MiCA** (statut **CASP**) sur le registre ESMA et notre [annuaire des plateformes agréées MiCA](/regulation-crypto/exchanges-mica) avant d'ouvrir un compte : depuis le 1er juillet 2026, c'est la condition pour opérer légalement en France. Pour comprendre la différence exchange centralisé vs décentralisé, lis [qu'est-ce qu'un CEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) et [qu'est-ce qu'un DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex).
## Pour aller plus loin
Pour le détail des dix principales plateformes (frais, fonctionnalités, sécurité), consulte le guide [Les 10 meilleures plateformes crypto en France](/guide/plateformes-crypto-francaises). Pour passer à l'action concrète, lis [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france). Pour éviter les pièges classiques, vois nos fiches sur [les arnaques crypto à éviter](/apprendre/arnaques-crypto-eviter) et la [liste noire AMF](/apprendre/arnaque-crypto-amf-liste-noire). Et n'oublie pas : quel que soit l'exchange choisi, la règle reste la même, ne laisse sur la plateforme que ce que tu es prêt à perdre, et transfère tes gros montants vers un wallet personnel.
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## Arnaques crypto : la liste noire AMF et comment les repérer
URL : https://www.upside24.com/apprendre/arnaque-crypto-amf-liste-noire
Date : 2026-04-22T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Upside t'explique la liste noire AMF et les réflexes pour repérer les arnaques crypto en France. Signes d'alerte, outils de vérification, recours.
## Définition rapide
La **liste noire AMF** est une liste officielle publiée par l'Autorité des Marchés Financiers français. Elle recense les plateformes, sites et entités qui **ne sont pas autorisés à proposer des services d'investissement ou de démarchage** en France. Consultable gratuitement sur [amf-france.org - rubrique « Listes noires »](https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/proteger-son-epargne/listes-noires), elle est mise à jour en continu.
## En détail
### Ce que contient la liste noire
- **Faux exchanges crypto** (sites clonant des plateformes légitimes).
- **Plateformes de trading automatique** promettant des rendements garantis.
- **Faux brokers** proposant des « signaux » ou du trading assisté.
- **Sites de faux arbitrage** ou « trading IA ».
- **Fausses ICO/token sales** qui n'ont aucun projet réel derrière.
### Les 7 signes d'alerte à connaître
1. **Rendement garanti, zéro risque** : impossible en crypto. Fuyez.
2. **Pression commerciale** (« dernière chance », « place limitée ») via démarchage téléphonique ou réseaux.
3. **Faux « trader pro »** qui te contacte sur WhatsApp/Telegram/LinkedIn.
4. **Interface qui imite un exchange connu** mais URL suspecte (fautes, domaine récent).
5. **Demande d'accès à distance** à ton écran ou à ton portefeuille. Jamais.
6. **Retraits bloqués** : les gains affichés ne peuvent pas être sortis sans « frais additionnels ».
7. **Absence de PSAN/CASP** ou d'enregistrement ORIAS/REGAFI (cf. [MiCA](/apprendre/mica-reglement-crypto-explique)).
### Les réflexes de vérification
Avant d'investir un euro, vérifie systématiquement :
- **Liste noire AMF** : [amf-france.org - rubrique « Listes noires »](https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/proteger-son-epargne/listes-noires).
- **REGAFI** (Registre des Agents Financiers) : pour les prestataires financiers régulés.
- **ORIAS** : pour les intermédiaires financiers français.
- **Liste PSAN** sur le site de l'AMF (en transition vers le registre CASP européen).
- **Whois** du domaine (date de création, propriétaire) : un domaine créé il y a 3 mois = drapeau rouge.
Pour savoir si une plateforme est autorisée à opérer en France, croise ces registres avec la liste des [plateformes hors registre](/regulation-crypto/exchanges-mica?statut=hors-registre#tableau) recensées par Upside.
### Que faire en cas de doute ou d'arnaque
1. **Ne pas envoyer d'argent supplémentaire** pour « débloquer » des retraits - ça ne marche jamais.
2. **Couper le contact** (bloquer les numéros, signaler les comptes).
3. **Signaler à l'AMF** via le formulaire en ligne.
4. **Porter plainte** au commissariat ou sur la plateforme THESEE du ministère de l'Intérieur.
5. **Alerter** ta banque si des virements ont été initiés (opposition possible sous 13 mois en Europe).
### Les arnaques crypto les plus fréquentes en 2026
- **Rug pull sur memecoin** : le développeur retire toute la liquidité après avoir attiré des acheteurs.
- **Pig butchering** : relation longue (dating apps, WhatsApp) puis incitation à investir sur une plateforme frauduleuse.
- **Faux support** : un compte imitant le support d'un [exchange](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) te demande ta [seed phrase](/apprendre/securiser-seed-phrase). **Aucun support légitime** ne demande jamais la seed.
## Pour aller plus loin
Consulte le guide complet [Sécurité crypto par Upside](/guide/securite-crypto-map) et l'article dédié [Les arnaques crypto à éviter](/apprendre/arnaques-crypto-eviter). Pour choisir un prestataire fiable, lis le [comparatif des exchanges Upside](/apprendre/comparatif-exchange-crypto-france).
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## Qu'est-ce qu'un DEX (exchange décentralisé) ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Un DEX est une plateforme d'échange crypto sans intermédiaire, gérée par des smart contracts. Upside explique Uniswap, PancakeSwap, liquidity pools et risques.
## Définition rapide
Un **DEX** (Decentralized Exchange) est une plateforme d'échange crypto qui fonctionne uniquement via des [smart contracts](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract), sans société intermédiaire ni carnet d'ordres centralisé. L'utilisateur conserve ses cryptos en self-custody dans son [wallet](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto) et échange directement avec la liquidité fournie par d'autres utilisateurs. Uniswap sur Ethereum est l'exemple historique, suivi par PancakeSwap sur BNB Chain ou Jupiter sur Solana.
## En détail
### Comment fonctionne un DEX
La majorité des DEX utilisent un modèle AMM (Automated Market Maker). Au lieu d'un carnet d'ordres, la liquidité est stockée dans des [liquidity pools](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool), contenant deux cryptos (par exemple ETH/USDC). Le prix est déterminé par une formule mathématique (souvent x*y=k). Tu connectes ton wallet, tu signes une transaction, et tu échanges tes tokens sans créer de compte ni passer de KYC.
### Les avantages
Pas de KYC, pas d'inscription, accès 24/7, custody conservée par l'utilisateur, catalogue de tokens infiniment plus large que sur un CEX (beaucoup de tokens récents ne sont listés que sur DEX). Les DEX sont aussi censurés-résistants : tant que tu détiens tes clés et que la blockchain fonctionne, personne ne peut bloquer tes transactions.
### Les inconvénients
Frais de gas à chaque swap (surtout sur Ethereum L1), [slippage](/apprendre/qu-est-ce-que-slippage) sur les pools peu liquides, risque de scam tokens, interface plus technique, pas de support client en cas d'erreur. Parmi les partenaires Upside, on trouve des acteurs qui accompagnent les débutants sur le volet DEX avec des tutoriels dédiés.
## Pour aller plus loin
Avant de plonger dans les DEX, maîtrise les bases : [qu'est-ce que la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi), [liquidity pools](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool) et [slippage](/apprendre/qu-est-ce-que-slippage). Compare avec les plateformes classiques via [CEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex) et [comment acheter en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france). Les [articles Upside](/articles) couvrent l'actualité DEX.
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## Hot wallet vs cold wallet : quelle différence ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Hot wallet ou cold wallet ? Upside explique la différence, les cas d'usage, les risques et comment combiner les deux pour sécuriser ses cryptos.
## Définition rapide
Un hot wallet est connecté en permanence à Internet (application mobile, extension de navigateur, wallet web). Un cold wallet, au contraire, conserve les clés privées hors ligne, typiquement sur un appareil physique dédié (hardware wallet). Le premier est pratique au quotidien, le second est beaucoup plus sûr pour conserver de gros montants.
## En détail
### Hot wallet : flexibilité et usage quotidien
Les hot wallets (MetaMask, Phantom, Rabby, Trust Wallet, Coinbase Wallet) s'installent en quelques minutes et se connectent directement aux applications [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi), aux [DEX](/glossaire) et aux marketplaces [NFT](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft). Parfaits pour interagir avec le Web3, ils sont aussi plus exposés aux risques : malware, phishing, extensions compromises, sites piégés. La règle : n'y garder que les sommes que tu acceptes de perdre.
### Cold wallet : le coffre-fort numérique
Un cold wallet (Ledger, Trezor, Keystone, SafePal, BitBox) signe les transactions hors ligne : la clé privée ne quitte jamais l'appareil. Même si ton ordinateur est compromis, un attaquant ne peut pas voler tes fonds sans manipulation physique de l'appareil. C'est le standard recommandé par Upside pour tout montant significatif, typiquement au-delà de quelques centaines d'euros.
### Le débat Ledger Recover et la sécurité physique
Le constructeur français Ledger a lancé en 2023 un service optionnel **Ledger Recover** : moyennant abonnement, ta seed phrase est chiffrée puis répartie en trois fragments stockés chez trois prestataires tiers (recovery via KYC). La fonctionnalité a fait débat dans la communauté car le firmware embarque techniquement la possibilité d'extraire la seed - même si l'utilisateur doit explicitement opt-in. Ledger reste largement utilisé, mais la controverse a poussé une partie de la communauté à se tourner vers Trezor, Keystone ou BitBox dont les firmwares sont entièrement open-source.
Côté physique, les attaques ciblées sur des détenteurs ([attaque à la clé](https://en.wikipedia.org/wiki/Rubber-hose_cryptanalysis), enlèvements) sont devenues une vraie réalité en France en 2024-2025. Le PDG de Ledger David Balland a lui-même été enlevé en janvier 2025, libéré après intervention du GIGN. Conséquence pratique : ne **jamais** afficher publiquement tes positions crypto, et envisager un **wallet leurre** (petite somme accessible) en plus du wallet principal.
### L'architecture conseillée
La bonne pratique est de combiner les deux : un hot wallet pour les petits montants et les interactions DeFi quotidiennes, et un cold wallet pour l'épargne long terme ([Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin), [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum), stablecoins). Tu ne mets pas toutes tes économies dans ton portefeuille physique réel - même logique en crypto.
## Pour aller plus loin
Reviens sur les fondamentaux avec notre guide [qu'est-ce qu'un wallet crypto](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto). Et si tu cherches où acquérir tes premières cryptos avant de les sécuriser, passe par [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france) ou consulte [les articles Upside](/articles) pour les analyses de l'équipe. Prêt à franchir le pas du cold wallet ? Notre [guide pour choisir son hardware wallet](/guide/choisir-hardware-wallet) compare les meilleurs modèles 2026.
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## Qu'est-ce que le Web3 ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-le-web3
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le Web3 expliqué par Upside : nouvelle génération d'Internet fondée sur la décentralisation, les blockchains et la propriété des données par les utilisateurs.
## Définition rapide
Le Web3 désigne une nouvelle génération d'Internet, fondée sur la décentralisation et la propriété des données par les utilisateurs eux-mêmes. Là où le Web2 est centralisé autour des grandes plateformes (GAFAM), le Web3 s'appuie sur les blockchains, les [wallets](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto), les identités cryptographiques et les applications décentralisées.
## En détail
### Web1, Web2, Web3
Le Web1 (années 1990-2000) était fait de pages statiques, lues mais pas vraiment interactives. Le Web2 (depuis 2005) a apporté l'interactivité, les réseaux sociaux et le cloud, au prix d'une centralisation forte : nos données et nos identités dépendent des plateformes. Le Web3 propose un modèle où l'utilisateur possède ses données, son identité et ses actifs via son wallet, indépendamment des plateformes.
### Les briques du Web3
Le Web3 combine plusieurs technologies : les blockchains comme [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum), les [smart contracts](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract), les wallets non custodiaux, les [NFT](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft), les [DAO](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-dao), les identités décentralisées (**ENS** - Ethereum Name Service, qui permet d'avoir une adresse lisible type `vitalik.eth`, et **SIWE** - Sign-In with Ethereum). Le stockage est censé reposer sur **IPFS** ou **Arweave** mais en pratique, beaucoup de projets utilisent encore des serveurs centralisés ou des services de pinning gérés (Pinata, Filebase) qui peuvent disparaître. L'objectif global : permettre aux utilisateurs de se connecter à n'importe quelle application avec leur wallet, sans réinscription.
### Entre promesse et réalité
Le Web3 reste un chantier en construction. L'expérience utilisateur est encore rugueuse (gestion des seed phrases, frais de gas, signatures cryptiques), l'interopérabilité imparfaite, l'adoption d'ENS sous les 5 % des wallets actifs, et certains usages restent spéculatifs. Mais des cas d'usage solides émergent : paiements, identité, propriété numérique, gouvernance. Chez Upside, on essaie de séparer le bruit marketing des vraies innovations techniques.
## Pour aller plus loin
Les bases techniques du Web3 sont détaillées dans [qu'est-ce qu'Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et [qu'est-ce qu'un smart contract](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract). Pour l'infrastructure utilisateur, passe par [qu'est-ce qu'un wallet crypto](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto). Toute l'actualité Web3 en français est sur [les articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce que le gas sur Ethereum ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-gas-ethereum
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le gas est le coût d'une transaction sur Ethereum, payé en ETH aux validateurs. Upside explique gwei, base fee, priority fee et comment optimiser ses frais.
## Définition rapide
Le **gas** est le coût d'une transaction sur [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum), payé en ETH aux validateurs qui incluent la transaction dans un bloc. Chaque opération ([smart contract](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract), swap, transfert, mint NFT) consomme une quantité d'unités de gas qui dépend de sa complexité. Le prix d'une unité (le gas price) se mesure en **gwei** (1 gwei = 0,000 000 001 ETH). Upside rappelle que le gas est le frottement quotidien de la DeFi.
## En détail
### Un exemple chiffré concret
Un transfert simple d'ETH consomme **21 000 unités de gas**. Si le gas price courant est de 20 gwei, le coût total = 21 000 × 20 gwei = 420 000 gwei = 0,00042 ETH. À 3 500€/ETH, la transaction coûte ~1,47€. Un swap Uniswap consomme ~150 000 unités, soit ~10€ dans les mêmes conditions. Un mint NFT en période chargée peut dépasser 50€.
### La décomposition depuis EIP-1559
Depuis 2021, le prix du gas se décompose en deux parties :
- **Base fee** : prix minimum imposé par le protocole, ajusté automatiquement à chaque bloc selon la congestion. Elle est **brûlée** (détruite), ce qui réduit l'offre d'ETH.
- **Priority fee (tip)** : pourboire au validateur pour accélérer l'inclusion. Optionnel mais recommandé en période chargée.
Un bloc a une cible de 15 millions d'unités de gas (et un plafond à 30 millions). Plus le bloc est plein, plus la base fee grimpe au bloc suivant.
### Comment payer moins
Stratégies Upside :
1. **Éviter les heures de pointe** (ouverture US, volatilité macro). Checker etherscan.io/gastracker.
2. **Utiliser un Layer 2** ([Arbitrum, Optimism, Base](/apprendre/layer-1-vs-layer-2)) : frais divisés par 10 à 100.
3. **Grouper les transactions** via un wallet smart contract (ex : Safe, Argent).
4. **Utiliser un agrégateur** (1inch, CoW Swap) qui optimise la route et le gas.
5. **Régler une priority fee raisonnable** (1-2 gwei en général, plus si urgent).
## Pour aller plus loin
Le gas est indissociable d'[Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et des [smart contracts](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract). Les [Layer 2](/apprendre/layer-1-vs-layer-2) sont la réponse structurelle au problème. Les [articles Upside](/articles) partagent des stratégies d'optimisation des frais.
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## Qu'est-ce qu'une Liquidity Pool ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Une Liquidity Pool est une réserve de deux cryptos bloquées dans un smart contract. Upside explique le rôle des LP, les frais gagnés et l'impermanent loss.
## Définition rapide
Une **Liquidity Pool** (LP) est une réserve de deux cryptos (par exemple ETH et USDC) bloquées dans un [smart contract](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract) pour permettre aux utilisateurs d'un [DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex) d'échanger une crypto contre l'autre de manière automatisée. Les fournisseurs de liquidité (LPs) déposent les deux tokens en proportions égales en valeur et touchent en retour une fraction des frais de trading de la pool. C'est le moteur de la majorité des DEX modernes.
## En détail
### Comment ça fonctionne concrètement
La plupart des pools suivent la formule x*y=k. Si la pool contient 10 ETH et 35 000 USDC (avec 1 ETH = 3 500 USDC), alors x*y = 350 000. Quand un trader swap 1 ETH contre USDC, la formule recalcule le prix en fonction de la nouvelle répartition : plus la pool est déséquilibrée, plus le prix s'écarte. C'est ce qui génère le [slippage](/apprendre/qu-est-ce-que-slippage) sur les pools peu liquides.
### Ce que gagne le fournisseur de liquidité
Le LP reçoit un token de pool (un LP token) qui représente sa part. Sur chaque swap, un frais (0,3% sur Uniswap v2, 0,05% à 1% sur v3) est versé à la pool et redistribué aux LPs. Si la pool ETH/USDC fait 1 M$ de volume quotidien à 0,3%, les LPs se partagent 3 000$ par jour. Certaines plateformes ajoutent un token de gouvernance farmé en prime, pour booster le rendement.
### L'impermanent loss, le vrai risque
Si le prix d'un des deux tokens bouge fortement, le LP se retrouve avec moins de valeur que s'il avait simplement conservé les tokens.
Exemple chiffré (pool ETH/USDC, formule x-y=k) : tu déposes **10 ETH + 35 000 USDC** quand ETH = 3 500 $ (valeur initiale = 70 000 $). Si ETH passe à 7 000 $, l'AMM rééquilibre la pool : tes parts représentent désormais environ **7,07 ETH + 49 497 USDC**, soit ~**99 000 $** au prix du marché. Si tu avais simplement gardé tes 10 ETH + 35 000 USDC sans déposer, tu aurais 70 000 + 35 000 = **105 000 $**. Différence : **~6 000 $ de perte relative** (~5,7 %), c'est l'**impermanent loss** - non compensée par les frais sauf si le volume échangé est très élevé.
Une pool est donc plus sûre quand les deux actifs sont fortement corrélés (USDC/USDT, ETH/stETH) : l'IL devient quasi-nulle.
## Pour aller plus loin
Les liquidity pools sont la porte d'entrée vers le [yield farming](/apprendre/qu-est-ce-que-yield-farming). Comprends d'abord [les DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex) et [la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) dans leur ensemble. Les [articles Upside](/articles) détaillent les stratégies LP les plus rentables et les [vidéos](/videos) en démontrent certaines.
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## Qu'est-ce que la DeFi ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> La DeFi (Decentralized Finance) expliquée par Upside : prêts, emprunts, échanges, rendements - tout ce qui se passe on-chain sans banque ni courtier.
## Définition rapide
La DeFi, acronyme de Decentralized Finance (finance décentralisée), désigne l'ensemble des applications financières qui fonctionnent sur blockchain via des [smart contracts](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract), sans banque, sans courtier et sans intermédiaire humain. Prêts, emprunts, échanges, rendements : tout ce qui existe dans la finance traditionnelle a un équivalent DeFi, accessible directement depuis un wallet.
## En détail
### Les briques de la DeFi
La DeFi s'articule autour de quelques primitives : les DEX comme Uniswap qui permettent d'échanger des tokens, les protocoles de prêt comme Aave ou Compound où l'on dépose des cryptos pour toucher des intérêts, les agrégateurs de rendement, et les [stablecoins](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) qui servent de monnaie de référence. Tout cela tourne majoritairement sur [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et ses Layer 2.
### Avantages et risques
La DeFi offre un accès 24/7, sans KYC chez les protocoles purement on-chain, avec une transparence totale : chaque transaction est lisible sur la blockchain. En contrepartie, les risques sont spécifiques : bug de smart contract, rug pull, exploits, volatilité des tokens, perte de clés privées. L'équipe Upside répète le mantra : do your own research et commence petit.
### La DeFi française
La France compte une belle communauté d'utilisateurs et de contributeurs DeFi. Plusieurs protocoles majeurs ont des équipes françaises ou basées en France, et Paris accueille régulièrement des événements dédiés. Upside suit de près cette scène pour rendre la DeFi accessible au public francophone.
## Pour aller plus loin
Approfondis avec [qu'est-ce qu'un stablecoin](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin), [qu'est-ce que le staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking) ou découvre [qu'est-ce qu'une DAO](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-dao). Les analyses DeFi sont regroupées dans [les articles Upside](/articles), et le vocabulaire est complété par [le glossaire crypto](/glossaire).
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## Qu'est-ce que le mining Bitcoin ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Mining Bitcoin : processus qui sécurise le réseau et émet de nouveaux BTC. Upside explique Proof-of-Work, ASIC, hashrate et rôle des mineurs.
## Définition rapide
Le mining Bitcoin (minage) est le processus par lequel les mineurs utilisent de la puissance de calcul pour valider les transactions et sécuriser le réseau [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin). En échange de ce travail énergivore, ils reçoivent des BTC nouvellement émis (la block reward) ainsi que les frais de transaction incluses dans les blocs qu'ils trouvent.
## En détail
### Le principe du Proof-of-Work
Bitcoin fonctionne en Proof-of-Work : pour ajouter un bloc à la blockchain, les mineurs doivent résoudre un puzzle cryptographique coûteux en calcul. Ils empilent les transactions en attente, calculent des milliards de hashs par seconde jusqu'à trouver une valeur qui respecte une difficulté donnée. Le premier mineur qui la trouve diffuse son bloc, le réseau le vérifie, et le cycle recommence. Un nouveau bloc est trouvé en moyenne toutes les 10 minutes.
### Des ASIC aux fermes de minage
À l'origine, on pouvait miner avec un simple CPU. Aujourd'hui, seuls des ordinateurs spécialisés (ASIC) sont compétitifs. Les grandes fermes de minage se concentrent là où l'électricité est bon marché et idéalement renouvelable : Texas, Amérique du Sud, Moyen-Orient, pays nordiques. Le total de calcul dédié au réseau - le hashrate - est un indicateur clé de sa sécurité.
### Enjeu énergétique et halving
Le mining Bitcoin consomme beaucoup d'énergie, un sujet de débat régulier. Une part croissante vient d'énergies renouvelables et de surplus autrement perdus (gaz torché, pics solaires). Tous les quatre ans environ, le [halving](/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin) divise par deux la récompense des mineurs, ce qui réduit l'émission et met sous pression les acteurs les moins efficaces.
## Pour aller plus loin
Reviens aux fondamentaux avec [qu'est-ce que Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) et [qu'est-ce que le halving Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin). Compare avec le modèle Proof-of-Stake dans [qu'est-ce que le staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking). Les analyses mining Upside sont regroupées dans [les articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce que le staking crypto ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Staking crypto : bloquer ses cryptos pour sécuriser un réseau et toucher des récompenses. Upside explique le principe, les risques et les types de staking.
## Définition rapide
Le staking consiste à bloquer des cryptos dans un réseau [Proof-of-Stake](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) pour participer à la sécurisation de la blockchain et recevoir en échange des récompenses régulières. C'est l'équivalent crypto d'un dépôt à terme rémunéré : tu immobilises tes tokens, le réseau te paie en nouveaux tokens. Un risque spécifique existe - le slashing - qui pénalise les validateurs malhonnêtes ou défaillants.
## En détail
### Pourquoi le staking existe
Les blockchains Proof-of-Stake (Ethereum, Solana, Cardano, Avalanche) ont besoin de participants qui engagent du capital pour sécuriser le réseau. En staking, tu confies tes tokens à un validateur (ou tu deviens validateur toi-même) qui vote sur la validité des blocs. Si le validateur se comporte bien, il touche des récompenses qu'il partage avec les stakeurs. S'il triche ou part offline, il perd une partie des tokens (slashing).
### Les formes de staking
Le staking natif (solo staking) demande un savoir-faire technique : il faut faire tourner un nœud en permanence. Le staking délégué passe par un validateur tiers qui prend une commission. Le liquid staking (Lido, Rocket Pool pour [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum)) te donne un token représentant ton stake, utilisable en [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi). Les plateformes centralisées proposent aussi des services de staking simplifiés.
### Les risques à évaluer
Risque de slashing, risque de smart contract pour le liquid staking, risque de perte en capital si le token chute (les rendements sont versés en tokens, pas en euros), risque de période de déblocage parfois longue, risque fiscal en France où les récompenses sont souvent considérées comme un revenu. L'équipe Upside conseille de ne pas confondre rendement affiché et rendement net réel.
## Pour aller plus loin
Replonge dans les bases techniques avec [qu'est-ce qu'Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et [qu'est-ce que la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi). Pour des rendements en stable, passe par [qu'est-ce qu'un stablecoin](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin). Les analyses détaillées sont sur [les articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce qu'un wallet crypto ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Un wallet crypto expliqué par Upside : à quoi il sert, comment il protège tes clés privées et pourquoi il ne stocke pas tes cryptos à proprement parler.
## Définition rapide
Un wallet crypto est un logiciel (application, extension) ou un appareil physique (hardware wallet) qui stocke tes clés privées et te permet de signer des transactions sur une blockchain. Contrairement à ce que son nom laisse penser, un wallet ne contient pas tes cryptos - il détient les clés qui prouvent que tu en es le propriétaire.
## En détail
### Clé privée, clé publique, adresse
Chaque wallet génère une paire : une clé privée (secrète, à ne jamais partager) et une clé publique, d'où découle ton adresse crypto (celle que tu partages pour recevoir des fonds). La clé privée signe les transactions ; elle prouve à la blockchain que c'est bien toi qui autorise le transfert. Tout le reste du wallet - interface, courbes, historique - n'est que du confort d'usage au-dessus de cette paire.
### Les différents formats de wallet
On distingue principalement les [hot wallets](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet), connectés à Internet (MetaMask, Phantom, Rabby, Trust Wallet), et les cold wallets ou hardware wallets (Ledger, Trezor, Keystone), qui conservent les clés hors ligne. Il existe aussi des wallets custodiaux, gérés par une plateforme - pratiques, mais tu ne détiens pas les clés toi-même.
### Seed phrase : la sauvegarde ultime
À la création d'un wallet non-custodial, on te donne une seed phrase de 12 ou 24 mots. Cette phrase permet de restaurer le wallet sur n'importe quel appareil. Elle est plus importante encore que le wallet lui-même : qui la possède contrôle les fonds. L'équipe Upside insiste : jamais en photo, jamais dans un cloud, toujours sur papier ou plaque métallique.
## Pour aller plus loin
Compare les deux grandes familles dans notre article [hot wallet vs cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet). Pour savoir où acheter tes premières cryptos avant de les transférer sur ton wallet, consulte [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france). Le reste du vocabulaire est couvert par [le glossaire Upside](/glossaire). Prêt à passer au matériel ? Notre [guide pour choisir son hardware wallet](/guide/choisir-hardware-wallet) compare les principaux modèles.
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## Qu'est-ce qu'Ethereum ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Ethereum expliqué par Upside : deuxième blockchain mondiale, smart contracts, DeFi, NFT, Proof-of-Stake. Tout ce qu'il faut savoir pour comprendre ETH.
## Définition rapide
Ethereum (symbole ETH) est la deuxième blockchain mondiale par capitalisation, lancée en 2015 par Vitalik Buterin. Plus qu'une simple cryptomonnaie, c'est un ordinateur décentralisé qui exécute des [smart contracts](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract) et héberge la majorité des applications [Web3](/apprendre/qu-est-ce-que-le-web3), [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) et [NFT](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft) actuelles.
## En détail
### Une machine à états décentralisée
Là où [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) se concentre sur une monnaie numérique, Ethereum propose une plateforme générale de calcul. Chaque nœud du réseau exécute les mêmes programmes et partage le même état, ce qui permet de déployer des applications (les dApps) qui fonctionnent sans serveur central. L'ETH sert à la fois d'actif économique et de carburant (gas) pour faire tourner ces programmes.
### Proof-of-Stake depuis 2022
En septembre 2022, Ethereum est passé du Proof-of-Work au Proof-of-Stake lors d'un événement surnommé The Merge. Depuis, le réseau est sécurisé par des validateurs qui bloquent 32 ETH en [staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking) et reçoivent des récompenses pour leur travail. Ce changement a réduit la consommation énergétique d'Ethereum de plus de 99 %.
### L'écosystème Ethereum
Ethereum n'est pas seule : un vaste écosystème s'est développé autour, avec des Layer 2 comme Arbitrum, Optimism et Base qui réduisent les frais, des stablecoins comme [USDC et USDT](/apprendre/usdt-vs-usdc), des [DAO](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-dao) et une immense communauté de développeurs. Chez Upside, on considère Ethereum comme la deuxième brique essentielle après Bitcoin.
## Pour aller plus loin
Pour comprendre la logique des contrats autonomes, lis [qu'est-ce qu'un smart contract](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract) ou bascule vers [qu'est-ce que le Web3](/apprendre/qu-est-ce-que-le-web3). L'univers DeFi qui en découle est détaillé dans [qu'est-ce que la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi), et le reste du vocabulaire figure dans [le glossaire Upside](/glossaire).
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## USDT vs USDC : quel stablecoin choisir ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/usdt-vs-usdc
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> USDT ou USDC ? Upside compare les deux stablecoins majeurs : émetteurs, réserves, transparence, liquidité, et cas d'usage pour chaque profil.
## Définition rapide
USDT (Tether) et USDC (Circle) sont les deux plus gros [stablecoins](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) du marché, tous deux adossés au dollar américain. USDT est historiquement le plus liquide et le plus utilisé sur les plateformes centralisées, USDC est perçu comme plus transparent et mieux aligné avec la régulation américaine et européenne. Le choix dépend surtout de l'usage visé.
## En détail
### USDT : liquidité et ubiquité
Tether est le stablecoin historique et le plus diffusé. Il est disponible sur presque toutes les plateformes centralisées et tous les grands protocoles DeFi, et domine les paires de trading. Les critiques portent depuis des années sur la composition exacte des réserves et le rythme des audits, qui sont plus opaques que ceux de Circle. Mais en termes de liquidité pure, USDT reste la référence sur la majorité des marchés.
### USDC : transparence et conformité
Circle, l'émetteur d'USDC, communique des attestations mensuelles sur ses réserves, majoritairement composées de cash et de bons du Trésor américain à court terme. USDC est souvent privilégié par les institutionnels, les plateformes régulées et les équipes DeFi qui veulent rassurer leurs utilisateurs. Il est particulièrement utilisé sur [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et ses Layer 2.
### Le critère MiCA en Europe (2025-2026)
Depuis le 30 juin 2024, le règlement européen [MiCA](/apprendre/mica-reglement-crypto-explique) impose des obligations strictes aux émetteurs de stablecoins (réserves auditées, ratio de couverture, agrément CASP). **Circle a obtenu son agrément européen pour USDC** et reste pleinement distribuable en Europe. **Tether (USDT) n'a pas demandé d'agrément MiCA** : la plupart des plateformes régulées en Europe (dont plusieurs PSAN français) ont progressivement délisté USDT pour les utilisateurs européens à partir de 2025. Pour un investisseur résident en France, USDC est aujourd'hui le choix par défaut sur les plateformes régulées.
### Comment choisir
En règle générale, si tu fais du trading intensif sur une plateforme asiatique non européenne, USDT reste incontournable côté liquidité. Si tu construis une épargne on-chain, interagis avec la [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) ou utilises une plateforme française régulée, USDC est aujourd'hui le choix le plus pragmatique en zone euro. Chez Upside, on conseille de privilégier les stablecoins MiCA-compliants pour limiter le risque de délistage soudain.
## Actualité récente
Plusieurs cas concrets illustrent la dynamique de marché :
- [Pornhub abandonne USDT pour USDC, à cause de MiCA](/articles/pornhub-abandonne-l-usdt-pour-l-usdc-la-faute-a-mica-418649) - exemple parlant de migration d'usage en Europe.
- [Tether gèle 344 millions de USDT liés à l'Iran](/articles/tether-gele-344-millions-de-dollars-en-usdt-lies-a-l-iran-827122) - rappel du pouvoir de blocage centralisé.
- [Tether : 1,04 milliard de profit au T1 2026](/articles/tether-1-04-milliard-de-profit-au-t1-2026-le-fonds-monetaire-fantome-290968) - le modèle économique d'un émetteur de stablecoin.
## Pour aller plus loin
Reviens aux bases avec [qu'est-ce qu'un stablecoin](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin) et [qu'est-ce que la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi). Pour tes premiers achats, consulte [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france). Les analyses de l'équipe Upside sur les stablecoins sont regroupées dans [les articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce qu'un CEX (exchange centralisé) ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-un-cex
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Un CEX est une plateforme d'échange crypto gérée par une entreprise (Binance, Coinbase, Kraken). Upside explique fonctionnement, custody, KYC et risques associés.
## Définition rapide
Un **CEX** (Centralized Exchange) est une plateforme d'échange crypto gérée par une entreprise, comme Binance, Coinbase, Kraken, Bitpanda ou Coinhouse. Plus simple d'accès qu'un [DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex) et plus liquide sur les paires majeures, mais tes cryptos sont gardées par la plateforme tant que tu ne les retires pas vers ton wallet personnel. L'équipe Upside insiste : sur un CEX, tu fais confiance à un intermédiaire.
## En détail
### Comment fonctionne un CEX
Un CEX ressemble à un courtier traditionnel : tu crées un compte, tu passes une validation d'identité ([KYC](/glossaire)), tu déposes des euros par virement SEPA ou carte, puis tu passes des ordres d'achat et de vente via un carnet d'ordres (order book). L'exchange fait correspondre acheteurs et vendeurs, perçoit une commission, et conserve tes cryptos sur ses serveurs jusqu'à ce que tu les retires.
### Les avantages
Interface simple, support client, paires fiat/crypto (EUR->BTC), liquidité élevée sur les grandes cryptos, outils de trading avancés (limit, stop, marge), carte de paiement associée sur certaines plateformes, conformité réglementaire (PSAN en France, MiCA à l'échelle européenne). Idéal pour un premier achat ou pour trader activement.
### Les risques spécifiques
Risque de hack (Mt. Gox, FTX), risque de faillite et de blocage des retraits, risque réglementaire selon la juridiction, risque de censure sur certains comptes, risque fiscal car chaque trade est souvent déclaré. Pour limiter le risque réglementaire, privilégie une plateforme au statut clair en consultant l'[annuaire des plateformes agréées MiCA](/regulation-crypto/exchanges-mica). Règle d'or Upside : ne laisse sur un CEX que ce que tu es prêt à perdre, et transfère l'épargne vers un [cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet).
## Pour aller plus loin
Pour démarrer concrètement, consulte [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france). Compare avec la version décentralisée via [qu'est-ce qu'un DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex). Pour la sécurisation des avoirs, passe par [hot wallet vs cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet) et les [articles Upside](/articles).
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## Prediction markets : comprendre en 5 minutes
URL : https://www.upside24.com/apprendre/prediction-markets-comprendre
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Un prediction market est un marché où l'on parie sur l'issue d'événements réels. Upside explique Polymarket, Kalshi, la sagesse des foules et l'intérêt crypto.
## Définition rapide
Un **prediction market** (marché de prédiction) est une plateforme où les utilisateurs parient en capital réel sur l'issue d'un événement futur : élection, décision de banque centrale, cours d'une crypto, résultat sportif. Le prix de marché d'un contrat évolue entre 0 et 1$ (ou 0% et 100%) selon la probabilité que l'événement se réalise. Les deux leaders aujourd'hui sont [Polymarket](/apprendre/qu-est-ce-que-polymarket) (on-chain, Polygon) et Kalshi (off-chain, régulé CFTC aux US). Upside les utilise comme baromètre.
## En détail
### La sagesse des foules, version financière
L'intuition derrière les prediction markets est simple : quand des milliers de participants engagent leur argent sur un pronostic, l'agrégation de leurs paris produit une estimation plus précise qu'un sondage déclaratif. Les participants qui se trompent perdent du capital et sont évincés, les bons pronostiqueurs gagnent et voient leur influence grandir. C'est un filtre darwinien de l'information.
### Exemples marquants
- **Élection US 2024** : Polymarket a montré Trump favori bien avant que les médias traditionnels et les sondages ne basculent.
- **Hausse des taux Fed** : les contrats Kalshi sur FOMC ont souvent précédé les prix des Fed funds futures.
- **Halving Bitcoin** : les marchés ont anticipé la date exacte à quelques heures près.
### Pourquoi l'écosystème crypto les adore
Trois raisons. Premièrement, les prediction markets on-chain sont **24/7**, accessibles sans KYC, et réglés en [stablecoins](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin). Deuxièmement, ils offrent une couverture naturelle : un trader [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) peut hedger un événement macro en pariant contre sa thèse. Troisièmement, ils génèrent des **signaux gratuits** que les analystes - dont Upside - intègrent dans leur veille.
### Les limites à connaître
Risque de manipulation sur les petits marchés (peu de volume = prix facile à pousser), risque de résolution ambiguë (qui décide de l'issue ?), risque réglementaire selon la juridiction. L'équipe Upside rappelle qu'un prediction market n'est pas un oracle infaillible, mais un outil d'aide à la décision parmi d'autres.
## Pour aller plus loin
Plonge dans le leader du secteur avec [qu'est-ce que Polymarket](/apprendre/qu-est-ce-que-polymarket). Pour les bases crypto, [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) et les [stablecoins](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin). Les [articles Upside](/articles) et la [chaîne YouTube](/chaine) suivent en direct les marchés les plus actifs.
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## Comment acheter des cryptos en France en 2026 ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/comment-acheter-cryptos-france
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Acheter des cryptos en France en 2026, pas à pas : choix de la plateforme, KYC, premier dépôt, sécurité du wallet. Le guide Upside pour débuter sans erreur.
## Définition rapide
En France, on achète des cryptos via une plateforme d'échange régulée. Depuis le 1er juillet 2026, le régime PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques) laisse place à l'agrément MiCA et au statut CASP (Crypto-Asset Service Provider), valable dans toute l'Union européenne via le passeport. Le bon réflexe avant d'ouvrir un compte : vérifier l'agrément CASP sur le registre de l'ESMA et sur l'[annuaire des plateformes agréées MiCA en France](/regulation-crypto/exchanges-mica) d'Upside. Le parcours classique : vérification d'identité (KYC), dépôt en euros par virement SEPA ou carte bancaire, puis achat du Bitcoin ou de l'Ethereum de son choix.
## En détail
### Choisir une plateforme adaptée
Plusieurs plateformes sont populaires auprès du public français : Binance, Coinbase, Bitpanda, Kraken, Coinhouse, Paymium. Les critères à regarder : agrément MiCA (statut CASP), frais de transaction, facilité de l'interface, liquidité, qualité du support client et options de retrait. Point de vigilance : au 26 juin 2026, Binance n'est pas agréée MiCA et restreint une partie de ses services en France. L'équipe Upside recommande de comparer au moins deux acteurs et de contrôler leur statut sur l'[annuaire des plateformes agréées MiCA en France](/regulation-crypto/exchanges-mica) avant de se décider.
### Valider le KYC et déposer des fonds
Toute plateforme régulée demande une vérification d'identité ([KYC](/glossaire)) : pièce d'identité, justificatif de domicile, parfois un selfie. Une fois validé, tu peux déposer des euros par virement SEPA (le plus économique) ou par carte bancaire (plus rapide, plus cher). Évite la carte pour des montants importants : les frais grignotent le capital.
### Sécuriser les cryptos achetées
Une fois tes premiers [BTC ou ETH](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) en poche, ne les laisse pas traîner indéfiniment sur la plateforme. Transfère-les vers un [wallet personnel](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto) dont tu détiens les clés - idéalement un [cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet) pour la partie épargne. Maxime chez Upside le répète : not your keys, not your coins.
## Pour aller plus loin
Pour suivre notre sélection de plateformes et nos retours d'expérience, passe par [les articles Upside](/articles). Et pour comprendre le vocabulaire PSAN, DEX, CEX, l'[A propos d'Upside](/a-propos) et le [glossaire crypto](/glossaire) complètent bien ce guide.
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## Comment déclarer ses cryptos aux impôts en France ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/declarer-cryptos-impots
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Déclaration crypto aux impôts en France : flat tax 31,4 %, formulaire 2086, comptes étrangers 3916-bis. Guide Upside clair pour particuliers occasionnels.
## Définition rapide
En France, les plus-values issues de la cession de cryptos par un particulier occasionnel sont imposées au **Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)**, aussi appelé **flat tax**, au taux global de **31,4 %** (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux) depuis le 1er janvier 2026. Le taux est passé de 30 % à 31,4 % avec la hausse de la CSG sur les revenus du capital (loi de financement de la Sécurité sociale 2026). Seules les conversions crypto -> euros (ou équivalent fiat) déclenchent l'imposition, les échanges crypto/crypto sont considérés comme intercalaires depuis 2019. Upside rappelle qu'il faut aussi déclarer ses comptes sur plateformes étrangères.
## En détail
### Étape 1 - Lister ses opérations taxables
Recense toutes les conversions vers l'euro ou un actif non crypto (paiement d'un bien, achat d'un NFT contre fiat, retrait vers carte). Les échanges BTC -> ETH ou ETH -> USDC ne sont pas imposables tant que tu restes dans l'univers crypto. Les récompenses de [staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking) et le [mining](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin) ont un régime distinct (souvent BNC ou BIC).
### Étape 2 - Calculer la plus-value globale
La formule officielle rapporte la valeur de cession au portefeuille global en euros : PV = prix de cession - (prix total d'acquisition × prix de cession / valeur globale du portefeuille). Plusieurs outils (Koinly, Accointing) automatisent ce calcul en agrégeant les historiques de trading.
### Étape 3 - Remplir les formulaires
Trois formulaires clés :
1. **Formulaire 2086** - détail de chaque cession et calcul de la plus-value globale.
2. **Déclaration 2042-C** - report de la plus-value totale, imposée au PFU.
3. **Formulaire 3916-bis** - déclaration de chaque compte détenu sur une plateforme étrangère (Binance, Coinbase, Kraken). Oubli = 750€ d'amende par compte non déclaré.
### Étape 4 - Conserver ses justificatifs
Garde exports CSV, relevés de plateforme et preuves de transferts pendant au moins 3 ans. En cas de contrôle, l'administration vérifie la cohérence entre tes déclarations et les données transmises par les PSAN français.
## Pour aller plus loin
Assure-toi de savoir [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france) et ce qu'est [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) avant d'investir. La fiscalité évoluant chaque année, consulte les [articles Upside](/articles) pour les mises à jour, et le [glossaire](/glossaire) pour les termes PSAN, PFU, BNC.
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## Les arnaques crypto à éviter en 2026
URL : https://www.upside24.com/apprendre/arnaques-crypto-eviter
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Les arnaques crypto en 2026 : phishing, rug pull, faux supports, SIM swap, pig butchering. Upside liste les pièges les plus courants et les réflexes à adopter.
## Définition rapide
Les **arnaques crypto** reposent toutes sur un même principe : amener la victime à signer une transaction ou à livrer sa [seed phrase](/apprendre/securiser-seed-phrase). En 2026, les techniques se sont professionnalisées (IA générative, fausses interfaces très réalistes), mais les réflexes de base restent les mêmes. Upside recense ici les pièges les plus fréquents et les contre-mesures éprouvées. Règle d'or : **si c'est trop beau pour être vrai, c'est une arnaque**.
## En détail
### 1. Phishing et sites clones
Des sites factices reproduisent MetaMask, Ledger Live, OpenSea ou Uniswap, souvent promus par des annonces Google sponsorisées. Tu connectes ton wallet, tu signes une transaction qui drain tous tes tokens. **Parade** : vérifier l'URL caractère par caractère, bookmarker les sites officiels, ne jamais cliquer sur un résultat sponsorisé.
### 2. Faux supports client
Sur Discord, Telegram, X ou par email, un "support Ledger/Binance/MetaMask" te contacte pour "résoudre un problème" et demande ta seed. **Aucun support légitime ne demande jamais ta seed**. Les vrais supports ne t'envoient jamais de DM en premier.
### 3. Rug pull
Un projet lance un token, attire les investisseurs, puis les développeurs vident la liquidité et disparaissent. Les memecoins et nouveaux projets DeFi sans audit sont les plus touchés. **Parade** : vérifier que la liquidité est verrouillée (locked), que le contract est audité, que l'équipe est doxxée, ne jamais investir plus que ce qu'on peut perdre.
### 4. SIM swap
L'attaquant récupère ton numéro de téléphone en usurpant ton identité auprès de ton opérateur, puis reçoit tes SMS 2FA pour se connecter à tes comptes exchange. **Parade** : utiliser un 2FA par application (Google Authenticator, Authy, Aegis), jamais par SMS. Activer une passphrase dédiée chez l'opérateur.
### 5. Pig butchering (arnaque sentimentale)
Une relation de confiance est construite sur plusieurs semaines (via Tinder, WhatsApp, LinkedIn), puis la victime est poussée à investir sur une fausse plateforme. Les sommes grimpent, puis impossible de retirer. **Parade** : ne jamais investir sur recommandation d'un contact en ligne rencontré récemment, aussi crédible paraisse-t-il. Avant de déposer le moindre euro, vérifier le statut de la plateforme et consulter les [alertes AMF](/regulation-crypto/exchanges-mica/alerte) sur les acteurs non régulés.
### 6. Approbations de contrat piégées
Tu signes un `approve()` sur un contrat malveillant qui autorise un attaquant à déplacer tes tokens plus tard. **Parade** : vérifier les approbations actives avec des outils comme revoke.cash, limiter les montants approuvés, utiliser un [cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet) pour l'épargne.
Parmi les partenaires Upside, on trouve plusieurs acteurs qui accompagnent les particuliers sur la sécurité opérationnelle.
## Cas concrets en France (2025-2026)
- [Fausse application Ledger sur l'App Store : 420 000 $ envolés en 9 transactions](/articles/fausse-app-ledger-sur-l-app-store-420-000-dollars-envoles-en-9-transactions-694848) - les stores officiels ne sont pas à l'abri.
- [Agressions crypto en France : 1 attaque tous les 5 jours](/articles/agressions-crypto-en-france-1-attaque-tous-les-5-jours-france-cryptos-agit-912074) - statistiques 2025.
- [88 personnes mises en examen en France pour agressions ciblant des détenteurs de crypto](/articles/agressions-de-detenteurs-de-crypto-88-mis-en-examen-en-france-181275) - réponse judiciaire en cours.
- [Braquage crypto dans le Finistère : 700 000 € extorqués sous la menace](/articles/braquage-crypto-dans-le-finistere-700-000-extorques-sous-la-menace-751362) - cas type wrench attack en France.
- [ZachXBT a fait geler 800 000 $ après l'enlèvement du père d'un streamer français](/articles/zachxbt-a-fait-geler-800-000-apres-l-enlevement-du-pere-d-un-streamer-francais-667161) - traçabilité on-chain en action.
## Pour aller plus loin
Commence par sécuriser les fondamentaux : [qu'est-ce qu'un wallet](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto), [hot wallet vs cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet), [sécuriser sa seed phrase](/apprendre/securiser-seed-phrase). Les [articles Upside](/articles) publient régulièrement des alertes sur les arnaques émergentes.
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## Qu'est-ce que le Proof of Stake (PoS) ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-pos
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le Proof of Stake sécurise une blockchain via des validateurs qui immobilisent de la crypto. Upside explique Ethereum, Solana, Cardano et le slashing.
## Définition rapide
Le **Proof of Stake** (PoS, "preuve d'enjeu") est un mécanisme de consensus qui sécurise une blockchain via des validateurs immobilisant (staking) une certaine quantité de crypto native. En échange, ils proposent et valident des blocs et reçoivent des récompenses. Plus un validateur stake, plus il a de chances d'être sélectionné. S'il triche ou est défaillant, il subit un **slashing** (perte d'une partie de la mise). [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum), Solana, Cardano, Avalanche et Polkadot fonctionnent en PoS.
## En détail
### Pourquoi le PoS existe
Alternative historique au [Proof of Work](/apprendre/qu-est-ce-que-pow) de [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin), le PoS a été conçu pour répondre à deux critiques majeures du PoW : consommation énergétique massive et barrière matérielle (ASIC dédiés, fermes de minage). En PoS, la sécurité vient d'un engagement de capital économique - pas de puissance de calcul. Ethereum est passé de PoW à PoS en septembre 2022 (The Merge), réduisant sa consommation d'environ **99,95%**.
### Comment un validateur est choisi
Sur Ethereum, devenir validateur nécessite de staker **32 ETH** (environ 112 000€ à 3 500€/ETH). À chaque bloc, l'algorithme RANDAO pseudo-aléatoire sélectionne un validateur qui propose un nouveau bloc, puis un comité de validateurs vote pour l'attester. Récompenses : ~3 à 5% annualisés en ETH, versés automatiquement. Les particuliers qui n'ont pas 32 ETH peuvent déléguer via [staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking) délégué ou liquid staking.
### Les risques du PoS
Le **slashing** pénalise les validateurs malhonnêtes (double-signature) ou défaillants (offline prolongé). Sur Ethereum, la pénalité peut atteindre plusieurs ETH, jusqu'à l'éjection du validator set. Autres critiques courantes : concentration potentielle du stake chez quelques gros acteurs (Lido, Coinbase), risque de centralisation, complexité technique plus élevée qu'en PoW. Upside analyse régulièrement ces sujets dans ses articles.
## Pour aller plus loin
Pour participer concrètement, lis [qu'est-ce que le staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking). Comparer avec l'ancêtre [Proof of Work](/apprendre/qu-est-ce-que-pow) aide à saisir les trade-offs. Approfondis avec [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et les [articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce que Polymarket ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-polymarket
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Polymarket est le leader des prediction markets on-chain. Upside explique le fonctionnement, les paris sur événements, USDC et l'usage comme signal.
## Définition rapide
**Polymarket** est le principal **prediction market** on-chain, déployé sur [Polygon](/apprendre/layer-1-vs-layer-2) (Layer 2 Ethereum). Les utilisateurs achètent et vendent des parts qui valent 1$ si un événement se réalise, 0$ sinon. Le prix de marché d'une part (entre 0 et 1$) reflète la probabilité implicite de l'événement. Toutes les transactions se font en [USDC](/apprendre/usdt-vs-usdc). Upside suit Polymarket de très près comme signal pour nos analyses.
## En détail
### Comment fonctionne concrètement Polymarket
Chaque marché est une question binaire : "Trump gagnera-t-il en 2028 ?" ou "Bitcoin dépassera-t-il 150 000$ en 2026 ?". Deux tokens sont créés : YES et NO. Tu peux acheter des YES à 0,42 USDC (probabilité implicite 42%) ou des NO à 0,58 USDC. À la résolution, l'un des deux tokens vaut 1$, l'autre 0$. Tu peux aussi revendre tes parts avant la date de résolution à leur prix de marché courant.
### Pourquoi c'est plus qu'un site de paris
Polymarket agrège des millions de dollars de capital qui parient sur l'issue d'événements. Résultat, les probabilités affichées deviennent un **signal précieux** repris par journalistes, analystes politiques et traders macro. Exemple : pendant l'élection US 2024, Polymarket a anticipé la victoire de Trump plus vite que les sondages. L'équipe Upside intègre ces signaux dans ses analyses de marché.
### Accès depuis la France
Polymarket est officiellement bloqué aux utilisateurs US, mais accessible depuis la France via un wallet crypto (MetaMask, Coinbase Wallet) et des USDC sur Polygon. La plateforme est non custodial : tu gardes tes fonds dans ton wallet et signes chaque transaction. Aspect fiscal : les gains sont considérés comme des plus-values crypto (flat tax 31,4 % depuis 2026) par l'administration française. Consulte [comment déclarer ses cryptos aux impôts](/apprendre/declarer-cryptos-impots).
## Actualité Polymarket suivie par Upside
- [5,9 Md$ de volume frais sur Polymarket dès le 30 mars](/articles/5-9-md-de-volume-frais-polymarket-des-le-30-mars-et-9-outils-lances-en-1-semaine-036077)
- [Ce que les marchés de prédiction voient que les médias financiers ne te disent pas](/articles/ce-que-les-marches-de-prediction-voient-que-les-medias-financiers-ne-te-disent-p-612466)
- [Délit d'initié sur Polymarket : Trump esquive la condamnation](/articles/delit-d-initie-sur-polymarket-trump-esquive-la-condamnation-548206) - rappel sur les risques de manipulation.
- [Polymarket : un trader gagne 21 000 $ en manipulant une station météo](/articles/polymarket-un-trader-gagne-21-000-en-manipulant-une-station-meteo-124078) - exemple concret de manipulation de résolution.
## Pour aller plus loin
Pour le contexte théorique, lis [prediction markets : comprendre en 5 minutes](/apprendre/prediction-markets-comprendre). Techniquement, tout repose sur [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et les [stablecoins](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin). Les [articles](/articles) et [vidéos Upside](/videos) analysent régulièrement les marchés les plus actifs.
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## Qu'est-ce que le Proof of Work (PoW) ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-pow
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le Proof of Work sécurise Bitcoin via les mineurs et leur puissance de calcul. Upside explique le hash, la difficulté, la consommation d'énergie et le halving.
## Définition rapide
Le **Proof of Work** (PoW, "preuve de travail") est le mécanisme de consensus historique inventé par Satoshi Nakamoto pour sécuriser [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin). Les mineurs entrent en compétition pour résoudre un puzzle cryptographique coûteux en calcul. Le premier qui trouve la solution propose un nouveau bloc, le réseau valide, et il reçoit la récompense (BTC + frais de transaction). La sécurité repose sur l'énergie engagée : attaquer le réseau aurait un coût très élevé, plusieurs milliards de dollars d'équipement et d'énergie.
## En détail
### Comment un bloc est miné
Un mineur prend un paquet de transactions en attente, ajoute un nonce (nombre aléatoire) et calcule le **hash SHA-256** du tout. Objectif : obtenir un hash commençant par un certain nombre de zéros (la difficulté). Il modifie le nonce des milliards de fois par seconde jusqu'à trouver le bon hash. Temps moyen cible sur Bitcoin : **10 minutes par bloc**. Si le réseau mine plus vite, la difficulté monte automatiquement toutes les 2 016 blocs (environ 2 semaines).
### Les forces du PoW
- **Sécurité physique** : attaquer le réseau exige de contrôler >50% de la puissance de calcul mondiale - coûteux et détectable.
- **Simplicité conceptuelle** : le mécanisme est transparent, auditable, éprouvé depuis 2009.
- **Décentralisation** : n'importe qui peut miner, même avec peu de hashrate - même si les fermes industrielles dominent.
- **Émission prévisible** : couplé au [halving](/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin), le PoW garantit la rareté de Bitcoin (21 M max).
### Les critiques
Consommation énergétique élevée : selon le Cambridge Centre for Alternative Finance (indice CBECI, 2025), la consommation de Bitcoin est estimée autour de 140 TWh par an, soit environ 0,5 % de l'électricité mondiale, un ordre de grandeur comparable à celui d'un pays comme l'Argentine ou la Pologne. Dépendance aux ASIC (matériel dédié) qui rend le mining amateur quasi impossible. Concentration géographique des fermes (Texas, Kazakhstan, Russie). Émissions CO2 dépendantes du mix énergétique local - mais une part croissante du mining est alimentée par du surplus renouvelable ou du gaz torché. Upside documente régulièrement ces évolutions.
## Pour aller plus loin
Plonge dans la partie pratique avec [qu'est-ce que le mining Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin). Comprends la relation entre PoW et rareté via [le halving](/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin). Compare avec [le Proof of Stake](/apprendre/qu-est-ce-que-pos) d'Ethereum. Les [articles Upside](/articles) et la [chaîne](/chaine) décryptent les évolutions du minage.
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## Comment sécuriser sa seed phrase ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/securiser-seed-phrase
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> La seed phrase est la clé ultime d'un wallet crypto. Upside explique pas à pas comment la sauvegarder sur papier, métal, sans jamais la numériser ni la partager.
## Définition rapide
Une **seed phrase** (phrase mnémonique) est une suite de 12 ou 24 mots qui permet de restaurer un [wallet crypto](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto) et l'intégralité des clés privées qu'il contient. Qui détient la seed phrase contrôle les fonds - point final. C'est la sauvegarde la plus critique qui existe en crypto. Upside le répète en permanence : personne, jamais, ne doit demander ta seed phrase, même un support client.
## En détail
### Étape 1 - Générer la seed hors ligne
Quand tu configures un hardware wallet (Ledger, Trezor, BitBox, Keystone), la seed est générée sur l'appareil, jamais sur ton ordinateur ou ton téléphone. Ne prends aucune photo, ne tape jamais la seed dans un champ texte (même un bloc-notes), ne la copie jamais dans un gestionnaire de mots de passe. Ces recommandations sont strictes et non négociables.
### Étape 2 - Écrire la seed à la main
1. Prends les fiches papier fournies avec le hardware wallet.
2. Écris chaque mot clairement, dans l'ordre, avec son numéro.
3. Relis mot par mot, en vérifiant l'orthographe (la liste officielle BIP39 compte 2048 mots).
4. Pour une protection supérieure, duplique sur une **plaque métallique** gravée (Cryptosteel, Billfodl). Résiste au feu, à l'eau, à l'oxydation.
### Étape 3 - Stocker en lieu sûr et redondant
Une seule copie = risque de perte totale. Bonne pratique : **deux copies, deux lieux distincts** (coffre domicile + coffre bancaire, ou confié à un proche de confiance). Certains utilisateurs avancés utilisent le **partage Shamir** (SLIP39) qui scinde la seed en plusieurs fragments, dont un nombre minimum est requis pour reconstruire - supporté par Trezor et Keystone.
### Étape 4 - Ne jamais la partager
Règle absolue :
- Un support client légitime (Ledger, Binance, MetaMask) ne te demandera **jamais** ta seed.
- Un site qui propose de "restaurer" ton wallet en saisissant ta seed est un **scam**.
- Une DM sur Telegram, X ou Discord qui demande la seed = **attaque**.
L'équipe Upside voit passer ces tentatives tous les jours. Consulte [les arnaques crypto à éviter](/apprendre/arnaques-crypto-eviter) pour t'immuniser.
### Le risque physique - wrench attack
Une seed phrase parfaitement sécurisée numériquement ne protège pas contre la coercition physique. Plusieurs cas en France en 2024-2025 ont montré l'évolution des attaques ciblées sur des détenteurs identifiés (réseaux sociaux, voisinage, fuites de données) :
- [Enlèvement crypto en Bourgogne : mère et enfant libérés sans rançon](/articles/enlevement-crypto-en-bourgogne-mere-et-enfant-liberes-sans-rancon-802137)
- [Braquage crypto dans le Finistère : 700 000 € extorqués sous la menace](/articles/braquage-crypto-dans-le-finistere-700-000-extorques-sous-la-menace-751362)
Discrétion publique sur les positions et **wallet leurre** (petit montant accessible) sont aujourd'hui des pratiques recommandées.
## Pour aller plus loin
Comprends le rôle du [wallet crypto](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-wallet-crypto) et le choix entre [hot wallet et cold wallet](/apprendre/hot-wallet-vs-cold-wallet). Les [articles Upside](/articles) détaillent les meilleurs dispositifs de sauvegarde et le [glossaire](/glossaire) couvre les termes techniques. Pour choisir l'appareil qui hébergera ta seed, suis notre [guide d'achat des hardware wallets](/guide/choisir-hardware-wallet).
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## Layer 1 vs Layer 2 : comprendre les différences
URL : https://www.upside24.com/apprendre/layer-1-vs-layer-2
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Layer 1 vs Layer 2 : la différence entre blockchain de base et solution de scalabilité. Upside explique Bitcoin, Ethereum, Arbitrum, Optimism, Base et zkSync.
## Définition rapide
Un **Layer 1** désigne une blockchain principale et autonome, comme [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin), [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) ou Solana. Elle assure elle-même la sécurité, la décentralisation et la validation des transactions. Un **Layer 2** est une couche construite au-dessus d'un Layer 1 pour traiter davantage de transactions à moindre coût, tout en héritant de la sécurité de la blockchain mère. Sur Ethereum, les Layer 2 phares sont Arbitrum, Optimism, Base et zkSync.
## En détail
### Pourquoi les Layer 2 existent
Ethereum traite environ 15 transactions par seconde sur sa couche de base, avec des frais qui peuvent exploser en période de congestion. Pour absorber l'usage massif (DeFi, NFT, stablecoins), l'écosystème a construit des Layer 2 : ils regroupent des milliers de transactions hors chaîne, puis publient une preuve compacte sur Ethereum. Résultat, les utilisateurs paient des frais 10 à 100 fois plus bas, avec la même garantie finale.
### Les deux grandes familles
Deux approches dominent. Les **Optimistic Rollups** (Arbitrum, Optimism, Base) partent du principe que les transactions sont valides par défaut, avec une fenêtre de contestation. Les **ZK Rollups** (zkSync, Starknet, Linea) utilisent des preuves cryptographiques (zero-knowledge) qui valident chaque batch mathématiquement. Les ZK sont plus coûteux à calculer mais offrent un retrait quasi immédiat vers le L1.
### Ce que ça change pour l'utilisateur
Côté utilisateur, un Layer 2 ressemble à Ethereum : même wallet, mêmes tokens, mêmes dApps, mais transactions à quelques centimes. Revers de la médaille, il faut pont-ner (bridger) ses fonds entre L1 et L2, ce qui introduit un risque de smart contract. L'équipe Upside conseille de commencer sur un L2 établi (Arbitrum, Base) avant d'explorer les plus jeunes.
## Pour aller plus loin
Comprends d'abord [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et la notion de [gas](/apprendre/qu-est-ce-que-gas-ethereum) avant d'attaquer les L2. Les [articles Upside](/articles) suivent régulièrement l'actualité Arbitrum, Base et zkSync, et le [glossaire](/glossaire) détaille les termes techniques associés.
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## Qu'est-ce que le Yield Farming ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-yield-farming
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le Yield Farming consiste à déplacer ses cryptos entre protocoles DeFi pour maximiser les rendements. Upside explique staking, lending, pools et risques associés.
## Définition rapide
Le **Yield Farming** (littéralement "culture de rendement") est une stratégie [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) qui consiste à déplacer activement ses cryptos entre différents protocoles pour maximiser les rendements annualisés (APY). Le farmer combine [staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking), lending, fourniture de liquidité à des DEX et farming de tokens de gouvernance. Les rendements affichés peuvent dépasser 100% annualisés, mais cachent des risques importants qu'Upside rappelle systématiquement.
## En détail
### Les briques du yield farming
Trois mécaniques se combinent. Le **lending** : déposer USDC sur Aave ou Compound pour toucher un intérêt. Le **liquidity providing** : verser deux tokens dans une [liquidity pool](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool) sur Uniswap et toucher les frais de trading. Le **farming de tokens** : recevoir un token de gouvernance du protocole en récompense de son dépôt, puis revendre ou restaker ce token. Un farmer avancé enchaîne les trois dans une même stratégie.
### Un exemple concret chiffré
Imagine 10 000 USDC placés comme suit : 5 000 prêtés sur Aave à 4%, 5 000 en pool USDC/ETH sur Uniswap à 8% + 3% en tokens UNI farmés. Rendement brut ≈ 6,5% + 3% = 9,5% annualisé. Très au-dessus d'un livret, mais trois risques réels : exploit de smart contract, [impermanent loss](/glossaire) si ETH bouge fortement, et chute du token farmé.
### Les risques à connaître
Smart contract non audité = risque de piratage (des centaines de millions d'euros volés chaque année). Rug pull = l'équipe disparaît avec les fonds. Impermanent loss = la pool perd en valeur si les prix des deux tokens divergent. Risque de liquidation si tu utilises de l'effet de levier. L'équipe Upside conseille de ne jamais farmer plus que ce qu'on peut perdre, et de privilégier les protocoles audités et matures.
## Pour aller plus loin
Maîtrise d'abord [la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi), [le staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking) et les [liquidity pools](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool) avant de te lancer. Les [articles Upside](/articles) analysent régulièrement les meilleures stratégies de yield et détectent les red flags.
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## Qu'est-ce qu'une DAO ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-une-dao
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> DAO : Decentralized Autonomous Organization, une organisation gouvernée on-chain. Upside explique le fonctionnement, les tokens de gouvernance et les limites.
## Définition rapide
Une DAO, pour Decentralized Autonomous Organization (organisation autonome décentralisée), est une forme d'organisation gouvernée par ses membres via des tokens de vote et des [smart contracts](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract). Les décisions - budget, stratégie, évolutions du protocole, nominations - sont prises on-chain, selon des règles définies à l'avance, sans conseil d'administration ni direction hiérarchique classique.
## En détail
### Comment ça fonctionne
Chaque DAO émet un token de gouvernance que ses membres possèdent. Pour proposer ou voter une décision, il faut détenir une certaine quantité de ce token. Les propositions passent par des outils comme Snapshot (vote off-chain) puis sont exécutées on-chain via des contrats type Governor ou des multisigs. Les trésoreries peuvent atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.
### Exemples concrets
Les grandes DAO pilotent des protocoles [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) majeurs (Uniswap, Aave, Compound, ainsi que **Sky** - l'ex-MakerDAO, renommé en septembre 2024), mais aussi des collectifs d'investissement, des médias, des clubs sociaux ou des fondations comme Ethereum Name Service. Certaines DAO françaises émergent dans l'art, la recherche et le financement de biens publics.
### Avantages et limites
La DAO promet plus de transparence, d'inclusion et d'automatisation. En pratique, les limites sont réelles : faible participation aux votes, **concentration des tokens** entre quelques grands détenteurs (équipe fondatrice, fonds early), exécution des décisions souvent **passée par un multisig** qui peut en pratique court-circuiter le vote, lenteur décisionnelle, risques juridiques dans de nombreuses juridictions. La DAO Aave a notamment vu en 2026 des contributeurs majeurs (Chaos Labs, BGD Labs, Aavechan) annoncer leur départ après des désaccords sur la gouvernance et la rémunération - illustration concrète des limites du modèle. L'équipe Upside suit de près cette évolution, notamment en France où le statut légal des DAO reste flou.
## Pour aller plus loin
Les DAO reposent directement sur les [smart contracts](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract), l'[Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et plus largement le [Web3](/apprendre/qu-est-ce-que-le-web3). Pour les analyses Upside sur les DAO majeures, consulte [les articles Upside](/articles). Le reste du vocabulaire figure dans [le glossaire crypto](/glossaire).
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## Qu'est-ce que le MEV ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-mev
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le MEV (Maximal Extractable Value) est le profit capté par les validateurs en réordonnant les transactions. Upside explique front-running, sandwich et protection.
## Définition rapide
Le **MEV** (Maximal Extractable Value, historiquement Miner Extractable Value) désigne le profit que les validateurs - et les bots qui leur proposent des transactions - peuvent extraire en choisissant l'ordre dans lequel les transactions sont incluses dans un bloc. Sur [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et ses [Layer 2](/apprendre/layer-1-vs-layer-2), cela se traduit par du front-running, du sandwich attack et de l'arbitrage automatisé. Upside éclaire ce phénomène clé de la DeFi moderne.
## En détail
### Un exemple chiffré concret
Tu envoies un gros ordre d'achat de 100 000$ en ETH sur Uniswap, à un prix attendu de 3 500$. Un bot MEV détecte ta transaction dans la mempool. Il envoie :
1. Un achat d'ETH juste avant la tienne (ce qui fait monter le prix à 3 520$).
2. Ta transaction s'exécute à 3 520$ (au lieu de 3 500$).
3. Une revente juste après la tienne à 3 530$.
Résultat : le bot pocheté ~0,3% sur ton dos. C'est un **sandwich attack**. Multiplié par des milliers de trades par jour, le MEV représente plusieurs centaines de millions de dollars extraits par an.
### Les formes principales de MEV
- **Arbitrage** (souvent sain) : un bot exploite un écart de prix entre deux DEX et rééquilibre le marché.
- **Liquidations** : détecter les positions DeFi sous le seuil de marge et capter la prime.
- **Sandwich attack** : placer un trade avant et après celui d'un utilisateur pour grignoter son [slippage](/apprendre/qu-est-ce-que-slippage).
- **Front-running** : copier une transaction rentable détectée dans la mempool et la frontrunner.
### Comment se protéger
Solutions côté utilisateur :
1. Utiliser un RPC privé (Flashbots Protect, MEV Blocker) qui cache la transaction de la mempool publique.
2. Régler correctement la tolérance au slippage (pas trop élevée).
3. Fractionner les gros ordres en plusieurs petits trades.
4. Passer par des agrégateurs (1inch, CoW Swap) qui intègrent une protection MEV par défaut.
L'équipe Upside recommande systématiquement les RPC privés pour les utilisateurs DeFi actifs.
## Pour aller plus loin
Le MEV est indissociable des [DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex) et du [slippage](/apprendre/qu-est-ce-que-slippage). Pour le fond technique, relis [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum). Les [articles Upside](/articles) suivent régulièrement les innovations anti-MEV (PBS, ePBS, MEV-Share).
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## Qu'est-ce qu'un smart contract ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Un smart contract est un programme déployé sur blockchain qui s'exécute automatiquement. Upside explique le concept, les usages (DeFi, NFT, DAO) et les limites.
## Définition rapide
Un smart contract (contrat intelligent) est un programme informatique déployé sur une blockchain, qui s'exécute automatiquement quand ses conditions sont remplies. Une fois publié, il est immuable (son code ne peut plus être modifié sans procédure dédiée) et auditable par tous. C'est la base technique de la [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi), des [NFT](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft) et des [DAO](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-dao).
## En détail
### Automatisation sans confiance
L'idée de base : plutôt que de s'en remettre à un intermédiaire (banque, notaire, plateforme) pour faire respecter un accord, on code les règles dans un programme déployé sur blockchain. Exemple typique : un prêt DeFi. Tu déposes des ETH en collatéral, le smart contract te prête automatiquement des stablecoins, et si la valeur de ton collatéral passe sous un seuil, il liquide ta position sans demander la permission à personne.
### Solidity, EVM et écosystème
La majorité des smart contracts tournent sur [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et ses Layer 2 (Arbitrum, Optimism, Base), via la machine virtuelle EVM. Le langage dominant est Solidity. D'autres écosystèmes existent : Rust sur Solana, Move sur Aptos et Sui. Mais l'EVM reste le standard de facto, avec le plus gros écosystème de développeurs, d'outils et d'utilisateurs.
### Les limites à comprendre
Un smart contract n'est aussi fiable que le code qui le compose. Un bug, une faille, une logique mal pensée peuvent faire perdre des millions. Les audits, les formal verifications et les bug bounties limitent le risque, mais ne l'éliminent pas. L'équipe Upside rappelle : la DeFi est puissante, mais elle exige de la prudence et de la diversification.
## Pour aller plus loin
Remonte à la blockchain qui exécute ces contrats dans [qu'est-ce qu'Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum). Pour voir les smart contracts à l'œuvre, passe par [qu'est-ce que la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi) et [qu'est-ce qu'un NFT](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft). Les analyses Upside sont regroupées dans [les articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce qu'un NFT ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-un-nft
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> NFT : Non-Fungible Token, jeton unique sur blockchain. Upside explique l'origine, les usages (art, gaming, utilitaires) et les risques pour les débutants.
## Définition rapide
Un NFT, pour Non-Fungible Token, est un jeton numérique unique et non interchangeable, enregistré sur une blockchain. Contrairement à [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) ou [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum), où chaque unité vaut exactement la même chose qu'une autre, chaque NFT est distinct et identifiable individuellement. Il peut représenter une image, une vidéo, un ticket, un certificat, un objet de jeu ou un acte de propriété.
## En détail
### Comment fonctionne un NFT
Un NFT est créé via un [smart contract](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract), le plus souvent au standard **ERC-721** (un identifiant unique par jeton) ou **ERC-1155** (collections semi-fongibles, pratique pour le gaming) sur Ethereum. Ce contrat attribue un identifiant unique à chaque jeton, associe des métadonnées (image, description, attributs) et tient un registre des propriétaires. Acheter un NFT revient à enregistrer on-chain que telle adresse détient tel identifiant. Hors Ethereum, l'écosystème NFT le plus actif est **Solana** (standard Metaplex), avec des places de marché comme Magic Eden et Tensor.
### Des usages au-delà de l'art numérique
Les NFT se sont fait connaître via l'art numérique et les collections de profil (CryptoPunks, Bored Apes). Mais les usages dépassent largement ce cadre : tickets d'événement infalsifiables, objets de jeu transférables entre plateformes, certificats académiques, actes de propriété intellectuelle, memberships exclusifs, noms de domaine [Web3](/apprendre/qu-est-ce-que-le-web3) comme les ENS sur Ethereum.
### Royalties créateurs : un modèle qui a basculé
Historiquement, les places de marché reversaient automatiquement aux créateurs un pourcentage (5-10 %) sur chaque revente secondaire. Depuis février 2023, **OpenSea a rendu les royalties optionnelles** côté acheteur, suivi par la plupart des places concurrentes (Blur, X2Y2). Conséquence : les créateurs ne peuvent plus compter sur les royalties protocolaires, sauf à utiliser un standard contraignant comme l'**ERC-721C** ou des contrats de blocklist. À considérer si tu veux mint une collection ou si tu achètes en pensant que l'artiste touche une commission.
### Les risques à connaître
Le marché NFT est hautement spéculatif et très volatil. Beaucoup de projets perdent presque toute leur valeur en quelques mois. La règle Upside : vérifier le contrat, la communauté, l'équipe, le cas d'usage, et ne jamais investir plus que ce qu'on est prêt à perdre. Attention aussi aux scams : faux mints, phishing, impersonation - revoir [les arnaques crypto à éviter](/apprendre/arnaques-crypto-eviter).
## Pour aller plus loin
Reviens à la base Ethereum qui permet la création de NFT dans [qu'est-ce qu'Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) et [qu'est-ce qu'un smart contract](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-smart-contract). Pour le contexte large, direction [qu'est-ce que le Web3](/apprendre/qu-est-ce-que-le-web3), [les articles Upside](/articles) ou [le glossaire crypto](/glossaire).
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## Qu'est-ce que le slippage crypto ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-slippage
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Le slippage crypto est l'écart entre le prix attendu et le prix exécuté d'un trade. Upside explique comment il apparaît sur les DEX et comment le limiter.
## Définition rapide
Le **slippage** est l'écart entre le prix auquel tu valides une transaction crypto et le prix réellement exécuté quelques secondes plus tard. Il apparaît surtout sur les [DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex) qui utilisent des [liquidity pools](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool) plutôt qu'un carnet d'ordres classique. Plus la pool est petite ou le marché volatil, plus le slippage est important. Upside rappelle que tout trader DeFi doit savoir le configurer.
## En détail
### Un exemple chiffré concret
Tu veux acheter 1 ETH à 3 500€. Tu cliques sur "swap" sur Uniswap. Le temps que la transaction soit incluse dans un bloc, le prix bouge légèrement, et l'exécution se fait à 3 520€. Écart = 20€, soit environ **0,57% de slippage**. Acceptable. Mais si le marché bouge fort, le prix exécuté peut être 3 600€ (2,86% de slippage), voire bien plus sur un token peu liquide.
### Pourquoi le slippage apparaît
Deux causes principales. **Liquidité insuffisante** : sur une pool qui contient peu de tokens, ton ordre déséquilibre le ratio et déplace le prix selon la formule AMM. **Volatilité du marché** : entre ta signature et l'inclusion dans un bloc (10 à 30 secondes sur Ethereum), d'autres transactions passent avant la tienne et modifient le prix. Sur les memecoins peu liquides, le slippage peut dépasser 20%.
### Comment le limiter
Les DEX proposent un paramètre de **slippage tolerance** (souvent 0,5% par défaut). Si le prix exécuté dépasse ce seuil, la transaction échoue plutôt que de mal exécuter. Autres bonnes pratiques :
1. Fractionner les gros ordres en plusieurs petits trades.
2. Utiliser un agrégateur (1inch, Jupiter, Matcha) qui route l'ordre sur plusieurs pools.
3. Éviter de trader pendant les pics de volatilité (annonces macro, ouvertures de marché).
4. Augmenter légèrement la tolérance sur les tokens peu liquides, sans tomber dans le piège du sandwich attack ([MEV](/apprendre/qu-est-ce-que-mev)).
## Pour aller plus loin
Comprends comment naissent ces écarts via [les liquidity pools](/apprendre/qu-est-ce-qu-une-liquidity-pool) et [les DEX](/apprendre/qu-est-ce-qu-un-dex). Le [MEV](/apprendre/qu-est-ce-que-mev) explique la face sombre du slippage. Les [articles Upside](/articles) partagent des retours d'expérience et les réglages de slippage les plus sûrs.
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## Qu'est-ce que Bitcoin ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Bitcoin expliqué simplement par Upside : première cryptomonnaie, réseau décentralisé, 21 millions d'unités, créé en 2009 par Satoshi Nakamoto.
## Définition rapide
Bitcoin (symbole BTC) est la première cryptomonnaie au monde, lancée en janvier 2009 par un inventeur anonyme connu sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. C'est un actif numérique décentralisé, dont l'offre est limitée à 21 millions d'unités, qui fonctionne sans banque ni État via un registre public appelé blockchain.
## En détail
### Un réseau monétaire sans autorité centrale
Bitcoin repose sur un réseau pair-à-pair : des milliers d'ordinateurs répartis dans le monde (les nœuds) conservent chacun une copie du registre des transactions. Personne ne contrôle ce réseau - aucune banque centrale, aucun gouvernement, aucune entreprise. Les transactions sont validées par les [mineurs](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin), qui dépensent de l'énergie pour sécuriser le réseau en échange de BTC nouvellement émis.
### Une rareté programmée
L'offre de Bitcoin est plafonnée à 21 millions d'unités, inscrite dans le code du protocole. Cette rareté numérique est renforcée par le [halving](/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin), un événement qui divise par deux la création de nouveaux BTC tous les quatre ans environ. C'est ce qui a valu à Bitcoin le surnom d'or numérique.
### Pourquoi Bitcoin compte
Bitcoin est souvent perçu comme une réserve de valeur, une alternative à l'or et une couverture contre l'inflation. Il sert aussi à transférer de la valeur à travers le monde en quelques minutes, sans intermédiaire. Chez Upside, nous considérons Bitcoin comme la porte d'entrée de toute personne qui veut comprendre l'écosystème crypto.
## Pour aller plus loin
Pour démarrer concrètement, consulte notre guide pratique [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france). Si tu veux réviser les bases du vocabulaire, passe par [notre glossaire crypto](/glossaire). Et pour suivre les analyses quotidiennes de l'équipe Upside, direction [les articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce que le halving Bitcoin ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-que-le-halving-bitcoin
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Halving Bitcoin : événement tous les 4 ans qui divise par 2 la récompense des mineurs. Upside explique le mécanisme, les dates et les effets sur le marché.
## Définition rapide
Le halving Bitcoin est un événement programmé dans le protocole qui divise par deux la récompense attribuée aux [mineurs](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin) tous les 210 000 blocs, soit environ tous les quatre ans. Il réduit progressivement l'émission de nouveaux [BTC](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) et rapproche lentement l'offre de sa limite ultime de 21 millions d'unités.
## En détail
### Le mécanisme
À sa création en 2009, Bitcoin récompensait les mineurs de 50 BTC par bloc. Puis 25 BTC en 2012, 12,5 BTC en 2016, 6,25 BTC en 2020, 3,125 BTC depuis avril 2024. Le prochain halving est attendu autour de 2028. Cette division progressive rend Bitcoin de plus en plus rare à produire, jusqu'à ce que la dernière fraction de BTC soit minée aux alentours de 2140.
### Pourquoi c'est important
Le halving est structurant pour l'écosystème Bitcoin. Il exerce une pression à la baisse sur les mineurs les moins efficaces - dont les coûts deviennent supérieurs aux récompenses - tout en renforçant le narratif de rareté qui soutient la valorisation de BTC. Historiquement, les halvings ont été suivis de cycles haussiers, même si chaque cycle est unique et que rien ne garantit la répétition.
### Ce qu'il faut retenir
Le halving ne crée pas mécaniquement une hausse de prix : il modifie l'équilibre offre/demande, combiné à d'autres facteurs (adoption, contexte macro, liquidité, régulation). L'équipe Upside rappelle qu'investir sur l'anticipation d'un halving reste risqué : les marchés savent, ils anticipent, et l'histoire ne se répète pas toujours.
## Pour aller plus loin
Compare avec les autres briques Bitcoin dans [qu'est-ce que Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) et [qu'est-ce que le mining Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-le-mining-bitcoin). Pour passer à l'action, consulte [comment acheter des cryptos en France](/apprendre/comment-acheter-cryptos-france). Les analyses cycles et halvings de l'équipe sont sur [les articles Upside](/articles).
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## Qu'est-ce qu'un stablecoin ?
URL : https://www.upside24.com/apprendre/qu-est-ce-qu-un-stablecoin
Date : 2026-04-20T10:00:00.000Z
Section : Guides éducatifs
> Stablecoin : cryptomonnaie indexée sur un actif stable comme le dollar. Upside explique USDT, USDC, DAI, leurs usages et leurs risques.
## Définition rapide
Un stablecoin est une cryptomonnaie conçue pour conserver une valeur stable, le plus souvent indexée sur le dollar américain (1 stablecoin = 1 USD). Les plus connus sont USDT (Tether), USDC (Circle) et DAI (MakerDAO). Ils servent de refuge contre la volatilité crypto, de moyen de paiement on-chain et de collatéral dans la [DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi).
## En détail
### Les trois grandes familles
On distingue les stablecoins adossés à des actifs traditionnels (USDT, USDC), garantis par des dépôts bancaires et des bons du Trésor ; les stablecoins crypto-collatéralisés comme DAI, garantis par des cryptos bloquées en surplus dans des smart contracts ; et les stablecoins algorithmiques, qui cherchent à maintenir leur parité par des mécanismes d'émission et de destruction. Les deux premières familles dominent largement l'écosystème.
### À quoi ça sert concrètement
Un stablecoin permet de sortir de la volatilité de [Bitcoin](/apprendre/qu-est-ce-que-bitcoin) ou [Ethereum](/apprendre/qu-est-ce-que-ethereum) sans repasser par un virement bancaire : on convertit ses BTC en USDT ou USDC en quelques secondes. Il sert aussi à envoyer de la valeur à l'étranger, à payer des services on-chain et à bloquer des fonds pour du rendement DeFi.
### Les risques à connaître
Les stablecoins ne sont pas sans risque : risque de de-peg (l'actif décroche brièvement du dollar), risque réglementaire, risque de l'émetteur (gel, faillite, sanctions). L'équipe Upside conseille de diversifier et de ne pas concentrer tout son cash on-chain sur un seul stablecoin.
## Pour aller plus loin
Compare les deux géants dans [USDT vs USDC : quel stablecoin choisir](/apprendre/usdt-vs-usdc). Pour générer du rendement dessus, direction [qu'est-ce que le staking](/apprendre/qu-est-ce-que-le-staking) et [qu'est-ce que la DeFi](/apprendre/qu-est-ce-que-la-defi). Et pour les analyses macro liées aux stablecoins, passe par [les articles Upside](/articles).
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# Articles d'actualité
## Meta : Muse fait bondir le titre de 21,87%, la facture IA attendue approche 192 milliards
URL : https://www.upside24.com/articles/meta-muse-fait-bondir-le-titre-de-21-87-et-sa-facture-ia-approche-192-milliards
Date : 2026-09-28T10:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> L'agent Muse de Meta chasse les abonnements oubliés et le titre gagne 21,87%. Mais le consensus attend deux exercices de trésorerie disponible négative.
Meta Platforms (META), maison mère de Facebook, voit son agent IA Muse s'imposer et son titre gagner **21,87%** depuis la veille du lancement. Mais les analystes attendent près de 192 milliards de dollars d'investissements en 2027, de quoi rendre sa trésorerie disponible négative.
## L'impact en un coup d'oeil
| | |
|---|---|
| Direction | Positif |
| Intensité | Faible |
| Horizon | Structurel |
| Ce que ça touche | Croissance long terme, commerce par agent, justification des investissements |
## Un agent qui chasse les abonnements oubliés
Lancé le 8 septembre et présenté lors de Meta Connect, la conférence annuelle du groupe, Muse s'est hissé en quelques jours en tête des classements d'applications, rapportent le Wall Street Journal et Yahoo Finance. L'une de ses fonctions attire particulièrement : une fois que l'utilisateur lui ouvre l'accès à ses comptes bancaires et à ses cartes, l'agent repère les prélèvements récurrents, identifie les abonnements oubliés et aide à les résilier, détaille CNBC.
Meta, c'est Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger : les applications qu'une bonne partie des gens ouvrent plusieurs fois par jour, et qui vivent de la publicité qui s'y affiche. Muse fonctionne autrement. L'agent ne montre aucune publicité, et Meta prévoit de se rémunérer par une petite commission sur les transactions réalisées à travers lui, selon Yahoo Finance.
Ce choix change la nature de la relation. Sur Facebook ou Instagram, l'attention de l'utilisateur est ce que Meta vend aux annonceurs. Avec Muse, l'utilisateur devient un client dont l'agent défend les intérêts, y compris face aux entreprises qui achètent de la publicité chez Meta. Le groupe parie qu'un agent utile rapportera davantage par les transactions qu'il facilite que par le temps d'écran qu'il capte.
La cible n'a rien d'anecdotique. D'après une étude de Mastercard menée avec le cabinet de conseil du Financial Times, citée par CNBC, la dépense moyenne en abonnements atteint **1 887 dollars par an** aux États-Unis, et 44% des consommateurs américains l'ont augmentée en 2025. Une partie de cette économie repose sur l'oubli et sur la difficulté de résilier : un agent qui fait ce travail à la place de l'utilisateur s'attaque à l'un de ses ressorts les plus rentables.
La source a ses limites. Meta n'a publié ni nombre d'utilisateurs, ni montant de transactions, ni prévision de revenus pour Muse. Pour mesurer l'enjeu, le plus sûr est de le rapporter aux comptes actuels. Hors publicité, les applications du groupe ont facturé 1 007 M USD au deuxième trimestre, contre **59 363 M USD** pour la publicité. C'est dans la première ligne que tomberont les commissions de Muse, et elle représente aujourd'hui moins de 2% de la seconde.
## Ce que le prix incorpore déjà
Le lien entre Muse et l'action passe par une ligne précise des comptes : l'investissement. Pour faire tourner ses modèles, Meta construit des centres de calcul à une échelle inédite. Le consensus attend environ 139 milliards de dollars d'investissements en 2026, puis près de 192 milliards en 2027. Conséquence directe sur le **free cash flow**, l'argent qui reste une fois les dépenses et les investissements payés : 46 109 M USD sur l'exercice 2025, puis un solde négatif attendu sur les deux exercices suivants, d'environ 25 milliards de dollars en 2027.
Le métier, lui, reste d'une rentabilité rare. Le ROIC, ce que l'entreprise gagne sur chaque dollar investi dans son activité, ressort à **22,19%**, contre 7,85% pour la médiane de son sous-secteur, qui regroupe 69 sociétés de médias et de services en ligne. En clair, Meta tire près de trois fois plus de profit de son capital que l'acteur médian. C'est ce rendement qui rend l'effort d'investissement défendable : chaque dollar placé dans le métier historique a rapporté bien plus que chez les concurrents.
Le prix, de son côté, reste mesuré sur ce qu'il suppose. En remontant du cours vers la croissance nécessaire pour le justifier, le marché intègre une progression du free cash flow d'**environ 16% par an** sur dix ans. Le bénéfice par action a progressé de 18,41% par an sur les cinq dernières années : l'exigence du cours reste en dessous de ce que la société a déjà réalisé. Ce calcul suppose toutefois que le free cash flow reparte, ce que les deux prochains exercices ne montreront pas.
Le multiple, enfin, est déjà tendu. Le titre se paie **24,07 fois les bénéfices attendus**, contre 11,11 fois pour la médiane du sous-secteur, soit plus du double du prix payé pour l'acteur médian. Face à sa propre histoire, ce multiple se situe dans les 30% les plus élevés des cinq dernières années : l'action a rarement coûté aussi cher par rapport à ses bénéfices. Le détail des multiples, des marges et des comparables reprend le dossier ligne par ligne.
## Ce que le marché en fait déjà
Le cours a clôturé à **751,66 USD** le vendredi 25 septembre. Il avait terminé à 616,77 USD le 4 septembre, dernière séance avant le lancement de Muse : le titre a donc gagné 21,87% en trois semaines. Il évolue désormais à 89% de sa fourchette annuelle, à 3,61% seulement de son plus haut de 779,82 USD.
La hausse a été rapide. Le cours se situe 22,07% au-dessus de sa moyenne des 50 dernières séances, et l'indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse d'une hausse sur quatorze séances, atteint 71,33. Au-delà de 70, un titre est généralement considéré comme acheté trop vite à court terme.
Le consensus reste très favorable. Sur les 62 analystes qui suivent la valeur, 54 sont positifs, 7 neutres et 1 négatif. Leur objectif moyen s'établit à environ 790 USD, avec des cibles allant de 580 à 1 000 USD : le potentiel moyen n'est plus que d'environ 5%. Le parcours du cours a donc déjà absorbé l'essentiel de ce que la moyenne des analystes attendait.
La divergence est ailleurs. Pendant que le cours montait, les bénéfices attendus baissaient : le consensus a abaissé de **5,05%** en trois mois son estimation de bénéfice par action pour l'exercice en cours, à 31,21 USD. Le marché paie le succès de Muse, alors que les prévisions de résultat, elles, reculent sous le poids des charges de recherche et de calcul.
## Le point de bascule
Le prochain rendez-vous est la publication du troisième trimestre, attendue le 28 octobre, une date encore estimée. L'indicateur à surveiller est le free cash flow du trimestre, et avec lui le budget d'investissement que la direction annoncera pour 2027.
Le scénario favorable passe par la publicité. Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 27,96% sur un an, contre 12,21% pour la médiane du sous-secteur. Si ce rythme se maintient, la publicité continue de financer l'effort pendant que Muse cherche son modèle de revenus. L'agent n'a pas besoin de rapporter beaucoup tout de suite : il lui suffit de montrer que ses utilisateurs lui confient leurs paiements, ce qui ouvrirait la voie aux commissions.
Le scénario défavorable passe par les bénéfices. Au deuxième trimestre, le bénéfice par action a reculé de **13,44%** sur un an, à 6,18 USD contre 7,14 USD, parce que les charges montent plus vite que les ventes. Un budget d'investissement relevé au-delà de ce qu'attend le consensus prolongerait ce recul.
**Tant que** le free cash flow attendu reste négatif sur 2026 et 2027, le multiple de 24,07 fois repose sur une promesse que Muse commence à peine à illustrer. **Si** la publication du 28 octobre confirme des ventes en hausse d'environ 26% sur l'exercice sans relever le budget d'investissement, le succès de l'agent deviendra la première preuve que ces dépenses peuvent payer.
## Les données, en clair
- **Free cash flow** : l'argent qui reste à l'entreprise une fois ses dépenses courantes et ses investissements payés. Meta : 46 109 M USD sur l'exercice 2025 ; le consensus attend un solde négatif d'environ 6,5 milliards de dollars en 2026 et d'environ 25 milliards en 2027.
- **Investissements** : les dépenses consacrées aux centres de calcul, aux serveurs et aux équipements. Meta : environ 139 milliards de dollars attendus par le consensus en 2026, près de 192 milliards en 2027.
- **Croissance implicite du free cash flow** : la progression annuelle que le cours suppose pour la trésorerie disponible. Meta : environ 16% par an sur dix ans, au cours du 25 septembre 2026.
- **Croissance du bénéfice par action sur cinq ans** : le rythme annuel moyen de progression du bénéfice rapporté à chaque action. Meta : 18,41% par an.
- **ROIC** : le bénéfice d'exploitation après impôt rapporté à tout le capital employé. Meta : 22,19% sur douze mois, contre 7,85% pour la médiane de son sous-secteur Interactive Media and Services, soit 69 sociétés.
- **PER anticipé** : le cours divisé par le bénéfice par action attendu sur l'exercice en cours. Meta : 24,07 fois, contre 11,11 fois pour cette médiane, dans les 30% les plus élevés de ses cinq dernières années.
- **Indice de force relative** : un indicateur de la vitesse d'une hausse ou d'une baisse sur quatorze séances, de 0 à 100. Meta : 71,33.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes qui suivent la valeur. Meta : 790,27 USD pour 62 analystes, de 580 à 1 000 USD.
- **Révision du bénéfice attendu** : la variation de l'estimation moyenne des analystes. Meta : -5,05% en trois mois, à 31,21 USD par action pour 2026.
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## Nvidia : Pékin rouvrirait la porte, mais la Chine ne pèse plus que 7,88 milliards par trimestre
URL : https://www.upside24.com/articles/nvidia-pekin-rouvrirait-la-porte-la-chine-ne-pese-plus-que-7-88-milliards-par-trimestre
Date : 2026-09-28T09:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Pékin envisagerait d'autoriser ByteDance et Alibaba à acheter une puce Nvidia. La Chine ne pèse plus que 7,88 des 96,22 milliards de ventes trimestrielles.
Nvidia (NVDA), le concepteur des processeurs de l'intelligence artificielle, pourrait retrouver ByteDance et Alibaba comme clients, selon The Information. Mais la Chine ne pèse plus que 7,88 milliards de dollars sur 96,22 milliards de ventes trimestrielles.
## L'impact en un coup d'oeil
| | |
|---|---|
| Direction | Non statuable |
| Intensité | Faible |
| Horizon | 6-12 mois |
| Ce que ça touche | Perception, valorisation |
## Ce que Pékin laisse filtrer
Selon The Information, repris lundi 28 septembre par Reuters puis par Bloomberg, les autorités chinoises envisageraient d'autoriser de grands groupes du pays, dont ByteDance, la maison mère de TikTok, et Alibaba, à acheter la nouvelle puce RTX Pro 5500 de Nvidia. Le verbe compte : **Pékin envisagerait**, rien n'est décidé.
Nvidia, c'est le fabricant des cartes graphiques GeForce que connaissent les joueurs sur PC, et surtout celui des processeurs sur lesquels tournent la plupart des modèles d'intelligence artificielle dans les centres de données.
**Le fait n'est pas établi.** L'information repose sur une source unique, que Reuters et Bloomberg citent sans la confirmer par leurs propres moyens. Les autorités chinoises n'ont rien annoncé, aucun volume de commandes ni aucun calendrier n'a été publié, et rien ne dit à ce stade si Washington, qui encadre de son côté l'exportation des puces américaines les plus avancées vers la Chine, laisserait passer ces ventes. Les restrictions croisées des deux capitales ont privé les grands acheteurs chinois des produits les plus récents du groupe, et c'est ce verrou que la rumeur entrouvre.
Reste à mesurer ce que la Chine représente encore pour le groupe, chiffres publiés à l'appui. Sur l'exercice 2025, clos fin janvier 2025, la Chine et Hong Kong avaient apporté **25,05 milliards de dollars** sur 130,5 milliards de chiffre d'affaires, soit environ un dollar de ventes sur cinq. Un an plus tard, sur l'exercice 2026, la même zone ne pesait plus que 19,68 milliards sur 215,94 milliards, moins d'un dollar sur dix.
Au dernier trimestre, clos fin juillet, la part est restée du même ordre : 7,88 milliards de dollars sur 96,22 milliards. Les ventes du groupe ont bondi pendant que le poids de la Chine était divisé par deux. C'est le point de départ de toute lecture de la rumeur : elle porte sur un marché devenu secondaire dans les comptes, mais pas négligeable.
## Ce que le prix incorpore déjà
Une rumeur ne déplace aucune ligne des comptes. Elle déplace la probabilité d'un scénario, et la bonne question devient de savoir si ce scénario chinois figure déjà dans le cours. La réponse se lit dans ce que le prix de l'action suppose.
Le calcul se fait à l'envers. On part de la valeur boursière et on cherche le rythme de croissance du **free cash flow**, la trésorerie qui reste une fois toutes les dépenses et les investissements payés, qui justifierait ce prix sur dix ans. Au cours du 25 septembre, le marché intègre **près de 15% de croissance par an** de cette trésorerie disponible.
Pour se représenter l'ordre de grandeur, une trésorerie qui progresse de près de 15% par an est multipliée par quatre environ en dix ans. C'est beaucoup pour une entreprise ordinaire, et c'est peu pour une entreprise qui a connu la trajectoire de Nvidia ces dernières années. Cette hypothèse traduit une crainte simple : que les dépenses de ses grands clients dans les centres de données finissent par ralentir, comme tout cycle d'équipement.
Ce chiffre prend son sens face à l'historique. Le chiffre d'affaires de Nvidia a progressé de **66,9% par an sur cinq ans**, et la médiane de son sous-secteur des semi-conducteurs, soit 400 sociétés, de 10,59% par an sur la même période. Le prix suppose donc un ralentissement très marqué par rapport à ce que le groupe a réalisé. Autrement dit, le cours ne paie pas une croissance qui continuerait sur sa lancée, il paie une croissance qui s'essouffle.
Le multiple de bénéfices raconte la même histoire. L'action se paie **28,45 fois ses bénéfices** des douze derniers mois, contre 51,54 fois pour la médiane du sous-secteur : un acheteur débourse près de deux fois moins, par dollar de bénéfice, que pour la société médiane du secteur. Ce multiple se situe aussi dans le tiers le plus bas de ses cinq dernières années, c'est-à-dire que l'action a été plus chère environ deux fois sur trois sur la période.
C'est ce décalage qui donne à la rumeur son intérêt. Un débouché chinois rouvert ne serait pas une croissance que le prix a déjà comptée : il viendrait s'ajouter à une hypothèse prudente. Le détail des comparables, de la rentabilité et du score complet figure dans l'analyse complète de Nvidia sur Upside.
## Ce que le marché en fait déjà
À la clôture du 25 septembre, l'action Nvidia valait **225,07 dollars**, en hausse de 28,99% sur un an. C'est presque exactement la performance de la médiane de son sous-secteur, à 29,95% : le concepteur des puces de l'intelligence artificielle n'a pas fait mieux que la société médiane des semi-conducteurs sur douze mois.
Le titre évolue près du haut de sa fourchette annuelle, à 4,85% de son plus haut de cinquante-deux semaines, fixé à 236,54 dollars, et loin de son plus bas de 164,27 dollars. Sa capitalisation atteint 5 424,19 milliards de dollars.
La dynamique technique reste calme. L'indice de force relative sur quatorze séances, un indicateur entre 0 et 100 qui mesure la vigueur des hausses récentes face aux baisses, ressort à 55,19 : ni excès d'achats, ni excès de ventes. Le cours évolue par ailleurs 12,83% au-dessus de sa moyenne des deux cents dernières séances, signe d'une tendance de fond toujours orientée à la hausse.
Les analystes restent massivement favorables. Sur 61 bureaux d'études qui suivent la valeur, **58 sont positifs, 2 neutres et 1 négatif**. Leur objectif moyen ressort à environ 328 dollars, avec des cibles qui s'étalent de 180 à 515 dollars : l'écart entre la plus prudente et la plus optimiste montre à quel point la visibilité reste limitée. Cet objectif est celui du consensus, pas une estimation d'Upside.
Le signal le plus parlant se trouve toutefois ailleurs, dans les estimations. Le bénéfice par action attendu pour l'exercice en cours a été **révisé de 4,28% à la hausse** en quatre-vingt-dix jours. Les analystes relèvent leurs chiffres sans qu'aucune réouverture chinoise ne soit acquise, et le cours, lui, n'a pas décroché de son sous-secteur. La rumeur tombe donc sur un titre porté par ses fondamentaux, pas sur un titre qui l'attendait.
## Le point de bascule
L'indicateur à surveiller est la ligne Chine du chiffre d'affaires, et le rendez-vous est la publication du troisième trimestre, estimée au 25 novembre. Le consensus attend environ 109 milliards de dollars de ventes sur ce trimestre, puis près de 412 milliards sur l'ensemble de l'exercice 2027.
Le scénario favorable est celui d'une autorisation confirmée par Pékin et tolérée par Washington. La Chine redeviendrait un relais de croissance au moment où le consensus attend déjà environ 683 milliards de dollars de ventes sur l'exercice 2028, et elle renforcerait une hypothèse que le cours ne paie qu'à moitié.
Le scénario défavorable est celui d'une rumeur qui reste une rumeur. La ligne Chine continuerait de reculer en poids relatif, et le groupe dépendrait encore davantage de ses clients américains et de la tenue d'estimations 2028 très dispersées, de 416 à 778 milliards de dollars.
**Tant que** la Chine plafonne sous 7,88 milliards de dollars par trimestre, le signal de Pékin reste une rumeur sans effet sur les comptes. **Si** elle revient vers le rythme de l'exercice 2025, un dollar de ventes sur cinq, le multiple de 28,45 fois paierait un débouché que le prix n'intègre pas.
## Les données, en clair
- **Ventes en Chine** : le chiffre d'affaires réalisé en Chine continentale et à Hong Kong, tel que Nvidia le déclare dans ses comptes. Nvidia : 25,05 milliards de dollars sur l'exercice 2025 contre 19,68 milliards sur l'exercice 2026, puis 7,88 milliards au trimestre clos le 26 juillet 2026.
- **Croissance implicite du free cash flow** : le rythme de progression que le cours suppose sur dix ans, en remontant le calcul de valorisation à l'envers. Nvidia : près de 15% par an au cours du 25 septembre 2026.
- **Free cash flow** : la trésorerie qui reste une fois les dépenses d'exploitation et les investissements payés, donc l'argent réellement disponible. Nvidia : 127,01 milliards de dollars sur les douze derniers mois.
- **Croissance annuelle du chiffre d'affaires sur cinq ans** : le rythme moyen de progression des ventes chaque année. Nvidia : 66,9%, contre 10,59% pour la médiane de son sous-secteur.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action des douze derniers mois, soit le nombre d'années de bénéfice que l'on paie pour une action. Nvidia : 28,45 fois, contre 51,54 pour la médiane des 400 sociétés de son sous-secteur, au 28 septembre 2026.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes qui suivent la valeur. Nvidia : environ 328 dollars pour 61 analystes, avec des cibles de 180 à 515 dollars.
- **Indice de force relative sur quatorze séances** : un indicateur entre 0 et 100 qui mesure la vigueur des hausses récentes face aux baisses ; au-dessus de 70, le titre est dit suracheté. Nvidia : 55,19 au 28 septembre 2026.
- **Révision des estimations** : la variation, sur quatre-vingt-dix jours, du bénéfice par action que le consensus attend pour l'exercice en cours. Nvidia : +4,28%.
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## Vitalik Buterin publie la feuille de route d'Ethereum jusqu'en 2030 : STARKs récursifs, résistance quantique et slots de 4 à 8 secondes
URL : https://www.upside24.com/articles/vitalik-buterin-publie-la-feuille-de-route-d-ethereum-jusqu-en-2030-starks-recur-695197
Date : 2026-09-28T06:30:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Dans un essai publié dimanche, Vitalik Buterin décrit les upgrades Glamsterdam et Hegota et projette des slots de 4 à 8 secondes et une finalité en 8 à 32 secondes d'ici 2030.
## Ethereum, "hybride entre blockchain et cryptographie moderne"
Dans un essai publié dimanche et intitulé "The cryptographic world computer", Vitalik Buterin pose un diagnostic net sur l'état du réseau : Ethereum est devenu, selon lui, "un hybride entre blockchain et cryptographie moderne". Ce n'est pas une formule de communication. C'est le cadre qui structure toute la feuille de route jusqu'en 2030.
Deux upgrades jalonnent ce chemin. Glamsterdam d'abord, attendue au quatrième trimestre 2026, avec du retard sur le calendrier initial qui visait le premier semestre. Hegota ensuite, prévue l'an prochain. Buterin la décrit comme le dernier fork "normal" du protocole, c'est-à-dire le dernier upgrade structuré selon la logique classique des hard forks d'Ethereum. Après Hegota, le réseau bascule vers un autre régime.
## STARKs récursifs, vérification formelle et résistance quantique
Ce basculement, Buterin le détaille sans ambiguïté. Post-Hegota, Ethereum doit intégrer les STARKs récursifs, la vérification formelle automatisée et la résistance quantique. Trois chantiers techniques majeurs qui transforment la nature même du protocole, bien au-delà des améliorations de performance habituelles.
Hegota embarque aussi FOCIL, une fonctionnalité qui redistribue le pouvoir d'inclusion des transactions. Plutôt qu'un seul bloc-builder capable de censurer ou de retarder des transactions valides, FOCIL permet à plusieurs validateurs de forcer leur inclusion dans un bloc. Un mécanisme de résistance à la censure au niveau du protocole.
Côté performance, Buterin avance des projections chiffrées pour 2030 : des slots de 4 à 8 secondes et une finalité en 8 à 32 secondes. Ces chiffres représentent une accélération significative par rapport au slot actuel de 12 secondes et à la finalité qui dépasse aujourd'hui les 12 minutes dans le pire cas.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
L'ether s'échange autour de 2 650 dollars au moment de la publication de l'essai, en hausse de 69% depuis juin. La feuille de route de Buterin arrive donc dans un contexte de regain d'intérêt pour l'actif, mais elle s'adresse d'abord aux développeurs et aux opérateurs de nœuds : la résistance quantique et les STARKs récursifs conditionnent la sécurité à long terme du réseau et donc la crédibilité de tout ce qui est construit dessus. Un Ethereum plus rapide à finaliser et plus résistant à la censure renforce mécaniquement la valeur des applications qui s'appuient sur ses garanties de base.
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## 1% les plus riches en France : il faut au moins 7 512 euros par mois après impôts, selon l'Observatoire des inégalités
URL : https://www.upside24.com/articles/1-les-plus-riches-en-france-il-faut-au-moins-7-512-euros-par-mois-apres-impots-s-243642
Date : 2026-09-28T06:00:01.000Z
Section : Articles d'actualité
> L'Observatoire des inégalités a publié le 22 septembre son échelle des revenus : 7 512 €/mois après impôts pour intégrer le 1% le plus riche, contre 2 228 € de niveau de vie médian.
## Ce que révèle l'échelle des revenus 2026
L'[Observatoire des inégalités](https://www.inegalites.fr/) a publié le 22 septembre son échelle des revenus en France. Pour appartenir au 1% le plus riche, une personne seule doit percevoir au moins 7 512 euros par mois, après impôts et prestations sociales. Environ 630 000 personnes franchissent ce seuil sur l'ensemble du territoire.
La concentration s'accentue fortement au sommet. Le 0,1% le plus riche commence à 19 514 euros mensuels, soit plus de 2,5 fois le plancher du 1%. Le 0,01%, soit quelques dizaines de milliers de personnes, dépasse 70 879 euros par mois. Ces trois seuils reposent sur les données Insee de 2021, les dernières disponibles pour ces tranches extrêmes.
## L'écart avec le reste de la population
L'infographie publiée par l'Observatoire des inégalités replace ces montants dans une échelle complète. Le niveau de vie médian s'établit à 2 228 euros mensuels : la moitié des Français vit en dessous, l'autre moitié au-dessus. Le Smic net ressort à 1 748 euros, le seuil de pauvreté à 1 164 euros, le RSA à 573 euros.
Entre le bas et le haut de l'échelle, l'amplitude est saisissante : le minimum du 1% le plus riche représente plus de 13 fois le RSA et plus de 31 fois le seuil de pauvreté. Le seuil de richesse, fixé à 4 456 euros par l'Observatoire, correspond au double du niveau de vie médian, une définition relative qui place les 5% les plus riches à partir de 5 102 euros.
Tous ces montants s'entendent pour une personne seule, après impôts et prestations sociales. Les données de référence sont celles de l'Insee pour 2024, à l'exception des seuils du 1%, du 0,1% et du 0,01%, qui restent calés sur 2021 et du RSA et du Smic, actualisés en 2026.
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## Accenture : l'accord avec Anthropic a fait bondir le titre de 6,4%, gain effacé en une semaine
URL : https://www.upside24.com/articles/accenture-l-accord-avec-anthropic-a-fait-bondir-le-titre-de-6-4-gain-efface-en-une-semaine
Date : 2026-09-27T10:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Accenture et Anthropic engagent chacun au moins 1 milliard de dollars dans la sécurité de l'IA. Le titre a bondi de 6,4% avant Bourse, puis a tout rendu.
Accenture (ACN), le géant du conseil informatique, s'est envolé de 6,4% avant l'ouverture de Wall Street lundi sur un accord de sécurité de l'IA avec Anthropic. Mais le titre a tout rendu en quatre séances, à 176,11 dollars vendredi, sous son niveau d'avant l'annonce.
## L'impact en un coup d'oeil
| | |
|---|---|
| Direction | Neutre |
| Intensité | Faible |
| Horizon | Structurel |
| Ce que ça touche | Chiffre d'affaires, avantage concurrentiel, perception |
## Ce qui a été signé
Accenture, c'est le cabinet que les banques, les assureurs, les industriels ou les administrations appellent pour installer un nouveau logiciel, basculer leurs données dans le cloud ou brancher l'intelligence artificielle sur leurs processus.
Le groupe a annoncé, dans un communiqué daté du 18 septembre, un partenariat avec Anthropic, le laboratoire américain qui développe les modèles d'IA Claude. Les deux sociétés vont bâtir une équipe d'**évaluateurs intégrés** : des spécialistes d'Accenture installés chez Anthropic, qui testeront les modèles les plus avancés en cherchant leurs failles, vérifieront qu'ils se comportent comme prévu et contrôleront l'efficacité des garde-fous. L'équipe sera pilotée par Faculty, la filiale d'Accenture spécialisée dans l'IA. Chacun des deux groupes s'engage à y consacrer **au moins 1 milliard de dollars** sur cinq ans.
Anthropic présente l'accord comme la première application d'une proposition de son patron, Dario Amodei : donner à des évaluateurs indépendants un accès permanent, comparable à celui d'un salarié, aux travaux des laboratoires d'IA les plus avancés. Le partenariat n'est pas exclusif. Anthropic prévoit d'annoncer d'autres évaluateurs, et Accenture compte proposer le même service à d'autres développeurs de modèles.
Les limites de l'annonce sont nettes. Les deux sociétés n'ont publié ni le nombre d'évaluateurs, ni la part de l'enveloppe qui reviendra à Accenture sous forme de chiffre d'affaires, ni la façon dont les résultats des tests seront rendus publics. Selon Engadget, le périmètre exact du rôle, son niveau d'accès et ses règles de signalement restent à définir.
Rapporté à la taille du groupe, le montant est modeste. Un milliard de dollars étalé sur cinq ans, c'est environ 200 millions par an, soit **l'équivalent d'une journée de chiffre d'affaires** pour une entreprise qui a encaissé 69,67 milliards de dollars sur l'exercice 2025. Et Accenture engage la même somme de son côté : l'accord est d'abord un investissement.
## Ce que le prix incorpore déjà
Un contrat touche en principe le chiffre d'affaires. Ici, l'effet sur les comptes est trop faible pour se lire : l'enveloppe annuelle pèse **environ 0,3%** des 73,10 milliards de dollars de chiffre d'affaires des douze derniers mois. L'accord joue ailleurs, sur une question de fond : l'avenir du métier d'Accenture.
Cette question pèse sur le titre depuis des mois : le marché se demande si l'IA générative va réduire le besoin de consultants et de prestataires informatiques. L'accord avec Anthropic montre une autre voie : Accenture qui vend la confiance dans l'IA au lieu de se faire remplacer par elle.
Pour l'instant, les comptes ne montrent aucun déclin. La **marge nette**, la part du chiffre d'affaires qui reste en bénéfice une fois toutes les charges payées, atteint **10,66%**, contre 5,41% pour la médiane des 205 sociétés de son sous-secteur du conseil et des services informatiques. Sur 100 dollars facturés, Accenture en garde environ 11 quand un concurrent moyen en garde environ 5.
Le prix, lui, raconte une autre histoire. Le titre se paie **14,06 fois** ses bénéfices des douze derniers mois, contre 23,33 fois pour la médiane du même sous-secteur : chaque dollar de bénéfice d'Accenture coûte environ 40% de moins que celui d'un concurrent moyen. Face à sa propre histoire, ce multiple se situe dans le dixième le plus bas de ses cinq dernières années, c'est-à-dire que l'action n'a presque jamais été aussi peu chère depuis 2021 au regard de ses bénéfices.
Le calcul inverse le dit plus nettement encore. En partant du cours actuel, le calcul retrouve la croissance du **free cash flow** que le marché intègre, c'est-à-dire l'argent qui reste une fois les dépenses et les investissements payés. Au 25 septembre, le prix suppose que ce flux **recule de près de 6% par an** pendant dix ans. Sur les cinq dernières années, le chiffre d'affaires a au contraire progressé de 9,47% par an. Le détail de ce calcul et la comparaison avec les 205 sociétés du sous-secteur montrent où se loge l'écart.
L'accord avec Anthropic ne suffit pas à invalider ce scénario, mais il le rend un peu moins crédible : chaque contrat qui fait d'Accenture un fournisseur de l'IA plutôt qu'une victime rend le scénario de déclin un peu plus difficile à défendre.
## Ce que le marché en fait déjà
L'action a clôturé à **176,11 dollars** le vendredi 25 septembre. Le vendredi 18, jour du communiqué, elle avait fini à 181,29 dollars. Lundi 21, elle bondissait de 6,4% avant l'ouverture selon le Wall Street Journal et Seeking Alpha, touchait 193,75 dollars en séance, puis clôturait à 186,11 dollars. Elle a ensuite reculé quatre séances d'affilée, jusqu'à finir la semaine sous son niveau d'avant l'annonce.
Ce trajet s'inscrit dans une baisse plus longue. Le titre a perdu 31,72% depuis janvier et 23,70% sur un an, et il se situe **39,50% sous son plus haut** des douze derniers mois, atteint à 291,09 dollars. Le point bas de la période, à 118,15 dollars, rappelle l'ampleur de la défiance qui entoure le secteur.
Les analystes restent partagés. Les 27 qui suivent la valeur se répartissent en 12 positifs, 15 neutres et aucun négatif, pour un objectif moyen d'environ 192 dollars, soit un potentiel d'environ 9% selon le consensus. Deux maisons ont abaissé leur appréciation en septembre : Wells Fargo le 14 et Guggenheim le 18.
Le dividende rémunère la patience. Au cours actuel, il rapporte **3,70%** par an, contre 0,68% pour la médiane du sous-secteur : pour 100 dollars investis, un actionnaire touche environ 3,70 dollars par an, et le groupe a relevé son dividende 14 années de suite.
La réaction du cours colle à ces chiffres. Un accord qui pèse une journée de chiffre d'affaires par an ne pouvait pas porter seul une hausse de 6,4%. Le marché a salué le signal, puis il est revenu à la question qui compte : la croissance des prochains trimestres.
## Le point de bascule
L'indicateur à surveiller est la croissance du chiffre d'affaires, et le rendez-vous tombe dans quelques jours : Accenture publie ses résultats annuels le 1er octobre, avec les prévisions de son nouvel exercice. Pour le trimestre clos fin août, le consensus attend environ 18 milliards de dollars de chiffre d'affaires, une hausse d'environ 2,5% sur un an.
Le scénario favorable est celui d'un groupe dont les prises de commandes liées à l'IA accélèrent la croissance. Les contrats comme celui d'Anthropic deviennent alors une nouvelle ligne d'activité, et l'hypothèse de déclin intégrée dans le prix perd son fondement.
Le scénario défavorable est celui de prévisions prudentes, avec une croissance qui reste sous celle des concurrents. Le multiple bas reflète alors un vrai ralentissement, et non une simple défiance envers le secteur.
**Tant que** la croissance trimestrielle du chiffre d'affaires reste sous les 8,63% de la médiane du sous-secteur, le PER de 14,06 fois reste le prix d'un leader qui grandit moins vite que ses concurrents. **Si** le free cash flow tient au-dessus des 12,58 milliards de dollars des douze derniers mois, le recul de près de 6% par an que suppose le prix devient difficile à défendre, et le même multiple paraît alors très bas pour une rentabilité parmi les plus hautes du secteur.
## Les données, en clair
- **Évaluateur intégré** : un spécialiste extérieur installé en permanence chez un développeur d'IA pour tester ses modèles et vérifier ses garde-fous. Accenture et Anthropic : au moins 1 milliard de dollars chacun sur cinq ans, selon le communiqué d'Accenture du 18 septembre 2026.
- **Chiffre d'affaires** : l'ensemble des ventes encaissées sur une période. Accenture : 73,10 milliards de dollars sur les douze derniers mois, 69,67 milliards sur l'exercice 2025 clos fin août.
- **Marge nette** : la part du chiffre d'affaires qui reste en bénéfice une fois toutes les charges payées. Accenture : 10,66%, contre 5,41% pour la médiane de son sous-secteur du conseil et des services informatiques, 205 sociétés, au 27 septembre 2026.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action des douze derniers mois, soit le nombre d'années de bénéfice payées d'avance. Accenture : 14,06 fois, contre 23,33 fois pour la médiane de son sous-secteur.
- **Valorisation face à son histoire** : l'endroit où se situe le PER actuel parmi ses propres valeurs des cinq dernières années. Accenture : dans le dixième le plus bas.
- **Free cash flow** : l'argent qui reste une fois les dépenses d'exploitation et les investissements payés. Accenture : 12,58 milliards de dollars sur les douze derniers mois.
- **Croissance implicite du free cash flow** : la croissance annuelle sur dix ans qui justifie le cours actuel. Accenture : un recul de près de 6% par an, au cours du 25 septembre 2026.
- **Rendement du dividende** : les dividendes versés sur douze mois rapportés au cours. Accenture : 3,70%, contre 0,68% pour la médiane de son sous-secteur.
- **Consensus** : la moyenne des prévisions des analystes qui suivent la valeur. Accenture : 27 analystes, objectif moyen d'environ 192 dollars.
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## Boeing : un défaut du 737 Max plane sur le Max 10, pivot des 15% de croissance attendus en 2027
URL : https://www.upside24.com/articles/boeing-un-defaut-du-737-max-vise-le-max-10-pivot-des-15-de-croissance-attendus-en-2027
Date : 2026-09-27T10:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Boeing a signalé un défaut logiciel du 737 Max que la FAA examine. Le Max 10 attend sa certification, et le consensus mise sur 15% de croissance en 2027.
Boeing (BA), le constructeur américain des avions de ligne 737 et 787, a signalé un défaut logiciel sur certains 737 Max, que la FAA examine depuis le 26 septembre. Mais c'est la certification du Max 10 qui est en jeu, et avec elle les **15% de croissance du chiffre d'affaires** que le consensus attend en 2027.
## L'impact en un coup d'oeil
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| Direction | Négatif |
| Intensité | Modérée |
| Horizon | 6-12 mois |
| Ce que ça touche | Calendrier de certification, livraisons futures, prime de risque |
## Ce que Boeing a signalé
Boeing, c'est le 737 des vols de deux heures entre les capitales européennes, le 787 Dreamliner des long-courriers, et une branche défense et espace qui fabrique des avions militaires et des satellites.
Le groupe a confirmé samedi 26 septembre, après des révélations du Wall Street Journal, avoir alerté le mois dernier les compagnies aériennes d'un défaut logiciel sur certains 737 Max. Lors d'une remise des gaz, quand le pilote interrompt son atterrissage pour remonter, le guidage automatique de la trajectoire en altitude peut se couper si l'équipage modifie la route prévue.
Les pilotes doivent alors suivre des étapes supplémentaires pour réactiver cet automatisme à l'approche suivante. La FAA, l'autorité américaine de l'aviation civile, indique évaluer le problème et examiner le correctif proposé. Elle agira « immédiatement » si elle identifie un risque pour la sécurité.
**Aucun avion n'est cloué au sol.** Les pilotes sont formés à atterrir sans cet automatisme, et Boeing prépare avec les compagnies une procédure pour le réactiver. Southwest et United indiquent qu'aucun appareil de leur flotte ne porte la version concernée du logiciel. Selon le premier bulletin de Boeing, le correctif définitif est attendu en 2028, un délai que le constructeur cherche à raccourcir.
Le risque porte sur le Max 10. La FAA a certifié le Max 7 début août avec la dernière version de ce logiciel, et le directeur général, Kelly Ortberg, annonçait ce mois-ci la certification du Max 10 « très bientôt ». Bloomberg évoque désormais un risque de retard pour ce modèle, sans le chiffrer.
Un avion non certifié ne se livre pas, et Boeing ne facture un appareil qu'à sa livraison. Or son chiffre d'affaires de 89,46 milliards de dollars en 2025 reste sous le record de 101,13 milliards atteint en 2018.
## Un titre payé pour 2027
Cette news touche la croissance future de Boeing, et cette croissance a une date : 2027. Les analystes attendent un chiffre d'affaires d'environ 98 milliards de dollars en 2026, puis d'environ 113 milliards en 2027, soit une hausse d'environ 15% en un an. **Le scénario du marché est donc un record**, au-dessus des 101,13 milliards de 2018.
Ce record suppose que les chaînes du 737 accélèrent et que les nouvelles versions arrivent. Le Max 10, la plus grande version du 737, est attendu par des clients comme Alaska Airlines, qui indique suivre le dossier avec Boeing et la FAA. Chaque mois de retard sur sa certification retire un mois de livraisons à l'exercice 2027.
Le bénéfice suit la même pente, en plus raide. Le consensus attend une perte d'environ 1,1 dollar par action cette année, puis un bénéfice d'environ 4,2 dollars l'an prochain. Autrement dit, **le prix de l'action repose presque entièrement sur les bénéfices de 2027** : l'année en cours est déjà traitée comme une année de transition.
Le titre vaut **41,04 fois** le bénéfice attendu en 2027, contre 28,86 fois pour la médiane des 206 sociétés de son sous-secteur, l'aéronautique et la défense. L'acheteur d'une action Boeing paie donc près d'une fois et demie ce que paie l'acheteur moyen du secteur, sur un bénéfice qui n'existe pas encore. Il faudrait plus de quarante années de ce bénéfice pour couvrir le prix d'une action.
La rentabilité actuelle ne comble pas cet écart. Le ROIC, ce que l'entreprise gagne pour chaque dollar investi dans son activité, ressort à 5,49%, à peine au-dessus des 4,8% de la médiane du sous-secteur. Il était négatif chaque année entre 2022 et 2025.
L'action Boeing se paie donc sur ce que le groupe rapportera quand ses chaînes tourneront à plein, pas sur ce qu'il rapporte aujourd'hui.
Le calcul qui déduit du cours la croissance attendue de la trésorerie ne s'applique pas ici : la trésorerie disponible, l'argent qui reste une fois les dépenses et les investissements payés, appelée **free cash flow**, est négative de 210 millions de dollars sur douze mois. Un montant négatif ne peut pas croître d'un pourcentage : le prix se lit donc sur le calendrier des bénéfices, celui que touche la news.
La comparaison avec les 206 sociétés du sous-secteur met chaque multiple de Boeing face à ceux de ses concurrents.
## Ce que le marché en fait déjà
Le cours ressortait à **198,07 dollars à la clôture du vendredi 25 septembre**, la veille de la confirmation de Boeing : la séance de lundi sera la première à intégrer la news. Le titre a reculé de 7,92% sur un an et se traite 22,13% sous son plus haut des cinquante-deux dernières semaines.
Il se situe à 27,46% de sa fourchette annuelle, c'est-à-dire bien plus près de son plus bas, 176,77 dollars, que de son plus haut, 254,35 dollars. Il évolue aussi 10,41% sous sa moyenne des 200 dernières séances : la baisse était installée avant le défaut logiciel.
Les 27 analystes qui suivent la valeur se répartissent en **23 positifs, 4 neutres et aucun négatif**, pour un objectif moyen d'environ 274 dollars, soit environ 38% au-dessus du cours. Leurs cibles s'étalent de 246 à 305 dollars, et la plus basse reste au-dessus du cours du jour.
Ces mêmes analystes ont pourtant abaissé leurs prévisions. La perte par action attendue pour 2026 est passée de 0,42 à 1,08 dollar en quatre-vingt-dix jours, sans que les objectifs de cours ne baissent. **Ils ont accepté de sacrifier 2026 parce qu'ils comptent sur 2027.**
C'est sur ce point que la news pèse. Si les objectifs tiennent malgré des prévisions abaissées, c'est que le consensus regarde déjà 2027. Chaque trimestre de retard sur une certification repousse alors d'un an une partie de ce scénario, et c'est cette hypothèse que l'examen de la FAA remet en question.
La première séance dira comment les investisseurs lisent l'annonce. Une simple procédure de contournement ne coûte rien aux comptes. Un décalage de calendrier touche directement l'exercice sur lequel repose le prix. Le premier cas laisserait intact le chiffre d'affaires attendu pour 2027, le second en retirerait une partie, sur un titre déjà orienté à la baisse.
## Le point de bascule
Deux rendez-vous décident de la suite : la position de la FAA sur la certification du Max 10, et la publication des résultats du troisième trimestre, attendue le 21 octobre.
Dans le scénario favorable, la FAA jugerait suffisante une procédure de contournement appliquée par les pilotes. La certification du Max 10 interviendrait avant la fin de l'année, et le chiffre d'affaires d'environ 113 milliards de dollars attendu en 2027 garderait son calendrier.
Dans le scénario défavorable, la certification attendrait le correctif définitif, donc 2028. Les livraisons du Max 10 glisseraient d'un an, sur un bilan déjà tendu.
La dette nette, ce que le groupe doit une fois sa trésorerie déduite, atteint 25,88 milliards de dollars, soit **5,64 fois** son résultat d'exploitation annuel avant amortissements : il faudrait plus de cinq ans et demi de ce résultat pour la rembourser. Pour la société médiane du sous-secteur, il suffirait d'environ sept mois (0,57 fois).
**Tant que** la FAA n'a pas dit si le Max 10 attend le correctif et que la trésorerie disponible reste sous zéro, le multiple de 41,04 fois les bénéfices de 2027 repose sur un calendrier non confirmé.
**Si** la certification intervient sans attendre 2028 et que les résultats du 21 octobre montrent une trésorerie disponible repassée au-dessus de zéro, ce même multiple s'appuie sur des livraisons datées, donc sur un chiffre d'affaires que Boeing peut facturer.
## Les données, en clair
- **Free cash flow** : l'argent qui reste au groupe une fois ses dépenses courantes et ses investissements payés. Boeing : -210 M USD sur les douze mois clos au 30 juin 2026, contre -1 877 M USD sur l'exercice 2025 et -14 310 M USD sur 2024.
- **Chiffre d'affaires** : le total des ventes sur une période. Boeing : 89,46 Md USD sur l'exercice 2025, contre 101,13 Md USD en 2018. Consensus : environ 98 Md USD en 2026 et environ 113 Md USD en 2027.
- **Bénéfice par action attendu** : le bénéfice que les analystes prévoient, divisé par le nombre d'actions. Boeing : environ -1,1 USD en 2026 et environ 4,2 USD en 2027, selon 22 et 21 analystes au 24 septembre 2026.
- **PER sur les bénéfices 2027** : le cours divisé par le bénéfice par action attendu en 2027. Boeing : 41,04 fois, contre un PER anticipé médian de 28,86 fois pour les 206 sociétés de son sous-secteur, l'aéronautique et la défense.
- **ROIC** : ce que l'entreprise gagne pour chaque dollar investi dans son activité. Boeing : 5,49%, contre 4,8% pour la médiane du sous-secteur.
- **Dette nette rapportée à l'EBITDA** : combien d'années de résultat d'exploitation avant amortissements il faudrait pour rembourser la dette nette. Boeing : 5,64 fois pour 25,88 Md USD de dette nette, contre 0,57 fois pour la médiane du sous-secteur.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes qui suivent la valeur. Boeing : environ 274 USD pour 27 analystes, de 246 à 305 USD, au 27 septembre 2026.
- **Révision des attentes de bénéfice** : la variation, sur trois mois, du bénéfice par action attendu pour l'exercice en cours. Boeing : de -0,42 à -1,08 USD.
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## Google fête ses 28 ans à la mauvaise date, et son cours exige environ 23% de croissance par an
URL : https://www.upside24.com/articles/google-fete-ses-28-ans-a-la-mauvaise-date-et-son-cours-exige-23-de-croissance
Date : 2026-09-27T10:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Google fête ses 28 ans le 27 septembre, mais la société est née le 4 septembre 1998. Le cours d'Alphabet suppose environ 23% de croissance annuelle des flux.
Google, filiale phare d'Alphabet (GOOGL), fête ses 28 ans ce 27 septembre, plus de trois semaines après sa constitution officielle du 4 septembre 1998. Mais pour l'actionnaire, la date qui compte est ailleurs : le cours suppose environ **23% de croissance par an** de sa trésorerie disponible.
## L'impact en un coup d'oeil
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|---|---|
| Direction | Neutre |
| Intensité | Faible |
| Horizon | Immédiat |
| Ce que ça touche | Perception, notoriété de la marque |
## Une date de naissance floue
Google célèbre son anniversaire le 27 septembre. Cette date ne correspond pourtant à aucune étape de sa création. Le nom de domaine google.com a été déposé le 15 septembre 1997, et la société de Larry Page et Sergey Brin a été constituée officiellement le **4 septembre 1998**, après un premier chèque de 100 000 USD d'Andy Bechtolsheim, cofondateur de Sun Microsystems.
Pendant ses premières années, le groupe a d'ailleurs changé de date : le 8 septembre en 2003, le 7 septembre en 2004, le 26 septembre en 2005, puis le 27 septembre depuis 2006. En 2013, l'entreprise a reconnu avoir fêté son anniversaire à quatre dates différentes. Pour un groupe dont le métier est d'organiser l'information, sa propre date de naissance reste floue. Le 27 septembre est resté depuis, et le moteur le célèbre chaque année par un logo animé sur sa page d'accueil.
Ces dates proviennent de chronologies publiées par la presse et recoupées entre elles. Google n'a pas publié de mise au point cette année, et le choix du 27 septembre n'a jamais reçu d'explication officielle unique : plusieurs récits le rattachent à une annonce sur la taille de l'index du moteur, au milieu des années 2000, sans que l'entreprise l'ait confirmé.
Google, c'est le moteur de recherche que presque tout le monde utilise chaque jour, mais aussi YouTube, Android, Gmail et la location de puissance de calcul aux entreprises.
La petite société de 1998 est devenue un groupe de 190 820 salariés, qui a réalisé **446 315 M USD de chiffre d'affaires** sur les douze derniers mois, en hausse de 23,98% sur un an. Un anniversaire reste un événement d'image, qui ramène le regard sur ce que le prix d'une valeur aussi installée suppose encore, vingt-huit ans plus tard.
## Ce que le prix incorpore déjà
Le calcul part du prix et remonte vers la croissance qu'il faut pour le justifier. À 343,92 USD, le cours suppose que le free cash flow, l'argent qui reste au groupe une fois ses dépenses et ses investissements payés, progresse d'environ **23% par an** pendant dix ans. C'est l'exigence que le marché fixe aujourd'hui à Alphabet, et elle se lit directement dans le prix de l'action. Ce chiffre n'est pas une prévision : c'est ce que le prix tient pour acquis, et il suffit que la réalité s'en écarte durablement pour que le prix s'ajuste.
Pour la situer, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de **17,18% par an** sur les cinq dernières années. Le marché demande donc aux flux de trésorerie d'aller plus vite que les ventes ne l'ont fait. Ce n'est possible que de deux façons : des marges de trésorerie qui s'élargissent, ou des activités qui ne facturent pas encore et qui se mettent à rapporter.
Les multiples envoient deux signaux opposés selon le bénéfice retenu. Sur les bénéfices des douze derniers mois, le titre paraît raisonnable : il se paie **17,28 fois ces bénéfices**, contre 19,02 fois pour la médiane de son sous-secteur, qui regroupe 69 sociétés de médias et de services interactifs. En clair, à bénéfices constants, il faudrait un peu plus de dix-sept ans de profits pour retrouver le prix payé aujourd'hui pour une action.
Ce bénéfice est pourtant flatteur. Il a presque quadruplé en un an, et une partie vient d'éléments hors exploitation : la marge nette du groupe dépasse sa marge d'exploitation, ce qui ne s'explique que par des gains extérieurs à son métier. Sur les bénéfices attendus pour l'exercice à venir, le rapport s'inverse : **16,69 fois**, contre 11,11 fois pour la même médiane. Face à ce que ses pairs devraient gagner, Alphabet coûte environ moitié plus cher.
Ces deux lectures ne se contredisent pas : le titre paraît bon marché sur un bénéfice exceptionnel, et cher sur un bénéfice normal. C'est la seconde qui dit ce que l'acheteur d'aujourd'hui paie réellement. Le détail des multiples, des marges et des comparables reprend le dossier ligne par ligne.
## Ce que le marché en fait déjà
Le cours a clôturé à 343,92 USD le vendredi 25 septembre. Il évolue à **63% de sa fourchette annuelle**, comprise entre 235,84 et 408,61 USD : plus près du haut que du bas, sans être au sommet. Il reste en effet 15,83% sous son plus haut de l'année. Le titre a donc déjà rendu une partie de son avance, sans revenir vers le bas de sa fourchette.
Sur un an, l'action a pris 40,72%, quand la médiane de son sous-secteur a perdu 24,08%. Une partie de l'écart de multiple avec les pairs tient à ce parcours : le secteur a baissé pendant qu'Alphabet montait.
Le consensus, lui, est d'une rare homogénéité. Sur les **61 analystes** qui suivent la valeur, 56 sont positifs, 5 neutres et aucun négatif. Leur objectif moyen s'établit à environ 430 USD, avec des cibles allant de 340 à 515 USD. La plus basse de ces cibles est au niveau du cours du jour : même l'analyste le plus prudent ne voit pas le titre beaucoup plus bas. Cet objectif moyen n'est pas une promesse : c'est la moyenne de 54 cibles publiées, qui se déplacent au fil des résultats et que la prochaine publication pourra remettre en cause dans un sens comme dans l'autre.
Cette unanimité est une information en soi. Quand la quasi-totalité d'une couverture est positive, la prochaine révision a mécaniquement plus de place pour décevoir que pour surprendre. Elle signifie aussi que le scénario central est largement partagé, donc déjà intégré au prix. Un acheteur qui arrive à ce stade ne paie pas une découverte : il paie un consensus.
## Le point de bascule
Le prochain rendez-vous est la publication trimestrielle attendue le 20 octobre, une date encore estimée. L'indicateur à surveiller est la part des ventes qui finit en trésorerie disponible, une mesure que les gains hors exploitation ne peuvent pas gonfler.
Le scénario défavorable est celui de la trésorerie. Sur 446 315 M USD de ventes, il ne reste que 53 273 M USD de trésorerie disponible sur douze mois, soit une marge de **11,94%**, contre 17,67% pour la médiane du sous-secteur. C'est moins que les 73 266 M USD de l'exercice 2025 : les ventes montent pendant que la trésorerie disponible recule.
Le scénario favorable tient au bilan et à la croissance. Les ventes progressent de 23,98% sur un an, contre 12,21% pour la médiane, et la trésorerie de 242 474 M USD dépasse la dette totale de 117 348 M USD. Une fois toute sa dette remboursée, il lui resterait 125 126 M USD de trésorerie nette. Le groupe peut financer son effort sans rien demander à personne.
**Tant que** la marge de trésorerie reste autour de 11,94%, le cours porte seul l'exigence d'environ 23% de croissance annuelle des flux. **Si** la publication du 20 octobre la ramène vers les 17,67% de la médiane sans casser la croissance de 23,98%, l'investissement d'aujourd'hui aura commencé à produire ce que le prix suppose.
## Les données, en clair
- **Croissance implicite du free cash flow** : la progression annuelle que le cours suppose pour l'argent qui reste au groupe une fois ses dépenses et ses investissements payés. Alphabet : environ 23% par an sur dix ans, au cours du 25 septembre 2026.
- **Croissance du chiffre d'affaires sur cinq ans** : le rythme annuel moyen de progression des ventes. Alphabet : 17,18% par an.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action des douze derniers mois. Alphabet : 17,28 fois, contre 19,02 fois pour la médiane de son sous-secteur Interactive Media and Services, soit 69 sociétés.
- **PER anticipé** : le même calcul sur le bénéfice attendu de l'exercice à venir. Alphabet : 16,69 fois, contre 11,11 fois pour cette médiane.
- **Position sur 52 semaines** : où se situe le cours entre le plus bas et le plus haut de l'année. Alphabet : 63%, entre 235,84 et 408,61 USD.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes qui suivent la valeur. Alphabet : 429,46 USD pour 61 analystes, de 340 à 515 USD.
- **Marge de trésorerie** : la part du chiffre d'affaires convertie en trésorerie disponible. Alphabet : 11,94% sur douze mois, contre 17,67% pour la médiane du sous-secteur.
- **Marge nette et marge d'exploitation** : ce qui reste des ventes après tous les coûts, et ce qui en reste avant intérêts, impôts et éléments exceptionnels. Alphabet : 54,72% et 33,96%, une marge nette supérieure à la marge d'exploitation qui signale des gains hors exploitation.
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## Rexel : un rachat de 1,4 milliard de dollars aux États-Unis, et une levée de fonds à fixer
URL : https://www.upside24.com/articles/rexel-un-rachat-de-1-4-milliard-de-dollars-aux-etats-unis-et-une-levee-de-fonds-a-fixer
Date : 2026-09-27T10:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Rexel rachète GCG, distributeur américain de câbles pour infrastructures critiques. Le rachat apporte croissance et marge, sur un bilan déjà endetté.
Rexel (RXL), le distributeur français de matériel électrique, rachète l'américain GCG pour environ 1,4 milliard de dollars, un peu plus d'un dixième de sa valeur en Bourse. Mais il le paie en partie avec de la dette et une augmentation de capital dont le prix reste à fixer.
## L'impact en un coup d'oeil
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|---|---|
| Direction | Positif |
| Intensité | Modérée |
| Horizon | 6-12 mois |
| Ce que ça touche | Structure de financement, bilan, croissance |
## Ce qui a été annoncé
Rexel, c'est le fournisseur chez qui les électriciens achètent câbles, tableaux, prises et éclairage pour les logements, les bureaux et les usines, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.
Le 25 septembre à 18h09, après la clôture de la Bourse de Paris, le groupe a annoncé le rachat de GCG, un distributeur installé à Chicago qui vend des **câbles spécialisés** et des solutions d'alimentation électrique pour les infrastructures critiques. Selon le communiqué de Rexel, plus de 60% de son chiffre d'affaires vient des centres de données, des réseaux électriques, des télécommunications, de la défense et des services publics. GCG compte environ 950 salariés et plus de 16 sites, et se présente comme l'un des principaux fournisseurs de câbles de l'US Navy. Plus de 75% de ses revenus intègrent des services à valeur ajoutée, comme l'assemblage sur mesure, les tests ou la logistique : GCG ne se contente pas de revendre des câbles, il les prépare pour le chantier. Pour Guillaume Texier, directeur général de Rexel, l'acquisition « constitue une étape importante dans l'exécution de la stratégie de Rexel ».
La cible devrait réaliser plus de 1,1 milliard de dollars de chiffre d'affaires en 2026, avec une marge d'exploitation d'environ 11%, et affiche une croissance annuelle à deux chiffres depuis 2019. Rapportée à Rexel, c'est une petite pièce : environ **5%** de ses 19,63 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur douze mois.
Le prix, environ 1,4 milliard de dollars, soit 1,23 milliard d'euros, représente un peu plus d'un dixième des 10,64 milliards d'euros de capitalisation de Rexel. Le groupe le financera avec sa trésorerie, environ 800 millions d'euros de dette et une augmentation de capital pouvant atteindre 500 millions d'euros, placée auprès d'investisseurs institutionnels. La finalisation est attendue d'ici la fin de 2026, sous réserve des autorisations réglementaires.
Le prix payé reste mesuré. Rexel valorise GCG à moins de 8 fois son résultat d'exploitation avant amortissements attendu en 2026, synergies comprises, quand la Bourse valorise Rexel lui-même 9,52 fois ce même résultat, et la médiane de son sous-secteur 11,23 fois. Les définitions diffèrent légèrement, mais l'ordre de grandeur est net : le groupe achète une activité plus rapide et plus rentable pour un multiple inférieur au sien, ce qui lui permet d'annoncer une hausse du bénéfice par action dès la première année.
## Ce que le prix incorpore déjà
Une acquisition touche d'abord le bilan : elle se paie aujourd'hui, avec de la dette ou de nouvelles actions, et ne rapporte qu'ensuite. Chez Rexel, c'est ce premier temps qui mérite l'attention.
Le groupe arrive à l'opération déjà plus endetté que ses concurrents. Sa **dette nette**, la dette une fois la trésorerie déduite, atteint 4,72 milliards d'euros, soit **2,61 fois** son résultat d'exploitation avant amortissements, contre 1,55 fois pour la médiane des 171 distributeurs de son sous-secteur. Autrement dit, il faudrait à Rexel plus de deux ans et demi de résultat d'exploitation pour rembourser sa dette, contre un an et demi pour un concurrent moyen. La dette levée pour GCG s'ajoute à ce total avant que les bénéfices de la cible n'entrent dans les comptes. La société vise un ratio proche de 2 fois à partir de 2027, mesuré selon sa propre définition, qui n'est pas celle de ces données.
En face, la machine à générer de l'argent tient. Le **free cash flow**, l'argent qui reste une fois les dépenses et les investissements payés, a atteint 794,6 millions d'euros sur douze mois, soit **7,47%** de la valeur en Bourse, contre 4,34% pour la médiane du sous-secteur. C'est ce flux qui doit rembourser la nouvelle dette.
Reste ce que le prix de l'action suppose. Au cours du 25 septembre, le marché intègre un free cash flow en **légère baisse**, d'environ 0,3% par an sur dix ans, quand le chiffre d'affaires a progressé de 9,04% par an sur cinq ans. Pour un particulier, cela revient à dire que l'action est payée comme si Rexel devait simplement maintenir son activité actuelle, sans jamais la faire grandir. Le prix ne paie donc aucune croissance, et c'est précisément ce que GCG apporte : une activité qui croît à deux chiffres, avec une marge d'exploitation proche du double de la marge opérationnelle de Rexel, 6,05%, à définition près. La comparaison avec les 171 distributeurs du sous-secteur montre ligne par ligne où Rexel se situe.
## Ce que le marché en fait déjà
L'action a clôturé à **36,31 euros** le vendredi 25 septembre, avant l'annonce : le marché n'a pas encore réagi à l'opération, et la première séance pour le faire est celle du lundi 28 septembre. Sur un an, le titre a gagné 33,94%, dont 8,19% depuis le 1er janvier. Il se situe 8,77% sous son plus haut des douze derniers mois, à 39,80 euros, et au-dessus de son plus bas de 27 euros.
Ce parcours a déjà fait monter le prix. Le titre se paie **16,06 fois** ses bénéfices des douze derniers mois, contre 18,21 fois pour la médiane du sous-secteur, mais face à sa propre histoire il se situe au 74e centile des cinq dernières années, c'est-à-dire plus cher que 74% du temps depuis 2021.
Les 13 analystes qui suivent la valeur se répartissent en 9 positifs, 3 neutres et 1 négatif, pour un objectif moyen d'environ 41 euros, soit un potentiel d'environ 14% selon le consensus. Leurs estimations de bénéfice par action pour 2026 ont progressé de 3,32% en quatre-vingt-dix jours, à environ 2,5 euros.
La question que la séance de lundi tranchera porte moins sur GCG que sur son financement. Rexel annonce que l'opération fera progresser le bénéfice par action dès la première année, mais ce calcul dépend du **prix du placement** : plus les nouvelles actions sont émises avec une décote, plus la part du gain qui revient aux actionnaires actuels se réduit.
Un placement accéléré se fait en quelques heures auprès de grands investisseurs, en général à un prix inférieur au dernier cours. Jusqu'à 500 millions d'euros de nouvelles actions face à une capitalisation de 10,64 milliards, c'est une dilution maximale d'environ 5% au cours actuel : c'est cette décote, plus que le prix de GCG, qui fixera le premier mouvement du titre.
## Le point de bascule
Deux rendez-vous décident de la suite : le prix de l'augmentation de capital, qui fixera la dilution, puis la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre, attendue autour du 16 octobre selon le calendrier estimé.
Le scénario favorable est celui d'un placement proche du cours et d'une cible qui garde sa croissance à deux chiffres. Le free cash flow de 794,6 millions d'euros absorbe alors la dette supplémentaire, le levier redescend vers l'objectif de la société, et Rexel retrouve une croissance que son prix actuel ne lui accorde pas.
Le scénario défavorable est celui d'une décote de placement importante et d'une intégration plus lente. La dilution efface une partie du gain par action promis, et un levier qui reste au-dessus de 2,61 fois limite la marge de manoeuvre du dividende, resté à 1,20 euro par action sur les quatre derniers exercices.
**Tant que** la dette nette reste au-dessus de 2,61 fois le résultat d'exploitation avant amortissements, l'opération reste un pari financé à crédit. **Si** le levier converge vers 2 fois en 2027 comme annoncé, le même prix de 16,06 fois les bénéfices devient celui d'un distributeur qui a racheté sa croissance.
## Les données, en clair
- **Prix de l'opération** : la valeur d'entreprise payée pour GCG. Environ 1,4 milliard de dollars, soit 1,23 milliard d'euros, moins de 8 fois l'EBITDAaL 2026 estimé de GCG, synergies comprises, selon le communiqué de Rexel du 25 septembre 2026.
- **Dette nette rapportée à l'EBITDA** : la dette une fois la trésorerie déduite, divisée par le résultat d'exploitation avant amortissements. Rexel : 4,72 milliards d'euros, soit 2,61 fois, contre 1,55 fois pour la médiane de son sous-secteur des distributeurs, 171 sociétés, au 27 septembre 2026.
- **Free cash flow** : l'argent qui reste une fois les dépenses d'exploitation et les investissements payés. Rexel : 794,6 millions d'euros sur douze mois, soit 7,47% de sa valeur en Bourse, contre 4,34% pour la médiane de son sous-secteur.
- **Croissance implicite** : la croissance annuelle du free cash flow sur dix ans que suppose le cours actuel. Rexel : une légère baisse, d'environ 0,3% par an, contre une croissance du chiffre d'affaires de 9,04% par an sur cinq ans.
- **Marge opérationnelle** : la part du chiffre d'affaires qui reste une fois payés les coûts d'exploitation. Rexel : 6,05%, contre 5,67% pour la médiane de son sous-secteur. GCG : marge d'EBITA d'environ 11% attendue en 2026.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action des douze derniers mois. Rexel : 16,06 fois, contre 18,21 fois pour la médiane de son sous-secteur.
- **Valorisation face à son histoire** : l'endroit où se situe le PER actuel dans la distribution de ses propres valeurs sur cinq ans. Rexel : 74e centile.
- **Révision des estimations** : la variation, sur quatre-vingt-dix jours, du bénéfice par action attendu par le consensus pour l'exercice en cours. Rexel : +3,32%, à environ 2,5 euros, pour 11 analystes.
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## Backpack veut tokeniser 10 000 actions américaines sur Solana via une seule API pour connecter Fidelity, Robinhood et la DeFi
URL : https://www.upside24.com/articles/backpack-veut-tokeniser-10-000-actions-americaines-sur-solana-via-une-seule-api--021870
Date : 2026-09-27T09:45:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Armani Ferrante, CEO de Backpack, veut rendre chaque action américaine transférable entre courtiers traditionnels et wallets DeFi via Solana et une seule API.
## Un pont entre Wall Street et la DeFi, sans détour
Armani Ferrante, CEO de Backpack, a annoncé vouloir porter l'intégralité du marché actions américain, soit 10 000 valeurs, sur Solana via une seule API. L'ambition dépasse la simple tokenisation : chaque action deviendrait un titre réellement transférable, dans les deux sens, entre un courtier traditionnel comme Fidelity, Robinhood ou E-Trade et un wallet DeFi. Pas de couche supplémentaire, pas d'intermédiaire additionnel. Le titre circule directement.
C'est une rupture de logique par rapport aux expériences de tokenisation actuelles, qui restent souvent cantonnées à des environnements fermés ou à des produits synthétiques sans transfert réel de propriété. Ici, l'objectif affiché est l'interopérabilité native : un investisseur pourrait déplacer une position depuis son compte Robinhood vers un protocole DeFi sur Solana, puis revenir, sans friction supplémentaire.
## Ce que cela implique pour Solana et le secteur
Choisir Solana comme infrastructure de règlement pour 10 000 titres n'est pas anodin. Le réseau est retenu pour sa capacité de traitement et ses frais bas, deux critères déterminants dès lors qu'on parle de volumes boursiers. Côté marchés de prédiction, la probabilité que Robinhood soit le premier à lister des actions tokenisées aux États-Unis est donnée à 22% au moment du tweet et la disponibilité d'actions tokenisées sur Coinbase d'ici au 31 octobre 2026 est cotée à 27%, selon les marchés de prédiction. Des chiffres modestes, qui traduisent l'incertitude réglementaire persistante autour de ces instruments aux États-Unis.
La question réglementaire est précisément le nœud. Transformer une action en titre transférable on-chain implique de satisfaire aux exigences de la SEC sur la qualification des valeurs mobilières, un terrain encore largement non balisé pour les actifs tokenisés. Backpack ne détaille pas, dans cette annonce, comment ce verrou sera levé. Pour les lecteurs qui souhaitent comprendre les mécanismes de la DeFi avant d'évaluer ce type de projet, notre [guide DeFi pour débutant](/guide/defi-debutant) pose les bases essentielles.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Selon nos modèles de corrélation historique, l'arrivée d'acteurs institutionnels sur un segment, ici la tokenisation d'actions via une infrastructure blockchain grand public, est un signal de maturation susceptible de soutenir la demande de fond sur les actifs directement concernés, SOL et HOOD en tête. Ce type d'initiative renforce la thèse d'usage de Solana comme couche de règlement financier et positionne Robinhood comme acteur potentiel d'un marché en construction. Ces projections restent des convictions, pas des garanties : une annonce de CEO sans calendrier réglementaire précis traduit une direction, pas un consensus de marché.
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## Volkswagen éjecté de l'Euro Stoxx 50, un titre en recul de 30,74% depuis janvier
URL : https://www.upside24.com/articles/volkswagen-ejecte-de-l-euro-stoxx-50-un-titre-en-recul-de-30-depuis-janvier
Date : 2026-09-27T09:30:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Volkswagen quitte l'Euro Stoxx 50 après un avertissement et 10 Md EUR de charges. Le titre vaut 4,15 fois ses bénéfices attendus, contre 12,51 pour le secteur.
Volkswagen (VOW3), premier constructeur automobile européen, a quitté l'Euro Stoxx 50 le 21 septembre au profit de Nokia, trois jours après avoir abaissé sa prévision de marge. Mais la sortie de l'indice ne fait que constater une capitalisation tombée à 41,63 Md EUR.
## L'impact en un coup d'oeil
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|---|---|
| Direction | Neutre |
| Intensité | Faible |
| Horizon | Immédiat |
| Ce que ça touche | Perception, flux vendeurs des fonds indiciels |
## Une sortie d'indice, deux événements
Le fournisseur d'indices Stoxx a confirmé début septembre, lors de sa revue annuelle, la sortie de Volkswagen de l'Euro Stoxx 50, effective à l'ouverture du lundi 21 septembre. Le constructeur allemand y est remplacé par Nokia, tandis qu'Engie fait son retour et que Wolters Kluwer sort à son tour, rapportent le Financial Times, CNBC et Euronews. L'indice réunit les cinquante plus grosses sociétés de la zone euro, mesurées par la valeur des actions réellement échangeables en Bourse : la décision est donc mécanique, pas un jugement sur le dossier.
Volkswagen, c'est la Golf et la Polo, mais aussi Audi, Porsche, Skoda, Seat et les camions Scania, avec une banque maison qui finance les voitures de ses clients.
Le second événement pèse davantage. Le vendredi 18 septembre, selon Bloomberg, le groupe a ramené sa prévision de **marge opérationnelle** 2026, la part du chiffre d'affaires qui reste après les coûts de production et de fonctionnement, à 1% au plus, contre une fourchette de 4 à 5,5% jusque-là. En cause, environ 10 Md EUR d'effets exceptionnels, dont plus de 6 Md EUR de dépréciation liée à Porsche, filiale détenue à 75,4% et frappée par les droits de douane américains et le recul du luxe en Chine. Une dépréciation, c'est la baisse de la valeur comptable d'un actif : elle ne sort pas de trésorerie, mais elle efface du bénéfice.
L'ordre de grandeur est ce qui compte. Ces 10 Md EUR représentent **environ une fois et demie le bénéfice net de 2025**, qui s'élevait à 6,67 Md EUR. Le groupe n'a pas détaillé la répartition trimestre par trimestre de ces charges, et le montant reste une estimation de la direction jusqu'à la publication des comptes du troisième trimestre.
## Ce que le multiple ne dit pas
Une entrée ou une sortie d'indice change la liste des détenteurs, pas les comptes. Un fonds indiciel ne choisit pas ses titres : il détient ce que contient l'indice, dans les mêmes proportions, et il vend le jour où une société en sort, quel que soit le prix. Les fonds qui répliquent l'Euro Stoxx 50 devaient vendre leurs titres Volkswagen avant le 21 septembre, ce qui ajoute un vendeur forcé à un marché déjà hésitant. Mais ce vendeur n'est que la conséquence d'une capitalisation de **41,63 Md EUR**, pour un groupe qui réalise 321,65 Md EUR de chiffre d'affaires sur douze mois : la Bourse valorise l'ensemble moins que ce qu'il facture en sept semaines.
Sur le papier, l'action est l'une des moins chères du secteur. Elle se paie **4,15 fois** les bénéfices attendus sur l'exercice à venir, contre 12,51 fois pour la médiane des 70 constructeurs automobiles de son sous-secteur. Autrement dit, un investisseur paie trois fois moins cher un euro de bénéfice futur chez Volkswagen que chez le constructeur moyen. Sur les bénéfices déjà publiés des douze derniers mois, l'écart est du même ordre : 6,86 fois contre 13,25 fois.
Le même titre, comparé à sa propre histoire, raconte l'inverse. Le rapport entre le cours et les bénéfices publiés, le PER, se situe au **79e centile** de ses cinq dernières années, c'est-à-dire plus cher que dans environ quatre cas sur cinq depuis 2021. Le cours a baissé, mais le bénéfice a baissé plus vite, et c'est ce qui fait remonter le multiple.
C'est là que se loge la question du jour. Le PER anticipé de 4,15 fois rapporte le cours à un bénéfice que les analystes attendaient, et rien dans les données du dossier ne dit encore si ces estimations ont intégré l'avertissement du 18 septembre. Si elles ne l'ont pas fait, le multiple bas est en partie un effet d'optique.
Le calcul habituel de ce que le prix suppose comme croissance future, fondé sur le **free cash flow**, la trésorerie qui reste après les investissements, n'est pas exploitable ici : chez un groupe qui loue et finance ses propres véhicules, cette trésorerie n'a pas de définition commune d'une source à l'autre. La comparaison du multiple avec sa propre histoire sert donc d'ancrage. L'analyse complète de Volkswagen reprend le dossier dimension par dimension, bilan compris.
## Ce que le marché en fait déjà
L'action de préférence Volkswagen, la ligne cotée à Francfort qui figurait dans l'indice, a terminé la séance du vendredi 25 septembre à **71,72 euros**. Elle a perdu **30,74%** depuis la dernière clôture de 2025, à 103,55 euros, et se situe 34,29% sous son plus haut des cinquante-deux dernières semaines, à 109,15 euros. La presse financière évoque un plus bas depuis 2010 ; sur les deux années de cotations du dossier, le point bas reste 69,20 euros, touché le 1er juillet.
La séance de l'avertissement a été la plus lourde du mois : le titre a reculé de 5,58% le vendredi 18 septembre, de 81,04 à 76,52 euros, puis a encore cédé du terrain la semaine de la sortie d'indice, pour un repli de 11,50% entre la veille de l'annonce et la clôture du 25 septembre. L'indicateur de force relative sur quatorze séances, le RSI, qui mesure sur 100 l'intensité des mouvements récents, ressort à 37,90 : le titre est sous pression, sans être encore dans la zone dite de survente, sous 30.
C'est la divergence du dossier. La sortie de l'indice est classée neutre sur le fondamental, parce qu'elle ne change aucune ligne des comptes, alors que le cours continue de baisser. Ce qui fait baisser le cours, c'est l'avertissement, et les ventes des fonds indiciels n'ont fait qu'accompagner le mouvement.
Les analystes restent nettement plus optimistes que le marché. Les 20 bureaux qui suivent la valeur affichent **12 avis positifs, 7 neutres et 1 négatif**, avec un objectif moyen d'environ 105 euros, soit un potentiel d'environ 46% face au cours du jour. Les cibles s'étalent de 67,30 à 151,00 euros, un écart qui dit à lui seul le désaccord entre ceux qui voient un bas de cycle et ceux qui voient une dégradation durable. La plus basse est déjà sous le cours, et c'est elle qu'il faudra suivre si les révisions à la baisse commencent.
## Le point de bascule
Le prochain rendez-vous est fixé au **29 octobre**, date confirmée de la publication du troisième trimestre. Ce sera la première publication qui chiffrera la charge liée à Porsche, et l'indicateur à suivre est la marge opérationnelle hors effets exceptionnels, qu'Euronews situe autour de 4%, face à 5,66% sur les douze derniers mois.
Le scénario favorable est celui d'une charge isolée. Si la marge hors exceptionnels tient près de 4% et que la dépréciation reste une écriture sans sortie d'argent, le PER anticipé de 4,15 fois redevient une mesure fiable, et la sortie d'indice un épisode de flux.
Le scénario défavorable est celui d'une révision en chaîne. Si les analystes coupent de moitié le bénéfice attendu, le PER anticipé remonterait autour de 8 fois, encore sous la médiane du secteur, mais le dividende, qui rapporte 7,33% au cours actuel, deviendrait la variable d'ajustement.
**Tant que** la marge publiée reste proche du plafond de 1% annoncé, le multiple bas reste le prix d'une rentabilité effacée. **Si** le 29 octobre montre une marge hors exceptionnels revenue près de 4%, le même multiple devient celui d'un groupe qui facture 321,65 Md EUR par an et que la Bourse valorise 41,63 Md EUR.
## Les données, en clair
- **Euro Stoxx 50** : l'indice des cinquante plus grosses sociétés de la zone euro, classées par la valeur de leurs actions réellement échangeables. Volkswagen en est sorti le 21 septembre 2026, remplacé par Nokia.
- **Capitalisation boursière** : la valeur totale des actions de la société au cours de Bourse. Volkswagen : 41,63 Md EUR au 25 septembre 2026.
- **Marge opérationnelle** : la part du chiffre d'affaires qui reste après les coûts de production et de fonctionnement. Volkswagen : 5,66% sur douze mois ; prévision 2026 ramenée à 1% au plus le 18 septembre, contre 4 à 5,5% auparavant.
- **Dépréciation** : la baisse de la valeur comptable d'un actif, qui réduit le bénéfice sans sortie de trésorerie. Volkswagen : plus de 6 Md EUR liés à Porsche, sur environ 10 Md EUR d'effets exceptionnels annoncés.
- **Résultat net** : ce qui reste après tous les coûts, les intérêts et les impôts. Volkswagen : 6,67 Md EUR pour l'exercice 2025.
- **PER anticipé** : le cours divisé par le bénéfice par action attendu sur l'exercice à venir. Volkswagen : 4,15 fois, contre 12,51 fois pour la médiane de son sous-secteur, soit 70 sociétés, au 25 septembre 2026.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action des douze derniers mois. Volkswagen : 6,86 fois, contre 13,25 fois pour la médiane du sous-secteur.
- **Valo vs histoire** : la place du PER actuel dans sa propre distribution sur cinq ans. Volkswagen : 79e centile, donc plus cher que dans environ quatre cas sur cinq.
- **Free cash flow** : la trésorerie qui reste une fois payés l'activité et les investissements. Non exploitable chez Volkswagen, dont la banque maison finance les véhicules de ses clients.
- **Rendement du dividende** : le dernier dividende annuel rapporté au cours. Volkswagen : 7,33% au 25 septembre 2026, sur la base du dividende détaché le 19 juin.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes qui suivent la valeur. Volkswagen : environ 105 euros pour 20 analystes, de 67,30 à 151,00 euros, avec 12 avis positifs, 7 neutres et 1 négatif.
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## Starbucks ferme 250 cafés et ralentit ses ouvertures, le bénéfice attendu repose sur la marge
URL : https://www.upside24.com/articles/starbucks-ferme-250-cafes-et-ralentit-ses-ouvertures-le-benefice-attendu-repose-sur-la-marge
Date : 2026-09-27T09:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Starbucks ferme environ 250 cafés en Amérique du Nord et vise 440 ouvertures nettes au lieu de 600 à 650. Le cours paie une marge qui reste à prouver.
Starbucks Corporation (SBUX), la chaîne de cafés de Seattle, ferme environ **250 cafés** nord-américains et ramène à 440 ses ouvertures nettes de l'exercice. Mais le titre se paie **36,28 fois** ses bénéfices attendus, un prix qui suppose une croissance que le réseau ne fournit plus.
## L'impact en un coup d'oeil
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|---|---|
| Direction | Négatif |
| Intensité | Modérée |
| Horizon | 6-12 mois |
| Ce que ça touche | Marge d'exploitation, rythme d'expansion du réseau, signal de demande |
## Ce qui a été annoncé
Starbucks, c'est le gobelet blanc au logo vert que l'on croise dans les gares, les centres commerciaux et les drive-in américains, mais aussi le café en capsules et les boissons froides vendues en supermarché.
Le groupe a déposé le 24 septembre auprès de la SEC, le gendarme boursier américain, un document daté du 22 septembre : environ 250 cafés nord-américains vont fermer, soit environ 1% des plus de 18 000 que compte la région. La plupart fermeront avant la fin de l'exercice, qui s'achève fin septembre. C'est la deuxième vague de fermetures depuis l'arrivée de Brian Niccol à la tête du groupe, et elle s'accompagne d'une révision : Starbucks vise désormais environ 440 ouvertures nettes dans le monde sur l'exercice 2026, contre 600 à 650 annoncées jusque-là. Pour un réseau de cette taille, le nombre de cafés fermés reste marginal : c'est la révision des ouvertures, qui touche le rythme de croissance de tout le groupe, qui porte l'essentiel de l'information.
Le document a ses limites. Il ne dit ni quels cafés ferment, ni ce qu'ils rapportaient : Starbucks les qualifie de sous-performants sans chiffrer leurs ventes ni leurs pertes. La baisse des ouvertures est mondiale, et le groupe indique qu'une partie du recul nord-américain est compensée par davantage d'ouvertures à l'international, sans ventiler les deux.
Le coût, lui, est chiffré : environ 300 M USD de charges de restructuration, dont environ 200 M USD décaissés pour sortir des baux et indemniser les salariés, et 100 M USD de dépréciations sans sortie d'argent. Rapporté à la société, c'est **près d'un tiers du résultat d'exploitation** du dernier trimestre, 980,4 M USD, ou environ un douzième de la trésorerie disponible dégagée sur douze mois, 3,64 Md USD. Une charge ponctuelle, que le groupe peut absorber, mais qui pèsera sur le trimestre de fin d'exercice.
## Ce que le prix incorpore déjà
Fermer un café qui perd de l'argent agit d'abord sur une ligne des comptes : la marge. Starbucks renonce à un peu de chiffre d'affaires et se débarrasse de coûts fixes, loyers et salaires, qui pesaient plus lourd que ce que ces cafés rapportaient. C'est précisément la ligne qui s'est dégradée. La marge nette, ce qui reste de 100 dollars de ventes une fois tout payé, est passée de 11,46% sur l'exercice 2023 à **5,17%** sur les douze derniers mois. Elle reste au-dessus des 4,17% de la médiane des 125 sociétés cotées de la restauration, mais le groupe a perdu plus de la moitié de sa rentabilité en deux exercices.
Le second moteur du bénéfice, la croissance du réseau, ralentit dans le même mouvement. Les analystes n'attendent qu'environ 1,6% de hausse du chiffre d'affaires sur l'exercice 2027. Le recul des ventes publié au dernier trimestre tient surtout à la Chine, dont le groupe a cédé le contrôle à Boyu Capital fin mars : aux États-Unis, les ventes progressent encore. Mais avec moins d'ouvertures et davantage de fermetures, la marge devient le principal levier du bénéfice attendu.
Au cours de clôture du 25 septembre, le marché intègre une croissance du **free cash flow**, l'argent qui reste une fois les dépenses courantes et les investissements payés, d'**environ 10% par an** sur dix ans. C'est l'hypothèse que contient le prix. Elle se lit mal à côté d'un chiffre d'affaires attendu en hausse d'environ 1,6% : pour la tenir, chaque dollar de chiffre d'affaires doit rapporter nettement plus de trésorerie qu'aujourd'hui. L'annonce ne modifie pas cette hypothèse, elle en change le chemin : moins de sites, donc tout repose sur la rentabilité de ceux qui restent.
Le multiple dit la même chose. Le titre se paie **36,28 fois ses bénéfices attendus**, contre 18,99 fois pour la médiane du sous-secteur : près du double de ce que paie l'acheteur moyen d'une action de restauration pour un dollar de bénéfice. Calculé sur les bénéfices publiés, le multiple est plus élevé que 89% du temps sur les cinq dernières années. La comparaison avec les 125 sociétés du sous-secteur montre où se loge cette prime. Autrement dit, l'acheteur paie aujourd'hui la rentabilité que le groupe affichait il y a trois ans, et qu'il doit retrouver avec un réseau qui grandit moins vite.
## Ce que le marché en fait déjà
L'action a clôturé à 94,86 USD le vendredi 25 septembre. Elle a gagné 10,56% sur un an, mais reste 14,16% sous son plus haut des cinquante-deux dernières semaines, 110,51 USD, et se situe à peu près au milieu de sa fourchette annuelle, dont le plancher est à 77,99 USD. Sur un an, elle fait donc mieux que la médiane de son sous-secteur, en recul de 5,22% sur la même période.
L'annonce n'a presque rien déplacé sur les deux séances qui ont suivi : le titre a cédé 0,55% le 24 septembre, jour du dépôt du document, puis repris 1,28% le lendemain. Le repli le plus net avait eu lieu avant. L'action évolue 8,13% sous sa moyenne des cinquante dernières séances, et son RSI, un indicateur qui mesure la vigueur des hausses face aux baisses récentes, ressort à 31,63, tout près du seuil où un titre est considéré comme survendu.
Les 36 analystes qui suivent la valeur se répartissent en **15 positifs, 18 neutres et 3 négatifs**, pour un objectif moyen d'environ 112 dollars. Leurs cibles s'étalent de 81 à 143 dollars : un écart qui traduit un désaccord sur la vitesse du redressement plus que sur sa direction. La majorité neutre dit surtout que le dossier se jugera sur les prochains trimestres, et non sur l'annonce elle-même.
Le signal le plus parlant va dans l'autre sens que l'annonce. En quatre-vingt-dix jours, les analystes ont relevé de **8,77%** le bénéfice par action qu'ils attendent pour l'exercice en cours, à environ 2,6 dollars. Le marché lit donc les fermetures comme une étape d'un plan dont il constate déjà les premiers effets sur les marges, pas comme un avertissement. C'est ce qui explique qu'une annonce défavorable à la croissance du réseau ne déplace presque pas le cours.
## Le point de bascule
Le prochain rendez-vous est la publication des comptes annuels, attendue autour du 27 octobre. Ce sera le premier trimestre à porter les charges de fermeture.
Le scénario favorable passe par la marge. Le consensus attend un bénéfice par action d'environ 0,7 dollar sur ce trimestre hors éléments exceptionnels, contre 0,12 un an plus tôt, puis d'environ 3,1 dollars sur l'exercice 2027. S'il se confirme, le multiple anticipé retombe à environ 30 fois les bénéfices de 2027, et les fermetures deviennent la preuve que le plan fonctionne.
Le scénario défavorable passe par le bilan. La dette nette atteint 18,82 Md USD, soit **4,42 fois** le résultat d'exploitation avant amortissements, contre 1,68 fois pour la médiane du sous-secteur, et le dividende a absorbé 2,81 Md USD pour 3,64 Md USD de trésorerie disponible. Une marge qui cale laisse peu de place pour financer à la fois le plan, le dividende et le désendettement.
**Tant que** la marge nette reste autour de 5,17%, le multiple de 36,28 fois paie un redressement qui n'est pas encore dans les comptes. **Si** le trimestre publié fin octobre livre un bénéfice par action proche de 0,7 dollar hors charges de restructuration, le réseau plus petit devient un réseau plus rentable, et le prix cesse d'être une avance sur résultats.
## Les données, en clair
- **Free cash flow** : l'argent qui reste au groupe une fois ses dépenses courantes et ses investissements payés. Starbucks : 3,64 Md USD sur les douze mois clos au 28 juin 2026, contre 2,44 Md USD sur l'exercice 2025.
- **Marge nette** : la part du chiffre d'affaires qui reste une fois tous les coûts, intérêts et impôts payés. Starbucks : 5,17% sur douze mois, contre 11,46% sur l'exercice 2023 et 4,17% pour la médiane de son sous-secteur, la restauration, soit 125 sociétés.
- **PER anticipé** : le cours divisé par le bénéfice par action attendu. Starbucks : 36,28 fois, contre 18,99 fois pour la médiane du sous-secteur, au 25 septembre 2026.
- **PER et son historique** : le cours divisé par le bénéfice des douze derniers mois, comparé à ses propres niveaux passés. Starbucks : 54,7 fois, plus élevé que 89% du temps sur les cinq dernières années.
- **Croissance implicite du free cash flow** : le rythme de croissance annuelle de la trésorerie disponible que le cours suppose sur dix ans. Starbucks : environ 10% par an, au cours du 25 septembre 2026.
- **Dette nette rapportée au résultat d'exploitation avant amortissements** : le nombre d'années de ce résultat qu'il faudrait pour rembourser la dette, trésorerie déduite. Starbucks : 4,42 fois pour 18,82 Md USD de dette nette, contre 1,68 fois pour la médiane du sous-secteur.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes qui suivent la valeur. Starbucks : environ 112 dollars pour 36 analystes, de 81 à 143 dollars, au 25 septembre 2026.
- **Révision des attentes de bénéfice** : la variation, sur trois mois, du bénéfice par action que les analystes attendent pour l'exercice en cours. Starbucks : en hausse de 8,77%.
- **RSI** : un indicateur de 0 à 100 qui compare l'ampleur des hausses et des baisses récentes ; sous 30, un titre est dit survendu. Starbucks : 31,63.
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## ETF bitcoin américains : bilan annuel repassé dans le vert après une semaine à 2,4 milliards de dollars
URL : https://www.upside24.com/articles/etf-bitcoin-americains-bilan-annuel-repasse-dans-le-vert-apres-une-semaine-a-2-4-276260
Date : 2026-09-27T09:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Les ETF bitcoin américains affichent un bilan annuel positif de 934,1 M$ après leur meilleure semaine depuis octobre 2025, portée par 999 M$ d'entrées le lundi seul.
## La plus grosse semaine depuis octobre 2025
Sur la semaine close le 25 septembre, les ETF [bitcoin](/guide/bitcoin-btc) américains ont enregistré 2,4 milliards de dollars d'entrées nettes, leur meilleure performance depuis octobre 2025. Ce flux suffit à effacer le déficit accumulé depuis le début de l'année : le bilan annuel repasse à +934,1 millions de dollars, après avoir touché un creux de -5,8 milliards le 13 juillet. Le retournement est donc complet et il s'est produit en quelques jours seulement, ce qui illustre la rapidité avec laquelle les flux institutionnels peuvent modifier la photographie annuelle d'un marché.
Le lundi a concentré l'essentiel du mouvement. Avec 999 millions de dollars d'entrées en une seule séance, cette journée se classe au neuvième rang des meilleures depuis le lancement des produits en janvier 2024. Ce chiffre mérite d'être replacé dans sa durée : depuis le lancement, les produits ont traversé des semaines de collecte modeste, voire de décollecte franche, avant de connaître des pics ponctuels. Atteindre le neuvième rang historique en une seule journée, dans un contexte où le bilan annuel était encore profondément négatif quelques semaines plus tôt, signale un changement de régime dans l'appétit des investisseurs institutionnels.
Trois émetteurs dominent le tableau de la semaine. IBIT de BlackRock capte 1,2 milliard de dollars, soit près de la moitié des entrées totales de la semaine à lui seul. FBTC de Fidelity suit avec 701,7 millions de dollars et ARKB d'Ark et 21Shares complète le podium avec 294,7 millions de dollars. La concentration des flux sur ces trois produits confirme que la demande institutionnelle s'oriente en priorité vers les émetteurs les mieux établis, ceux qui bénéficient de la plus grande reconnaissance de marque et des réseaux de distribution les plus larges.
## L'ethereum suit le mouvement, le Trésor américain en toile de fond
Les ETF ethereum ne sont pas en reste. Après 140 millions de dollars de sorties la semaine précédente, ils rebondissent avec 689,9 millions de dollars d'entrées. Le retournement est net et simultané sur les deux actifs, ce qui suggère que le signal déclencheur est macro plutôt que propre à l'un ou l'autre des sous-jacents. Quand les deux catégories de produits cotés basculent dans le même sens au même moment, la cause est rarement spécifique à bitcoin ou à ethereum.
L'analyste Bloomberg Eric Balchunas relie ce regain d'appétit institutionnel au plan du Trésor américain d'augmenter ses rachats d'obligations longues. Ce type d'opération tend à détendre les taux longs et à réorienter les flux vers des actifs plus risqués, dont les produits crypto cotés. Le raisonnement est le suivant : lorsque le rendement des obligations longues recule, leur attrait relatif diminue et une partie des capitaux cherche des alternatives offrant un profil rendement-risque différent. Les ETF bitcoin et ethereum, accessibles via les circuits de courtage traditionnels, se trouvent alors sur le chemin de ces réallocations.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Selon nos modèles de corrélation historique, les flux des ETF sont devenus un moteur central pour le bitcoin et l'ethereum : des entrées nettes soutenues alimentent directement la demande sur ces actifs, des sorties la retirent. Ce mécanisme concerne en premier lieu IBIT et les autres produits cotés, mais il se transmet aux prix spot de BTC et ETH. La semaine écoulée illustre ce lien : un retournement de flux massif, déclenché par un signal macro, suffit à inverser un bilan annuel négatif en quelques jours. Le passage de -5,8 milliards le 13 juillet à +934,1 millions de dollars à la clôture du 25 septembre résume à lui seul l'ampleur du mouvement. Aucun conseil d'achat ou de vente ne peut être déduit de ce constat.
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## Tom Lee (Fundstrat) : le changement de méthodologie du PCE le 30 septembre pourrait retirer 20 à 40 points de base à l'inflation annuelle américaine
URL : https://www.upside24.com/articles/tom-lee-fundstrat-le-changement-de-methodologie-du-pce-le-30-septembre-pourrait--619514
Date : 2026-09-27T08:15:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Tom Lee (Fundstrat) anticipe une forte baisse de l'inflation américaine d'ici six mois, portée par un changement de méthodologie du PCE prévu le 30 septembre.
## Le PCE révisé, catalyseur d'une désinflation accélérée
Tom Lee, stratégiste chez Fundstrat, avance un argument technique précis : le changement de méthodologie du PCE, attendu le 30 septembre, devrait mécaniquement retirer 20 à 40 points de base au chiffre d'inflation annuel américain. Un ajustement statistique, pas une amélioration conjoncturelle, mais dont l'effet sur la lecture officielle de l'inflation serait immédiat. Selon lui, ce recalibrage ouvrirait de la marge à la Réserve fédérale pour assouplir son discours d'ici six mois.
Le marché de prédiction donne une probabilité de 26% à un statu quo ou une hausse de 25 points de base lors de la réunion du 27 octobre, ce qui reflète une attente majoritaire d'inaction, voire d'inflexion.
## Logement, pas pétrole : où se situe le vrai risque
Lee écarte le pétrole comme facteur de réaccélération, à condition qu'il reste autour de 100 dollars. Le vrai risque, selon lui, vient du logement. Cette distinction est structurelle : les composantes logement du PCE et du CPI sont notoirement rigides, avec un décalage de plusieurs mois sur les données de marché réel. Une accélération persistante des loyers pourrait donc contrecarrer l'effet positif de la révision méthodologique, même si le reste du panier se normalise.
Cette lecture place le débat moins sur le niveau actuel des prix que sur la composition de l'indice et la trajectoire des sous-composantes les plus inertes.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Nos modèles de corrélation historique montrent que lorsqu'une banque centrale assouplit sa politique, les actifs risqués comme le Bitcoin tendent à monter, le dollar à s'affaiblir et les obligations longue duration à s'apprécier. Les obligations indexées sur l'inflation réagissent différemment : une désinflation rapide peut peser sur leur rendement réel. La nuance centrale reste que seule la surprise fait bouger les prix : une baisse déjà intégrée par le marché a un impact quasi nul et c'est donc l'écart entre ce que la révision du PCE révélera et ce que les opérateurs anticipaient qui compte.
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## Nvidia et Apple représentent 15% du S&P 500 : une concentration record, jamais atteinte par deux valeurs
URL : https://www.upside24.com/articles/nvidia-et-apple-representent-15-du-s-p-500-une-concentration-record-jamais-attei-776971
Date : 2026-09-27T07:19:20.000Z
Section : Articles d'actualité
> Nvidia (8,21%) et Apple (7,40%) pèsent ensemble 15% du S&P 500, selon les positions de l'ETF SPY au 23 septembre. Un record absolu.
## Un niveau de concentration sans précédent dans l'histoire du S&P 500
Nvidia et Apple concentrent désormais 15,0% du S&P 500. Selon les positions de l'ETF SPY au 23 septembre, Nvidia représente 8,21% de l'indice et Apple 7,40%. Deux entreprises. Un seul indice. Un record absolu.
Pour mesurer l'ampleur du phénomène, le graphique publié par The Kobeissi Letter, citant Baird Strategas et Slickcharts, met en regard trois époques : Nvidia et Apple en 2026 à 15,0%, Exxon Mobil et Apple en 2011 à 8,5%, Microsoft et General Electric en 1999 à 9,0%. Même au sommet de la bulle internet, les deux premières capitalisations de l'indice ne dépassaient pas 9,0% combinées. Le niveau actuel est donc près du double de ce que l'on observait à l'une des périodes de concentration les plus commentées de l'histoire boursière moderne.
## Ce que cela signifie concrètement pour un investisseur en ETF
Un investisseur qui détient un ETF répliquant le S&P 500, comme le SPY, place mécaniquement plus de 15% de sa mise sur Nvidia et Apple. Ce n'est pas un choix actif : c'est la conséquence directe de la pondération par capitalisation boursière qui régit la construction de l'indice. Plus une entreprise grossit, plus son poids dans l'indice augmente et plus les flux entrants dans les ETF qui le répliquent alimentent en retour la demande sur ses actions.
Cette mécanique crée une boucle de renforcement. Les ETF indiciels, devenus le véhicule d'investissement dominant pour des millions de particuliers, achètent automatiquement davantage de Nvidia et d'Apple à chaque entrée nette de capitaux. La diversification affichée par ces produits est donc, en pratique, plus limitée que leur nom ne le suggère.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
SPY et SPYX (la version tokenisée de l'ETF S&P 500) sont directement exposés à cette concentration sur NVDA et AAPL. Selon nos modèles de corrélation historique, les flux des produits cotés sont devenus un moteur central des marchés : des entrées nettes soutenues alimentent la demande sur les actifs sous-jacents, des sorties la retirent mécaniquement. Une correction brutale sur Nvidia ou Apple se transmettrait donc à l'ensemble des détenteurs de SPY ou SPYX, bien au-delà de ceux qui auraient choisi ces titres en direct. La concentration record de 2026 amplifie ce risque de transmission.
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## Trump rejette le plan iranien de réouverture du détroit d'Ormuz : le Brent à 104,32 dollars avant la réaction des marchés
URL : https://www.upside24.com/articles/trump-rejette-le-plan-iranien-de-reouverture-du-detroit-d-ormuz-le-brent-a-104-3-035541
Date : 2026-09-27T06:57:10.000Z
Section : Articles d'actualité
> Trump a publiquement rejeté la proposition iranienne de réouverture du détroit d'Ormuz sous sept jours. Le Brent a clôturé vendredi à 104,32 dollars.
## Trump ferme la porte à Téhéran
Donald Trump a confirmé publiquement, ce week-end, qu'il rejetait le plan iranien de réouverture du détroit d'Ormuz. Sa lecture est tranchée : l'Iran cherche un accord parce qu'il « est en train de perdre lourdement ». Un accord conclu dans ces conditions, a-t-il précisé, « ne serait pas acceptable ».
Cette déclaration ne laisse guère de place à l'interprétation. En qualifiant la démarche iranienne comme celle d'un acteur affaibli cherchant une sortie, Trump ferme explicitement la porte à toute négociation immédiate et signale que Washington n'est pas disposé à traiter sur la base d'une proposition perçue comme dictée par la nécessité plutôt que par la bonne foi.
Téhéran avait pourtant mis sur la table une proposition concrète : une réouverture du détroit sous sept jours, assortie de plusieurs conditions, dont la levée des blocus portuaires américains. Ce calendrier serré visait manifestement à forcer une décision rapide côté Washington, en créant une pression temporelle susceptible de contraindre les marchés et les alliés américains à peser sur la Maison Blanche. La réponse de Trump coupe court à cette mécanique : en rejetant publiquement le plan avant même que le délai de sept jours ne commence à courir, il neutralise l'effet de levier que Téhéran cherchait à exercer.
La condition iranienne portant sur la levée des blocus portuaires américains est elle-même révélatrice de l'état des négociations. Elle suppose que Washington accepte de desserrer une pression économique directe en échange d'une réouverture d'une voie maritime que les États-Unis considèrent comme devant rester libre par défaut. Ce type d'échange asymétrique est précisément ce que Trump a refusé de valider.
## Un Brent à 104,32 dollars avant l'onde de choc
Le Brent a clôturé vendredi à 104,32 dollars, dernier cours enregistré avant que les marchés n'intègrent ce rejet. La séquence est classique dans ce type de crise : le prix du brut se stabilise le temps que la position officielle soit connue, puis réajuste dès l'ouverture suivante. Ce niveau de clôture constitue donc la référence à partir de laquelle les opérateurs vont désormais mesurer l'amplitude de la réaction.
Les marchés de prédiction reflètent un pessimisme marqué sur la résolution rapide du dossier. La cote d'un retour à la normale du trafic dans le détroit d'Ormuz avant le 30 novembre ne dépasse pas 12%, selon ces marchés. Les contrats portant sur un accord américano-iranien d'ici mi-août ou sur l'instauration de frais de transit américains d'ici mi-juillet affichent tous deux une cote à 0%. Ces niveaux traduisent une conviction quasi unanime des participants : ni résolution diplomatique rapide, ni arrangement commercial alternatif ne sont jugés probables à court terme.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Selon nos modèles de corrélation historique, une tension géopolitique majeure sur une voie d'approvisionnement pousse d'abord les investisseurs vers les valeurs refuges et fait grimper le pétrole, comme le BRENTOIL, quand l'offre est directement menacée. La lecture de marché associée à cette séquence est baissière pour les actifs risqués. Les actions et, avec un certain décalage, le Bitcoin réagissent plutôt comme des actifs risqués et ne décrochent qu'après plusieurs semaines de stress soutenu.
Nuance importante : lors d'une crise prolongée, l'or peut lui-même reculer, submergé par des ventes forcées sur d'autres marchés. Le réflexe « conflit = or monte » ne vaut que sur les chocs courts, pas sur une impasse durable comme celle qui se dessine autour d'Ormuz. Or, avec une cote de retour à la normale fixée à 12% seulement d'ici fin novembre, c'est précisément le scénario d'impasse prolongée que les marchés de prédiction anticipent aujourd'hui. Dans ce contexte, la prudence sur les actifs risqués et la vigilance sur les positions pétrole restent les deux réflexes les plus directement justifiés par les données disponibles.
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## Bitcoin : meilleur troisième trimestre depuis 2017 avec +43,6% entre juin et septembre 2026
URL : https://www.upside24.com/articles/bitcoin-meilleur-troisieme-trimestre-depuis-2017-avec-43-6-entre-juin-et-septemb-376227
Date : 2026-09-26T14:22:46.000Z
Section : Articles d'actualité
> Parti de 58 559 $ le 30 juin, le bitcoin s'échange autour de 84 100 $ le 26 septembre, signant son meilleur troisième trimestre depuis 2017 (+74%).
## Points clés
- Depuis le 30 juin 2026, le [bitcoin](/guide/bitcoin-btc) a progressé de 58 559 dollars à environ 84 100 dollars au 26 septembre, soit +43,6% sur le trimestre.
- Seul le T3 2017 (+80,41%) fait mieux depuis 2014 sur cette fenêtre saisonnière.
- Août a concentré +25,1% du mouvement, soit plus de la moitié du gain trimestriel.
- La clôture officielle du trimestre intervient le mercredi 30 septembre.
## Un trimestre qui efface deux ans de médiocrité estivale
Depuis le 30 juin 2026, le [bitcoin](/guide/bitcoin-btc) a progressé de 58 559 dollars à environ 84 100 dollars au 26 septembre, soit +43,6% sur le trimestre. Pour trouver un T3 plus performant, il faut remonter à 2017 : le tableau Coinglass joint au tweet affiche +80,41% pour ce troisième trimestre-là. Entre les deux, les étés ont rarement été généreux et le tableau historique le confirme colonne après colonne.
Le T3 2024 n'avait produit que +0,96%, le T3 2023 avait reculé de -11,54% et le T3 2022 avait cédé -2,57%. En remontant plus loin, le T3 2021 avait certes affiché +25,01%, mais ce chiffre reste très en deçà du niveau actuel. Le T3 2020 s'était établi à +17,97%, le T3 2019 à -22,86%, le T3 2018 à +3,61%, le T3 2016 à -9,41%, le T3 2015 à -10,05% et le T3 2014 à -39,74%. Seul le T3 2013 (+40,6%) se rapproche du niveau de 2026, sans toutefois l'atteindre. Le T3 2026 rompt donc avec une série de performances estivales décevantes qui s'étire sur la quasi-totalité de l'historique disponible depuis 2014.
La moyenne historique du troisième trimestre, toujours selon le tableau Coinglass, ressort à +8,71% et la médiane à +2,29%. Un gain de +43,6% représente donc plus de cinq fois la moyenne et place ce trimestre dans une catégorie à part depuis 2014. L'écart avec la médiane est encore plus saisissant : le T3 2026 dépasse cette valeur centrale d'un facteur supérieur à dix-neuf. Ces deux repères statistiques illustrent à quel point la performance actuelle sort du cadre habituel de la saison estivale pour le bitcoin.
Il faut également replacer ce T3 dans le contexte de l'année 2026 elle-même. Le premier trimestre avait cédé -22,2% et le deuxième -14,09%, ce qui signifie que le bitcoin abordait l'été depuis une position fragilisée. Le rebond de +43,6% sur le seul troisième trimestre efface donc non seulement les pertes des deux trimestres précédents, mais les dépasse largement en valeur absolue.
## Août, moteur principal du mouvement
La répartition intra-trimestrielle est frappante. Août a concentré +25,1% du mouvement total, soit plus de la moitié du gain trimestriel à lui seul. Juillet et septembre ont complété la hausse sans en être les catalyseurs principaux. Ce profil de concentration sur un seul mois rappelle d'autres épisodes historiques où un mois unique a dicté la couleur d'un trimestre entier : en 2019, le T2 avait affiché +159,36%, porté en grande partie par un mai explosif. La dynamique de 2026 suit une logique comparable, avec un mois d'août qui a absorbé l'essentiel de la pression acheteuse avant que le trimestre ne se stabilise.
La clôture officielle du trimestre intervient le mercredi 30 septembre. D'ici là, le chiffre final pourra encore évoluer à la hausse comme à la baisse, mais l'écart avec le T3 2024 (+0,96%) est déjà suffisamment large pour que le classement historique ne soit plus en jeu. Seul le T3 2017 et ses +80,41% demeurent hors de portée pour ce trimestre, sauf mouvement exceptionnel dans les derniers jours de septembre.
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## Société Générale : le plan 2029 vise 13% à 14% de rentabilité, et le titre efface son gain
URL : https://www.upside24.com/articles/societe-generale-le-plan-2029-vise-13-a-14-de-rentabilite-et-le-titre-efface-son-gain
Date : 2026-09-26T14:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Société Générale vise 13% à 14% de rentabilité des fonds propres tangibles en 2029, plus que prévu. Le titre a rendu en trois séances son gain de lundi.
Société Générale (GLE) vise désormais 13% à 14% de rentabilité de ses fonds propres tangibles en 2029, au-dessus des 12,6% qu'attendait le consensus. Mais le titre a rendu son gain en trois séances et termine la semaine à 72,31 euros, sous son niveau d'avant l'annonce.
## L'impact en un coup d'oeil
| | |
|---|---|
| Direction | Positif |
| Intensité | Modérée |
| Horizon | Structurel |
| Ce que ça touche | Rentabilité, croissance long terme, retour aux actionnaires |
## Ce qui a été annoncé
Société Générale, c'est à la fois une banque de réseau pour les particuliers en France, une banque en ligne, un assureur, une banque d'affaires pour les grandes entreprises et, à travers sa filiale Ayvens, le loueur des voitures de fonction de nombreux salariés.
Le 21 septembre, son directeur général Slawomir Krupa a présenté la deuxième étape du redressement engagé en 2023. Selon Les Echos et Boursorama, la banque vise une rentabilité des fonds propres tangibles, c'est-à-dire le bénéfice rapporté à l'argent des actionnaires hors actifs immatériels, comprise entre **13% et 14%** en 2029, puis au-delà de 15% à partir de 2030. L'objectif fixé pour 2026 tournait autour de 11%, et les analystes attendaient en moyenne 12,6% pour 2029 : la cible dépasse donc ce que le marché avait en tête.
Deux leviers doivent y conduire. Le premier est la maîtrise des coûts : une base de frais ramenée sous 16,3 milliards d'euros en 2029, environ 2% de moins qu'en 2026, et un coefficient d'exploitation, la part des revenus absorbée par les frais de fonctionnement, sous **55%**, contre un objectif actuel de 60%. Le second est une croissance des revenus d'environ 3% par an entre 2026 et 2029.
Le plan fixe aussi la part du bénéfice rendue aux actionnaires : 50% du résultat net publié, moitié en dividendes, moitié en rachats d'actions, soit plus de 13 milliards d'euros sur 2026-2029. Rapporté à la taille de la banque, c'est **environ un quart** de sa capitalisation boursière actuelle de 50,18 milliards d'euros. Le dividende par action doit progresser de 10% à 15% par an en moyenne.
Les chiffres cités sont ceux repris par la presse financière le jour de l'annonce, pas ceux de la présentation complète de la banque.
## Ce que le prix incorpore déjà
Un plan stratégique touche d'abord la rentabilité future : il dit combien la banque compte gagner, dans trois ans, sur chaque euro que ses actionnaires lui confient. C'est précisément la ligne sur laquelle Société Générale est en retard.
Sa **rentabilité des fonds propres**, le bénéfice des douze derniers mois rapporté à l'ensemble des capitaux propres, ressort à **9,48%**, contre 11,78% pour la médiane des 287 banques diversifiées de son sous-secteur. Cette mesure inclut les actifs immatériels, elle n'est donc pas directement comparable à la cible de 13% à 14%, mais elle dit dans quel sens joue l'écart : pour 100 euros laissés dans la banque, Société Générale en gagne 9,48 par an quand une banque comparable en gagne 11,78.
Le prix payé en tient compte. Le titre se paie **9,50 fois** ses bénéfices des douze derniers mois, contre 12,01 fois pour la médiane du sous-secteur : un acheteur débourse environ un cinquième de moins pour chaque euro de bénéfice que chez une banque moyenne. Face à sa propre histoire, ce multiple se situe au 47e centile des cinq dernières années, c'est-à-dire pile au milieu de ce qu'il a coûté depuis 2021. La décote vient du secteur, pas d'une anomalie du cours. La comparaison détaillée avec les 287 banques du sous-secteur montre ligne par ligne où elle se creuse.
Les outils habituels de l'analyse ne s'appliquent pas tous à une banque, et le dire aide à lire le reste. Les dépôts des clients figurent au passif et ne sont pas une dette de financement : les ratios d'endettement et la valeur d'entreprise n'ont pas de sens ici. Pour la même raison, le **free cash flow**, l'argent qui reste une fois les dépenses et les investissements payés, suit les mouvements du portefeuille de marché et n'est pas utilisé. Il n'existe donc pas de calcul fiable de la croissance que le prix suppose, et c'est la position du multiple dans son histoire qui sert de repère.
Reste la pièce la plus exigeante du plan. Le chiffre d'affaires atteint 25,78 milliards d'euros sur l'exercice 2025, au niveau des 25,72 milliards de 2021 : tout le rattrapage de rentabilité des quatre dernières années est venu des coûts. Le plan demande désormais environ 3% de croissance par an, un rythme que la banque n'a pas tenu depuis 2021.
## Ce que le marché en fait déjà
L'action a clôturé à **72,31 euros** le vendredi 25 septembre. Le jour de l'annonce, elle avait ouvert à 75,15 euros, en hausse de 3,53% sur sa clôture du 18 septembre à 72,59 euros, puis refermé à 73,87 euros. Elle a ensuite reculé trois séances d'affilée jusqu'à 69,87 euros le 24 septembre, avant de remonter vendredi, sans retrouver son niveau d'avant le plan.
Ce repli s'inscrit dans une tendance plus longue. Sur un an, le titre gagne encore 27,76%, et il a plus que triplé en deux ans, mais il se situe 14,75% sous son plus haut des douze derniers mois, atteint à 84,82 euros. Il évolue aussi sous sa moyenne des cinquante dernières séances, à 76,75 euros.
Le dividende est l'autre chiffre que le plan cherche à déplacer. Au cours actuel, il rapporte **2,23%** par an, contre 3,53% pour la médiane du sous-secteur : pour 100 euros investis, un actionnaire de Société Générale touche environ 2,20 euros quand celui d'une banque comparable en touche environ 3,50. C'est cet écart que vise la promesse d'un dividende par action en hausse de 10% à 15% par an.
Les 20 analystes qui suivent la valeur se répartissent en 13 positifs, 6 neutres et 1 négatif, pour un objectif moyen d'environ 88 euros, soit un potentiel d'environ 22% selon le consensus. Leurs estimations montent : le bénéfice par action attendu pour 2026 a été relevé de **3,23%** en quatre-vingt-dix jours, à environ 7,9 euros.
C'est la divergence à comprendre. Sur le papier, le plan fait mieux que ce qu'attendait le consensus, et les estimations progressent. En Bourse, le titre recule, parce qu'une action qui a triplé en deux ans avait déjà intégré une bonne part du redressement, et parce que la nouvelle marche repose sur une croissance des revenus que la banque n'a pas encore montrée.
## Le point de bascule
L'indicateur à surveiller est le chiffre d'affaires trimestriel, et le prochain rendez-vous est la publication des résultats du troisième trimestre, le 29 octobre. Le consensus attend un bénéfice par action d'environ 7,9 euros pour 2026 puis d'environ 9,1 euros pour 2027, contre 6,80 euros sur l'exercice 2025.
Le scénario favorable est celui d'une banque dont les revenus recommencent à croître au rythme promis. Les économies de coûts s'ajoutent alors à la hausse de l'activité au lieu de la remplacer, la rentabilité rejoint celle de ses pairs, et l'écart de multiple avec le secteur perd sa principale justification.
Le scénario défavorable est celui d'un chiffre d'affaires qui reste au niveau de 2021. Il ne reste alors que les coûts pour faire progresser la rentabilité, un levier qui s'épuise à mesure qu'il sert, et la cible de 2029 dépend d'économies de plus en plus difficiles à trouver.
**Tant que** la rentabilité des fonds propres reste sous les 11,78% de la médiane du sous-secteur, le multiple de 9,50 fois reste le prix d'une banque moins rentable que ses pairs. **Si** le chiffre d'affaires progresse au rythme d'environ 3% par an promis par le plan, le même multiple devient celui d'une banque qui rattrape son secteur.
## Les données, en clair
- **Rentabilité des fonds propres tangibles** : le bénéfice rapporté à l'argent des actionnaires, une fois retirés les actifs immatériels comme les écarts d'acquisition. Société Générale : objectif de 13% à 14% en 2029, contre environ 11% pour 2026 et un consensus de 12,6% pour 2029, selon la presse financière du 21 septembre 2026.
- **Coefficient d'exploitation** : la part des revenus absorbée par les frais de fonctionnement ; plus il est bas, plus la banque est efficace. Société Générale : objectif sous 55% en 2029, contre un objectif actuel de 60%.
- **Rentabilité des fonds propres** : le bénéfice des douze derniers mois rapporté à l'ensemble des capitaux propres. Société Générale : 9,48%, contre 11,78% pour la médiane de son sous-secteur des banques diversifiées, 287 sociétés, au 26 septembre 2026.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action des douze derniers mois, soit le nombre d'années de bénéfice payées d'avance. Société Générale : 9,50 fois, contre 12,01 fois pour la médiane de son sous-secteur.
- **Valorisation face à son histoire** : l'endroit où se situe le PER actuel dans la distribution de ses propres valeurs sur cinq ans. Société Générale : 47e centile.
- **Chiffre d'affaires** : l'ensemble des revenus encaissés par la banque sur un exercice. Société Générale : 25,78 milliards d'euros sur l'exercice 2025, contre 25,72 milliards en 2021.
- **Rendement du dividende** : les dividendes versés sur douze mois rapportés au cours. Société Générale : 2,23%, contre 3,53% pour la médiane de son sous-secteur.
- **Free cash flow** : l'argent qui reste une fois les dépenses d'exploitation et les investissements payés. Chez une banque, il suit les mouvements du portefeuille de marché : il n'est pas utilisé dans cette analyse.
- **Révision des estimations** : la variation, sur quatre-vingt-dix jours, du bénéfice par action attendu par le consensus pour l'exercice en cours. Société Générale : +3,23%, à environ 7,9 euros, pour 17 analystes.
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## Stablecoins bancaires : la Fed publie deux projets de règles imposant 100% de réserves sûres dans le cadre du GENIUS Act
URL : https://www.upside24.com/articles/stablecoins-bancaires-la-fed-publie-deux-projets-de-regles-imposant-100-de-reser-795885
Date : 2026-09-26T13:00:02.000Z
Section : Articles d'actualité
> La Fed a publié le 24 septembre deux projets de règles encadrant les stablecoins émis par ses banques supervisées : réserves en bons du Trésor, capital obligatoire et droit au remboursement à la valeu
## Ce que la Fed exige des banques émettrices de stablecoins
Le 24 septembre, la Réserve fédérale américaine a publié deux projets de règles visant les filiales de banques placées sous sa supervision directe qui souhaitent émettre des stablecoins. Le cadre s'inscrit dans le GENIUS Act, la loi fédérale en cours de déploiement pour réguler les stablecoins aux États-Unis.
Le premier texte impose que chaque stablecoin bancaire soit couvert à 100% par des réserves sûres : bons du Trésor à court terme et actifs très liquides uniquement. Le second introduit des exigences de capital pour couvrir les risques de crédit et opérationnels, ainsi qu'une procédure d'agrément dédiée aux banques émettrices. En clair, émettre un stablecoin ne sera plus une activité accessoire : elle devra faire l'objet d'une autorisation spécifique.
## Michael Barr pousse pour une garantie nominale inscrite dans le texte
Le gouverneur de la Fed Michael Barr soutient les deux projets, mais juge le dispositif incomplet. Il réclame qu'un droit au remboursement à la valeur nominale soit explicitement inscrit dans la règle finale, pour tous les détenteurs sans exception. La formule est directe : 1 token rendu doit toujours donner 1 dollar récupéré. Sans cette garantie écrite, Barr estime que la protection des utilisateurs reste insuffisante.
Cette position tranche avec le traitement réservé aux grands émetteurs privés. Circle et Paxos, qui ne sont pas des filiales de banques supervisées par la Fed, relèvent de l'OCC, le régulateur des banques nationales. Leur cadre prudentiel sera donc distinct de celui que la Fed est en train de construire.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Ce type de réglementation touche directement les émetteurs de stablecoins cotés, dont CRCL (Circle, actions tokenisées). Selon nos modèles de corrélation historique, ce qui fait bouger les prix n'est pas la décision réglementaire elle-même, mais l'écart entre ce qu'elle impose et ce que le marché anticipait déjà : une règle plus stricte qu'attendu pèse sur les valorisations, une règle conforme aux attentes a un impact quasi nul. La garantie de remboursement à la valeur nominale réclamée par Barr renforcerait la crédibilité des stablecoins bancaires, sans constituer une surprise pour un marché qui l'anticipait déjà partiellement.
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## Solana bat son record de RWA tokenisés à 4,6 milliards de dollars, mais la nuance s'impose
URL : https://www.upside24.com/articles/solana-bat-son-record-de-rwa-tokenises-a-4-6-milliards-de-dollars-mais-la-nuance-231184
Date : 2026-09-26T12:00:03.000Z
Section : Articles d'actualité
> Solana affiche un record de 4,6 Md$ d'actifs du monde réel tokenisés au 23 septembre, selon RWAxyz, avec 685 850 wallets détenteurs.
## Points clés
- Solana atteint 4,6 milliards de dollars de RWA tokenisés au 23 septembre 2026, selon RWAxyz
- La valeur de ces actifs a progressé de 11,47% sur trente jours
- Le nombre de wallets détenteurs atteint 685 850, presque le double du niveau enregistré un mois plus tôt
- Seuls 4,49 Md$ circulent effectivement on-chain, le reste repose sur des déclarations d'émetteurs
- Solana occupe la troisième place mondiale derrière Ethereum (16,5 Md$) et BNB Chain (5,7 Md$)
- Le SOL a pris 16,3% en sept jours pour s'établir à 116,79 $ le 24 septembre
## Un record qui mérite d'être lu en détail
Solana franchit un nouveau seuil : 4,6 milliards de dollars d'actifs du monde réel (RWA) tokenisés, mesurés au 23 septembre 2026 par RWAxyz. Sur trente jours, la valeur de ces actifs a progressé de 11,47%. Ce taux de croissance, appliqué à une base déjà significative, traduit une dynamique soutenue et non un simple effet de rattrapage depuis un niveau marginal. Plus frappant encore, le nombre de wallets détenant ces RWA atteint 685 850, soit presque le double du niveau enregistré un mois plus tôt. Ce doublement rapide du nombre de détenteurs est peut-être l'indicateur le plus parlant : il signale une adoption qui s'élargit au-delà d'un cercle restreint d'acteurs institutionnels ou spécialisés.
Mais le chiffre brut appelle une lecture plus fine. Sur les 4,6 Md$ affichés, seuls 4,49 Md$ circulent effectivement on-chain. Le solde correspond à des titres dont la valeur est déclarée par leur émetteur, sans circulation vérifiable sur la blockchain. Ce n'est pas une anomalie propre à Solana, c'est une limite structurelle du marché des RWA dans son ensemble : une partie de la valorisation repose sur des déclarations d'émetteurs, pas sur des transactions on-chain auditables. Autrement dit, le chiffre de 4,6 Md$ est réel dans sa globalité, mais il intègre une composante dont la traçabilité reste partielle. Lire ce record sans cette nuance reviendrait à surestimer la maturité effective de l'infrastructure sous-jacente.
Cette distinction entre valeur déclarée et valeur circulant réellement on-chain n'est pas anecdotique. Elle pose une question de fond sur la manière dont le marché des RWA construit ses métriques de référence. Tant que cette part déclarée reste significative, les comparaisons entre blockchains sur la base des chiffres bruts doivent être interprétées avec prudence, quelle que soit la plateforme concernée.
## La position de Solana dans le paysage global des RWA
Rapporté à l'ensemble du marché, le record de Solana reste relatif. Selon le tableau de bord rwa.xyz au 26 septembre 2026, Ethereum concentre 16,5 Md$ de RWA tokenisés, BNB Chain 5,7 Md$, Solana 4,3 Md$ dans ce classement global, devant Stellar (3,4 Md$), Avalanche (1,8 Md$), Liquid Network (1,6 Md$), Arbitrum (1,0 Md$) et ZKsync Era (967,4 M$). Solana occupe la troisième place, loin derrière Ethereum mais en progression visible sur ses concurrents directs. L'écart avec BNB Chain reste contenu, tandis que la distance avec Stellar, Avalanche et les autres réseaux s'est creusée de façon notable.
Cette troisième position dans un classement dominé par Ethereum illustre à la fois la montée en puissance de Solana sur ce segment et les marges de progression qui subsistent. La croissance du nombre de wallets détenteurs, en particulier, suggère que l'adoption ne se limite pas à quelques positions institutionnelles de grande taille, mais commence à toucher une base d'utilisateurs plus large.
Côté prix, le SOL a pris 16,3% en sept jours pour s'établir à 116,79 $ le 24 septembre. Ce rebond est notable, mais rien dans les données disponibles ne relie directement cette hausse au record des RWA. Les deux dynamiques coexistent sans lien de causalité établi : attribuer la performance du SOL à l'afflux de RWA serait une extrapolation que les chiffres ne soutiennent pas. La lecture de marché associée à cette actualité reste haussière, mais avec une confiance limitée. La croissance du nombre de wallets détenteurs, en revanche, traduit une adoption concrète qui dépasse le seul effet prix et constitue probablement le signal le plus solide que ce record apporte.
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## Livret A : la Cour des comptes propose de taxer à 31,4% les intérêts au-delà du plafond de 22 950 euros
URL : https://www.upside24.com/articles/livret-a-la-cour-des-comptes-propose-de-taxer-a-31-4-les-interets-au-dela-du-pla-025493
Date : 2026-09-26T11:30:51.000Z
Section : Articles d'actualité
> La Cour des comptes recommande d'imposer à 31,4% les intérêts capitalisés au-delà des plafonds réglementaires du Livret A, du LDDS, du LEP et du livret jeune.
## Une recommandation ciblée sur les encours les plus élevés
Dans un rapport publié récemment, la Cour des comptes propose de soumettre au prélèvement forfaitaire unique de 31,4% les intérêts produits par les sommes dépassant les plafonds réglementaires des livrets réglementés. Seuls les intérêts générés au-delà de 22 950 euros sur le Livret A, 12 000 euros sur le LDDS, 10 000 euros sur le LEP et 1 600 euros sur le livret jeune seraient concernés. La part des encours restant sous ces seuils demeurerait totalement exonérée.
Ce dépassement de plafond n'est pas possible par des versements directs, puisque la loi les interdit au-delà du plafond. Il résulte uniquement de la capitalisation des intérêts accumulés année après année. En clair, seuls les épargnants dont le livret a grossi grâce aux intérêts successifs seraient touchés.
La Cour appuie sa recommandation sur un constat de concentration : les 15% de Livrets A dont l'encours dépasse le plafond concentrent à eux seuls 47% de l'argent total placé sur ce produit. L'avantage fiscal profite donc de manière disproportionnée aux gros détenteurs.
## Un rendement budgétaire modeste face à un coût d'exonération massif
L'institution estime que les exonérations fiscales sur l'ensemble des livrets réglementés ont coûté près de 5 milliards d'euros à l'État en 2025. Face à cette somme, la mesure proposée rapporterait environ 80 millions d'euros par an, soit à peine 1,6% du coût actuel des exonérations. Le signal politique est donc plus fort que l'impact budgétaire réel.
Cette asymétrie entre le coût de la niche et le gain attendu de la réforme partielle illustre la difficulté à remettre en cause un produit d'épargne aussi ancré dans les habitudes des ménages français. Le Livret A reste un outil de politique publique autant qu'un placement : ses ressources financent notamment le logement social via la Caisse des dépôts.
Pour les épargnants qui s'interrogent sur la fiscalité de leurs placements, y compris côté actifs numériques, notre [guide complet sur la fiscalité crypto en France](/guide/fiscalite-crypto-france) détaille les mécanismes d'imposition applicables en 2026.
## Aucun changement sans texte budgétaire
La Cour des comptes n'a pas de pouvoir législatif. Sa recommandation ne modifie rien tant qu'un projet de loi de finances ne la reprend pas et n'est pas voté par le Parlement. Dans le contexte budgétaire actuel, où l'adoption d'un budget national avant la fin de l'année reste incertaine, le calendrier d'une éventuelle mise en œuvre demeure ouvert. Le gouvernement n'a pas encore indiqué s'il entendait intégrer cette piste dans le prochain texte budgétaire. La mesure reste, pour l'heure, une piste parmi d'autres dans un débat sur l'optimisation des niches fiscales héritées des décennies précédentes.
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## Ethena intègre les actions américaines tokenisées dans la réserve de l'USDe via Binance
URL : https://www.upside24.com/articles/ethena-integre-les-actions-americaines-tokenisees-dans-la-reserve-de-l-usde-via--483601
Date : 2026-09-26T10:30:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Ethena étend sa stratégie delta-neutral aux actions via les bStocks de Binance, avec un rendement moyen de 3,56% par an sur six mois.
## Points clés
- Ethena étend sa stratégie delta-neutral aux actions américaines tokenisées
- Les bStocks disponibles sur Binance servent de collatéral, les perpétuels actions assurent la couverture
- Le rendement moyen dégagé sur les six derniers mois s'établit à 3,56% par an
- L'USDe affiche environ 4,9 milliards de dollars en circulation
- Le protocole parie sur un marché des perpétuels actions qui dépasserait à terme celui de la crypto
## Une mécanique éprouvée appliquée aux marchés actions
Depuis son lancement, Ethena construit l'USDe sur une stratégie dite delta-neutral : le protocole achète un actif au comptant et vend simultanément un contrat perpétuel de même taille sur cet actif. Les variations de prix s'annulent mutuellement et le rendement provient de l'écart de financement entre les deux positions. Cette architecture a jusqu'ici été appliquée exclusivement aux cryptoactifs, ce qui limitait mécaniquement le périmètre des sources de rendement disponibles pour soutenir le dollar synthétique.
Ethena franchit un cap en l'étendant aux actions américaines. Le dispositif repose sur les bStocks, des actions tokenisées disponibles sur Binance, qui servent de collatéral. Les contrats perpétuels sur ces mêmes actions assurent la couverture, reproduisant point par point la logique déjà à l'oeuvre côté crypto. Sur les six derniers mois, l'écart entre les deux positions a dégagé un rendement moyen de 3,56% par an. Ce chiffre constitue la première mesure concrète de ce que la mécanique peut produire lorsqu'elle est appliquée à des sous-jacents actions et il donne aux utilisateurs de l'USDe un premier repère pour évaluer la contribution potentielle de cette nouvelle branche à l'économie globale du protocole.
Le choix des bStocks comme point d'entrée n'est pas anodin. Ces instruments tokenisés permettent de répliquer la détention d'actions américaines dans un environnement on-chain, ce qui rend possible la construction d'une position au comptant sans passer par les circuits traditionnels. La couverture via les perpétuels actions sur la même plateforme ferme la boucle et reconstitue la neutralité au risque de prix qui est la signature de la stratégie d'Ethena.
## Un pari sur la taille du marché des perpétuels actions
L'USDe pèse environ 4,9 milliards de dollars en circulation. Ce chiffre donne la mesure de l'infrastructure que le protocole cherche à alimenter avec cette nouvelle source de rendement. Pour maintenir et développer un stablecoin synthétique à cette échelle, Ethena doit disposer de gisements de rendement suffisamment profonds et diversifiés. L'extension aux actions américaines répond directement à cette contrainte structurelle.
L'argument stratégique d'Ethena est direct : le marché des contrats perpétuels sur actions devrait, avec le temps, dépasser largement celui de la crypto. Si cette thèse se vérifie, le gisement de rendement accessible pour soutenir l'USDe serait structurellement plus profond que l'actuel. Le protocole mise donc sur la liquidité future des marchés actions tokenisés plutôt que sur les seuls flux crypto. C'est un pari sur la trajectoire de ces marchés autant que sur la robustesse de la mécanique elle-même.
Cette extension soulève néanmoins une question de dépendance que les observateurs du protocole ne peuvent pas ignorer. La stratégie repose sur Binance comme infrastructure d'exécution, tant pour les bStocks que pour les perpétuels associés. L'ensemble de la chaîne opérationnelle, de la détention du collatéral tokenisé à la gestion des positions de couverture, transite par une seule et même plateforme d'échange. Cette concentration constitue un facteur de risque opérationnel que les utilisateurs de l'USDe devront intégrer dans leur analyse, indépendamment de l'attrait que présente le rendement affiché. La lecture de marché associée à cette annonce reste haussière sur ENA et USDe, les deux actifs directement cités, même si la conviction attachée à cette orientation demeure limitée à ce stade.
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## ArcelorMittal renonce à son aciérie ukrainienne, sur un titre qui a gagné 109,34% en un an
URL : https://www.upside24.com/articles/arcelormittal-renonce-a-relancer-son-acierie-ukrainienne-de-kryvyi-rih
Date : 2026-09-26T09:30:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Après quatre frappes de missiles, ArcelorMittal renonce à relancer Kryvyi Rih et passe une charge d'environ 1 milliard de dollars, sans effet sur sa trésorerie.
ArcelorMittal (MT), le sidérurgiste luxembourgeois, renonce à relancer son aciérie ukrainienne de Kryvyi Rih et passe une charge d'environ 1 milliard de dollars. Mais cette charge tombe sur un bénéfice déjà mince, avec une marge nette de **2,88%**.
## L'impact en un coup d'oeil
| | |
|---|---|
| Direction | Négatif |
| Intensité | Modérée |
| Horizon | Immédiat |
| Ce que ça touche | Actifs industriels, résultat comptable |
## Une aciérie que le groupe ne peut plus faire tourner
ArcelorMittal a annoncé le 25 septembre, dans un communiqué réglementaire, qu'il n'était plus en mesure de relancer son site de Kryvyi Rih, dans le centre de l'Ukraine, dans des conditions sûres et durables. L'usine a été visée par quatre frappes de missiles en cinq semaines, la dernière le 21 septembre. Elles ont tué cinq salariés et en ont blessé dix-sept, dont un reste dans un état critique.
ArcelorMittal, c'est l'acier des rails, des poutres de chantier et du fer-blanc des boîtes de conserve, produit sur plusieurs continents à partir du minerai de ses propres mines.
La conséquence comptable est une dépréciation d'environ 1 milliard de dollars, soit près de 878 millions d'euros selon Boursorama. Une dépréciation, c'est la reconnaissance dans les comptes qu'un actif vaut moins que ce qui était inscrit au bilan : ici, les installations de Kryvyi Rih. L'opération est **non monétaire** : aucun argent ne sort des caisses, et le groupe n'attend aucun effet sur son excédent d'exploitation. Il précise avoir apporté 700 millions de dollars à sa filiale ukrainienne depuis février 2022 pour maintenir l'activité.
La source a ses limites. Le communiqué ne dit ni dans quel trimestre la charge sera comptabilisée, ni ce que pesait le site dans le chiffre d'affaires du groupe. La direction du site indique que les discussions avec le gouvernement ukrainien se poursuivent et que l'effort porte désormais sur la préservation des installations, pour garder la possibilité de redémarrer à la paix.
Rapportée aux comptes, la charge pèse lourd sur le résultat : elle représente **près d'un tiers du bénéfice net** de l'exercice 2025, qui s'élevait à 3 152 millions de dollars.
## Une perte comptable, pas une perte de trésorerie
Le canal de cette annonce passe par le bilan et par le résultat publié, pas par la caisse. La dépréciation réduit la valeur des usines inscrite au bilan et fera baisser le bénéfice du trimestre où elle sera passée, mais elle ne coûte pas un dollar de plus au groupe.
La vraie question est donc celle de la marge de manoeuvre. La trésorerie couvre **33,96% de la dette** totale : pour 100 dollars empruntés, le groupe garde environ 34 dollars disponibles. Sa dette nette, ce qui reste dû une fois cette trésorerie déduite, représente 1,55 fois son excédent d'exploitation annuel, contre 1,24 pour la médiane des 225 sociétés de son sous-secteur. Le bilan est un peu plus chargé que celui du sidérurgiste médian, sans être tendu.
Les flux de trésorerie, eux, n'offrent aucun coussin. Le **free cash flow**, l'argent qui reste une fois payés le fonctionnement et les investissements, ressort à -102,89 millions de dollars sur douze mois. Rapporté au prix de l'action, il rend -0,19%, contre 1,53% pour la médiane du sous-secteur : là où un sidérurgiste médian dégage un peu plus de 1,50 dollar de trésorerie par an pour 100 dollars investis, ArcelorMittal n'en dégage aucun.
Le résultat, lui, est structurellement irrégulier, et c'est ce qui donne son poids à la charge. Le bénéfice net est passé de 14 956 millions de dollars en 2021 à 919 millions en 2023, avant de remonter à 3 152 millions en 2025 : l'acier est un métier de cycle, où les prix de vente font et défont les résultats d'une année sur l'autre. Une dépréciation d'un milliard pèse peu au sommet du cycle, beaucoup plus quand le bénéfice est encore en convalescence.
Reste l'ancrage habituel de ce dossier, qui fait défaut ici. Le Reverse-DCF, le calcul qui part du cours pour retrouver la croissance que le marché suppose, a besoin de flux de trésorerie positifs pour démarrer, et la comparaison du multiple avec sa propre histoire n'est pas publiée. Le seul repère disponible est le prix payé : le titre se paie **30,29 fois ses bénéfices** publiés, contre 21,12 pour la médiane du sous-secteur, soit près d'une fois et demie le prix payé pour le sidérurgiste médian. La comparaison avec les 225 sociétés du sous-secteur montre sur quelles mesures cet écart se creuse.
## Ce que le marché en fait déjà
À la clôture du 25 septembre, l'action ArcelorMittal valait 61,78 euros, contre 62,00 euros la veille, soit un repli de 0,35%. Elle avait pourtant gagné jusqu'à 1,8% en séance, à 63,16 euros selon Boursorama. Le marché a donc à peine réagi à la charge.
Cette indifférence s'explique par le chemin parcouru. Le titre a progressé de **109,34% en un an** et de 63,39% depuis le 1er janvier. Il se tient à 82,33% de sa fourchette des cinquante-deux dernières semaines, comprise entre 30,18 et 68,56 euros, soit 9,89% sous son plus haut. L'essentiel de la hausse a été fait avant l'annonce, et une charge sans sortie de trésorerie ne remet pas en cause ce qui l'a portée.
Le consensus reste favorable. Les 14 analystes qui suivent la valeur se répartissent en 10 avis positifs, 4 neutres et aucun négatif, pour un objectif moyen d'environ 77 dollars, publié en dollars, soit environ 10% au-dessus du cours converti à 70,42 dollars. Cet objectif est celui du consensus, pas celui de cet article. Les objectifs vont d'environ 55 à 93 dollars, et le plus bas se situe donc sous le cours actuel.
Les attentes de bénéfice ont pourtant pris le chemin inverse. Sur les trois derniers mois, les analystes ont abaissé de **8,43%** leur estimation de bénéfice par action pour l'exercice en cours, pendant que le cours continuait de grimper. Le prix et les prévisions de résultat évoluent donc en sens contraire, et c'est l'écart qu'une charge exceptionnelle vient rappeler sans le créer.
Selon JP Morgan, cité par Boursorama, la baisse des importations d'acier ukrainien soutient les hausses de prix en Europe. C'est la lecture qui explique la divergence du jour : le marché regarde moins la perte d'une usine que l'effet de sa disparition sur les prix de ses concurrents européens, dont ArcelorMittal fait partie.
## Le point de bascule
L'indicateur à surveiller est la **marge nette**, la part du chiffre d'affaires qui reste en bénéfice une fois tous les coûts payés. Elle ressort à 2,88%, contre 3,40% pour la médiane du sous-secteur : sur 100 dollars de ventes, ArcelorMittal garde moins de 3 dollars. Le prochain rendez-vous est la publication des résultats du 5 novembre, qui devrait aussi dire dans quel trimestre la dépréciation est passée.
Dans le scénario favorable, les prix européens de l'acier montent comme le suggère JP Morgan, et la marge remonte au-dessus de la médiane du secteur. Un PER de 30,29 fois redevient alors celui d'un bénéfice en reconstruction.
Dans le scénario défavorable, la marge reste au niveau actuel et les analystes poursuivent la baisse de leurs attentes de bénéfice engagée depuis trois mois. Le cours, qui a plus que doublé, se retrouve alors à payer un bénéfice qui ne suit pas.
**Tant que** la marge nette reste sous les 3,40% de la médiane du sous-secteur, un titre payé 30,29 fois ses bénéfices repose sur une amélioration encore à venir. **Si** elle repasse au-dessus dès la publication du 5 novembre, la même valorisation devient celle d'un sidérurgiste dont les comptes rattrapent enfin le cours.
## Les données, en clair
- **Dépréciation** : la reconnaissance comptable qu'un actif vaut moins que sa valeur inscrite au bilan, sans sortie d'argent. ArcelorMittal : environ 1 milliard de dollars sur le site de Kryvyi Rih, annoncée le 25 septembre 2026.
- **Bénéfice net** : ce qui reste une fois toutes les charges payées. ArcelorMittal : 3 152 millions de dollars sur l'exercice 2025.
- **Marge nette** : la part du chiffre d'affaires qui reste en bénéfice. ArcelorMittal : 2,88% sur douze mois, contre 3,40% pour la médiane de son sous-secteur Steel (225 sociétés).
- **Trésorerie sur dette** : la part de la dette totale que couvre l'argent disponible. ArcelorMittal : 33,96%.
- **Dette nette sur EBITDA** : le nombre d'années d'excédent d'exploitation qu'il faudrait pour rembourser la dette nette. ArcelorMittal : 1,55 fois, contre 1,24 pour la médiane du sous-secteur.
- **Free cash flow (flux de trésorerie disponible)** : l'argent qui reste une fois payés le fonctionnement et les investissements. ArcelorMittal : -102,89 millions de dollars sur douze mois, soit un rendement de -0,19% contre 1,53% pour la médiane du sous-secteur.
- **Reverse-DCF** : le calcul qui part du cours et remonte à la croissance que le marché suppose. ArcelorMittal : non calculable, les flux étant négatifs.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action. ArcelorMittal : 30,29 fois ses bénéfices publiés, contre 21,12 pour la médiane du sous-secteur, au 25 septembre 2026.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes. ArcelorMittal : environ 77 dollars pour 14 analystes, d'environ 55 à 93 dollars.
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## Oracle invoque la force majeure sur Project Jupiter au Nouveau-Mexique : retard de permis et gazoduc livré avec six mois de décalage pèsent sur le calendrier des revenus
URL : https://www.upside24.com/articles/oracle-invoque-la-force-majeure-sur-project-jupiter-au-nouveau-mexique-retard-de-856547
Date : 2026-09-26T09:05:20.000Z
Section : Articles d'actualité
> Oracle a notifié une clause de force majeure au constructeur de son campus Stargate au Nouveau-Mexique, invoquant un permis manquant et un gazoduc livré avec six mois de retard.
## Un chantier Stargate bloqué par des délais administratifs et logistiques
Selon Bloomberg, Oracle a adressé un avis de force majeure au constructeur de Project Jupiter, un campus du programme Stargate situé au Nouveau-Mexique. La clause, activée face à un événement imprévu, permet à Oracle de suspendre certaines obligations contractuelles : le bail reste en vigueur, mais les paiements pourront être décalés si le site n'ouvre pas en 2028. Deux obstacles concrets expliquent la situation : un permis toujours en attente et un gazoduc livré avec près de six mois de retard.
Ce n'est pas un abandon de chantier. C'est une protection de trésorerie. Oracle continue de porter des investissements massifs : le free cash flow de l'entreprise est négatif de 28,72 milliards de dollars sur douze mois. Décaler des loyers allège la pression à court terme, mais repousse d'autant les revenus que ces centres de données sont censés générer.
## Des revenus attendus, un calendrier incertain
Le retard sur Project Jupiter arrive au mauvais moment pour les investisseurs qui parient sur l'accélération d'Oracle dans l'infrastructure IA. Les analystes anticipaient près de 45% de ventes supplémentaires d'ici 2028. Un centre de données livré en retard, c'est de la puissance de calcul louée plus tard et des revenus qui glissent dans le temps.
Pourtant, la dynamique opérationnelle reste solide. Les ventes du dernier trimestre ont progressé de 29,61%, contre 11,13% pour les entreprises comparables du secteur. La croissance est là ; c'est le rythme de monétisation des nouveaux actifs qui fait débat.
L'action a clôturé à 139,54 dollars le 24 septembre, en recul de 55,38% sur un an. À ce niveau, la valorisation relative au bénéfice n'a été aussi basse que dans environ 16% des cas observés sur cinq ans. Les 43 analystes qui suivent le titre maintiennent un objectif moyen d'environ 238 dollars, mais la fourchette, de 110 à 400 dollars, illustre l'ampleur de l'incertitude : personne ne sait encore à quelle date ces infrastructures basculeront du côté des profits nets. Le marché de prédiction donne 27% de probabilité à l'adoption d'un moratoire sur les centres de données dans un État américain d'ici fin 2026, un signal réglementaire qui pèse sur l'ensemble du secteur.
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## Taxe française sur les petits colis : 9 millions d'euros récoltés sur 400 millions attendus, le droit de douane européen fait mieux en une semaine
URL : https://www.upside24.com/articles/taxe-francaise-sur-les-petits-colis-9-millions-d-euros-recoltes-sur-400-millions-177333
Date : 2026-09-26T07:08:38.000Z
Section : Articles d'actualité
> La taxe de 2 euros sur les petits colis hors UE n'a duré que quatre mois et rapporté 9 M€ sur 400 M€ attendus. Le droit de douane européen de 3 euros génère 32 M€ par semaine.
## Un écart de 391 millions d'euros
La taxe de 2 euros sur les petits colis en provenance de pays hors Union européenne, conçue pour freiner la fast fashion, devait rapporter 400 millions d'euros sur l'année 2026. Elle n'en a rapporté que 9 millions. Le dispositif, entré en vigueur début 2026, a été supprimé le 30 juin, après seulement quatre mois d'existence, pour laisser place à un mécanisme coordonné à l'échelle européenne.
L'objectif affiché était double : renflouer les caisses et pénaliser les plateformes de fast fashion qui inondent le marché français de colis à bas prix. Sur les deux tableaux, le résultat est maigre.
## Ce que l'échelle européenne change
Le droit de douane européen qui a pris le relais est fixé à 3 euros par colis. À l'échelle des vingt-sept États membres, il génère environ 32 millions d'euros par semaine. En clair : l'Union européenne collecte en sept jours davantage que la France n'a collecté en quatre mois avec son propre dispositif.
L'arithmétique est brutale. Une taxe nationale, même bien calibrée, bute sur un problème structurel : les flux de colis ne s'arrêtent pas aux frontières françaises. Un colis entrant par un autre port européen échappe à la taxe française. La coordination à vingt-sept supprime cette fuite, ce que le dispositif hexagonal ne pouvait pas faire seul.
Cet épisode illustre une tension récurrente entre souveraineté fiscale nationale et efficacité réglementaire à l'échelle du marché unique. Pour les acteurs du commerce en ligne comme pour les consommateurs, la règle qui compte désormais est celle posée par Bruxelles, pas celle de Bercy.
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## Bitwise : 15 grandes institutions détiennent du bitcoin en première position, Ethereum et Solana sous conditions
URL : https://www.upside24.com/articles/bitwise-15-grandes-institutions-detiennent-du-bitcoin-en-premiere-position-ether-154044
Date : 2026-09-26T06:46:49.000Z
Section : Articles d'actualité
> Une enquête Bitwise auprès de 15 grandes institutions révèle que bitcoin est leur première position crypto, tandis qu'Ethereum et Solana font l'objet d'un traitement bien plus prudent.
## Bitcoin, seul actif traité comme une réserve de valeur
Bitwise a interrogé 15 des plus grandes institutions mondiales sur leurs positions crypto. Résultat sans ambiguïté : toutes celles qui détiennent des actifs numériques ont du [bitcoin](/guide/bitcoin-btc) en portefeuille et pour presque toutes, c'est la première position, la plus importante en volume et la plus ancienne. La majorité de ces institutions le perçoivent comme une réserve de valeur et l'associent de plus en plus à l'or, un rapprochement qui ancre bitcoin dans une logique patrimoniale de long terme, distincte du reste du marché.
Cette lecture rejoint ce que nos modèles de corrélation historique observent : l'or et par extension les actifs qui lui sont comparés, réagit avant tout à l'aversion au risque et aux taux réels. Quand les taux réels montent ou que le dollar se renforce, les métaux précieux reculent. Bitcoin, de plus en plus traité comme un équivalent numérique de l'or par ces institutions, tend à suivre une logique similaire, même si sa volatilité reste bien supérieure.
## Ethereum et Solana : des paris conditionnels, pas des convictions
Ethereum et Solana occupent une place radicalement différente dans ces portefeuilles institutionnels. Les positions sont plus petites, l'horizon de détention plus court et plusieurs institutions ont déjà rédigé des conditions de sortie explicites. Le critère central : ces acteurs veulent voir l'activité réseau et les revenus de frais profiter directement au token. Si l'adoption ne décolle pas dans les prochaines années, plusieurs d'entre eux vendront.
Ce traitement asymétrique entre bitcoin d'un côté, ETH et SOL de l'autre, traduit une distinction de fond : bitcoin est une thèse macro, Ethereum et Solana sont des paris sur l'usage. Les institutions ne rejettent pas ces actifs, mais elles leur appliquent une discipline de gestion que bitcoin n'a pas à subir.
## Allocations mesurées : assez pour compter, trop peu pour dérailler
Côté taille de portefeuille, les allocations crypto de ces 15 institutions vont de 0,5% à 13% de leurs actifs investissables, la majorité se situant entre 1% et 2%. Une fourchette délibérément calibrée : suffisante pour capter la hausse si la thèse se confirme, insuffisante pour menacer l'ensemble du portefeuille en cas de retournement. C'est une gestion du risque, pas une conviction totale.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Selon nos modèles de corrélation historique, l'or, auquel bitcoin est désormais explicitement comparé par ces institutions, est piloté par les taux réels et le dollar : un environnement de taux réels élevés ou de dollar fort pèse sur ce type d'actif et inversement. BTC hérite de cette logique macro. ETH et SOL, traités comme des paris sur l'adoption réseau, répondent davantage à des catalyseurs propres à leur écosystème. BITW, en tant qu'émetteur de produits d'exposition institutionnelle, voit sa pertinence directement liée à la profondeur de ces allocations. Aucun de ces actifs ne constitue un conseil d'achat ou de vente.
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## Aave accepte les actions Apple, Amazon, Google, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla comme garantie pour emprunter des USDC
URL : https://www.upside24.com/articles/aave-accepte-les-actions-apple-amazon-google-meta-microsoft-nvidia-et-tesla-comm-923942
Date : 2026-09-25T16:36:33.000Z
Section : Articles d'actualité
> Aave intègre sept actions technologiques américaines comme garantie. Les tokens sont adossés à de vraies actions, conservées chez Alpaca Securities, courtier enregistré auprès de la SEC.
## Sept actions tokenisées entrent dans le protocole Aave
Aave franchit une étape concrète dans la convergence entre finance traditionnelle et DeFi : il est désormais possible d'y déposer des tokens représentant des actions américaines pour emprunter des USDC. Sept titres technologiques sont acceptés, Apple, Amazon, Google, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla. Chacun dispose de son propre plafond, c'est-à-dire la fraction de sa valeur qui peut effectivement servir de base à un emprunt. Ce plafond individuel par titre est un détail technique qui a son importance : il signifie que la capacité d'emprunt d'un utilisateur dépend non seulement de la valeur de marché de ses tokens, mais aussi du ratio spécifique que le protocole a fixé pour chaque action. Un détenteur de tokens représentant Apple n'obtiendra donc pas nécessairement le même montant d'USDC qu'un détenteur d'une valeur équivalente en tokens Tesla.
Derrière chaque token se trouve une action réelle. Les titres sont conservés chez Alpaca Securities, un courtier enregistré auprès de la SEC, sur des comptes séparés que ce dernier n'a pas le droit de prêter. Ce mécanisme de ségrégation des actifs est central : il distingue ce dispositif d'une simple représentation synthétique et lui confère une assise réglementaire aux États-Unis. Concrètement, cela signifie que les actions sous-jacentes ne peuvent pas être réutilisées ou mises en circulation par le dépositaire, ce qui réduit le risque de contrepartie pour l'utilisateur final. La conservation chez un courtier enregistré auprès du régulateur américain constitue une garantie supplémentaire que l'on ne retrouve pas dans les modèles purement synthétiques, où la valeur du token repose sur un mécanisme de collatéralisation en cryptomonnaies plutôt que sur la détention effective du titre.
Les dividendes versés par les entreprises ne sont pas distribués en liquidités mais réinvestis en actions supplémentaires, si bien que le token finit par valoir légèrement plus que l'action sous-jacente seule. Ce choix de conception a une conséquence directe sur la valorisation du token dans le temps : l'accumulation progressive de fractions d'actions via le réinvestissement des dividendes crée un écart croissant entre le prix du token et celui de l'action cotée en bourse, ce qui peut influencer les calculs de collatéral au fil des mois.
Pour les utilisateurs qui découvrent la mécanique du collatéral on-chain, [notre guide DeFi pour débutant](/guide/defi-debutant) pose les bases avant de se lancer.
## Un usage limité à la garantie, pour l'instant
Cette première intégration reste volontairement circonscrite. Les actions tokenisées servent uniquement de garantie : elles ne peuvent pas être empruntées par d'autres utilisateurs du protocole. En clair, un détenteur de tokens représentant Nvidia ou Tesla peut mobiliser ses titres pour obtenir des USDC sans les vendre, mais personne ne peut shorter ces tokens via Aave à ce stade. Cette restriction délimite clairement le périmètre de l'intégration : il s'agit d'un outil de liquidité pour les détenteurs existants, pas encore d'un marché de prêt et d'emprunt à part entière sur ces actifs.
L'intérêt pratique est néanmoins réel. Un utilisateur exposé à ces sept titres technologiques peut désormais accéder à des liquidités en USDC sans déclencher d'événement de cession, ce qui peut présenter des avantages selon la situation fiscale et les objectifs de chacun. La possibilité de conserver son exposition aux actions tout en dégageant du capital liquide est précisément ce que la DeFi cherche à reproduire depuis ses débuts avec les actifs natifs de la blockchain.
Côté marchés de prédiction, la cote attribuée à la disponibilité d'actions tokenisées sur Coinbase d'ici fin octobre 2026 ressort à 27% au moment du tweet et celle d'un lancement en premier par Robinhood à 30%. Ces chiffres signalent que la course à la tokenisation des actions américaines s'accélère sur plusieurs fronts simultanément. Aave prend une longueur d'avance sur le segment DeFi, en s'appuyant sur une infrastructure de conservation réglementée plutôt qu'en attendant un cadre légal américain unifié sur les actions tokenisées. La lecture de marché associée à cette nouvelle est haussière, même si la confiance attachée à cette appréciation reste limitée.
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## Keith McCullough (Hedgeye) vend de l'or pour acheter du Bitcoin : le signal dollar a changé de camp
URL : https://www.upside24.com/articles/keith-mccullough-hedgeye-vend-de-l-or-pour-acheter-du-bitcoin-le-signal-dollar-a-783056
Date : 2026-09-25T12:00:01.000Z
Section : Articles d'actualité
> Keith McCullough, CEO de Hedgeye, a arbitré de l'or contre du Bitcoin dans son compte retraite, invoquant un retournement du signal dollar et une fourchette de risque BTC entre 79 000 et 89 000 dollar
## Un arbitrage dicté par le dollar
Keith McCullough, CEO de Hedgeye Risk Management, a annoncé avoir vendu de l'or pour acheter du [Bitcoin (BTC)](/guide/bitcoin-btc) dans son compte retraite. La décision ne repose pas sur une conviction macro générale : elle découle d'un signal précis, le retournement du dollar. Selon McCullough, la corrélation entre le Bitcoin et le dollar est passée en territoire positif, tandis que celle de l'or avec le dollar est devenue négative. En clair, le Bitcoin se comporte désormais comme un actif qui profite du même environnement que le dollar, là où l'or joue le rôle inverse.
Ce type d'arbitrage entre deux actifs perçus comme des réserves de valeur reste rare dans la communication publique d'un gérant institutionnel. McCullough ne cache pas ses niveaux : il situe la fourchette de risque du Bitcoin entre 79 000 et 89 000 dollars et indique qu'il renforcerait sa position à l'approche du bas de cette fourchette.
## Une lecture de marché structurée, pas un pari directionnel
Hedgeye est connu pour son approche quantitative des cycles macro. Le raisonnement de McCullough s'inscrit dans cette logique : il ne s'agit pas d'un pari sur la hausse du Bitcoin, mais d'une réallocation fondée sur des corrélations observées. Quand le signal dollar se retourne, les actifs qui lui sont positivement corrélés deviennent mécaniquement plus attractifs dans un portefeuille orienté vers la préservation du capital.
Le marché de prédiction donne par ailleurs 100% de probabilité à l'hypothèse que le Bitcoin atteigne 90 000 dollars avant 70 000 dollars, ce qui s'aligne avec la borne haute de la fourchette citée par McCullough.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Selon nos modèles de corrélation historique, l'or (GC=F) est piloté en premier lieu par les taux réels et le dollar : un dollar qui se renforce pèse sur les métaux précieux et inversement. L'or sert aussi de baromètre de l'aversion au risque. Quand ce mécanisme s'inverse, comme McCullough l'observe aujourd'hui, le Bitcoin peut capter des flux qui quittent l'or. Ce rééquilibrage ne constitue pas un signal d'achat ou de vente, mais il illustre comment un changement de régime dollar redistribue les rôles entre actifs dans un portefeuille diversifié.
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## Schneider Electric s'offre Shelly pour 1,2 Md EUR, et le cours avait déjà pris les devants
URL : https://www.upside24.com/articles/schneider-electric-s-offre-shelly-pour-1-2-md-eur-et-le-cours-avait-deja-pris-les-devants
Date : 2026-09-25T12:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Schneider Electric rachète Shelly Group pour 1,2 Md EUR en numéraire, moins de 1% de sa valeur en Bourse, sur un titre en hausse de 26,29% depuis janvier.
Schneider Electric (SU), le spécialiste français de l'équipement électrique, a signé le 24 septembre un accord pour racheter le bulgare Shelly Group pour **1,2 Md EUR** en numéraire. Mais l'opération pèse moins de 1% de sa valeur en Bourse, sur un titre qui a déjà gagné 26,29% depuis janvier.
## L'impact en un coup d'oeil
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|---|---|
| Direction | Positif |
| Intensité | Faible |
| Horizon | Structurel |
| Ce que ça touche | Bilan, offre du bâtiment résidentiel |
## Ce qui a été signé
Schneider Electric, c'est le fabricant des disjoncteurs, des interrupteurs et des tableaux électriques installés dans une bonne partie des logements et des bureaux, et des systèmes qui alimentent et refroidissent les centres de données.
Le 24 septembre, le groupe a annoncé un accord pour acquérir Shelly Group, une société bulgare cotée qui fabrique des modules connectés pour la maison : prises, compteurs, serrures, caméras, et les services en ligne qui les pilotent depuis un téléphone. L'offre porte sur **70 EUR par action**, entièrement en numéraire, soit environ 1,2 Md EUR. Selon Boursorama, qui reprend l'annonce, elle représente une prime de 27% sur le cours du 28 juillet 2026 et de 22% sur le cours de référence au moment de l'annonce.
Les deux fondateurs, Dimitar Dimitrov et Svetlin Todorov, détiennent ensemble environ 57% du capital. Ils ont accueilli l'offre favorablement et se sont engagés à apporter leurs titres, sous conditions. L'opération reste suspendue à un seuil d'acceptation de 95% du capital, et sa finalisation est attendue au premier trimestre 2027. Shelly revendique une croissance de ses ventes de plus de 40% par an depuis 2022 ; la source ne donne ni son chiffre d'affaires ni ses marges, et ces deux chiffres manquent pour juger du prix payé.
Rapporté à la taille de l'acheteur, le montant se lit vite. Schneider Electric a vendu pour 42,042 Md EUR sur les douze derniers mois : Shelly lui coûte à peu près **dix jours de chiffre d'affaires**, et environ un cinquième des 6,187 Md EUR de free cash flow dégagés sur la même période, c'est-à-dire l'argent qui reste une fois toutes les dépenses et les investissements payés. Deux analystes cités par Boursorama y voient un complément logique : RBC Capital Markets parle d'une acquisition complémentaire judicieuse, et Jefferies relève le potentiel de synergies avec l'activité résidentielle du groupe.
## Ce que le prix incorpore déjà
Le canal d'une acquisition payée comptant est le bilan : l'argent sort de la trésorerie, ou s'emprunte. Payé en actions, le rachat aurait réduit la part de chaque actionnaire ; payé comptant, il ne change pas le nombre d'actions, il change ce que la société doit. C'est donc là qu'il faut regarder, et le bilan est justement le point le moins confortable du dossier.
La dette nette de Schneider Electric, c'est-à-dire ses emprunts diminués de sa trésorerie, représente **1,69 fois** son EBITDA, le résultat d'exploitation avant amortissements. La médiane de son sous-secteur, qui regroupe 446 fabricants d'équipements électriques, est à 0,29 fois. Autrement dit, il faudrait au groupe près d'un an et huit mois de résultat d'exploitation pour rembourser ce qu'il doit, là où son concurrent médian y parviendrait en moins de quatre mois. Payer 1,2 Md EUR comptant alourdit d'autant la dette nette et, sans compter l'apport de Shelly que la source ne chiffre pas, porterait ce ratio à **environ 1,8 fois** : une marche, pas une rupture.
La trésorerie raconte la même chose. Le groupe dispose de 4,393 Md EUR de liquidités, et le rachat en absorberait un peu plus du quart. Ce qui rend l'opération supportable n'est pas le bilan, ce sont les flux : le groupe dégage chaque année bien plus d'argent qu'il n'en faut pour payer Shelly, et une acquisition de cette taille se rembourse en quelques mois de free cash flow.
Reste ce que le cours suppose. À 289,80 EUR, le marché intègre une croissance du free cash flow de **près de 9% par an** sur dix ans. Sur les cinq derniers exercices, le bénéfice par action du groupe a progressé de 13,86% par an. Concrètement, près de 9% par an pendant dix ans revient à un peu plus que doubler l'argent disponible du groupe d'ici 2036. C'est une hypothèse exigeante pour une entreprise de cette taille, mais moins exigeante que ce qu'elle a réellement livré sur ses bénéfices depuis 2020. Le prix ne demande donc pas à Schneider Electric de faire mieux que son passé récent, il lui demande de ne pas ralentir. Un rachat de la taille de Shelly ne déplace pas cette hypothèse d'un point : il ajoute une brique à une trajectoire que le prix a déjà validée. Le détail du bilan et des flux de trésorerie reprend ces chiffres ligne par ligne.
## Ce que le marché en fait déjà
Le cours ressort à **289,80 EUR** à la clôture du 24 septembre. L'annonce n'a presque rien déplacé, avec une variation de 0,02% au moment où elle est tombée, quand l'action Shelly prenait plus de 4%. Sur un an, le titre a gagné 27,19%, et il se situe à 7,20% sous son plus haut des cinquante-deux dernières semaines, dans une fourchette comprise entre 220,40 et 312,30 EUR. Il évolue 9,17% au-dessus de sa moyenne des deux cents dernières séances, un indicateur de tendance de fond qui reste orienté à la hausse.
Ce parcours a déjà fait monter le prix payé pour chaque euro de bénéfice. Calculé sur le bénéfice attendu pour l'exercice en cours, le titre se paie **28,44 fois**, contre 21,36 fois pour la médiane de son sous-secteur, soit un tiers plus cher que le fabricant d'équipement électrique médian. Face à sa propre histoire, le PER glissant est plus élevé que 97% du temps sur les cinq dernières années : l'action n'a presque jamais coûté aussi cher par rapport à ses bénéfices.
Les 23 analystes qui suivent la valeur restent pourtant très majoritairement favorables, avec 20 avis positifs, 3 neutres et aucun négatif. Leur objectif moyen s'établit à environ 330 EUR, dans une fourchette de 262 à 370 EUR. Leurs attentes de bénéfice ont même été relevées de 4,13% en quatre-vingt-dix jours, ce qui explique une partie de la hausse : le cours a monté en même temps que les prévisions, pas seulement plus vite qu'elles.
La divergence est là. Le fondamental du jour est positif mais minuscule, et le cours n'avait pas besoin de lui : il s'appuie sur une qualité reconnue, avec une rentabilité des capitaux investis de 12,44% contre 5,22% pour la médiane du sous-secteur, et sur des prévisions en hausse. C'est ce multiple, bien plus que Shelly, qui décidera de la suite.
## Le point de bascule
Le prochain rendez-vous est la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre, le **29 octobre**. La ligne à y lire est la croissance des ventes, qui ressortait à 9,8% sur un an au premier semestre, contre 15,18% pour la médiane du sous-secteur.
Le scénario favorable est celui d'une accélération confirmée. Les prévisionnistes attendent un bénéfice par action d'environ 10,3 EUR sur l'exercice en cours, contre 7,30 EUR publiés sur 2025. Si les ventes du trimestre tiennent le rythme, cette marche devient crédible et le multiple de 28,44 fois se réduit de lui-même à mesure que les bénéfices montent.
Le scénario défavorable est celui d'un trimestre plus mou. À ce niveau de prix, un ralentissement ne se paierait pas seulement par une révision des bénéfices, mais par un rapprochement du multiple vers les 21,36 fois de la médiane, sur un bilan qu'une acquisition payée comptant ne détend pas.
**Tant que** la croissance des ventes reste au moins au niveau des 9,8% du premier semestre et que les prévisions continuent d'être relevées, le multiple de 28,44 fois reste le prix d'une trajectoire validée. **Si** le trimestre du 29 octobre montre un ralentissement sous ce rythme, le même multiple devient l'exposition principale du dossier.
## Les données, en clair
- **Dette nette rapportée à l'EBITDA** : le nombre d'années de résultat d'exploitation, avant amortissements, qu'il faudrait pour rembourser la dette diminuée de la trésorerie. Schneider Electric : 1,69 fois, contre 0,29 fois pour la médiane de son sous-secteur Electrical Components and Equipment, soit 446 sociétés.
- **Trésorerie** : les liquidités disponibles au bilan. Schneider Electric : 4,393 Md EUR.
- **Free cash flow** : l'argent qui reste à l'entreprise une fois payées ses dépenses courantes et ses investissements. Schneider Electric : 6,187 Md EUR sur les douze derniers mois.
- **Croissance implicite du free cash flow** : la progression annuelle que le cours suppose pour l'argent disponible du groupe sur dix ans. Schneider Electric : 8,82% par an au cours du 24 septembre 2026, contre 13,86% par an de croissance du bénéfice par action sur cinq ans.
- **PER anticipé** : le cours divisé par le bénéfice par action attendu sur l'exercice en cours. Schneider Electric : 28,44 fois, contre 21,36 fois pour la médiane du sous-secteur.
- **Valorisation face à son histoire** : la place du PER glissant actuel dans sa propre distribution sur cinq ans. Schneider Electric : plus élevé que 97% des observations.
- **ROIC** : ce que l'entreprise gagne pour chaque euro de capital investi dans son activité. Schneider Electric : 12,44%, contre 5,22% pour la médiane du sous-secteur.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes qui suivent la valeur. Schneider Electric : environ 330 EUR pour 23 analystes, de 262 à 370 EUR, au 24 septembre 2026.
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## Zcash comme couverture Bitcoin : Qiao Wang défend un "Bitcoin différent" capable d'évoluer face au quantique et à la confidentialité
URL : https://www.upside24.com/articles/zcash-comme-couverture-bitcoin-qiao-wang-defend-un-bitcoin-different-capable-d-e-802949
Date : 2026-09-25T11:30:02.000Z
Section : Articles d'actualité
> Le cofondateur d'Alliance défend Zcash non comme un rival de Bitcoin, mais comme une couverture adaptable face aux menaces quantiques et aux besoins de confidentialité.
## Un protocole figé, un choix assumé
Bitcoin ne bouge quasiment plus. C'est précisément ce que Qiao Wang, cofondateur d'Alliance, l'un des plus importants accélérateurs crypto, a mis en avant lors du Good Game Podcast. Cette immobilité n'est pas un défaut : elle ancre les garanties fondamentales du réseau, à savoir l'offre plafonnée à 21 millions d'unités et l'immuabilité du protocole. Pour les détenteurs de [bitcoin à long terme](/guide/bitcoin-btc), c'est une promesse centrale.
Mais cette rigidité a un revers. Un protocole qui n'évolue plus ne peut pas répondre à des menaces qui, elles, évoluent. Wang cite deux exemples concrets : la montée en puissance de l'informatique quantique, susceptible à terme de fragiliser certains mécanismes cryptographiques et les attentes croissantes des utilisateurs en matière de confidentialité des transactions.
## Zcash, une couverture plutôt qu'un concurrent
Lancé en 2016, Zcash partage l'architecture de base de Bitcoin, mais conserve la capacité de se modifier. Wang le formule sans ambiguïté : il parle d'un "Bitcoin différent", pas d'un "meilleur Bitcoin". La nuance est importante. Il ne s'agit pas de supplanter le réseau dominant, mais d'occuper un espace que Bitcoin a délibérément abandonné en choisissant l'immobilisme.
Sa position personnelle reflète cette lecture. Ses avoirs en bitcoin restent bien plus importants que ses positions en Zcash. Ce dernier remplit chez lui une fonction de couverture : une exposition limitée à un actif qui peut s'adapter là où Bitcoin ne le fera pas. C'est une logique de portefeuille, pas un pari sur un remplacement.
Cette grille de lecture repositionne Zcash dans le débat crypto : non pas comme un challenger de Bitcoin, mais comme un instrument complémentaire pour ceux qui anticipent des contraintes techniques ou réglementaires que le protocole dominant ne pourra pas absorber.
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## Xi Jinping veut que la Chine et les États-Unis maintiennent l'IA "toujours sous contrôle humain"
URL : https://www.upside24.com/articles/xi-jinping-veut-que-la-chine-et-les-etats-unis-maintiennent-l-ia-toujours-sous-c-326511
Date : 2026-09-25T11:00:02.000Z
Section : Articles d'actualité
> Le président chinois présente l'encadrement de l'IA comme une responsabilité partagée entre Pékin et Washington, au nom de leur statut de "nations leaders".
## Un cadrage diplomatique autant que technologique
Xi Jinping a placé la Chine et les États-Unis sur un pied d'égalité : celui des "nations leaders de l'intelligence artificielle". Ce statut, selon le président chinois, génère deux obligations précises. D'abord, développer l'IA au service du bien commun. Ensuite, l'encadrer, parce que ces deux puissances en ont, selon ses termes, "la capacité et la responsabilité".
L'objectif affiché est clair : maintenir l'IA "toujours sous contrôle humain". La formule est volontairement large, mais son adresse est ciblée. En associant Washington à ce cadre normatif, Pékin ne se positionne pas comme un régulateur solitaire, mais comme co-architecte d'un ordre mondial pour l'IA. Ce choix de vocabulaire n'est pas anodin : en parlant de "responsabilité partagée", Xi Jinping transforme ce qui pourrait être perçu comme une contrainte réglementaire en un projet commun entre les deux premières puissances technologiques mondiales.
La notion de contrôle humain permanent sur l'IA constitue le coeur du message. Elle renvoie à une préoccupation que les deux pays partagent, au moins en apparence, sur les risques liés au développement accéléré des systèmes d'intelligence artificielle. En la formulant comme une exigence conjointe, le président chinois cherche à établir un terrain d'entente là où les tensions dominent habituellement le dialogue sino-américain sur la technologie.
## Pékin redéfinit le rapport de force sur la gouvernance de l'IA
Ce discours opère un glissement stratégique. Habituellement, la Chine et les États-Unis s'affrontent sur le terrain technologique, chacun cherchant à limiter l'accès de l'autre aux composants critiques ou aux modèles avancés. Xi Jinping inverse ici la logique : il propose une convergence de responsabilités plutôt qu'une compétition de puissances.
Présenté ainsi, l'encadrement de l'IA devient un levier de légitimité internationale pour Pékin. La Chine ne subit pas la régulation, elle la co-porte. Ce repositionnement est significatif : en se déclarant co-responsable de la gouvernance mondiale de l'IA aux côtés des États-Unis, Pékin sort du rôle de puissance technologique sous surveillance pour endosser celui d'architecte des normes globales. Ce positionnement lui permet de peser dans les discussions multilatérales sur la gouvernance de l'IA, à l'heure où l'Union européenne a déjà adopté l'AI Act et où Washington multiplie les décrets exécutifs sur le sujet.
La symétrie revendiquée entre les deux pays est elle-même un acte politique. En se plaçant au même niveau que les États-Unis sur la question de la gouvernance, Xi Jinping conteste implicitement toute hiérarchie qui ferait de Washington le seul arbitre légitime des règles technologiques mondiales. La Chine revendique une place équivalente, non pas en termes de puissance brute, mais en termes de responsabilité normative.
Le message adressé aux autres États est tout aussi lisible : sur l'IA, les règles du jeu se négocient entre grandes puissances et Pékin entend être à la table. Pour les pays tiers, cette déclaration signifie que tout cadre international sur l'intelligence artificielle devra, selon la vision chinoise, intégrer Pékin comme partie prenante de premier rang, au même titre que Washington. L'encadrement de l'IA cesse d'être une affaire occidentale pour devenir, dans ce récit, une responsabilité bilatérale sino-américaine ouverte au reste du monde.
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## Bitcoin au-dessus de son coût de production selon JPMorgan : 85 000 $ comme plancher historique
URL : https://www.upside24.com/articles/bitcoin-au-dessus-de-son-cout-de-production-selon-jpmorgan-85-000-comme-plancher-864247
Date : 2026-09-25T10:00:04.000Z
Section : Articles d'actualité
> JPMorgan évalue le coût de production du bitcoin à 85 000 $. Après 280 jours sous ce seuil, le cours a repassé cette barre, réduisant le risque de ventes forcées des mineurs.
## Un seuil technique que JPMorgan surveille de près
JPMorgan estime le coût de production du bitcoin à environ 85 000 $, un niveau que le cours vient de repasser à la hausse après 280 jours consécutifs en dessous. Le cours évolue désormais autour de 84 100 $, soit tout juste sous ce seuil, mais le rebond de cette semaine marque un changement de régime notable pour les analystes de la banque.
Ce coût de production n'est pas un simple indicateur comptable. Historiquement, il a fonctionné comme un plancher de prix : quand le cours descend durablement en dessous, les mineurs les moins efficaces cessent leur activité, ce qui contracte le hashrate et allège mécaniquement la difficulté du réseau. Le prix finit par se stabiliser, faute de pression vendeuse supplémentaire.
## La comparaison avec 2018 éclaire la durée de la pression
La dernière période comparable remonte à 2018. Le bitcoin était alors resté sous son coût de production pendant environ 224 jours, soit 56 jours de moins que lors de l'épisode qui vient de s'achever. À l'époque, la chute des prix avait contraint les mineurs les moins rentables à s'arrêter, provoquant une chute du hashrate et de la difficulté du réseau.
Cette fois, les mineurs ont géré la longue période de faible rentabilité différemment : déplacement des machines vers des régions à l'électricité moins chère, revente d'équipements anciens, mise en veille d'installations. Ces ajustements opérationnels ont permis d'absorber la pression sans déclencher de capitulation massive.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Pour les détenteurs de [bitcoin](/guide/bitcoin-btc), le retour au-dessus du coût de production signifie que la principale source de pression vendeuse structurelle, les mineurs contraints de liquider leurs réserves pour couvrir leurs coûts, s'atténue. JPMorgan indique explicitement que si ce contexte se maintient, le risque de ventes forcées de la part des mineurs devrait diminuer.
Ce n'est pas une garantie de hausse, mais la suppression d'un frein mécanique au prix. Tant que le cours reste au-dessus de 85 000 $, les mineurs retrouvent une marge opérationnelle qui leur permet de conserver leurs bitcoins plutôt que de les vendre immédiatement sur le marché.
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## LVMH : UBS maintient 645 euros d'objectif, le cours reste collé à son plus bas de deux ans
URL : https://www.upside24.com/articles/lvmh-ubs-maintient-645-euros-d-objectif-le-cours-reste-colle-a-son-plus-bas-de-deux-ans
Date : 2026-09-25T10:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> UBS réitère le 24 septembre son objectif de 645 euros sur LVMH. Le titre clôture à 397,10 euros, et son cours suppose un léger recul des flux chaque année.
LVMH (MC), le groupe français de luxe, a vu UBS réitérer le 24 septembre son conseil positif et son objectif de **645 euros** par action. Mais le titre a clôturé ce jour-là à 397,10 euros, et le cours ne suppose plus aucune croissance.
## L'impact en un coup d'oeil
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|---|---|
| Direction | Neutre |
| Intensité | Faible |
| Horizon | Immédiat |
| Ce que ça touche | Attentes du marché, perception |
## Ce qu'UBS a réitéré
La banque suisse UBS a maintenu le 24 septembre sa recommandation positive sur LVMH et son objectif de cours de 645 euros, inchangé, selon une dépêche publiée par Zonebourse. La banque affichait déjà un avis positif au printemps, avec un objectif de 640 euros en avril et l'a maintenu malgré la baisse du titre depuis.
LVMH, c'est Louis Vuitton, Dior, Moët et Hennessy, Sephora ou Tiffany, soit les marques qui occupent les vitrines des avenues commerçantes de Paris à Shanghai, réunies sous un même actionnaire.
La note elle-même n'est pas publique. La reprise de presse ne détaille ni les hypothèses de chiffre d'affaires retenues par UBS, ni la méthode qui conduit à 645 euros, et la société n'a pas commenté. Ce qui est établi, c'est l'écart entre ce chiffre et le prix de marché. Une note réitérée n'apporte pas de fait nouveau sur l'activité du groupe, elle confirme qu'un bureau d'études influent n'a pas changé d'avis alors que le cours, lui, a continué de baisser.
Cet écart se mesure en deux temps. Rapporté au cours de clôture du 24 septembre, l'objectif se situe **environ 62% plus haut**. Rapporté à l'histoire récente du titre, il correspond presque exactement à son plus haut des cinquante-deux dernières semaines, 654,70 euros. UBS ne décrit donc pas un scénario inédit, mais un retour au point de départ de la baisse.
À l'échelle du groupe, la différence est considérable. Au cours du 24 septembre, LVMH vaut 195,51 milliards d'euros en Bourse. Au prix visé par UBS, le groupe en vaudrait environ 317 milliards, soit environ 120 milliards d'euros de plus. Le groupe a réalisé 79,641 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les douze derniers mois, si bien que l'écart entre le cours et l'objectif représente une année et demie de ventes.
## Ce que le cours a cessé d'attendre
Une note d'analyste ne modifie aucune ligne des comptes. Elle agit sur ce que le marché attend, et c'est là que se situe tout l'écart entre UBS et la Bourse.
Les attentes des analystes, d'abord, ne se sont pas effondrées. L'estimation moyenne de bénéfice par action pour l'exercice en cours a été relevée de 1,80% en trois mois. Autrement dit, les bénéfices attendus tiennent, alors que le cours recule. Le désaccord entre la Bourse et les bureaux d'études ne porte donc pas sur les résultats de cette année, mais sur ce qu'ils valent dans la durée.
Le cours, lui, a changé d'hypothèse. Le Reverse-DCF, un calcul qui part du prix payé aujourd'hui et remonte à la croissance nécessaire pour le justifier, porte sur le **free cash flow**, l'argent qui reste une fois le fonctionnement et les investissements payés. Au cours du 24 septembre, le marché suppose une croissance de ce flux de **-0,69% par an** sur dix ans, donc un léger recul chaque année.
Le contraste avec le passé est net. Sur les cinq derniers exercices, le bénéfice par action du groupe a progressé de **18,56% par an**, et le prix n'en intègre plus rien.
Concrètement, le cours de 397,10 euros revient à payer un groupe dont la trésorerie disponible s'éroderait légèrement chaque année pendant une décennie. C'est une hypothèse prudente pour une société qui a dégagé ce niveau de flux en pleine baisse de ses ventes, et c'est précisément sur ce point que la lecture d'UBS et celle du marché se séparent. L'une parie sur la durée des marques, l'autre refuse de payer pour elle.
Les multiples disent la même chose. Le titre se paie 18,09 fois ses bénéfices des douze derniers mois, contre 18,98 fois pour la médiane de son sous-secteur, qui regroupe 138 sociétés du textile, de l'habillement et du luxe. Le prix payé pour un euro de bénéfice LVMH est donc devenu celui d'un acteur moyen du secteur, sans supplément pour les marques.
Face à sa propre histoire, ce multiple se situe **dans les 5% les plus faibles** des cinq dernières années. Rapporté à ses bénéfices, le titre n'a presque jamais été aussi peu cher depuis 2021.
Ce que le cours de 397,10 euros intègre se lit dans le détail du score par dimension, pilier par pilier.
## Ce que le marché en fait déjà
À la clôture du 24 septembre, l'action LVMH valait 397,10 euros. Sa fourchette des cinquante-deux dernières semaines va de 395,65 à 654,70 euros. Le titre évolue donc à quelques euros de son plancher, touché en séance le 24 septembre même et au niveau de ses plus basses clôtures des deux dernières années, et **39,35% sous son sommet** de la période. Depuis le 1er janvier, le recul atteint 37,54%.
La baisse s'est nettement accélérée depuis l'été. Le titre clôturait à 486,90 euros le 3 août et a perdu environ 18% depuis, en sept semaines, sans publication de résultats du groupe dans l'intervalle. La note d'UBS arrive donc au terme d'une glissade, pas après un choc isolé.
Cette baisse est propre au groupe plus qu'au secteur. Sur un an, le titre recule de 23,13%, contre 7,64% pour la médiane de son sous-secteur, soit trois fois plus. Il cote 20,78% sous sa moyenne des 200 dernières séances, et son RSI, un indicateur sur 100 qui mesure la vigueur des mouvements récents, ressort à 30,66, à la limite de la zone où un titre est considéré comme survendu.
Le consensus est plus difficile à lire qu'à l'habitude. Sur le mois précédent, 26 analystes publiaient un avis : **17 positifs, 9 neutres et aucun négatif**. Sur la fenêtre la plus récente, la source n'en recense que 3, dont 1 positif et 2 neutres, et ne publie pas d'objectif moyen. La source ne précise pas la raison de ce creux, qui empêche de citer un consensus daté du 24 septembre.
La note d'UBS maintient ainsi une lecture que le marché refuse, séance après séance, depuis neuf mois. La divergence entre les bureaux d'études, qui restent majoritairement positifs, et le cours, qui touche son plancher, est le fait marquant du dossier.
## Le point de bascule
Le prochain rendez-vous est la publication des ventes du troisième trimestre, attendue autour du 9 octobre, une date encore estimée. L'indicateur à regarder est le chiffre d'affaires trimestriel, qui a reculé de 2,9% au dernier trimestre quand la médiane du sous-secteur progressait de 5,85%.
Le scénario favorable passe par un retour à la croissance. Les analystes attendent environ 18,5 milliards d'euros de ventes pour ce trimestre, contre 18,28 milliards d'euros au troisième trimestre 2025, soit une hausse d'un peu plus de 1% sur un an. Un chiffre au-dessus de ce niveau contredirait l'hypothèse de recul inscrite dans le cours et donnerait un premier appui à la lecture d'UBS.
Le scénario défavorable est celui d'un nouveau trimestre en baisse. Le consensus n'attend déjà qu'une stabilité des ventes sur l'exercice, autour de 80,7 milliards d'euros, et ne place la reprise qu'en 2027. Un recul supplémentaire repousserait encore ce calendrier et justifierait le multiple actuel plutôt que l'objectif de 645 euros.
**Tant que** le chiffre d'affaires trimestriel reste en recul sur un an, le multiple parmi ses plus bas de cinq ans demeure le prix d'une croissance absente. **Si** les ventes du troisième trimestre repassent au-dessus d'environ 18,5 milliards d'euros, le même cours devient celui d'une société qui recommence à croître, pour un prix qui ne l'intègre pas.
## Les données, en clair
- **Objectif de cours** : le prix qu'un analyste estime atteignable à un horizon donné, en général douze mois. UBS : 645 euros, réitéré le 24 septembre 2026, soit environ 62% au-dessus du cours de clôture de 397,10 euros.
- **Reverse-DCF** : le calcul qui part du cours et remonte à la croissance que le marché suppose déjà. LVMH : -0,69% par an sur dix ans au 24 septembre 2026, contre 18,56% par an de croissance du bénéfice par action réalisée sur cinq ans.
- **Free cash flow (flux de trésorerie disponible)** : l'argent qui reste une fois payés le fonctionnement et les investissements. LVMH : 15,063 milliards d'euros sur les douze derniers mois.
- **PER** : le cours divisé par le bénéfice par action des douze derniers mois. LVMH : 18,09 fois, contre 18,98 fois pour la médiane de son sous-secteur (138 sociétés), dans les 5% les plus faibles de ses cinq dernières années.
- **Révision des estimations** : la variation de la prévision moyenne de bénéfice par action des analystes. LVMH : +1,80% sur trois mois, -0,99% sur un mois, pour l'exercice 2026.
- **RSI** : un indicateur sur 100 de la vigueur des mouvements récents du cours, calculé sur 14 séances. LVMH : 30,66 au 24 septembre 2026.
- **Consensus des analystes** : la répartition des avis publiés. LVMH : 17 positifs, 9 neutres et aucun négatif sur 26 avis le mois précédent, 3 avis seulement sur la fenêtre la plus récente.
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## Oracle invoque la force majeure sur un campus Stargate, après une chute de 55,38% en un an
URL : https://www.upside24.com/articles/oracle-invoque-la-force-majeure-sur-un-campus-stargate
Date : 2026-09-25T09:30:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Oracle se réserve le droit de décaler ses paiements sur le campus Project Jupiter. Un signal sur le calendrier des capacités qui portent sa croissance attendue.
Oracle (ORCL), l'éditeur de bases de données devenu loueur de puissance de calcul, a invoqué la force majeure sur un campus Stargate au Nouveau-Mexique. Mais le geste vise d'abord sa trésorerie, qui a déjà consommé **28,72 milliards de dollars** sur douze mois.
## L'impact en un coup d'oeil
| | |
|---|---|
| Direction | Négatif |
| Intensité | Faible |
| Horizon | Structurel |
| Ce que ça touche | Calendrier de la croissance, engagements de location |
## Un avis de force majeure, pas un retrait
Oracle a adressé le 24 septembre un avis de force majeure à Stack Infrastructure, filiale de Blue Owl Capital, qui construit le campus Project Jupiter au Nouveau-Mexique, selon Bloomberg. Ce site est l'un des campus phares de Stargate, le programme d'infrastructures d'intelligence artificielle lancé avec OpenAI et SoftBank. Il est conçu pour 2,45 gigawatts de puissance électrique et doit entrer en service en 2028.
Oracle, c'est le logiciel qui fait tourner la comptabilité, la paie et les stocks de nombreuses grandes entreprises, et c'est désormais aussi l'un des bâtisseurs des centres de données loués aux acteurs de l'intelligence artificielle.
La force majeure est une clause de contrat qui permet de suspendre une partie de ses obligations quand un événement échappe au contrôle des parties. Oracle ne se retire pas du bail qu'il a signé comme locataire principal du site : l'avis lui ouvre la possibilité de **décaler ses paiements** si le campus n'est pas prêt en 2028. Le groupe a déclaré que Project Jupiter « reste dans les temps ».
La source a ses limites. Ni le texte de l'avis ni le montant des loyers concernés n'ont été rendus publics, ce qui empêche de rapporter l'engagement aux comptes du groupe. Le contexte, lui, est documenté par TechCrunch : le permis de qualité de l'air des piles à combustible fournies par Bloom Energy attend toujours sa décision, avec une échéance fixée par l'État au 23 novembre, et le gazoduc d'Energy Transfer qui doit les alimenter est attendu au 1er février 2027, avec près de six mois de retard.
L'enjeu se mesure à la croissance que ces capacités doivent prolonger. Le chiffre d'affaires annuel d'Oracle est passé de 49,95 milliards de dollars sur l'exercice 2023 à 67,36 milliards sur l'exercice 2026, clos en mai, soit **34,84% au total sur trois exercices**.
## Ce que la croissance attendue suppose
Le canal de cette annonce passe par le chiffre d'affaires futur. Un campus livré en retard, ce sont des capacités louées plus tard, donc des revenus encaissés plus tard.
Or la trajectoire attendue par les analystes est très exigeante. Sur l'exercice 2028, qui se clôt en mai 2028, le consensus de 39 analystes attend un chiffre d'affaires d'environ 131 milliards de dollars, soit **près de 45% de plus** que sur l'exercice précédent. Cette hausse suppose que les nouveaux centres de données commencent à facturer à l'heure prévue. Le calendrier de mise en service n'est donc pas un détail de chantier : il porte l'hypothèse centrale du dossier.
Le rythme actuel donne du crédit à cette trajectoire. Le chiffre d'affaires du dernier trimestre, clos le 31 août, progresse de **29,61%** par rapport au même trimestre un an plus tôt, quand la médiane des 103 sociétés de son sous-secteur, les éditeurs de logiciels d'infrastructure, avance de 11,13%. Oracle grandit donc près de trois fois plus vite que le concurrent médian.
Cette croissance ne se fait pas au détriment de la rentabilité. La marge nette, la part du chiffre d'affaires qui reste en bénéfice une fois tous les coûts payés, atteint **26,36%**, contre 5,59% pour la médiane du sous-secteur : sur 100 dollars de ventes, Oracle en conserve un peu plus de 26, le concurrent médian moins de 6. C'est l'activité logicielle historique qui dégage cette marge, et c'est elle qui finance la construction des centres de données.
Reste l'ancrage. Le Reverse-DCF, le calcul qui part du cours pour retrouver la croissance que le marché suppose, ne peut pas démarrer ici : il a besoin de flux de trésorerie positifs, et ceux d'Oracle sont négatifs. Le repère de repli est la comparaison du multiple avec sa propre histoire. Le PER, le nombre d'années de bénéfices que le marché accepte de payer, se situe au **16e centile** de sa distribution sur cinq ans : autrement dit, l'action a coûté plus cher, rapportée à ses bénéfices, dans environ 84% des observations depuis cinq ans. Ce multiple se lit mal seul, et la comparaison avec les 103 sociétés du sous-secteur dit s'il est bas pour de bonnes raisons.
## Ce que le marché en fait déjà
À la clôture du 24 septembre, l'action Oracle valait 139,54 dollars. Elle a reculé en séance de 4% selon Bloomberg, et Bloom Energy, qui fournit les piles à combustible du campus, de près de 6%. Le marché a donc lu l'avis comme un signal sur toute la chaîne du projet, fournisseur compris.
Ce recul s'ajoute à une baisse déjà profonde. Le titre abandonne **55,38% sur un an** et 26,79% depuis le 1er janvier. Il se tient à 12,04% de sa fourchette des cinquante-deux dernières semaines, comprise entre 114,50 et 322,54 dollars, c'est-à-dire tout près de son plus bas, et 56,74% sous son plus haut de la période. Le mouvement du 24 septembre reste modeste face à celui de l'année : c'est la répétition des signaux sur le coût des chantiers, plus que chacun d'eux pris isolément, qui a fait passer le titre sous la moitié de son sommet.
Le consensus, lui, n'a pas changé de camp. Les 43 analystes qui suivent la valeur se répartissent en 35 avis positifs, 7 neutres et 1 négatif, pour un objectif moyen d'environ 238 dollars, soit près de 71% au-dessus du cours du 24 septembre. Cet objectif est celui du consensus, pas celui de cet article, et il s'entend à douze mois.
La divergence est le vrai sujet de ce bloc. Les analystes regardent la croissance du chiffre d'affaires et la marge ; le marché regarde le coût et le calendrier des chantiers qui doivent la produire. Les objectifs publiés vont de **110 à 400 dollars**, un écart qui dit que personne ne sait encore quand les centres de données commenceront à rapporter plus qu'ils ne coûtent. Un avis de force majeure, même défensif, pèse justement sur cette question du « quand ».
## Le point de bascule
L'indicateur à surveiller est le **flux de trésorerie disponible**, l'argent qui reste une fois le fonctionnement et les investissements payés. Il ressort à -28,72 milliards de dollars sur douze mois, et c'est lui qui oblige le groupe à s'endetter : la dette nette atteint 4,27 fois l'EBITDA, l'excédent d'exploitation, quand la médiane du sous-secteur dispose au contraire d'une trésorerie nette. Deux dates comptent : la décision sur le permis, attendue d'ici au 23 novembre, et la publication des résultats trimestriels, estimée au 7 décembre.
Dans le scénario favorable, le permis est accordé, le gaz arrive à la date prévue et le campus ouvre en 2028 : la clause ne sert jamais, et les capacités commencent à facturer au rythme que le consensus anticipe.
Dans le scénario défavorable, le chantier glisse. Oracle décale ses loyers et protège sa trésorerie à court terme, mais il décale aussi les revenus attendus, pendant que les intérêts de sa dette, elle, continuent de courir.
**Tant que** les flux de trésorerie restent négatifs de près de 29 milliards de dollars par an et que la date de 2028 n'est pas sécurisée, un PER au 16e centile de son histoire paie un risque de calendrier. **Si** le permis est accordé d'ici au 23 novembre et que les flux commencent à se redresser dès la publication de décembre, le même multiple devient celui d'une société très rentable en fin de chantier.
## Les données, en clair
- **Force majeure** : une clause de contrat qui suspend certaines obligations quand un événement échappe au contrôle des parties. Oracle l'a invoquée le 24 septembre sur le campus Project Jupiter, pour pouvoir décaler ses paiements si le site rate l'échéance de 2028 (Bloomberg, TechCrunch).
- **Croissance du chiffre d'affaires** : la progression des ventes d'une période à l'autre. Oracle : +29,61% sur le trimestre clos le 31 août face au même trimestre un an plus tôt, contre 11,13% pour la médiane de son sous-secteur Systems Software (103 sociétés) ; 34,84% au total sur les trois derniers exercices.
- **Chiffre d'affaires attendu** : la moyenne des estimations des analystes. Oracle : environ 131 milliards de dollars sur l'exercice 2028, selon 39 analystes.
- **Marge nette** : la part du chiffre d'affaires qui reste en bénéfice une fois tous les coûts payés. Oracle : 26,36%, contre 5,59% pour la médiane du sous-secteur.
- **Valo vs histoire** : la place du PER actuel dans sa propre distribution sur cinq ans. Oracle : 16e centile, calculé sur 61 observations.
- **Reverse-DCF** : le calcul qui part du cours et remonte à la croissance que le marché suppose. Oracle : non calculable, les flux étant négatifs.
- **Free cash flow (flux de trésorerie disponible)** : l'argent qui reste une fois payés le fonctionnement et les investissements. Oracle : -28,72 milliards de dollars sur douze mois.
- **Dette nette sur EBITDA** : le nombre d'années d'excédent d'exploitation qu'il faudrait pour rembourser la dette nette. Oracle : 4,27 fois, quand la médiane du sous-secteur dispose d'une trésorerie nette.
- **Objectif de cours du consensus** : la moyenne des cibles publiées par les analystes. Oracle : environ 238 dollars pour 43 analystes, de 110 à 400 dollars, au 24 septembre 2026.
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## Le taux américain à 30 ans atteint 5,44%, son plus haut depuis juin 2004 : ce que cela change pour vos actifs
URL : https://www.upside24.com/articles/le-taux-americain-a-30-ans-atteint-5-44-son-plus-haut-depuis-juin-2004-ce-que-ce-323258
Date : 2026-09-25T09:00:05.000Z
Section : Articles d'actualité
> Le rendement du Trésor américain à 30 ans atteint 5,44%, au plus haut depuis juin 2004, sous la pression d'une dette publique dépassant 38 000 milliards de dollars.
## Une spirale de dette qui s'emballe
Le rendement du Trésor américain à 30 ans a franchi 5,44%, un niveau inédit depuis juin 2004. Ce chiffre n'est pas qu'un signal de marché : il traduit une mécanique budgétaire qui se referme sur elle-même. La dette publique américaine dépasse 38 000 milliards de dollars. La charge d'intérêts annuelle dépasse déjà 1 000 milliards de dollars. Et chaque tranche de dette arrivant à échéance se refinance désormais à 4-5% au lieu des 1-2% qui prévalaient encore en 2020, soit une hausse de près de 500 points de base par rapport au plus bas de cette période.
Le mécanisme est auto-entretenu : le déficit se creuse, Washington doit émettre davantage de bons du Trésor pour le financer, cette offre supplémentaire pousse les rendements à la hausse, ce qui alourdit encore la charge d'intérêts. Un cercle que les économistes nomment dominance budgétaire et qui réduit progressivement la marge de manœuvre de la Réserve fédérale.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Un taux à 30 ans à 5,44% ne reste pas confiné aux salles de marché obligataires. Son effet de diffusion touche presque toutes les classes d'actifs et pas de façon uniforme.
Côté actions, les valeurs de croissance et les technologiques encaissent le choc le plus direct : leurs flux futurs, actualisés à un taux plus élevé, voient leurs multiples se comprimer mécaniquement. Les obligations longues déjà détenues perdent de la valeur en prix, même si elles offrent désormais un rendement d'entrée historique pour un nouvel acheteur. L'immobilier et les foncières cotées souffrent d'un crédit plus cher et de transactions figées.
Le dollar, lui, tire un bénéfice relatif de la hausse des rendements, sauf si celle-ci traduit une fuite face au risque budgétaire américain lui-même, auquel cas le signal s'inverse. L'or se retrouve dans une position ambiguë : pénalisé par des taux réels élevés, mais porté par la crainte d'une dominance budgétaire durable. La crypto partage cette ambivalence : la liquidité se raréfie à court terme, mais le récit de dévaluation monétaire reprend de la vigueur si la Fed finit par intervenir pour plafonner les taux longs. C'est précisément cette intervention éventuelle qui transformerait une contrainte de court terme en catalyseur narratif pour le bitcoin.
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## 15 milliards de dollars d'options Bitcoin expirent vendredi : ce que la mécanique du delta-hedging implique pour le cours
URL : https://www.upside24.com/articles/15-milliards-de-dollars-d-options-bitcoin-expirent-vendredi-ce-que-la-mecanique--278184
Date : 2026-09-25T08:30:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Près de 14,9 Mds$ d'options Bitcoin arrivent à échéance vendredi sur Deribit. Décryptage de la mécanique de couverture qui soutient le cours et de ce qui change après.
## 177 000 BTC sous tension vendredi matin
L'échéance du 25 septembre sur Deribit porte sur environ 177 000 BTC, soit un notionnel de près de 14,9 milliards de dollars. Ce chiffre ne représente pas les sommes qui changent de mains : seuls les gains nets des contrats terminant dans la monnaie sont réglés, une fraction du total. La valeur notionnelle mesure simplement la quantité de [bitcoin](/guide/bitcoin-btc) couverte, multipliée par le cours.
La répartition des positions est lisible sur le graphique Deribit arrêté au 24 septembre : 100 800 options d'achat (calls) pour 76 200 options de vente (puts), soit un ratio puts/calls de 0,76. Le strike le plus chargé est 70 000 $, où se concentrent à la fois le plus gros open interest en calls et en puts. Le max pain, niveau théorique où les acheteurs d'options perdent le plus, ressort à 78 000 $. Au moment de la capture, le cours évoluait autour de 84 200 $, nettement au-dessus de ce seuil.
## Comment le delta-hedging alimente les prix, puis s'efface
Derrière ces volumes, une mécanique opère en continu. Les teneurs de marché ont vendu une grande partie de ces options et doivent neutraliser leur exposition directionnelle : c'est le delta-hedging. Quand le cours monte, un vendeur de calls achète du bitcoin pour couvrir sa position, ce qui amplifie mécaniquement la hausse. Quand le cours baisse, il vend, accentuant le mouvement inverse.
Ce flux de couverture crée un soutien artificiel au cours tant que les positions sont ouvertes. À l'échéance, les contrats expirent, les couvertures associées sont débouclées et ce soutien mécanique disparaît en partie. Le marché perd alors un amortisseur de volatilité qui opérait en arrière-plan depuis des semaines.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Avec 100 800 calls ouverts contre 76 200 puts, la structure penche côté haussier. Mais le cours à 84 200 $ dépasse largement le max pain de 78 000 $ : les vendeurs d'options ont donc intérêt à voir le cours se rapprocher de ce niveau avant l'expiration, ce qui peut générer une pression vendeuse dans les heures précédant l'échéance de vendredi 10h. Après l'expiration, l'allègement des flux de delta-hedging réduit le soutien mécanique au cours, ce qui laisse davantage de place aux mouvements directionnels nets, à la hausse comme à la baisse.
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## Infrastructures IA : 10 300 milliards de dollars de dépenses prévues entre 2025 et 2032, soit 3,63% du PIB américain par an, un pari sans précédent historique
URL : https://www.upside24.com/articles/infrastructures-ia-10-300-milliards-de-dollars-de-depenses-prevues-entre-2025-et-314809
Date : 2026-09-25T08:00:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> Les dépenses d'infrastructure IA atteindraient 10 300 milliards de dollars entre 2025 et 2032, soit 3,63% du PIB américain par an, selon le Wall Street Journal.
## Un supercycle sans équivalent dans l'histoire américaine
Aucune vague d'infrastructure américaine n'a jamais mobilisé une telle part de richesse nationale. Selon le Wall Street Journal, les dépenses consacrées à l'infrastructure IA atteindraient 10 300 milliards de dollars entre 2025 et 2032, soit 3,63% du PIB américain en moyenne chaque année. Pour mesurer l'ampleur du chiffre, un graphique issu des travaux de l'économiste Stijn van Nieuwerburgh replace ce cycle dans la longue durée : l'électrification (1905-1925) avait mobilisé 0,5% du PIB par an, les autoroutes fédérales (1956-1973) 1,13%, les télécoms et la fibre 1,1%. Le canal, le rail, l'électricité, le béton : aucun de ces grands paris collectifs n'approche le niveau que l'IA est censée atteindre.
Ce supercycle irrigue toute une chaîne d'approvisionnement physique. Chaque dollar engagé doit traverser, dans l'ordre, l'énergie, puis l'équipement des centres de données, les puces, le cuivre. L'électricité reste le goulot d'étranglement du déploiement : les revenus contractés des opérateurs nucléaires comme Constellation Energy ($CEG) en font un bénéficiaire direct. Vertiv ($VRT), côté équipement de centres de données, occupe la même position structurelle dans la chaîne physique.
## Le risque de concentration que le marché sous-estime encore
Concentrer 3,63% du PIB sur une seule technologie est, par définition, le plus grand risque de concentration de l'histoire économique américaine. Ce financement passe de plus en plus par la dette : l'indice haut rendement $HYG devient, dans ce contexte, un indicateur avancé à surveiller, le canari de la mine du buildout IA.
Si la monétisation de l'IA déçoit, le débouclage du surinvestissement sera à la mesure du pari. Le marché ne panique pas encore : selon Polymarket, la probabilité d'un éclatement de la bulle IA en 2026 n'est donnée qu'à 10%. Mais cette même probabilité monte à 21% à horizon mi-2027. Nvidia, première capitalisation mondiale à 75% de dominance sur son segment, cristallise à elle seule l'essentiel de ce risque de concentration.
Le scénario central reste haussier pour l'énergie et l'infrastructure physique. Le scénario adverse, lui, serait proportionnel à l'ampleur du cycle : un malinvestissement à l'échelle d'une nation prend du temps à se dénouer, mais quand il se dénoue, il le fait rarement en douceur.
## Pourquoi c'est important pour vos actifs
Un cycle de dépenses aussi massif, financé par la dette, crée une dépendance aux conditions de crédit. Nos modèles de corrélation historique montrent qu'un marché du crédit sous tension, signalé par l'élargissement des spreads haut rendement, pèse sur les actifs risqués en éloignant les baisses de taux. À l'inverse, un ralentissement net de ce cycle nourrirait l'espoir d'un soutien monétaire et pourrait soutenir le Bitcoin et les actions. Ce mécanisme ne constitue pas un conseil d'achat ou de vente : il rappelle que la taille du pari détermine aussi la taille du retour de bâton potentiel.
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## Fuite de données à l'Agence de services et de paiement : 143 000 personnes exposées avec leurs IBAN
URL : https://www.upside24.com/articles/fuite-de-donnees-a-l-agence-de-services-et-de-paiement-143-000-personnes-exposee-126246
Date : 2026-09-25T07:30:00.000Z
Section : Articles d'actualité
> L'Agence de services et de paiement signale un accès frauduleux survenu le 27 août 2026, exposant les données bancaires de 143 000 bénéficiaires du dispositif Coup de pouce énergie.
## Un accès frauduleux sur un compte utilisateur de l'ASP
L'Agence de services et de paiement (ASP), organisme public sous double tutelle du ministère de l'Agriculture et du ministère du Travail, a signalé un accès non autorisé à l'un de ses comptes utilisateurs. Sa mission déclarée est de conseiller, instruire, payer et contrôler les aides publiques, tout en garantissant une relation de qualité avec ses usagers. C'est précisément cette position centrale dans le versement des aides publiques qui rend l'incident particulièrement sensible.
L'intrusion s'est produite le 27 août 2026 et n'a été détectée que le lendemain, le 28 août. Ce délai d'une journée entre la compromission et sa détection laisse une fenêtre pendant laquelle des documents ont pu être copiés sans que l'organisme ne soit en mesure de réagir. Il s'agit de la deuxième fuite de données déclarée par l'ASP en 2026, ce qui signale une exposition répétée de l'organisme à ce type d'incident au cours d'une même année.
Les documents exfiltrés sont des avis de paiement datant de 2023 et 2024, liés au dispositif "Coup de pouce énergie" de la Région Île-de-France. Ces avis constituent des pièces administratives détaillées : pour chaque bénéficiaire concerné, un même document peut concentrer le nom, le prénom, l'adresse postale, le numéro de bénéficiaire, les coordonnées bancaires IBAN et BIC, ainsi que le montant exact de l'aide perçue. Rarement une fuite rassemble autant d'éléments distincts sur une seule et même personne dans un document unique.
## Pourquoi cette combinaison de données est dangereuse
Un IBAN seul ne suffit pas à vider un compte. La réalité du risque est ailleurs. Associé à une identité complète, une adresse postale et le montant précis d'une aide réellement versée, il devient un outil d'ingénierie sociale redoutable. Un escroc disposant de ces éléments peut construire un scénario crédible : se faire passer pour l'ASP, évoquer un trop-perçu à rembourser ou une régularisation à effectuer, en citant des détails que la victime ne peut que reconnaître comme exacts. Le montant de l'aide, en particulier, est une information que seule la personne concernée et l'organisme payeur sont censés connaître. Sa mention dans un message entrant lui confère une apparence de légitimité difficile à contester pour quelqu'un qui n'est pas averti.
Ce type de scénario, souvent appelé hameçonnage ciblé, repose entièrement sur la crédibilité des détails fournis. Plus les données volées sont précises et personnelles, plus la tentative d'escroquerie a de chances d'aboutir. Les bénéficiaires du dispositif "Coup de pouce énergie" sont donc exposés à des contacts frauduleux qui pourraient se présenter sous la forme d'un appel téléphonique, d'un courriel ou d'un courrier postal, chacun de ces canaux pouvant être utilisé pour exploiter les informations exfiltrées.
Selon le compte de veille FrenchBreaches, plus de 143 000 personnes seraient concernées par cette fuite. Ce volume recoupe celui revendiqué sur un forum cybercriminel, ce qui tend à confirmer que les données ont effectivement circulé en dehors de l'organisme. La notification envoyée aux victimes par l'ASP ne mentionne aucun chiffre, ce qui laisse les personnes touchées sans visibilité sur l'ampleur réelle de l'incident. Ne pas connaître l'étendue d'une fuite qui vous concerne rend plus difficile l'évaluation du risque personnel et la décision de prendre des mesures de précaution.
Face à ce type de fuite, la vigilance s'impose sur tout contact entrant qui se réclame de l'ASP ou d'un organisme d'aide publique, quel que soit le canal utilisé. Toute demande de remboursement, de régularisation ou de mise à jour de coordonnées bancaires formulée après réception de la notification doit être traitée avec la plus grande prudence et vérifiée directement auprès de l'organisme par un moyen de contact officiel et indépendant du message reçu.
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## Bitget confirme un vol de 351,6 millions de dollars sur ses hot wallets : les retraits suspendus, le fonds de protection activé
URL : https://www.upside24.com/articles/bitget-confirme-un-vol-de-351-6-millions-de-dollars-sur-ses-hot-wallets-les-retr-524656
Date : 2026-09-25T06:30:39.000Z
Section : Articles d'actualité
> Bitget a détecté le 24 septembre des transferts non autorisés sur ses hot wallets. La perte de 351,6 M$ doit être couverte par le fonds de protection de la plateforme.
## Un vol détecté en temps réel, une architecture à trois niveaux partiellement compromise
Bitget a confirmé le 24 septembre 2026 à 18h31 UTC la détection de transferts non autorisés sur une partie de ses hot wallets et warm wallets. Le montant dérobé s'élève à environ 351,6 millions de dollars. La plateforme répartit ses réserves sur trois niveaux distincts : hot wallets (connectés en permanence), warm wallets (accès intermédiaire) et cold wallets (stockage hors ligne). Seuls les deux premiers ont été touchés. Les cold wallets sont intacts.
Bitget affirme que les soldes des comptes utilisateurs restent exacts et que les opérations de dépôt et de trading fonctionnent normalement. Les retraits, en revanche, sont suspendus le temps d'une revue de sécurité. La direction indique avoir identifié les adresses réceptrices et les avoir signalées aux forces de l'ordre. Le vecteur d'attaque n'a pas été divulgué : la plateforme refuse tout commentaire sur ce point tant que l'enquête est en cours et promet un rapport complet dans les 24 heures suivant l'annonce.
## Le fonds de protection en première ligne
Pour absorber la perte, Bitget active son fonds de protection, qui détient 5 500 BTC, soit environ 464 millions de dollars selon la plateforme. Ses adresses sont publiques et vérifiables on-chain. Bitget annonce qu'il sera réapprovisionné après utilisation.
Avec 351,6 millions de dollars dérobés, ce vol figure parmi les incidents les plus lourds enregistrés sur une plateforme d'échange centralisée. La capacité du fonds de protection à couvrir intégralement la perte est, sur le papier, suffisante : 464 millions de dollars contre 351,6 millions. Mais la crédibilité de cette garantie repose entièrement sur la transparence du réapprovisionnement annoncé et sur la publication du rapport d'incident. Pour les utilisateurs qui évaluent la solidité des plateformes disponibles sur le marché français, notamment via des comparatifs comme [notre guide sur les meilleures plateformes crypto en France en 2026](/guide/plateformes-crypto-francaises), ce type d'événement rappelle que l'architecture de sécurité et la taille des fonds de réserve constituent des critères de sélection concrets, pas théoriques.
La suspension des retraits reste le point de friction immédiat pour les utilisateurs. Bitget n'a pas précisé de délai de rétablissement au-delà de la revue de sécurité en cours.
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## Donald Trump : 1 156 ordres de Bourse en un mois, dont des achats d'actions Strategy et Coinbase
URL : https://www.upside24.com/articles/donald-trump-1-156-ordres-de-bourse-en-un-mois-dont-des-achats-d-actions-strateg-252007
Date : 2026-09-24T16:00:02.000Z
Section : Articles d'actualité
> La déclaration financière de juillet de Donald Trump révèle 1 156 opérations boursières, dont des achats d'actions Strategy et Coinbase, pendant que son administration travaille sur le CLARITY Act.
## 50 opérations par jour, dont des valeurs crypto
La déclaration financière de juillet de Donald Trump fait état de 1 156 ordres de Bourse sur un seul mois : plus de 440 achats et 700 ventes, pour une valeur estimée entre 79 et 270 millions de dollars. Soit environ 50 opérations quotidiennes.
Parmi les transactions, plusieurs touchent directement le secteur des actifs numériques. Trump a acheté des actions Strategy pour un montant compris entre 50 001 et 100 000 dollars, ainsi que des actions Coinbase. Du côté des ventes, il s'est défait d'actions MARA Holdings, entre 15 001 et 50 000 dollars et d'actions CleanSpark.
La Maison Blanche indique que le portefeuille est piloté par des institutions tierces via des modèles automatisés qui répliquent des indices, dont le Schwab 1000. L'argument : Trump ne déciderait pas lui-même de chaque ordre.
## L'absence de blind trust, un problème structurel
Cet argument se heurte à un fait précis. Trump n'a pas placé ses actifs dans un blind trust, le dispositif qui coupe juridiquement un propriétaire de la connaissance de ses positions. Il peut donc, à tout moment, consulter la liste de ce qu'il détient.
Cette situation prend un relief particulier au regard du calendrier législatif. Ces opérations se déroulent pendant que son administration travaille activement sur le CLARITY Act, le texte destiné à clarifier la régulation des actifs numériques aux États-Unis et sur l'encadrement des stablecoins. Des décisions politiques qui peuvent directement affecter la valorisation des entreprises dont Trump détient des actions.
Le blind trust n'est pas une obligation légale pour un président américain, mais son absence crée une zone grise entre intérêt personnel et décision publique que les déclarations financières obligatoires ne suffisent pas à combler.
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